Brèves de comptoir #149

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : GoT, le récap ! 

Eh oui, ça y est, après un an d’attente, Game of Thrones revient sur petit écran pour sa pénultième saison. Vous ne savez plus où vous en êtes ou comment ça se goupille ? Pas de panique. Internet a pensé à tout et créé moult récaps :

Si la vidéo vous laisse de marbre, une des rédactrices de Madmoizelle s’est également fendue de son résumé.

Lundi encore : les lauréats de la 44e Convention de Science-Fiction !

Celle-ci vient de se terminer à Saint-Martin d’Hères ; voici les lauréats :

Prix Cyrano : Joëlle Wintrebert
Prix Rosny aîné du roman : François Rouiller pour Métaquine (Éditions L’Atalante)
Prix Rosny aîné de la nouvelle : Les Anges Tièdes (dans Un tremplin pour l’utopie, Hélios).
Les conférences seront mises en ligne sous peu par ActuSF.

Lundi toujours : toutes les nuances de space-opéra !

Les éditions L’Atalante  proposent un récapitulatif des sous-genre du space-opéra, illustré par les titres qu’ils ont publiés.

Mardi : podcast Buffy sur France Inter !

Frederick Sigrist, qui tient l’émission Blockbuster sur France Inter a consacré un épisode à Buffy contre les vampires, que vous pouvez écouter ici. Le titre, « Buffy contre les vampires, le cousin honteux dont on n’ose pas parler en public » cache en fait une émission plutôt bienveillante et tout public – c’est l’avis des chroniqueurs d’Hommage collatéral.

Mardi encore : Hommage collatéral, deuxième !

Et cette brève est toute liée à la précédente, car cette fois, l’équipe d’Hommage Collatéral, menée par César Bastos, s’attaque à… Joss Whedon ! Les deux parties du podcast sont audibles ici.

Mercredi : The Wolf Among Us, la suite !

Je trépigne, je sautille, je suis folle de joie ! Le studio Telltale vient d’annoncer la parution de la suite de son génialissime jeu vidéo The Wolf Among Us pour lequel j’ai eu un coup de cœur !
Et j’ai eu un coup au cœur lorsque certains ont fait remarquer que ça n’était pas près d’arriver, mais un tweet du studio a confirmé la future parution. Il n’y a donc plus qu’à attendre la sortie en 2018 ! Ce qui laisse le temps de refaire la saison 1 🙂
Au passage, le studio annonce la parution de nouvelles saisons de Batman et de The Walking Dead.

Mercredi encore : GoT et la morale !

Si vous étiez un personnage de Game of Thronesle lien, quelle serait votre maison philosophique ? C’est une question posée par France Culture et vous pouvez jouer au test en suivant !

Jeudi : vous reprendrez bien une petite goutte d’Harry Potter ?

Le premier tome des aventures du jeune sorcier fête ses 20 ans et, pour marquer le coup, son éditeur anglais a annoncé deux nouveaux titres. Le premier, Harry Potter : a History of magic – The Book of the Exhibition, «promet d’emmener les lecteurs dans un voyage fascinant à travers les matières étudiées à l’École de Magie et de Sorcellerie de Poudlard – des cours d’alchimie et de potions jusqu’à l’herbologie et la prise en charge des créatures magiques.»
Le second, Harry Potter – A journey through a history of magic, proposera des illustrations d’objets issus de la British Library et des illustrations de Jim Kay. Les deux ouvrages comprendront également des pages manuscrites de la main de J. K. Rowling, ainsi que des anecdotes sur l’histoire des sorciers.
Notez que la parution coïncide avec l’ouverture, le 20 octobre, de l’exposition A History of magicvisible à la British Library. 

Jeudi encore : Doctor Who Helpline !

Vous n’aurez sans doute pas manqué l’annonce de la nouvelle identité du Docteur, dans la série Docteur Who : il s’agit d’une femme, incarnée par Jodie Whittaker.
Je n’ai pas fait de brève au moment de l’annonce car je ne pensais pas que cela puisse poser une quelconque espèce de problème… apparemment, j’avais tort. Heureusement, internet sait également tourner en dérision les travers de ses congénères :

Vendredi : de la Comté au Comté !

C’est le titre de la conférence (du 20 mai dernier) sur les nouvelles traductions des œuvres de Tolkien, sur lesquelles se sont exprimés Vivien Féasson et Audrey Morelle (de Tolkiendil), à la librairie parisienne des Quatre Chemins.

Vendredi encore : la SF a-t-elle échoué ? 

C’est la question que se pose le Fossoyeur de Films… et à juste titre !

Bon dimanche !

La Mémoire de Babel, La Passe-Miroir #3, Christelle Dabos.

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité afin d’enquêter. 

J’ai découvert cette série en 2013, lorsqu’est paru le premier tome, qui m’a littéralement envoûtée. J’ai eu un petit coup de mou à la lecture du deuxième volume, mais ce troisième tome m’a à nouveau transportée. J’ai même dû me restreindre dans ma lecture pour le savourer au mieux, pour ne pas n’en faire qu’une seule et ridicule petite bouchée !

Le roman reprend après une longue ellipse : plus de deux ans se sont écoulés depuis la fin du deuxième tome. Et tout a changé. Thorn a disparu, Ophélie est revenue sur Anima, sous la surveillance étroite des Doyennes — dont elle va assez vite s’affranchir pour nous emmener sur Babel. Là, on découvre une troisième arche avec ses particularités, ses mythes… et ses dysfonctionnements. Car depuis le tome 2, on l’a compris. L’univers de Christelle Dabos, sous des dehors chatoyants, a tout des allures d’une dystopie un poil cauchemardesque.

Comme dans le tome précédent, l’intrigue prend de très nets accents de polar et de roman d’initiation : Ophélie est plongée dans une nouvelle enquête pour laquelle elle va devoir donner de sa personne. Retour sur les bancs de l’école, à la grande joie de notre protagoniste. À première vue, on pourrait croire qu’il n’y a pas beaucoup d’action dans le roman, comme dans le tome 2 : en fait, c’est que les événements ont lieu petit à petit et que l’intrigue se constitue d’une multitude de petites choses mises bout à bout. En même temps, cela correspond parfaitement au caractère d’Ophélie, qui mêle passivité et opiniâtreté.
Sur les bancs de l’école, disais-je, Ophélie va avoir maille à partir avec les meilleurs étudiants de Babel. L’ennui, c’est que le sommet de la pyramide alimentaire ne comporte qu’une seule place et qu’Ophélie en a désespérément besoin pour retrouver Thorn et lui venir en aide, le tout sans se faire griller par Dieu qui est sans doute aux aguets. Comme attendu, le combat est rude. J’ai traversé cette période comme en apnée, prise par l’ambiance fiévreuse des études épuisantes, l’anxiété due aux harcèlements que subit Ophélie, la pression qui pèse sur elle, telle une chape de plomb : réussira-t-elle, ou non, à gagner la place ? De fait, tout cela est très prenant ; mais si Ophélie apprend moult techniques d’analyse des objets, ce n’est rien comparé à ce qu’elle apprend sur elle-même. Cette épreuve la fait réfléchir, mûrir, grandir : elle en apprendra beaucoup sur son univers, évidemment, mais aussi sur elle et sur sa relation aux autres. Et si la partie purement scolaire était prenante, ce versant plus initiatique est, lui, passionnant.

L’enquête que mène l’Animiste est étroitement liée à celle initiée dans le précédent tome, qui portait sur les raisons de la Déchirure et l’étonnante amnésie des esprits de famille. Et comme Ophélie, on tâtonne, on échafaude des hypothèses, on essaie de comprendre les tenants et aboutissants de cet univers qui semblait si confortable et accueillant au départ, mais qui finalement ne l’est pas tant que ça. Au passage, on découvre donc l’arche de Babel, truffée d’automates, où l’on s’habille suivant ses pouvoirs (et où les Moldus les sans-pouvoirs ne sont pas les bienvenus), où l’on prend des tramoiseaux pour se déplacer et où il faut absolument fournir des notices catalographiques détaillées pour le catalogue en cours de constitution… lequel fonctionne avec des cartes percées — si vous avez suivi, l’ancêtre de l’ordinateur, mais dans une bibliothèque qui a la classe et l’allure de celle d’Oxford. Oui, vous l’aurez compris, toutes ces descriptions ont fait palpiter mon petit cœur de bibliothécaire (et regretter de travailler dans un bâtiment aussi moderne que moche, mais là n’est pas la question).
Babel est originale, envoûtante et surprenante : elle est rarement là où on l’attend, luxuriante et débordante d’idées audacieuses. Avec ce tome 3, j’ai retrouvé l’ambiance survoltée qui va avec la découverte d’une terra incognita, ambiance qui m’avait positivement marquée dans le premier tome.

À cela, il faut ajouter le rythme de l’intrigue. Je l’ai dit rapidement en ouverture, l’histoire se constitue de plusieurs petites choses qui passent inaperçues mais qui, mises bout à bout, viennent tresser une intrigue dense. Celle-ci est aérée par quelques coups d’œil au Pôle où l’on retrouve Bérénilde, Victoire, Archibald et bien d’autres. Et, là encore, c’est palpitant. Car s’ils n’enquêtent pas sur les mêmes points qu’Ophélie, eux aussi sont au prises avec des difficultés qui entraînent des développements passionnants. Du coup, comme on progresse en même temps sur tous les fronts, difficile de s’ennuyer. D’autant que, là non plus, les personnages ne sont pas inactifs et vont contribuer (parfois à leurs dépens !) à dévoiler un peu plus de la résolution du mystère qui nous occupe.

Je ne vais pas mentir et prétendre n’avoir eu aucun horizon d’attente concernant ce roman : mais l’attente valait le coup, car il a littéralement pulvérisé mes espérances. À tel point que l’attente, pour le quatrième tome, risque de prendre des allures de douce torture – mais si c’est pour l’auteure la possibilité de livrer un tome aussi extraordinaire, alors je suis volontaire. 
À la lecture de ce volume, j’ai retrouvé l’ambiance tour à tour envoûtante, poétique, surprenante, déstabilisante ou un brin cruelle qui m’avait tellement plu dans le premier tome. Encore une fois, Christelle Dabos nous entraîne sur des chemins insoupçonnés et nous plonge dans un univers d’une incroyable originalité à l’ambiance délicieusement steampunk. Son intrigue, menée de main de maître, mêle au roman initiatique des accents de polar et un romantisme échevelé ; autant d’excellents ingrédients qui m’ont incitée à en savourer chaque page et qui, une fois la dernière page tournée, m’ont laissée une envie impérieuse : celle de relire immédiatement les trois tomes parus. 

◊ Dans la même série : Les Fiancés de l’hiver (1)Les Disparus du Clairdelune (2) ;

La Passe-Miroir #3, La Mémoire de Babel, Christelle Dabos.
Gallimard jeunesse, 1er juin 2017, 496 p.

 

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

Le Sang du Dragon, Dragon Blood #1, Anthony Ryan.

À travers les vastes territoires contrôlés par le Syndicat du Négoce d’Archefer, rien n’est plus prisé que le sang des dracs. Ponctionné à même leurs veines, il est distillé en élixirs capables d’accorder d’incommensurables pouvoirs aux rares hommes et femmes connus sous le nom de Sang-bénis. Mais une menace croissante pèse sur le Syndicat : les lignées de dracs s’affaiblissent peu à peu. S’ils viennent à s’éteindre, la guerre qui couve avec l’Empire corvantin voisin ne manquera pas d’éclater. Le dernier espoir du Syndicat réside dans la découverte d’une rare variété de drac, bien plus puissante que toutes les autres. Claydon Torcreek, voleur de bas étage et Sang-béni clandestin, est enrôlé de force par le Protectorat et envoyé dans les entrailles du continent primitif d’Arradsie, sur la piste de cette créature légendaire. Lizanne Lethridge, vénéneuse espionne, doit quant à elle braver tous les dangers afin de mener à bien sa mission en territoire ennemi. Enfin, Corrick Hilemore, sous-lieutenant à bord d’un croiseur d’Archefer, se lance à la poursuite de dangereux pirates, sans se douter du péril qui le guette aux confins du monde. Emportés par la valse des destins et des empires, du connu et de l’inconnu, tous trois devront lutter de toutes leurs forces pour inverser le cours de la guerre qui se profile… ou bien périr dans son sillage.

J’avais très envie de lire les romans d’Anthony Ryan, car Blood Song m’a été plusieurs fois recommandé par des lecteurs de confiance. Du coup, lorsque j’ai vu l’annonce de parution de celui-ci et que j’ai su qu’en plus il y aurait des dragons… je n’ai pas su résister.

Et bien m’en a pris ! Je ne sais pas si j’ai accroché dès le premier chapitre mais, une chose est sûre, au bout de quatre ou cinq, j’étais complètement ferrée par l’univers richissime qui s’y déploie.
La carte au départ n’est pas bien détaillée mais, au fil des chapitres, on va arpenter des villes, des océans avec leur lot de criques et autres baies pirates, mais aussi la jungle la plus profonde et la plus dangereuse. Et ça ne fait pas du tout fourre-tout ! On passe d’un endroit à l’autre avec la plus grande simplicité.
C’est peut-être dû à ce qui se dégage des trois récits enchâssés. Les aventures de Braddon et Clay, dans la jungle, ont un indéniable petit côté Indiana Jones (remplacez l’Arche Perdue par le Dragon perdu, et on est pas mal) ; avec Hilemore, on retrouve l’ambiance des histoires de corsaires et de pirates qui se poursuivent sans fin sur des océans pas toujours d’huile ; enfin, Lizanne, elle, convoque à la fois James Bond et Miss Marple, dans un mélange aussi détonnant que réussi. Alors tout ça peut sembler un peu disparate mais, bizarrement, cela s’articule extrêmement bien. Peut-être parce que l’ensemble est cimenté par une ambiance steampunk extraordinaire. Imaginez qu’Archefer a son propre Mr Q. qui lui concocte des gadgets à grands renforts de rouages, et autres boulons de cuivre. Si le sang de drac reste la munition privilégiée, on utilise aussi moult canons, fusils et autres pétoires améliorées. On ne peut pas dire que ce soit fondamentalement steampunk, mais l’esthétique particulière du genre est bien présente ; dans l’oreillette, on me souffle que ce genre de romans participe de la gaslamp fantasy, une variante du steampunk, qui permet de faire cohabiter magie (ici celle des Sang-Bénis) et technologie.

À propos de magie, il faut parler des Sang-Bénis, dont les capacités ont un indéniable petit côté super-héros et X-Men, notamment lorsqu’ils se mettent des peignées. Ce qui rend les combats d’autant plus palpitants et esthétiques (rien que pour ça, je verrais bien un film ou une série). Au départ, j’ai eu un peu de mal à comprendre ces histoires de sang de drac mais comme l’auteur les égrène au compte-goutte, c’est plutôt simple à suivre (et puis les bénéfices de chaque sorte de sang sont rappelés assez régulièrement). Ce qu’il faut savoir, c’est que le sang confère des capacités incroyables aux Sang-Bénis mais qu’il brûle à mort les autres. Mais ça n’est pas une arme infaillible : déjà parce que la façon de le récolter est assez peu ragoûtante, mais surtout parce qu’Archefer a récolté à tort et à travers, sans jamais respecter l’écosystème. Le thème vous rappelle quelque chose ? Eh bien c’est tout à fait normal, car le roman est truffé de thèmes qui sont d’actualités.

Ainsi, il est question d’écologie, comme je viens de le dire, notamment avec la question de la gestion raisonnée des ressources qu’offre la terre. Mais il est également question de respecter son environnement et de ne pas tenter de le sucer jusqu’à la moelle – des idées que nos concitoyens feraient bien de se fourrer une bonne fois pour toute dans le crâne. Au vu de la façon dont se comportent les colons, il est aussi (évidemment ?) question de colonialisme.
D’ailleurs, fait intéressant, les natifs et les Îliens sont plutôt blonds à la peau pâle, les colons plutôt mats de peau : dans une production plutôt occidentalocentrée, ça fait du bien à lire. Bon, de fait, le racisme occupe aussi une place importante dans l’oeuvre, avec quelques remarques désobligeantes des uns envers les origines des autres. Avec le colonialisme, l’impérialisme et le capitalisme, notamment les dérives de ce dernier, entrent dans le récit. Car si Archefer et les Corvantins se font des misères, aucun des deux n’a franchement de vision positive ou bienveillante pour sa société, ou que ce soit dans la façon de le gérer. Ce qui va les amener assez vite à payer la facture écologique de leurs actes – et ça va leur coûter plutôt cher.
Autre sujet qui est au centre de l’histoire : la place des femmes dans la société. Les personnages féminins ont la part belle, et avec des rôles où elles ne sont pas cantonnées à faire la cuisine et le ménage. Et ça aussi, c’est bien agréable.
Alors, évidemment, tous les sujets ne sont pas traités avec la même profondeur et certains ne sont qu’effleurés – car ce n’est pas le sujet central du récit. Mais ce qui est absolument fantastique, c’est que chacun d’eux correspond bien aux problématiques de l’intrigue : on n’a donc pas l’impression que l’auteur a voulu à toutes forces faire passer des idées, celles-ci étant vraiment au service de l’histoire narrée.

Tout cela, ainsi que le fait que le récit alterne entre les points de vue des trois personnages centraux, fait que l’histoire est particulièrement prenante. Le suspens est présent quasiment à toutes les pages et, même si j’ai mis des lustres à lire ce roman, j’ai passé un excellent moment de lecture – celle-ci étant souvent difficile à arrêter, d’ailleurs. Et point bonus : le roman propose une vraie fin, certes ouverte, mais qui apporte une vraie conclusion à une partie de l’intrigue : donc j’avais super envie de lire la suite, sans toutefois éprouver de frustration extrême, ce qui était plutôt agréable.

Excellente découverte, donc, avec ce premier tome de la trilogie Dragon Blood. L’ambiance steampunk qui couronne ce roman d’aventures est particulièrement efficace. Le suspens est présent de bout en bout mais, ce qui m’a le plus emballé, ce sont les sujets qui surgissent au détour de l’intrigue. ça et les personnages, évidemment : tous ne m’ont pas touchés de la même manière, mais j’ai accroché à cette brochette d’aventuriers-explorateurs d’un autre temps. Sans surprise, j’ai donc hâte de poursuivre la lecture de cette trilogie, surtout au vu de la conclusion qu’y apporte Anthony Ryan.

Dragon Blood #1, Le Sang du Dragon, Anthony Ryan. Traduit de l’anglais par Maxime Le Dain. Bragelonne, mai 2017, 624 p.

Brèves de comptoir #148

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : Futurs présents en ligne !

Le numéro 2 du webzine est en ligne et lisible à cette adresse !

Lundi toujours : Qui a peur de la mort ? en série !

Nnedi Okorafor vient de l’annoncer ! Les droits de sa série Qui a peur de la mort ?récompensée d’un World Fantasy Award, ont été achetés par HBO. L’adaptation verra G.R.R. Martin en être le producteur exécutif !
Le roman sera réédité à l’automne par ActuSF, ce sera l’occasion ou jamais d’en profiter !

Mardi : le come-back d’Albator !

Le célèbre corsaire de l’espace revient au cinéma, trois films étant en préparation ; le premier, qui s’intitulera The Zero Century, est prévu pour 2020 (la suite pour 2023 et 2026). C’est Hiroyuki Yamaga qui est chargé de la mise en scène ; Leiji Matsumoto, le créateur du manga Albator, travaille sur le projet en tant que consultant créatif.

Mercredi : Keep watching the skies n°49 est en ligne !

Le fanzine, consacré aux revues de lectures SFFF, est lisible à cette adresse ; pour être pile à jour dans leurs parutions, pensez à vous abonner !

Mercredi encore : expo Harry Potter’s World : Renaissance Science, Magic, and Medicine !

La National Library of Medicine du Maryland (8600 Rockville Pike, Bethesda, MD 20894, États-Unis), a sélectionné quelques ouvrages dans son fonds patrimonial, (principalement des XVe et XVIe siècles), pour sa grande exposition  Harry Potter’s World : Renaissance Science, Magic, and Medicine (qui reprend les bases d’une précédente exposition, déjà organisée en 2007).
Objectif : montrer les liens entre l’univers d’Harry Potter (personnages, créatures, plantes, sortilèges) et l’univers médical, scientifique et magique réel – si vous doutez de ces liens, jetez un oeil ne serait-ce qu’au premier tome, qui fait intervenir dans ses personnages principaux… Nicolas Flamel !).
Vous ne pouvez pas aller dans le Maryland ? Pas de panique ! Le site dédié à l’exposition un accès aux différents documents cités. Vous y trouverez également des activités pédagogiques, ainsi que quelques coloriages basés sur des livres  anciens !

Jeudi : ces films de SF qui auraient mérité suite ou préquelle !

 Et c’est un article concocté par HitekBienvenue à Gattaca, Le Cinquième élément, ou encore Minority report font partie de la liste !

Jeudi encore : rencontre avec Jean-Philippe Jaworski !

L’auteur a répondu aux questions des internautes sur Reddit France ; l’échange est à lire ici.

Jeudi toujours : à quelle famille de GoT appartenez-vous ?

C’est un test proposé par Courrier international. Alors, verdict ?

Vendredi : l’appel à textes ImaJ’nère !

Le salon angevin ImaJ’nère lance l’appel à textes dans le cadre de son édition 2018 (la 8e), pour l’anthologie qui paraîtra à l’issue du festival. Thème de l’année : « Yeux pédonculés, tentacules, tueurs fous et autres monstres cachés » !

Sous le lit, dans les placards, au coin de la rue d’un quartier sordide, au fond des abysses, tombé du ciel ou surgissant des entrailles de la terre, depuis votre plus tendre enfance, le monstre vous guette. S’agit-il de cet être humain assoiffé de meurtre et de sang dont la littérature policière se repait ? Est-ce l’innommable ou l’indicible évoqué par Lovecraft, ou, au contraire, apparait-il parfaitement descriptible ? A-t-il l’intention de vous dépecer comme Jack l’éventreur en son temps, de vous dévorer, de boire votre âme, de sucer votre cerveau ou de se repaître de votre intelligence ? Ou désire-t-il tout simplement vous saluer du bout de ses ventouses et de ses pseudopodes ?
Cette année, vous allez nous proposer votre monstre dans le cadre d’une enquête policière ou d’un récit de SFFF (Science-fiction, Fantastique, Fantasy). Comme toujours, faites preuve d’originalité. Les exemples sont nombreux dans la littérature, mais un bel avenir s’offre encore au monstre caché.
Si vous choisissez l’option polar, étonnez-nous par la qualité de votre intrigue, de votre enquête, de votre monstre, qu’il soit homme, femme ou autre.
Si vous choisissez l’option SFFF, sortez des sentiers battus : il n’y a pas que les extraterrestres dans la vie (mais ce n’est pas interdit).
Dans les deux cas, n’oubliez pas de peaufiner l’ambiance sans laquelle le monstre ne serait rien. Il ne s’agit pas de produire une simple description qui n’aurait pour but que d’effrayer le lecteur. Vous n’avez pas besoin de nous expliquer votre monstre : il vous suffit de le faire vivre (ou mourir) pour nous.

Les textes (25 000 signes max) sont à envoyer avant le 31 octobre 2017 au plus tard. Toutes les infos ici !

Vendredi encore : la remise des prix de la Convention de SF et de Fantasy !

Vous pouvez la visionner sur la page facebook d’ActuSF !

Vendredi toujours : promo numérique des Indés de l’imaginaire !

Attention, c’est uniquement jusqu’à ce soir que ces 44 titres seront au prix préférentiel de 0.99€ !

 

Bon dimanche !

[2017] Petit bilan de juin.

Juin n’a pas été bien riche en lectures, finalement – la faute à Riverdale, qui m’a dangereusement envoûtée !

Carnet de lectures.

Le Peuple du chemin, Marion Achard.
J’ai pris, au départ, ce roman pour un roman historique mais, en fait, les événements qu’il narre se sont déroulés en… 2013. Et c’est bien ce qui est terrifiant.
On y suit l’histoire de Daboka, qui vit au fin fond de la  forêt amazonienne, au sein d’une tribu indigène qui, selon les saisons, change de lieu de vie. Un jour, alors qu’ils suivent le chemin traditionnel, leur route croise celle de bulldozers, en pleine campagne de déforestation : la forêt est coupée en deux par un ruban lisse d’asphalte. Malheureusement, les hommes de la compagnie forestière croisent la tribu… et la massacrent. Seules deux fillettes, Daboka et Loca, échappent à la tuerie. Elles sont recueillies par les habitants d’un village voisin : si Loca, très jeune, s’adapte assez vite à sa nouvelle vie, Daboka, elle, ne pense qu’à retrouver une tribu voisine (ses cousins), rejoindre sa chère forêt et retrouver sa liberté.
C’est un roman jeunesse, donc, mais d’une profondeur assez incroyable. Le récit est à la fois court et dense : il y a peu de pages, l’histoire est racontée vraiment simplement par Daboka, mais elle n’édulcore rien du tout – donc la scène de massacre est un poil trash. Au fil des pages, on découvre le sort réservé aux tribus amazoniennes, décimées au nom du capitalisme, du progrès et de la civilisation, par des personnes sans scrupules. Je ne vous cache pas que c’est donc assez triste. Par la suite, lorsque les deux fillettes sont recueillies, on voit leurs trajectoires différentes : Loca essaie vraiment de s’adapter, de grandir dans sa nouvelle famille, tandis que Daboka s’y refuse de toutes les fibres de son être. Évidemment, au bout d’un moment, il devient difficile pour elles de continuer à s’entendre, à être en harmonie… et c’est tout aussi triste que le reste. Malgré tout, le roman est très prenant et ne laisse pas une chape de plomb lorsqu’on l’a terminé ! C’est un récit qui m’a beaucoup plu, car il évoque des sujets trop peu médiatisés et des faits qui se déroulent de nos jours, dans la plus grande indifférence.
Mon seul bémol vient des dialogues en partie en espagnol, qui auraient mérité une petite traduction en note de bas de page.

Côté ciné.

Pas de sortie ciné marquante mais j’ai enfin découvert la série Riverdale dont on m’avait beaucoup parlé. Et je l’ai littéralement engloutie ! Mais avant tout, de quoi ça parle ?
Sous ses airs de petite ville tranquille, Riverdale cache en réalité de sombres secrets. Alors qu’une nouvelle année scolaire débute, le jeune Archie et ses amis Betty, Jughead et Kevin voient leur quotidien bouleversé par la disparition mystérieuse de Jason Blossom, un de leurs camarades de lycée. Alors que les secrets des uns et des autres menacent de remonter à la surface, et que la belle Veronica, fraîchement débarquée de New York fait une arrivée remarquée en ville, plus rien ne sera jamais comme avant à Riverdale… Je ne m’étale pas plus sur le résumé, car ce serait dommage de spoiler certaines révélations des premiers épisodes.
La première chose à savoir, c’est que la série est une adaptation libre des Archie comics – à ce jour non traduits en français. Si les comics exploraient plusieurs genres, la série se cantonne (pour l’instant ?) au réalisme et au polar. De fait, l’histoire mêle avec succès chroniques lycéennes et enquêtes corsées. Et, du coup, j’ai adhéré instantanément à l’histoire ! Celle-ci est narrée par Jughead, un des adolescents qui va être pris dans la tourmente : le procédé de la voix-off est assez léger, mais sait remettre de la tension pile quand il faut.
Ce qui m’a fait accrocher presque instantanément, ce sont les personnages : je pensais les avoir cernés assez vite (disons dès le 1er épisode), mais la série sait se jouer des clichés et des archétypes, ce qui est franchement prenant. Par ailleurs, si les personnages ont l’air un peu manichéens au départ, on s’aperçoit finalement que tout est bien plus compliqué qu’il n’y paraît. Au passage, ils sont merveilleusement campés par les jeunes acteurs, ce qui ne gâche rien.
Côté intrigue, pas le temps de souffler : si l’histoire est centrée sur l’enquête autour de la disparition de Jason Blossom, celle-ci va mettre au jour des tonnes de secrets (parfois inavouables) bien cachés : le suspense est présent de bout en bout. Et vu le cliffhanger final, j’ai grandement hâte de voir la saison 2, qui débarquerait en France aux alentours d’octobre !

Tops & Flops.

Dragon Blood, Anthony Ryan.
J’avais noté Blood Song dans un coin de mon carnet de lectures, mais je ne me suis jamais vraiment penchée sur la question. Du coup, je me suis rattrapée avec Dragon Blood et quelle riche idée j’ai eue ! Dès les premières pages, Anthony Ryan m’a happée avec un univers extrêmement riche, dans lequel se croisent des personnages qui semblaient tout droit sortis de mon enfance : ils ont un petit côté Indiana Jones, Miss Marple et James Bond réunis et c’est franchement réussi. Évidemment, il y a des dragons et, point bonus, le tout a un délicieux petit air steampunk qui n’a pas été pour me déplaire. J’attends la suite !

Shades of magic, V. E. Schwab.
Celui-ci, dès qu’il en a été question, j’ai eu envie de le lire, d’autant que Victoria Schwab était citée par Elbakin dans les plumes à suivre. Et là encore, pas de déception au rendez-vous : j’ai adoré l’univers (qui superpose quatre mondes dont le seul point commun est une ville appelée Londres), certains avec plus de magie que d’autres. Déjà, j’ai adoré ce concept et, surtout, j’ai d’emblée adhéré aux personnages, riches en nuances et sachant se détacher un peu des clichés qu’ils semblaient représenter. Bonne pioche, donc, et j’attends, là aussi, la suite ! (Notez que la trilogie étant déjà complète en V.O., cela ne devrait pas trop tarder).

La Mémoire de Babel, Christelle Dabos.   
Après l’avoir attendu de pied ferme, La Mémoire de Babel est enfin paru. Et ça a été (évidemment ?) un coup de cœur ultime et absolu. Pour ne rien vous cacher, j’ai même eu peur pour ma santé mentale tant le roman m’a fait passer par des phases violentes d’émotion et tant la dépression post-lecture a été puissante. Si le deuxième tome m’avait laissée quelque peu sur ma faim, celui-ci m’a immédiatement ré-attirée dans ses rets. J’ai volé de chapitre en chapitre, j’ai frémi, je me suis enthousiasmée, j’ai eu la gorge nouée et, pour finir, j’ai découvert un retournement de situation qui m’a laissée sans voix. Inutile de préciser que j’attends plus que jamais la suite – pas avant quelques années, malheureusement… et heureusement, Christelle Dabos souhaitant soigner la fin !

Citations.

« Pas à pas, nous avançons, nous approchant de l’odeur qui grandit et s’accroche à nous, chaude et écœurante.
Et quand la puanteur est totale, tellement forte qu’elle presse nos poumons et pique les yeux, l’impensable est devant nous.
Juste là.
Le chemin s’arrête.
Coupé en deux.
Par un ruban noir bleuté si large que personne ne pourrait par-dessus.
Si long qu’on n’en voit pas la fin.
Et quand je penche la tête pour mieux regarder, je constate que cette bande étrange se déroule et disparaît tout au bout de l’horizon.
La forêt se divise de part et d’autre du ruban.
Éventrée. »
Le Peuple du chemin, Marion Achard.

***

« Cette flotte comporte dix brûle-sangs, commença Trumane, l’Opportunité s’imposant de loin comme le plus rapide d’entre tous. Si nous plaçons la défense du Détroit au premier rang de nos objectifs, alors je suggère de les réunir en flotille d’assaut et de les dépêcher en avant-garde du corps de bataille.
– Une tactique audacieuse, assurément. […] Vous, là, tonna-t-il enfin. (Hilemore réprima un sursaut en voyant les yeux de l’amiral converger sur lui.) Hilemore, n’est-ce pas ? Je vous ai épinglé une médaille après cette pagaille dalcienne, l’année dernière.
– Oui, amiral, répondit Hilemore en se mettant au garde-à-vous.
– J’ai servi sous les ordres de votre grand-père, vous savez, reprit l’amiral tout en vrillant à nouveau son regard sur Trumane. Jack Racksmith, dit la Terreur des mers… Le plus grand navarque de l’histoire du Protectorat. A votre avis, qu’aurait-il pensé de l’intrépide stratagème de votre supérieur ?
Hilemore fut tenté de s’en tenir à une réponse aussi courte qu’évasive, mais comme toujours, l’appel du devoir lui imposa la franchise :
– Mon grand-père n’évoquait que rarement ses exploits, amiral. Un jour, néanmoins, je lui ai demandé quelle tactique il avait employée à la bataille de la baie d’Espar, que beaucoup considèrent comme sa plus grande victoire. Il s’est contenté de me répondre : « Aux chiottes la tactique, mon petit. Personne ne peut se payer le luxe de réfléchir quand les canons se mettent à chanter. » (Il regarda l’amiral droit dans les yeux.) En résumé, amiral, je pense qu’il aurait applaudi la suggestion du capitaine. »

« Elle s’empara alors de l’Araignée dans son sac à main, l’enfila sur son bras et tira le Murmure de l’étui passé à sa cuisse. Il lui arrivait, dans ses rares moments de désœuvrement, de se demander comment les femmes ordinaires pouvaient bien vaquer à leurs occupations malgré ces dessous ridicules que leur imposait cette époque prétendument moderne. »

« J’ai survécu à la révolution, à la guerre et à plus d’une décennie sur ce continent, déclara le burgrave d’une voix songeuse. Mais par tous les spectres des cent empereurs, je crois que la paternité aura ma peau. »
Dragon Blood #1, Le Sang du Dragon, Anthony Ryan.

***

« Je vous prie de m’excuser pour mes actes de ce soir-là. Je n’étais pas moi-même.
– Quant à moi, je vous prie de m’excuser de vous avoir tiré dans la jambe. J’étais moi-même.
– Elle me plaît bien, dit-il à Kell, son sourire charmeur aux lèvres. je peux te l’emprunter ? »
Shades of magic #1, Victoria E. Schwab.

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« Excusez-moi, je ne suis pas comme mon père, qui connaît les us et coutumes des autres arches. Nous ne faisons pas de différence entre les sexes ici. J’en déduis que chez vous les hommes ne portent pas de tenues comme la vôtre ?
Ophélie se fit violence pour ne pas imaginer Thorn en petite robe grise. »

« Il m’a fallu plus de deux ans pour mettre en place des groupes de lecture qualifiés afin de passer au crible toutes les collections. Le premier ouvrage que vous prenez par inadvertance est le bon. Votre propension à malmener les statistiques est effrayante. »

« Ophélie avait vécu des situations peu banales au cours de sa vie. Écouter la radio dans la même pièce qu’un tigre à dents de sabre y figurerait désormais en bonne place. »

« POSEZ-MOI UNE QUESTION, déclara la statue.
– Le terminus du tramway du marché?
– LA CHANCE SOURIT AUX AUDACIEUX.
– Les objets perdus ?
– UNE BONNE JOURNÉE COMMENCE PAR UNE BONNE NUIT.
– La XXIIe Exposition interfamiliale ?
– UN TIENS VAUT MIEUX QUE DEUX TU L’AURAS.
– Merci quand même. »

« Le trajet jusqu’au Mémorial lui parut atrocement long et abominablement court. Ses pires craintes furent confirmées quand elle vit une patrouille de vigiles la guetter sur le débarcadère. Ils n’étaient pas armés – ce seul mot constituait un délit -, mais ils n’avaient pas besoin de l’être. C’étaient tous des Nécromanciens, les maîtres de la température, capables de pétrifier de froid d’un seul regard. Ils étaient aussi d’excellents fabricants de congélateurs. »

« Alors ?
– Alors, rien, ricana Parrain avec un haussement d’épaules. Fut une époque où j’aurais convaincu la première venue de m’accompagner jusqu’au bout du monde. J’aurais pu utiliser mon vieux truc, dit-il en tapotant la larme noire entre ses sourcils, mais je me suis promis de ne plus jamais le faire sur Berenilde. Elle doit avoir raison, je commence peut-être à grandir. Quelle horreur… »
La Mémoire de Babel, Christelle Dabos.

 

Le Bingo de l’été !

C’est l’été et, pour certain•e•s, vous serez en vacances. Or, que lire pendant ces vacances ? Pas d’idées ?
J’ai repris le bingo littéraire proposé par Gallimard jeunesse, et tenté de remplir toutes les cases avec des titres, SFFF évidemment, que je vous recommande plus que chaudement !

Un livre drôle : La Mort est une femme comme les autres, Marie Pavlenko (Pygmalion).

C’est l’histoire d’Emm, la Grande Faucheuse… qui fait une dépression et décide d’arrêter de travailler. Conséquence : plus personne ne meurt. C’est cool ? Pas tant que ça, en fait ! Le tout est raconté par une Emm particulièrement désabusée, qui découvre la Terre et ses pratiques dont elle ignore à peu près tout, en multipliant les quiproquos, malentendus et autres erreurs décalées. Hilarant !

Un road-trip : Le Jardin des Épitaphes #1, Celui qui est resté debout, Taï-Marc Le Thanh.

Le monde a sombré suite à l’Apocalypse. Hypothénuse, Double-Peine et Poisson-Pilote tentent de gagner le Portugal en partant de Paris. Le road-trip les amène à croiser des scientifiques cinglés, des zombies (type Snyders et Romero), des fous du volant, des gens retournés à la nature, des dangers publics et des personnes bienveillantes. Ébouriffement garanti !

Une histoire de vacances : Memorex, Cindy van Wilder.

2022. Les vacances de la Toussaint de Rhéa commencent plutôt mal : elle retourne, en compagnie de son jumeau Aïki, sur leur île privée, pour une cérémonie de commémoration du décès de leur mère, disparue dans un attentat un an plus tôt. Or, Aïki, qu’elle ne reconnaît plus, emmène sa petite amie, une étrangère. Et les choses se corsent lorsque l’île est investie par une bande armée… dont les intentions sont moins que bienveillantes ! Des vacances reposantes en perspective !

Une romance : The Curse #1, Marie Rutkoski (Lumen).

Kestrel est connue pour son addiction au jeu et aux paris en tous genres ; personne n’est donc surpris qu’elle achète aux enchères pour une somme dithyrambique, Arin, un esclave du peuple Herrani. Ce qu’elle ignore, c’est qu’Arin n’est pas seulement un beau gosse et un talentueux forgeron. Il se pourrait bien qu’il amène la perte et la ruine non seulement de la famille de Kestrel, mais aussi de sa nation, les Valoriens. Il va donc de soi qu’un quelconque rapprochement entre les deux serait du plus mauvais effet – diplomatique. Devinez la suite ?
Mon résumé n’est pas transcendant, mais je vous promets que j’ai adoré. Alors même que la romance me donne habituellement de l’urticaire !

L’histoire d’une bande de copains : Projet Starpoint #1, La Fille aux cheveux rouges, Marie-Lorna Vaconsin (La Belle Colère).

La rentrée commence assez mal pour Pythagore Luchon : son père est toujours dans le coma ; il aura sa mère comme prof de maths ; sa meilleure amie, Louise, s’est accoquinée avec la nouvelle, Foresta Erivan – avec qui elle n’a rien, mais RIEN en commun ! – et lui bat froid. Mais voilà : lorsque Foresta vient trouver Pythagore en lui expliquant que Louise a disparu… il met ses réserves de côté et file à sa recherche. Et il pourrait même trouver Foresta plus sympathique que prévu ! Aventures échevelées et dépaysantes au programme, mais pleines d’amitié tout de même !

 

Un livre haletant : Feed #1, Mira Grant (Bragelonne).

Shaun, Georgia et Buffy sont des blogueurs nouvelle génération : accros à l’adrénaline et à la vérité, ils n’hésitent pas une seconde à se mettre en danger pour offrir à leurs lecteurs un point de vue non biaisé sur la situation. Et les voilà qui couvrent une campagne présidentielle haute en couleurs, dans un univers infesté de zombies (mais ça fait pas flipper, promis !), de parasites (humains !) en tous genres et de gens assez peu recommandables. Ambiance survoltée, frissons et surprises garantis !

Un Pôle Fiction : La Passe-Miroir #1, Les Fiancés de l’Hiver, Christelle Dabos (Gallimard Jeunesse).

Bon, évidemment, c’est un tag publié par Gallimard jeunesse, donc il y a leurs collections dedans, comme Pôle fiction. Mais ça tombe bien, La Passe-miroir fait partie de la collection 🙂
La Passe-Miroir, c’est Ophélie, une jeune femme venant de l’arche d’Anima et, en tant que telle, possédant le pouvoir de lire le passé des objets… et celui de voyager en traversant les miroirs, au passage. Cette série fait partie de mes séries chouchoutes ; je pourrais relire les romans sans jamais m’en lasser !

Une histoire dans un lieu isolé : Phobos, Victor Dixen (R. Laffont).

Phobos est le nom d’un des satellites de Mars. Mars sur laquelle 12 adolescents, 6 filles et 6 garçons ont été envoyés par une société privée qui développe un programme spatial… en même temps qu’une télé-réalité de speed-dating. Une fois sur Mars, les 12 devront constituer 6 couples et… vaille que vaille. Car une fois là-bas, pas de retour possible. Et, bien sûr, il se pourrait que la production ait un tantinet menti sur ses objectifs !

Un récit surnaturel : Testament #1, L’Héritière, Jeanne-A. Debats (ActuSF).

Agnès travaille chez son oncle, notaire. Un notaire un peu particulier, qui gère uniquement les affaires des surnaturels : vampires, loups-garous et autres gobelins, donc. Outre sa profession un peu particulière, Agnès a le talent rare et peu apprécié de voir… les fantômes. Un vrai handicap pour la vie de tous les jours ! Du coup, pas de surprise, on croise un tas de créatures peu conventionnelles, qui ont d’ailleurs des activités elles-mêmes peu conventionnelles ! En bonus, une scène de baston délirante au centre Pompidou ! (Aucun bâtiment n’a été malmené durant le tournage, pas de panique).

Une histoire de famille  : VéridienneChloé Chevalier (Les Moutons électriques).

Dans le royaume du Demi-loup et celui des Éponas, les héritiers et héritières au trône sont accompagnés d’un Suivant ou d’une Suivante, un enfant né le lendemain de la naissance du prince ou de la princesse, arraché à sa famille, élevé par la famille royale et prêt à seconder son altesse dans sa vie et ses activités.
Au Demi-Loup, elles sont 5 : deux princesses, trois suivantes, suite à un malentendu. Cinq jeunes filles qui grandissent, jouent, rêvent ensemble, font des découvertes ou se disputent. Un beau jour, le prince héritier, disparu des années plus tôt, revient en fils prodigue. Et c’est le début de la fin ! Les histoires de famille, c’est toujours compliqué, mais là, on atteint des sommets !

Un livre au titre estival : L’Océan au bout du chemin, Neil Gaiman (Au Diable Vauvert).

Pour moi, l’été, ça veut dire la plage et à la plage, il y a l’océan. Doooonc, voilà. Mais en vrai, ça parle pas des masses d’été, loin de là. C’est l’histoire d’un mec qui revient chez lui pour des obsèques et retrouve des gens qu’il connaissait dans son enfance, une famille aux pouvoirs étranges et fantastiques qui l’emmènent loin, sur les terres de l’enfance et au pays des songes – et des cauchemars. Onirique et merveilleux à souhait !

L’histoire d’un autre monde : Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye (Critic).

Bon, j’avoue, cette rubrique n’a pas été difficile à remplir, surtout vu mes lectures ! Mais le premier auquel j’ai pensé, c’est donc Les Seigneurs de Bohen, qui s’appuie en partie sur la mythologie et la culture slaves, tout en étalant un univers, des personnages et une mythologie vraiment bien particulières et qui m’ont littéralement emballées ; d’ailleurs, ça a été un vrai coup de cœur, cette découverte !

Avec un animal : La Nuit de la lune bleue #1, Simon R. Green (Milady).

Alors ici, il n’y a pas qu’un animal emblématique. Il y en a deux : la licorne et le dragon. La première parle et ne se gêne pas pour faire connaître son avis, généralement désagréable ou malvenu. Le dragon, quant à lui, attend désespérément de se débarrasser de la princesse qu’il a en garde pour pouvoir se consacrer entièrement à sa collection de papillons. Ça vous semble déjanté ? Ça l’est totalement. Les personnages sont hauts en couleur, et ça vaut son pesant de cacahuètes juste pour le dragon et la licorne !

Riche en action : Louis Pasteur contre les loups-garous, Flore Vesco (Didier jeunesse).

Paris, 1880. Louis Pasteur débarque à Paris, où il découvre l’institution Saint-Louis, les cours de chimie, des loups-garous dans les couloirs et… la gent féminine. Deux mystères d’égale importance sur lesquels il se sent obligé d’enquêter, erlenmeyer et produits chimiques dangereux en main, tandis que Constance assure ses arrières avec son fleuret. On ne s’ennuie pas un seul instant car l’année scolaire est plus que mouvementée et les découvertes absolument passionnantes !

Dépaysant : Le Sang et l’Or #1, Les Filles de l’orage, Kim Wilkins (Bragelonne).

Je sais ce que vous allez dire, la fantasy, c’est souvent dépaysant, d’ailleurs, c’est un peu le concept. Mais là, j’avoue avoir été carrément surprise par l’univers, que j’ai trouvé hyper rustique (des petits châteaux qui ressemblent à des grosses fermes, des vallées, des royaumes à taille humaine), ce qui ne l’empêchait pas d’être assez complexe – ce qui se confirme dans le tome 2 ! En plus, c’est l’histoire de 5 princesse (oui, encore !), plutôt badass, donc ça ne gâche braiment rien. Ça avait d’ailleurs été un vrai coup de cœur.

Choc : Quelques minutes après minuit, Patrick Ness (Gallimard jeunesse).

Celui-ci, c’était plus un coup de poing qu’un coup de cœur : c’est l’histoire de Conor, 7 ans, dont la maman est très malade. Toutes les nuits, quelques minutes après minuit, un monstre vient dans sa chambre, lui raconter des histoires, à la suite desquelles Conor devra lui raconter lui-même une histoire.  C’est beau, c’est sombre, ça prend aux tripes mais on n’en ressort pas forcément indemne !

 

Alors, qu’emporterez-vous pour les vacances ? 

Brèves de comptoir #147

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : les nominés au prix Elbakin.net !

Les romans sélectionnés doivent avoir été publiés entre le 1er juin et le 31 mai 2015, et deux jurys (adulte et jeunesse) tranchent. La sélection se veut le reflet de la fantasy telle qu’elle est conçue par l’équipe d’Elbakin : diverse, originale, classique, de qualité (du texte ou de la traduction). Deux petites nouveautés cette année : il n’y aura pas de prix spécial et, Emmanuel Chastellière ayant traduit cette année un roman (La Chute de la Maison aux Flèches d’Argent) aux éditions Fleuve, il ne siégera pas pour la catégorie où un roman de l’éditeur est nominé.
L’annonce des résultats aura lieu au mois de septembre mais, en attendant, voici la liste des titres en compétition :

Meilleur roman fantasy français :

  • Arkane, tome 1, la Désolation, de Pierre Bordage, éditions Bragelonne.
  • Boudicca, de Jean-Laurent Del Soccoro, éditions ActuSF.
  • La Messagère du Ciel, de Lionel Davoust, éditions Critic.
  • Les Seigneurs de Bohen, d’Estelle Faye, éditions Critic.
  • L’Empire électrique, de Victor Fleury, éditions Bragelonne.

Meilleur roman fantasy français Jeunesse :

  • Génération K, de Marine Carteron, éditions du Rouerge.
  • La fille aux cheveux rouges, de Marie-Lorna Vaconsin, éditions La Belle Colère.
  • L’aura noire, de Ruberto Sanquer, éditions Scrineo.
  • Le lien du Faucon, de Delphine Laurent, Oskar éditeur.
  • Sang-de-lune, de Charlotte Bousquet, éditions Gulf Stream.

Meilleur roman fantasy traduit :

  • Kalpa Impérial, d’Angélica Gorodischer, éditions La Volte (traduction de Mathias de Breyne).
  • L’Alchimie de la Pierre, d’Ekaterina Sedia, éditions Le Bélial’ (traduction de Pierre-Paul Durastanti).
  • La Cité des méduses, d’Emmi Itaranta, éditions Presses de la Cité (traduction de Martin Carayol).
  • La Chute de la Maison aux Flèches d’Argent, d’Aliette de Bodard, Fleuve Editions (traduction d’Emmanuel Chastellière).
  • Le Fleuve Céleste, de Guy Gavriel Kay, éditions L’Atalante (traduction de Mikael Cabon).

Meilleur roman fantasy traduit Jeunesse :

  • Caraval, de Stéphanie Garber éditions Bayard, (traduction d’Eric Moreau).
  • Lady Helen : Le club des Mauvais Jours, d’Alison Goodman, éditions Gallimard Jeunesse ( traduction de Philippe Giraudon).
  • Les sorcières du clan du Nord, d’Irena Brignull, éditions Gallimard Jeunesse (traduction d’Emmanuelle Casse-Castric).
  • Maresi, de Maria Turtschaninoff, éditions Rageot (traduction de Johanna Kuningas).
  • Shikanoko, tome 1, L’Enfant du cerf, de Lian Hearn, éditions Gallimard Jeunesse ( traduction de Philippe Giraudon).

Lundi encore : le club de lecture éphémère de la Dimension fantastique !

La librairie (106, rue de La Fayette, Paris 10e) propose un Club de lecture éphémère pour l’été : vous êtes invités à venir présenter votre dernier coup de cœur et à échanger avec d’autres lecteurs de littératures d’imaginaire autour d’un café ou d’un thé (glacé) le vendredi 21 juillet à 18h45 !
Attention ! Les places sont limitées à 14 seulement alors pensez à vous inscrire par email (contact@dimensionfantastique.com) ou par message privé pour réserver votre place.

Lundi toujours : le lauréat du Grand Prix 404 !

Cette année, les éditions 404 ont lancé leur prix d’écriture. Du 16 janvier au 28 avril, l’éditeur a reçu une centaine de manuscrits participants, via la plateforme d’écriture 404 factory (similaire à Wattpad et qui compte quelques 3 000 inscrits). Le gagnant sera édité en version papier par les éditions 404.
Le prix, organisé en partenariat avec Le Point Pop sera remis chaque année à un auteur de 404 factory en hommage à Lola Salines, jeune éditrice à l’initiative des éditions 404, assassinée le 13 novembre 2015 dans l’attentat terroriste du Bataclan.
Cette année, le jury était composé  de Phalène de la Valette, rédactrice en chef du Point Pop ; Samantha Bailly, auteure, scénariste, YouTubeuse ; FairyNeverland, booktubeuse ; Julien Tellouck et Mathias Lavorel, journalistes et présentateurs TV, radio ; Lucie Levron et Ludivine Irolla, de l’équipe 404 ; Benjamin Loo, directeur adjoint d’Edi8.

Le jury a sélectionné 5 finalistes, dont un grand gagnant, le roman steampunk Presque minuit, d’Anthony Yno Combrexelle.

Mardi : Mana Books, nouvelle maison d’édition ! 

Et c’est aux jeux vidéo que se consacrera cette nouvelle venue. Au programme du catalogue : beaux livres, guides de jeux, essais, artbooks, BD et autres bulles, novellisations, le tout en partenariat avec les licences concernées. On susurre déjà les noms de Konami, Blizzard ou Square Enix ; d’ailleurs, le premier titre de la maison d’édition est une encyclopédie officielle Final Fantasy Memorial Ultimania, dont le premier tome (sur 3) est prévu pour le 5 octobre (et déjà disponible en précommande). Elle comprendra des travaux préparatoires, des story-board, des croquis, des cartes et des illustrations, ainsi que de nombreuses anecdotes exclusives !
L’éditeur a déjà une page Facebook, à laquelle vous pouvez vous abonner ici.

Mercredi : une nouvelle théorie sur Severus Rogue !

Vous le savez, ce n’est pas parce qu’Harry Potter a fêté il y a quelques jours ses 20 ans, que les fans ont fait le tour de l’oeuvre. Cette semaine, La Gazette du Sorcier publie un article, dans lequel est développée la théorie que Severus Rogue serait transgenre.

Jeudi : l’actu des séries et des films !

Once Upon a Time.

Il y aura bien une septième saison de Once Upon a Time !

Game of Thrones.

Les épisodes de la saison 8  seront moins nombreux qu’à l’accoutumée, vu qu’il n’y en aura que 6. Seulement 6 épisodes, mais des épisodes supérieurs à 80 minutes – soit la durée d’un long-métrage à chaque fois. C’est également le cas des deux derniers épisodes de la saison 7 (qui débutera le 16 juillet) : l’avant-dernier affiche 71 minutes au compteur, le dernier 81 !

Les Animaux fantastiques, le scénario !

On en sait un peu plus sur le scénario du deuxième volet de la série, dont le tournage vient de débuter dans les studios de Leavesden – une partie devrait être tournée à Paris cet été – toujours sous la direction de David Yates. 
L’histoire se déroulera  quelques mois après les événements du premier volet, et nous emmènera de New York à Londres, puis à Paris. Voici le scénario annoncé par Warner Bros. :

« Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald (Johnny Depp) s’évade de façon spectaculaire comme il l’avait promis. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaques de moldus et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore (Jude Law) alors âgé de 46 ans, semble capable de l’arrêter. Mais pour cela, Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjà déjoué les plans de Grindelwald : son ancien élève Norbert Dragonneau. »

Durant l’aventure, Norbert retrouvera Tina (Katherine Waterston), Queenie (Alison Sudol) et Jacob (Dan Fogler) ; les loyautés seront mises à l’épreuve, le monde magique dans lequel ils évoluent étant de plus en plus dangereux et divisé. Outre des clins d’oeil à l’univers Harry Potter et aux histoires déjà adaptées, de nouveaux personnages seront de la partie, comme Thésée Dragonneau (Callum Turner), frère aîné de Norbert, Auror et héros de guerre. Leta Lestrange (Zoé Kravitz), l’amour de jeunesse de Norbert, citée dans le premier opus, sera plus au centre de l’histoire.

Rendez-vous dans les ciné dès le 16 novembre 2018 !

Tolkien Estate et Warner Bros. : dernier round ?

L’institution qui gère les droits de J.R.R. Tolkien et le géant du cinéma sont en procès depuis bientôt cinq ans mais le conflit semble sur le point de (peut-être ?) se résoudre enfin. Dans un communique de presse commun, les deux parties ont annoncé être ravies d’avoir réglé ce problème à l’amiable et se réjouissent de travailler ensemble à l’avenir.
La dispute portait sur 80 millions de dollars de droits issus de l’exploitation de jeux vidéo, de machines à sous en ligne et autres produits numériques, pour lesquels le Tolkien Estate et l’éditeur Harper Collins avaient porté plainte, en 2012, contre Warner Bros., sa filiale New Line, la Saul Zaentz Company et sa division Middle-Earth Entreprises (qui possède les droits d’adaptation du Seigneur des Anneaux et du Hobbit).
Ceci étant posé, on ne sait pas encore sur quoi ils pourraient travailler main dans la main.

Vendredi : un Goncourt pour les littératures SFFF ? Et pourquoi pas !

Je vous ai parlé du Mois de l’imaginaire qui débarquera en octobre et les brèves évoquent fréquemment des initiatives visant à valoriser les littératures de l’imaginaire auprès du grand public.
Cette semaine, plusieurs éditeurs spécialisés ont décidé d’envoyer une sélection de titres à l’académie GoncourtActuSFLe Bélial’CriticAu Diable VauvertMnémosLes Moutons électriques et Le peuple de Mü ont déploré, dans un communiqué de presse commun, l’effacement progressif des littératures de l’imaginaire, au cours du XXe siècle, alors que le genre a toujours été présent – et bien présent ! – de Rabelais à Barjavel, en passant par Cyrano de Bergerac et… John-Antoine Nau, premier auteur à recevoir le Goncourt, en 1903, pour Force ennemie…. un roman de science-fiction. 

Voici les cinq titres qui seront soumis au jury :
La Fée, la pie et le printemps d’Elisabeth Ebory (ActuSF)
Le Temps de Palanquine de Thierry Di Rollo (Le Bélial’)
Satinka de Sylvie Miller (Critic)
Les Papillons géomètres de Christine Luce (Les Moutons électriques)
Petit Blanc de Nicolas Cartelet (Le Peuple de Mü).

Affaire à suivre !

 

Bon dimanche !