Brèves de comptoir #268

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Des prix

Les finalistes du Prix Locus 2021 !

Chaque année depuis 1971, le prix Locus récompense  les meilleures œuvres de science-fiction, de fantasy ou d’horreur ; il est décerné par les lecteurs de la revue américaine Locus, qui représentent un électorat au moins aussi grand que celui des Hugos : il est donc le prix qui reflète sans doute le mieux les goûts du public. Il a été créé par l’éditeur de Locus, Charles N. Brown.
Cette année il se tiendra au cours d’une édition numérique, du 23 au 26 juin. Les lauréats seront révélés le 26.

Et voici les titres en lice pour trois des nombreuses catégories :

Roman de science-fiction

  • Machine, Elizabeth Bear (Saga et Gollancz).
  • Attack Surface, Cory Doctorow (Tor et Ad Astra)
  • Unconquerable Sun, Kate Elliott (Tor).
  • Agency, William Gibson (Berkley et Viking UK).
  • The Relentless Moon, Mary Robinette Kowal (Tor et Solaris)
  • War of the Maps, Paul McAuley (Gollancz)
  • The Ministry for the Future, Kim Stanley Robinson (Orbit US et UK)
  • The Last Emperox = La Dernière Emperox, John Scalzi (Tor, Tor UK et L’Atalante)
  • Network Effect, Martha Wells (Tordotcom)
  • Interlibrary Loan, Gene Wolfe (Tor)

Roman de fantasy

  • The Trouble with Peace, Joe Abercrombie (Orbit US et Gollancz)
  • The Angel of the Crows, Katherine Addison (Tor et Solaris)
  • Piranesi, Susanna Clarke (Bloomsbury US et UK)
  • The Once and Future Witches, Alix E. Harrow (Redhook et Orbit)
  • The City We Became, N.K. Jemisin (Orbit US et UK)
  • Harrow the Ninth, Tamsyn Muir (Tordotcom)
  • The Left-Handed Booksellers of London, Garth Nix (Tegen Books, Allen & Unwin, et Gollancz)
  • The Midnight Bargain, C.L. Polk (Erewhon)
  • Black Sun, de Rebecca Roanhorse (Saga et Solaris)
  • The Invisible Life of Addie LaRue = La vie invisible d’Addie LaRue, V.E. Schwab(Tor, Titan UK, et Lumen)

Roman young adult

  • Over the Woodward Wall, A. Deborah Baker (Tordotcom)
  • The Silvered Serpents, Roshani Chokshi (Wednesday)
  • The Scapegracers, Hannah Abigail Clarke (Erewhon)
  • Legendborn, Tracy Deonn (McElderry et Simon & Schuster UK)
  • Deathless Divide, Justina Ireland (Balzer + Bray et Titan)
  • A Wizard’s Guide to Defensive Baking, T. Kingfisher (Red Wombat)
  • A Song Below Water, Bethany C. Morrow (Tor Teen)
  • Shadowshaper Legacy, Daniel José Older (Scholastic)
  • Race to the Sun, Rebecca Roanhorse (Rick Riordan Presents)
  • A Peculiar Peril, Jeff VanderMeer (Farrar, Straus, Giroux).

Les autres titres retenus sont visibles ici.

Les finalistes du Prix Bob Morane 2021 !

Le prix Bob Morane récompense une œuvre de fiction publiée dans l’année civile du prix en cours ; il a été créé en 1999 par Marc Bailly, en hommage au personnage fictif d’Henri Vernes, créé en 1953, que vous connaissez peut-être par le biais des romans ou des bandes-dessinés dont il est le héros (à défaut, vous avez peut-être entendu la chanson d’Indochine). Comme Bob Morane a exploré tous les genres possibles et imaginables, la sélection est à son image.
Voici les titres retenus parmi les finalistes :

Romans francophones

  • Jérémy Bouquin : Heureux qui comme Alyce, Éditions Évidence
  • Catherine Dufour : Au bal des absents, Seuil
  • Estelle Faye : Un reflet de lune, ActuSF
  • Dominique Lémuri : Sous la lumière d’Helios, Armada
  • Maud Mayeras : Les monstres, Anne Carrière
  • Laurent Whale : Skeleton Coast, Au Diable Vauvert

Romans traduits

  • Andy Davidson : Dans la vallée du soleil, Gallmeister, (traduit par Laure Manceau)
  • Cory Doctorow : Le grand abandon, Bragelonne (traduit par Sébastien Baert)
  • Eva Garcia Saenz de Urturi : Le silence de la ville blanche, Fleuve Noir (traduit par Judith Vernant)
  • N.K. Jemisin : Genèse de la cité, J’ai Lu (traduit par Michelle Charrier)
  • Nancy Kress : La fontaine des âges, Belial (traduit par Erwann Perchoc)
  • Mary Robinette Kowal : Vers les étoiles, Denoël (traduit par Patrick Imbert)

Nouvelles

  • Karine Giebel : Chambres noires, Belfond
  • Nancy Kress : Méfiez-vous du chien qui dort, ActuSF
  • Bruno Pochesci : De la chair à horloge, Malpertuis

Les lauréats du Grand Prix de l’Imaginaire 2021 !

Le GPI, qu’est-ce que c’est ? Le Grand Prix de l’Imaginaire (ou GPI) récompense, dans 12 catégories différentes, des œuvres de l’imaginaire depuis 1992 ; le prix existe en fait depuis 1974 mais se concentrait alors sur la SF. En raison de la pandémie, cette année le festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs aura lieu durant une édition en ligne gratuite ; le prix sera décerné à ce moment-là.

Hors compétition : Dune, le Mook, dirigé par Lloyd Chéry

1) Roman francophone : Le Sanctuaire de Laurine Roux (Le Sonneur)

2) Roman étranger : Kra, Dar Duchesne dans les ruines de l’Ymr de John Crowley (L’Atalante)

3) Nouvelle francophone : Toxiques dans les prés de Claude Ecken (in Nos futurs, ActuSF)

4) Nouvelle étrangère : La Fabrique des lendemains (recueil) de Rich Larson (Le Bélial’ & Quarante-Deux)

5) Roman jeunesse francophone : Steam Sailors, tomes 1 & 2, d’E.S. Green (Gulf Stream)

6) Roman jeunesse étranger : La Trilogie de la Poussière, tomes 1 & 2, de Philip Pullman (Gallimard Jeunesse)

7) Prix Jacques Chambon de la traduction : Jean-François Le Ruyet pour Djinn City de Saad Z. Hossain (Agullo)

8) Prix Wojtek Siudmak du graphisme : Vaderetro pour Steam Sailors, tomes 1 & 2, d’E.S. Green (Gulf Stream)

9) Essai : Kaiju, envahisseurs & apocalypse. L’Âge d’or de la science-fiction japonaise de Fabien Mauro (Aardvark)

10) Prix spécial : Le Cycle des contrées de Jacques Abeille (Le Tripode)

Les Lauréats du Prix Imaginales des Bibliothécaires !

Lancé en 2018, le Prix Imaginales des Bibliothécaires est le 4e prix spécial décerné par le festival spinalien des Imaginales. À ce titre, il côtoie ceux des lycéens, des collégiens et des écoliers. Sous la houlette du comité de sélection (composé de Stéphanie Nicot, 6 bibliothécaires référents et deux responsables éditoriales de Premier Chapitre), les bibliothécaires lisent les 5 titres de la sélection, qu’ils classent à l’issue de la période de lecture (de janvier à avril).

ça y est, on a voté ! Et voici les lauréats pour cette année :

Prix Imaginales des Bibliothécaires : Vaisseau d’arcane, Adrien Tomas.
Prix Imaginales des Bibliothécaires de la bande-dessinée : Peau d’Homme, Hubert et Zanzim.

Je suis ravie, mes favoris ont gagné ! Voici ce que j’avais voté :
Romans :
1. Vaisseau d’arcane, Adrien Tomas.
2. ex-aequo (ça manque vraiment de pouvoir faire des ex-aequo dans les votes !) : Au bal des absents, Catherine Dufour et Le Chant des cavalières, Jeanne Mariem Corrèze.
4. La Princesse au visage de nuit, David Bry.
5. Quitter les monts d’automne, Emilie Querbalec.

BD :
1. ex-aequo (bis repetita) : Géante, Jean-Christophe Deveney et Nuria Tamarit et Peau d’homme (Hubert et Zanzim)
3. Le Culte de Mars, Mobidic.
4. Carbone & Silicium, Mathieu Bablet.
5. Le convoyeur, Tristan Roulot et Dimitri Armand.

Dans la presse

L’imaginaire, bientôt ennemi public numéro 1 ?

Cette interview d’Enki Bilal avec Adrien Rivierre est à lire dans Usbek & Rica !

Metoo dans l’édition, la suite

Suite à l’enquête récemment révélée par Mediapart sur les agissements douteux de Stéphane Marsan, éditeur de Bragelonne, une centaine de signataires ont publié une tribune, reprise dans Libération (contenu identique pour les deux liens). Mediapart revient également sur l’omerta présente dans le milieu, dans un nouvel article.

Comment lutter contre le sexisme dans le milieu des littératures de l’imaginaire ?

Suite directe de la brève précédente : Marcus Dupont-Besnard revient sur le sexisme dans le milieu de l’imaginaire dans cet article publié sur Numerama.

Des festivals, des rendez-vous

L’Ouest Hurlant, nouveau festival SFFF à venir !

Ce nouveau festival est organisé par l’association Le laboratoire des imaginaires et se tiendra à Rennes, du 28 avril au 1er mai 2022 (lieux à venir). Thomas Geha est chargé de la direction artistique ; Lionel Davoust et Estelle Faye sont respectivement parrain et marraine de cette première édition, qui programme d’ores et déjà conférences, spectacles, prix littéraires, ateliers d’écriture et cafés-débats, le public aura le choix entre de nombreuses activités. Affaire à suivre !

Concert musiques d’anime à la bougie !

La Chapelle des Carmélites, à Toulouse, accueillera le 30 septembre 2021 un concert de piano (solo) d’Eric Artz, illuminé à la bougie, et reprenant des musiques tirées d’animes japonais. Au programme :

  • L’Attaque des Titans : « Guren no Yumiya »
  • Demon Slayer : « Gurenge »
  • Naruto : « Sadness and Sorrow »
  • Dragon Ball Z, thème principal
  • Dragon Ball Super : « Ultra Instinct Mastered »
  • One piece : « We Are! »
  • Parasyte : « Next to You »
  • Le Tombeau des Lucioles
  • Princesse Mononoke, thème principal
  • Le Voyage de Chihiro : « One Summer’s Day »
  • Le Château dans le Ciel, thème principal
  • Mon Voisin Totoro : « Path of the Wind »
  • Le Château Ambulant, thème principal
  • Tokyo Goul : « Unravel »

Toutes les infos ici !

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #267

Tous les dimanches, l’actualité de l’imaginaire en bref !

Des prix !

Shortlist pour Le Grand Prix de l’Imaginaire !

Le GPI, qu’est-ce que c’est ? Le Grand Prix de l’Imaginaire (ou GPI) récompense, dans 12 catégories différentes, des œuvres de l’imaginaire depuis 1992 ; le prix existe en fait depuis 1974 mais se concentrait alors sur la SF. La remise du prix a traditionnellement lieu dans la Maison de l’Imaginaire pendant le festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs (et sera sans doute virtuelle cette année).
Voici les titres retenus en shortlist :

Hors compétition
Dune, le Mook, incontestable livre-événement de l’année 2020, est la première œuvre à figurer en parallèle d’un palmarès du GPI, sous une rubrique « hors compétition », puisque l’ouvrage dirigé par Lloyd Chéry , juré du GPI depuis un an, ne peut réglementairement concourir.
– Après discussion, les jurés ont également autorisé la participation de l’illustrateur Aurélien Police dans la catégorie Graphisme, en raison de sa remarquable création d’une nouvelle identité graphique à l’univers de Dune.

Roman francophone :
Ce qu’ici-bas nous sommes de Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma)
Un long voyage de Claire Duvivier (Aux Forges de Vulcain)
L’Anomalie de Hervé Le Tellier (Gallimard)
Le Sanctuaire de Laurine Roux (Le Sonneur)
Images de la fin du monde de Christophe Siébert (Au diable vauvert).

Roman étranger :
Trilogie d’une nuit d’hiver, tomes 1 à 3, de Katherine Arden (Denoël)
Un océan de rouille de C. Robert Cargill (Albin Michel)
Kra, Dar Duchesne dans les ruines de l’Ymr de John Crowley (L’Atalante)
Dans la vallée du soleil d’Andy Davidson (Gallmeister)
La Fileuse d’argent de Naomi Novik (Pygmalion)
Terra Ignota, tomes 1 & 2, d’Ada Palmer (Le Bélial’)
Borne de Jeff Vandermeer (Au diable vauvert)

Nouvelle francophone :
Baiser la face cachée d’un proton de Sabrina Calvo (in Bifrost n° 97)
Les Secrets du premier coffre (recueil) de Fabien Cerutti (Mnémos)
Toxiques dans les prés de Claude Ecken (in Nos futurs, ActuSF)
À la recherche du Slan perdu de Michel Pagel (in Bifrost n° 98).

Nouvelle étrangère :
Expiration (recueil) de Ted Chiang (Denoël)
La Fabrique des lendemains (recueil) de Rich Larson (Le Bélial’ & Quarante-Deux)
Bienvenue à Sturkeyville (recueil) de Bob Leman (Scylla)
Travail d’intérêt général de Megan Lindholm (in Sorciers et magie, Pygmalion)
Histoires bizarroïdes (recueil) d’Olga Tokarczuk (Noir sur Blanc)
Perles (recueil) de Chi Ta-wei (L’Asiathèque).

Roman jeunesse francophone :
La Dernière Geste, tomes 1 & 2, de Morgan Of Glencoe (ActuSF)
Steam Sailors, tomes 1 & 2, d’E.S. Green (Gulf Stream)
♥ Le Royaume de Pierre d’Angle, tomes 1 à 3, de Pascale Quiviger (Rouergue)
Bordeterre de Julia Thévenot (Sarbacane)

Roman jeunesse étranger :
Terreur à Smoke Hollow de Katherine Arden (Pocket Jeunesse)
Les Secrets d’Andrus Kivirähk (Le Tripode)
Akata, tomes 1 & 2, de Nnedi Okorafor (L’École des loisirs)
La Voleuse d’os de Margaret Owen (Pocket Jeunesse)
La Trilogie de la Poussière, tomes 1 & 2, de Philip Pullman (Gallimard Jeunesse).

Les autres titres en lice sont visibles ici !

Les titres en lice pour le Prix Imaginales 2021 : le récap

Roman francophone :

  • Le Chant des cavalières, Jeanne Mariem Corrèze (Les Moutons Électriques).
  • Les Chats des neiges ne sont plus blancs en hiver, Noëmie Wiorek (L’Homme Sans Nom).
  • Les Chevaliers du Tintamarre, Raphaël BARDAS (Mnémos).
  • Thecel, de Léo Henry (Folio SF).
  • Un long voyage, Claire DUVIVIER (Aux Forges de Vulcain).

Roman étranger traduit :

  • Kra, John Crowley, trad. de Patrick Couton (L’Atalante).
  • La Mer sans étoiles, Erin Morgenstern, trad. de Julie Sibony (Sonatine).
  • La Guerre du pavot, Rebecca F. Kuang, trad. de Yannis Urano (Actes Sud).
  • La Fileuse d’argent, Naomi Novik, trad. de Thibaud Eliroff (Pygmalion).
  • Cochrane vs Cthulhu, Gilberto Villaroel, trad. de Jacques Fuentealba (Aux Forges de Vulcain).

Jeunesse :

Illustration :

  • Cahier de croquis du Hobbit, ill. d’Alan Lee (Christian Bourgois).
  • L’Hypothèse du lézard, ill. de Cindy Canévet (ActuSF)
  • Les Archives d’Ankh-Morpok : une anthologie du Disque-monde, volume 1, ill. de Paul Kidby (l’Atalante)
  • Le Flocon, ill. de Laurent Gapaillard éd. Gallimard jeunesse

Nouvelle :

  • La Fille feu follet et autres textes, Ursula Le Guin, trad. de Nardjès Benkhadda (Goater).
  • L’Hypothèse du lézard, Alan Moore, trad. de Patrick Marcel (ActuSF).
  • Les Secrets du premier coffre, Fabien Cerutti (Mnémos).
  • Bienvenue à Sturkeyville, Bob LEMAN, trad. de Nathalie Serval (Scylla).

Prix spécial du jury :

  • Les Enfants de l’imaginaire, anges ou démons, Jean Marigny (Terre de Brume).
  • La grande aventure du jeu de rôle, toute l’histoire des origines à nos jours, Julien Pirou (Ynnis).
  • Codex des 7 couronnes, bréviaire illustré de la saga Game of Thrones, Mathieu Demaure, ill. d’Aurélien Baudinat (Ynnis).
  • Une histoire de feu et de sang : le Moyen Age de Game of Thrones, Florian Besson et Justine Breton (Presses Universitaires de France).
  • Le Territoire des monstres, Christine Luce (Moutons électriques).
  • Merveilleux scientifique, Jean-Luc Boutel (Moutons électriques).
  • Les Chats enchantés, Christine Luce (Moutons électriques).

Album (nouvelle catégorie 2021 !!) :

  • Nuit, Anna Griot (illustratrice) et Nancy Guilbert (autrice) (Courtes et longues).
  • Balbuzar, Frédéric Pillot T (illustrateur) et Gérard Moncomble (auteur) (Daniel Maghen).
  • La Famille Passiflore, Pirouette et Nymphéas, Loïc Jouannigot (Daniel Maghen).
  • Sous les palmes d’Odilon, Jean-Charles Baty (illustrateur) et Julie Billault (autrice)(Courtes et longues)
  • Le Flocon, Laurent Gapaillard (illustrateur) et Bertrand Santini (auteur) (Gallimard jeunesse).

Prix Imaginales de la bande dessinée :

  • Aldobrando, Gipi (scénario) et Luigi Critone (illustrations) (Casterman)
  • Renaissance, Fred Duval (scénario) et Emen (dessin) (Dargaud)
  • Terre le vieux monde, Rodolphe (scénario) et Christophe Dubois (dessin) (Maghen)
  • Peau d’homme, Hubert (dessin) et Zanzim (scénario) (Glénat)
  • Carbone & Silicium, Mathieu Bablet (Ankama)

Prix Imaginales des Bibliothécaires :

  • Au bal des absents, Catherine Dufour (Seuil).
  • La Princesse au visage de nuit, David Bry (L’Homme sans nom)
  • Vaisseau d’arcane #1 : Les Hurleuses, Adrien Tomas (Mnémos)
  • Quitter les monts d’automne, Émilie Querbalec (Albin Michel)
  • Le Chant des cavalières, Jeanne Mariem Corrèze (Moutons électriques).

Prix Imaginales de la Bande dessinée des bibliothécaires :

  • Peau d’homme, Hubert (dessin) et Zanzim (scénario) (Glénat)
  • Carbone & Silicium, Mathieu Bablet (Ankama)
  • Géante, histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté, Nuria Tamarit et J-C Deveney (Delcourt)
  • Le Convoyeur #1 Nymphe, Dimitri Armand et Tristan Roulot (Le Lombard)
  • Le culte de Mars, MOBIDIC (Delcourt).

Appels à textes, à manuscrits !

Réouverture du service manuscrits aux éditions de l’Atalante

Les éditions de l’Atalante rouvrent leurs soumissions de manuscrits du 1er au 31 mai pour leur collection La Dentelle du Cygne !
Si vous avez un manuscrit de science-fiction, de fantasy ou de fantastique, c’est donc le moment.
Les modalités précises sont visibles ici. Attention, les manuscrits ne respectant pas ces règles ne seront pas examinés !

Fermeture des soumissions romans au Bélial’

Face à l’afflux de manuscrits, les éditions du Bélial’ se voient dans l’obligation de fermer les soumissions de romans. A l’avenir, la soumission pourrait rouvrir pour une courte période donnée.
Toutefois, les soumissions pour les nouvelles et novelettes sont toujours ouvertes ! Vous pouvez donc toujours envoyer des textes inférieurs à 200 000 signes à cette adresse : nouvelles@belial.fr.

Des interviews !

Le Mois de Sylvie Kaufhold sur Bookenstock !

Profitez du mois de mai pour poser vos questions à Sylvie Kaufhold durant l’interview participative sur Bookenstock !

SF Theory sur DoctriZ

Le cycle Podcast continue sur la chaîne DoctriZ : vendredi, Zelda recevait SF Theory. A revoir ici !

Bon dimanche !

[2021] Le Mois de la Fantasy

Emballée par ma participation de l’année dernière, j’ai eu envie de replonger dans le Mois de la Fantasy cette année, encore une fois propulsé par Pikiti Bouquine, qui explique tout dans sa vidéo.

Objectif du challenge : durant le mois de mai (du 1er au 31), il s’agit de lire des romans de fantasy (acception anglosaxone qui couvre aussi par exemple l’urban fantasy) rentrant dans différentes catégories. Certains romans peuvent rentrer dans différentes catégories ce qui peut aider à réduire le nombre de titre à lire ;).

Il est possible de partager lectures, PAL, avis, notamment sur le groupe facebook consacré.

Et voici ma pile-à-lire !

Sans plus attendre, voici les catégories sus-dites, et les titres de ma PAL sous chaque mention :

Bien au chaud dans notre monde

Nous avons appris : des romans (de fantasy !) d’apprentissage, de formation, ou qui se déroulent dans une école.
Akata Warrior, Nnedi Okorafor (oui oui, il était déjà dans mon Cold Winter mais chuuut). On y suit les aventures de Sunny Nwazue, collégienne le jour et apprentie magicienne la nuit. J’avais adoré le premier tome, je suis curieuse de lire la suite.
La Ville sans vent, Éléonore Devillepoix. Il semblerait que les personnages soient en fin de formation au tout début de l’histoire !

Nous vécu de longues aventures : un tome de saga.
Akata Warrior, Nnedi Okorafor : c’est un tome 2.
La Ville sans vent, Éléonore Devillepoix : c’est un premier tome !

Nous avons rencontrés des gens exceptionnels : où l’on croise des personnages maniant la magie, la sorcellerie, des pouvoirs particuliers.
On ne change pas une équipe qui gagne, et on reprend (encore !) les deux mêmes titres :
Akata Warrior, Nnedi Okorafor
La Ville sans vent, Éléonore Devillepoix.

Nous avons découvert que nous avons une DESTIN : où sont impliqués un élu, une quête ou quelque chose d’approchant.
Allez, enfin un nouveau titre !
Le Chant des Cavalières, Jeanne Mariem Corrèze : dès le résumé, il est question pour la protagoniste « d’affronter son destin ». Que demande le peuple ?

Nous traversons la forêt

Et commençons le périple : où l’on voyage ou bien un roman ne se déroulant pas dans un univers de type européen
Akata Warrior, Nnedi Okorafor (ça faisait longtemps, non ?) : l’intrigue se déroule au Nigéria, et c’est très dépaysant !
– Montès
, Isabelle Bauthian : la protagoniste est envoyée en territoire ennemi pour une délicate mission…

A la rencontre des autres : un roman qui fait intervenir le petit peuple
– Le jour où l’humanité a niqué la fantasy, Karim Berrouka : ça commence avec un lutin énervé. C’est good, non ?

Une partie à cloche pied : où l’on se lance un défi.
Après quelques recherches et graissages de pattes, j’ai trouvé un défi qui me semble vraiment ambitieux : lire en lecture commune La ville sans vent avec mes comparses de LC préférées et le terminer en moins d’un mois ! Oui, il est petit. Oui, c’est long un mois. Donc ça vous semble peut-être un défi un peu trop facile.
C’est le moment où je vous dis qu’on lit le tome 2 du Sorceleur en LC ? Depuis décembre 2020 ? Voilà voilà. Donc oui, c’est un gros défi.

La fin en la survolant : où des créatures volantes sont impliquées
Le Chant des cavalières, Jeanne Mariem Corrèze : je n’en ai pas parlé plus haut, mais les cavalières du titre… elles chevauchent des dragons !

Vers d’autres Contrées

Pour y trouver l’amour : une petite romance est présente dans l’histoire
Géante : Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté, Jean-Christophe Deveney et Núria Tamarit. D’après le résumé, il pourrait être question d’amour dans les détours de l’intrigue ! Et ce sera ma seule BD de la sélection !

Pour y trouver un apprenti : où l’on lit de la littérature jeunesse
Akata Warrior, Nnedi Okorafor (encore lui ?! Mais oui)
La Ville sans vent, Éléonore Devillepoix (la même)

Se laisser porter : participer à une des lectures communes, ou laisser quelqu’un un choisir un titre, ou tirage au sort
Les lectures communes portent sur Elantris ou La Guerre du Pavot.
Je triche un peu, avec ma propre LC (cf. ci-dessus) !

Découvrir une nouvelle ville : un roman d’urban fantasy !
– Le jour où l’humanité a niqué la fantasy, Karim Berrouka : je n’en suis pas tout à fait sûre, mais je me demande si ce titre ne pourrait pas entrer dans cette catégorie. Affaire à suivre !

Vous participez ? Qu’avez-vous prévu de lire ?

Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic.

Plus de 3 siècles après la Grande Nuit, Sheltel, l’île du centre du monde, se croit seule rescapée de la catastrophe. Mais un jour, la Main, sorcière chargée de donner la vie et de la reprendre, aperçoit un navire à l’horizon. Il est commandé par une pirate impitoyable, bien surprise de trouver une île au beau milieu du Désert Mouillé.
Si la Main voit en ces étrangers une menace pour ses secrets, Arthur Pozar, commerçant sans scrupules, considère les intrus comme des clients potentiels, susceptibles d’augmenter encore, si possible, son immense fortune.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Qu’elle les mène à la gloire ou à la ruine, la sorcière, la pirate et le vieux marchand en seront les instigateurs, bien malgré eux.

Mais quelle claque, ce roman ! Si vous cherchez de la fantasy originale, bien écrite et bien menée, n’allez pas plus loin. 
Mais commençons plutôt par le commencement.

Ce one-shot nous emmène donc sur l’île de Sheltel, îlot perdu au milieu du Désert Mouillé, une immense étendue océanique, dépourvue de ressources en eau potable – et dont je trouve le nom absolument parfait. Or, voilà qu’un navire pirate, justement à court d’eau potable, tombe sur île qui n’est pas supposée exister, et dont les habitants pensent, de leur côté, être seuls au monde. L’arrivée des pirates va tout chambouler et, comme l’annonce le titre, on va assister aux douze derniers jours de ce monde en déliquescence.
Car le moins que l’on puisse dire, c’est que cette île est vraiment, vraiment spéciale. Je m’attendais évidemment à une société corsetée (puisqu’isolée depuis plus de trois siècles) mais je n’étais pas prête pour la société sans aucune concession que nous livre l’autrice ! Au détour d’un chapitre, on tombe sur des scènes de violence (et il n’est pas seulement question de meurtres ici) ou de situations glauques, le tout de préférence assez intenses. Bref : Sheltel, c’est étrange, et on y vit des choses assez sales (l’ambiance est même assez malsaine).
Et en même temps, c’est bien ce qui rend le récit si prenant car il ne fait que décrire des personnages… très humains.

Celui-ci s’appuie sur une narration triangulaire, menée tour à tour par les trois personnages clefs : la sorcière, la pirate et le vieux marchand.
La sorcière, la Main, est chargée du contrôle des naissances et de la pureté génétique des îliens. Figure puissante donc… mais qui cache deux secrets (dont l’un dans sa cave), qui peuvent lui coûter son poste et, accessoirement, sa vie.
Erika, de son côté, a été adoptée contre son gré par la Capitaine des pirates et ne rêve que de fuir le bateau, quel qu’en soit le prix. Quelque part, elle est celle par qui le malheur arrive, puisque son arrivée bouleverse la petite vie peinarde de l’île.
Quant au vieux marchand, Arthur Pozar, enfant des quartiers pauvres qui s’est élevé au rang de conseiller préféré de la Bénie, une prêtresse très proche du pouvoir, il n’a qu’une idée en tête : accroître son profit, tout en gardant sa place, ce que l’arrivée des étrangers va lui permettre de faire.
Évidemment, les objectifs des uns et des autres ne cadrent pas forcément, chacun tentant de tirer son épingle du jeu sans s’occuper des autres. Au fil des chapitres, on découvre toute l’ambiguïté de ces trois personnages, leurs motivations profondes et leurs aspects monstrueux. On pense les apprécier et saisir leur essence alors qu’au chapitre suivant, ils se montrent dans toute leur cruauté. On pense alors les détester, mais voilà qu’ils nous étonnent par des revirements pleins d’humanité. Ils sont vraiment très, très bien écrits – surtout les deux personnages féminins !

Outre ces objectifs personnels qui entrent en conflit et détériorent l’ambiance sur Sheltel, il faut préciser que l’île connaît une sécheresse terrible. Les pirates ont soif, les Sheltes meurent – littéralement – de soif, et tout cela exacerbe les tensions déjà présentes. Cette préoccupation, très actuelle, tout comme les caractères des personnages, donnent au roman une curieuse note de réalisme.

Les chapitres alternent avec des extraits choisis qui viennent éclairer l’histoire de l’île, l’univers en général ou, plus simplement, les machinations des personnages. Ces interludes sont variés et originaux : il peut s’agir de lettres, de circulaires du gouvernement (qui ressemblent à celles que l’on connaît dans le monde réel !), de rapports de jugements, d’extraits de journaux, de télégrammes, ou d’écrits intimes.  Ils n’ont l’air de rien, mais ils font tout. Car ils donnent des indices sur l’univers dans lequel on évolue et construisent habilement le lore, sans plomber le lecteur d’informations. Vu la brièveté du roman, j’ai trouvé la technique vraiment fine !
En plus de donner des informations non négligeables, cette façon de procéder augmente d’un cran le suspense. Celui-ci, déjà présent grâce au titre et au décompte des jours, se trouve régulièrement décuplé par les informations que l’on glane dans les interludes – qu’il s’agisse de menaces sur les personnages, de développements soudains et désagréables du climat politique, ou de la situation de l’île. Tout cela explique sans doute pourquoi j’ai dévoré le roman en moins de deux jours !

Avec tout ça, le roman est écrit d’une plume vive et précise, qui sait aller droit au but, sans surcharger le texte, mais sans créer de manque non plus. Pas de longueurs au programme de ce récit particulièrement efficace !

Avec Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic a fait une entrée fracassante en fantasy – en remportant le concours du premier roman d’imaginaire orchestré par FolioSF, excusez du peu. Bien que le roman ne soit pas si long, elle y tisse une intrigue très complète, menée sans longueurs, ni précipitation. Il se passe énormément de choses dans l’histoire, mais le récit se concentre sur ses éléments phares, tout en suggérant le reste. Résultat : c’est palpitant. L’univers se tient à la perfection, tout en nous donnant la sensation qu’il y a encore plein de choses à découvrir, mais sans laisser sur un sentiment de frustration intense. En un mot : c’est excellent !

Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic. FolioSF, 1er avril 2021, 351 p.

 

Brèves de comptoir #266

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Podcasts & articles

Mana & Plasma, 11e !

Pour ce onzième épisode, Mana & Plasma se sont penchés sur la musique dans l’imaginaire. A écouter ici !

Mana & Plasma (encore !) sur DoctriZ

Zelda de DoctriZ a reçu Saïd de Mana & Plasma dans son cycle consacré aux podcasts. A voir sur sa chaîne Twitch !

Les impacts de Game of Thrones, Harry Potter ou encore Hunger Games sur nos vies publiques.

Anne Besson analyse l’impact des œuvres de l’imaginaire dans nos vies publiques dans Les pouvoirs de l’enchantement. Elle en parle dans une interview donnée au journal 20 Minutes !

Le coin des auteurs

Réouverture des manuscrits chez Scrineo !

Les soumissions 2021 de manuscrits rouvrent chez Scrineo, jusqu’au 15 août 2021. Ceux-ci doivent être envoyés à l’adresse scrineo@scrineo.fr

Les textes correspondant à la ligne éditoriale seront lus et examinés par le comité de lecture de la maison d’édition. En dernière étape de sélection, les manuscrits ayant retenu l’attention des lecteur.rice.s du comité seront lus par l’éditrice et/ou le directeur de publication. Après validation, l’auteur.rice est contacté.e pour mettre en marche le processus d’édition de son futur roman. L’ensemble de ce processus dure six mois.

Actuellement, la maison d’édition recherche des romans imaginaires en tous genres(notamment de la fantasy et du fantastique), contemporains et historiques, destinés à la jeunesse (de 10 à 15 ans et plus). Quel que soit le titre, une importance particulière est accordée aux personnages et à leur diversité.
Dans le cadre du lancement d’une nouvelle collection, la maison d’édition recherche également des manuscrits contemporains, racontant la vie de personnes réelles ayant contribué à rendre le monde meilleur, ou ayant vécu un destin hors du commun. En revanche, nous ils ne cherchent pas de romans pour les lecteur.rice.s adultes, ni de romans premières lectures, ni de romances.

Les romans unitaires sont préférés aux séries. Les auteurices doivent être francophones (pas de traductions) ; les textes doivent être inédits (pas de publication en auto-édition) et faire au moins 60 000 signes.

Chaque manuscrit envoyé doit s’accompagner d’un synopsis détaillé de l’ouvrage (déroulé et fin de l’histoire en une ou deux pages Word, interligne 1,5) ainsi qu’une présentation de l’auteur.rice accompagnée des coordonnées au format Word ou PDF. Les manuscrits au format numérique sont privilégiés.

Conseils pour répondre à un appel à nouvelles

Les éditions Sillex – qui viennent justement de lancer un appel à nouvelles ! – publient un dossier d’aide aux auteurs, contenant quelques bons conseils pour répondre à un appel à textes. A lire sur leur site !

Des prix !

Titres en lice pour le Prix Bob Morane 2021 :

Le prix Bob Morane récompense une œuvre de fiction publiée dans l’année civile du prix en cours ; il a été créé en 1999 par Marc Bailly, en hommage au personnage fictif d’Henri Vernes, créé en 1953, que vous connaissez peut-être par le biais des romans ou des bandes-dessinés dont il est le héros (à défaut, vous avez peut-être entendu la chanson d’Indochine). Comme Bob Morane a exploré tous les genres possibles et imaginables, la sélection est à son image ! Et voici les titres de la sélection pour le premier trimestre 2021 :

Romans francophones :

  • Spleen Cities, Gillian Brousse (Noir d’Absinthe)
  • La princesse au visage de nuit, David Bry (L’homme sans nom)
  • Cela aussi sera réinventé, Christophe Carpentier (Au Diable Vauvert)
  • Un reflet de lune, Estelle Faye (ActuSF)
  • L’héliotrope – Steam sailors, tome 1, Ellie S. Green (Gulf Stream)
  • Sous la lumière d’Helios, Dominique Lémuri (Armada)
  • Intouchable, Jean-Christophe Portes (City)
  • Ceux… – W.A.R. tome 1, Laurent Ryder (Dragon d’Oc)
  • Dragons et mécanismes, Adrien Tomas (Rageot)
  • Skeleton Coast, Laurent Whale (Diable Vauvert).

Romans traduits :

  • Le grand abandon, Cory Doctorow (Bragelonne ; trad. de Sébastien Baert)
  • Genèse de la cité, N.K. Jemisin (J’ai Lu ; trad. de Michelle Charrier)
  • La fontaine des âges, Nancy Kress (Belial ; trad. d’Erwann Perchoc)
  • La sentinelle, Roz Nay (Hugo ; trad. de Vincent Guilluy)
  • Alibi, C.J. Skuse (City ; trad. de Fanny Montas)

Nouvelles :

  • Guérison, Frédéric Gaillard (Armada).
  • Si ça saigne, Stephen King (Albin Michel)
  • Le jour du nuage, Didier Pemerle (in Le Nouvelliste n°5).

Le Prix Ray Bradbury 2020

Le Prix Ray Bradbury récompense le meilleur roman de science-fiction, de fantasy ou d’anticipation lors des Los Angeles Times awards.
Cette année, il récompense Stephen Graham Jones pour son roman The Only Good Indians (éd. Saga) !
Les autres titres en shortlist sont visibles ici.

Du roman à l’adaptation

Warcraft au ciné

Universal a révélé 14 minutes de scènes coupées issues du film Warcraft (dont on attend toujours la suite, cinq après la sortie en salle !). Tous les effets spéciaux ne sont pas terminés, donc ne vous inquiétez pas si vous voyez des choses étranges à l’écran !

Tolkien dans tous ses états

On commence par une vidéo d’archive de l’INA concernant Tolkien. En 1973, Jean-Jacques Brochier présente dans Italiques, aux côtés de Robert Louit, Georges Walter et Marc de Smet, Tolkien et son œuvre (dont seul le tome 1 était à l’époque paru en VF). C’est à voir ici !

Expo Carnet de Sciences en Terre du Milieu

Après la BnF, Tolkien sera exposé à la bibliothèque universitaire de Biologie, Chimie, Physique Recherche (BCPR, campus Pierre-et-Marie-Curie, Jussieu, Paris) centrée sur un ouvrage paru en 2019, Tolkien et les sciences. Intitulée « Carnets de science en Terre du Milieu », elle sera visible (si tout va bien), du 15 novembre au 17 décembre et confrontera les trouvailles de l’auteur à un point de vue scientifique. Au menu : des panneaux explicatifs, bien sûr, mais aussi objets patrimoniaux issus des collections de l’Université (fossiles, coraux, minerais), des tables documentaires dans les autres BU et un programme de visites et conférences (en cours d’élaboration, donc affaire à suivre).

Le point qui fâche.

Mediapart vient de publier le résultat d’un an d’enquête mettant en cause l’éditeur Stéphane Marsan (par ailleurs visé par des bruits de couloirs assez persistants depuis des années).
Ellen Salvi, la journaliste de Mediapart, a recueilli de très nombreux témoignages (anonymes mais aussi à visage découvert) et documents pour étayer son article.
Le principal intéressé n’a pas répondu aux sollicitations des journalistes, et a préféré publier un droit de réponse.
L’an dernier, une enquête de France Info s’était déjà penchée sur le sexisme dans l’édition.

Sachez que si vous-mêmes avez été victime de ce type de comportement, mais ne souhaitez pas / ne pouvez pas porter plainte, vous pouvez vous rapprocher du compte Instagram @balancetonediteur.

Bon dimanche !

Au bal des absents, Catherine Dufour.

Claude a quarante ans, et elle les fait. Sa vie est un désert à tous points de vue, amoureux et professionnel ; au RSA, elle va être expulsée de son appartement. Aussi quand un mystérieux juriste américain la contacte sur Linkedin – et sur un malentendu – pour lui demander d’enquêter sur la disparition d’une famille moyennant un bon gros chèque, Claude n’hésite pas longtemps. Tout ce qu’elle a à faire c’est de louer la villa « isolée en pleine campagne au fond d’une région dépeuplée » où les disparus avaient séjourné un an plus tôt. Et d’ouvrir grands les yeux et les oreilles. Pourquoi se priver d’un toit gratuit, même pour quelques semaines ? Mais c’est sans doute un peu vite oublier qu’un homme et cinq enfants s’y sont évaporés du jour au lendemain, et sans doute pas pour rien.

Cette année encore, j’ai la chance de participer au Prix Imaginales des Bibliothécaires. La sélection m’emballe carrément, et c’est tant mieux, car j’ai malheureusement perdu mon équipe de collègues de choc des deux années précédentes. Malgré tout, nous revoilà au rendez-vous ! Réussirai-je, cette année, à chroniquer les cinq titres ? Nous verrons bien !

Trêve de blabla et attaquons plutôt le vif du sujet, à savoir ma première lecture : j’ai choisi d’attaquer par le roman de Catherine Dufour, Au bal des absents, qui m’intriguait grandement. Et résultat des courses ? Eh bien c’était une excellente lecture !

On suit donc Claude, la quarantaine, en fin de droits, et chargée de retrouver une famille d’Américains disparus alors qu’ils louaient le manoir de « Tante Colline ». Ambiance maison hantée, donc.
Car oui, si le roman zieute du côté du polar avec l’enquête de Claude, on verse aussi carrément dans l’horreur. Et cela commence dès la première nuit dans la bâtisse : après quelques premières heures plutôt tranquilles, la hantise commence. Et vous savez quoi ? J’aurais tenu nettement moins longtemps que Claude dans la-dite maison qui est, de toute évidence, hantée par quelque chose de beaucoup plus puissant qu’un fantôme.

« Le désespoir, c’est un luxe. Tu n’as pas les moyens. »

Or, voilà. Claude est au bout du rouleau, et cette maison, elle a vraiment besoin. Elle va donc se retrousser les manches et chercher à éradiquer la menace du manoir. Et commencer par aller se renseigner à la médiathèque, où elle va littéralement poncer tout ce que comprend le cinéma et la littérature d’horreur pour trouver comment se débarrasser de la créature.

Forcément, après ça, l’histoire est complètement dingue. Car Claude procède à la fois méthodiquement (elle trouve un petit boulot, va s’équiper à la grande surface du coin, trouve un autre logement provisoire pour mieux s’attaquer au monstre…) et dans un joyeux bordel : elle mélange toutes les techniques qu’elle a lues/vues, et débarque chez Tante Colline équipée de gros sel, de sauge, d’encens, d’une voiture bardée de signes religieux en tous genres, d’eau bénite, d’ail, d’une binette et d’incantations sacrées mâtinées de bordées de jurons les plus grossiers qui soient. Ce qui donne évidemment des scènes extrêmement réjouissantes… mais aussi proprement terrifiantes.

Tout le roman est construit sur sur cette étrange dualité. D’ailleurs, le ton est donné dès le départ, puisque Claude rebaptise la créature démoniaque… du nom d’une ex-conseillère Pôle Emploi – Colombe – qui l’a plus enfoncée qu’elle ne l’a aidée !

« Claude ne pouvait cependant pas s’empêcher de sourire comme une miraculée. Ah ! Le pouvoir de l’agent. Elle choisit un Campanile à 61 euros, vue sur jardin, articles de toilette, chambre antiallergies et bouilloire électrique. L’argent, c’est la vie. »

En même temps que l’enquête et l’horreur, le roman dresse une critique sociale assez féroce. Claude est très clairement une cassée du système, dont la chute a été assez terrible. Sa situation précaire l’oblige à compter chaque sou, peser le pour et le contre de chaque achat, à anticiper au maximum son emploi du temps afin de préserver ses maigres ressources, à choisir les lieux où elle passes ses journées en fonction des commodités à disposition (et vive les médiathèques).
Plus que les fantômes chez Tante Colline, c’est le spectre de la pauvreté qui hante ce récit. A se demander, d’ailleurs, qui, de la violence sociale ou de la violence fantomatique est la pire ! (Spoiler : pas la seconde).
Sans trop de surprise, le combat de Claude contre Colombe et ses petits copains devient à la fois la métaphore et l’exutoire de son combat contre la société.

Et, assez paradoxalement, cela donne au roman une petite note feel-good. Peut-être pas au sens strict du terme, mais la pugnacité de Claude et son sens de la débrouillardise rendent le tout curieusement assez réjouissant. C’est sans doute également dû à la plume féroce de l’autrice, qui ne rate rien, et saupoudre son récit de petites incises pleines d’humour – noir, de préférence.

« Elle consulta la section « lieux hantés » de Wikipédia, puis visita chaque lien des deux premières pages de résultats, en commençant par maisonhantee.com et en finissant par « top 10 des biens immobiliers les plus flippants ». Elle fit défiler les images correspondant à ses mots-clefs : toutes ressemblaient assez au logement de tante Colline, en plus décaties, avec parfois des éclairs et toujours de la brume.
Étrange, quand même, que les hantises touchent des châteaux, jamais des HLM. »

Première lecture pour le Prix Imaginales des Bibliothécaires, et excellente découverte, donc ! Catherine Dufour mêle roman noir, roman d’horreur et critique sociale assez féroce, dans un récit que j’ai trouvé extrêmement prenant. Le récit est énergique, parfois drôle, souvent terrifiant et met en scène une femme franchement badass, quel que soit le niveau de terreur qu’elle ressent. La fin, que je n’avais pas vue venir, m’a beaucoup plu !

Au bal des absents, Catherine Dufour. Seuil (Cadre noir), septembre 2020, 224 p.

Brèves de comptoir #265

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Du côté de l’écriture

Appel à texte chez Projets Sillex : Isekai !

Projets Sillex lance un nouvel appel à textes : Isekai.

Thème :

« Sur l’eau calme voguant sans trêve…
Dans l’éclat du jour qui s’achève…
Qu’est notre vie, sinon un rêve ? »


Réincarnés, transportés ou même invoqués dans un autre monde, les personnages de vos nouvelles, eux, ne rêvent pas : les voilà dans un ailleurs qu’ils ne connaissent pas.Savaient-ils qu’ils s’y rendraient ou y sont-ils apparus malgré eux ? Y seront-ils entourés de merveilles ou pourchassés sans relâche ? Auront-ils à coeur de rentrer chez eux ou chercheront-ils, à l’inverse, à s’adapter à cet espace voire à le transformer ?Toutes ces questions, ce sera à vous d’y répondre !
Avec cet appel à textes, nous vous invitons à réfléchir sur le thème de l’isekai, que nous définissons ici comme un sous-genre dans lequel un ou plusieurs personnages de notre monde se trouvent plongés dans un autre univers, qu’il s’agisse d’un véritable monde parallèle (à la manière de la saga Ewilan, de Pierre Bottero) ou d’un monde alternatif, tel qu’un jeu-vidéo, rendu réel ou se superposant à la réalité (comme dans Sword Art Online, de Reki Kawahara). Vous pensez que vous ne connaissez pas d’œuvres relevant de ce genre ? Voici pourtant quelques exemples très connus que vous aurez probablement déjà croisés : La Quête d’Ewilan, Sword Art Online (déjà cités), Tron, Le Voyage de Chihiro, Space Jam, Le Monde de Narnia ou encore De l’autre côté du miroir (dont est tirée la citation introduisant cet appel à textes).
Vous avez bien sûr toute latitude sur le ton et les intrigues que vous voudrez mettre en avant : plongée dans un monde futuriste, dans une pure fantasy médiévale, récit horrifique, épique, burlesque… Le recueil est de toute façon destiné aux adultes et nous ne plaçons aucune autre contrainte que le thème.

Pour rappel, le précédent appel à textes de la maison d’édition, toujours en cours de financement, est consultable ici.

Voici les consignes :

– La date limite d’envoi des nouvelles est fixée au 15 octobre 2021.
– Les nouvelles doivent s’inscrire dans le thème de l’isekai (pour une définition plus précise, il est possible de se référer à l’article de Wikipédia sur le sujet ou de s’inspirer des exemples cités) et posséder un titre (même provisoire).
– Les nouvelles ne doivent pas s’inscrire dans le cadre d’un univers sous licence et dont vous ne disposez pas des droits (il ne s’agit pas d’un appel à fanfictions).
– Les nouvelles doivent être rédigées en langue française.
– Les nouvelles doivent comporter entre 40 et 80k sec (milliers de signes espaces comprises).
– Il est possible de proposer plusieurs nouvelles, mais si plusieurs d’entre elles sont sélectionnées, il faudra en choisir une seule afin de ne pas léser d’autres participants.
– Vous devez posséder l’intégralité des droits sur votre nouvelle, qu’elle soit inédite ou qu’elle ait déjà fait l’objet d’une publication.
– Les nouvelles peuvent nous être adressées dans l’un des formats suivants : PDF / DOC(X) / PAGES / EPUB
– Les envois se font sur l’adresse contact@projets-sillex.com en indiquant dans l’objet « Soumission de nouvelle pour anthologie ».

Les auteurs et autrices sélectionnés percevront 100€ et recevront 3 a 6% de droits d’auteur sur l’anthologie (30% divisés entre les auteurs et autrices des 5 à 10 nouvelles sélectionnées).

Pour plus d’infos, ça se passe là !

Un nouveau forum d’écriture : l’Atelier Perché !

Sur le modèle de Cocyclics, L’Atelier Perché est un jeune (mais déjà très fourni) forum de bêta lecture et d’entraide autour de l’écriture.
Vous écrivez, ou la plume vous titille ? Allez donc y jeter un œil !

Des salons (on espère) !

Les nouvelles dates de Gresimaginaire

Le salon isérois Gresimaginaire vient d’annoncer ses nouvelles dates. Il aura lieu les 2 et 3 avril 2022 à La Marelle à Crolles (38). Il s’agira en grande partie d’un report de l’année 2020. Au programme : dédicaces des auteurs invités, jeu de rôle, tables rondes, conférences et de nombreuses animations vous seront proposées.
En somme : affaire à suivre !

Étonnants Voyageurs en ligne !

La trentième édition du festival Étonnants Voyageurs aura lieu en ligne, du 22 au 24 mai 2021. Les auteurs seront bien sur place pour les rencontres et autres tables rondes, et celles-ci seront retransmises gratuitement sur le site du festival.

Des conférences, des interviews !

Entretien avec Robert Jackson Bennett

Cet entretien, mené par Gillossen, est à lire sur Elbakin.net !

Stranger Things : dans l’œil des experts

Roland Lehoucq (astrophysicien au CEA et grand amateur de SF ), Natacha Vas-Deyres (Docteur en littérature française et spécialiste de la science-fiction à l’Université Bordeaux Montaigne) et Camille Jeunet (chargée de recherche en neurosciences cognitives et spécialiste des interfaces cerveau-ordinateur, à l’Institut de Neurosciences Cognitive et Intégratives d’Aquitaine – Université de Bordeaux, CNRS, EPHE)

Procrastination sur la chaîne DoctriZ !

Lionel Davoust, Estelle Faye et Mélanie Fazi, soit l’équipe de l’excellent podcast Procrastination était en live vendredi soir sur la non moins excellente chaîne DoctriZ. C’est à (re)voir ici !

Les 25 ans du Bélial’ !

Le premier numéro de Bifrost est paru en 1996 et les éditions du Bélial’ naissaient dans sa foulée. Pour fêter le quart de siècle, et sous la houlette de « Philippe Boulier (gentil animateur tout de noir vêtu), Olivier Girard (rédac’-chef de Bifrost et boss du Bélial’), Pierre-Paul Durastanti (traducteur et éminence grise), Nicolas Fructus (illustrateur au talent pas de ce monde), Roland Lehoucq (M. Sciences, en toute simplicité), et Erwann Perchoc (ex-stagiaire, n° 1½ du Bélial’) » reviennent sur cette aventure.

« Le Mois de » sur Bookenstock !

Ce mois-ci, les Vénérables accueillent Paul Béorn (qui en est déjà à sa sixième page d’interview). Au mois de mai, elles accueilleront Sylvie Kaufhold ! Rendez-vous sur place pour en savoir plus !

Bibliothon, acte II !

Hier, Bulledop organisait la deuxième édition du Bibliothon, créé l’an dernier durant le confinement. Au programme, 12h de live, de midi à minuit, sur sa chaîne Twitch, consacrées à différents sujets littéraires.
Voilà le programme :

  • 12h15-13h : un an après, comment se porte le livre ? Avec Elsa Lafon, Justine de la librairie L’Emile, Hugues Robert et Cordélia.
  • 13h15-14h : le young-adult, avec Audrey Alwett, Olivier Gay et Thomas Hercouet.
  • 14h15-15h : le webtoon, avec Sita, monsieur Box et Josselin Azorin-Lara.
  • 15h15-15h30 : Les p’tits Dops, avec Margaud Liseuse
  • 15h45-16h30 : cours de dessin avec Kaevane
  • 16h45-17h30 : l’auto-édition, avec Garage deloffre, Lisa Mandel et Anne-Gaëlle Huon.
  • 17h45-18h30 : la BD jeunesse, avec Lucy Mazel, Jonathan Garnier, Amélie Fléchais, Gije.
  • 16h45-19h30 : les émotions dans le livre, avec Baptiste Beaulieu, Serena Giuliano, Virginie Grimaldi.
  • 19h45-20h30 : les mangas, avec Jenny, Bruno Pham et Sourya.
  • 20h45-21h30 : la représentativité, avec Baptiste Beaulieu et Grace Ly
  • 21h45-22h30 : concert, avec Anne Sila
  • 22h45-23h30 : les créatrices partent en live, avec Cy et Fannyfique.

Les fonds récoltés seront versés à la Librairie Charybde (ouverte, mais située dans un lieu fermé au public !).

En vrac

Les titres nominés au Prix Hugo 2021

Le Prix Hugo, dont le titre rend hommage à Hugo Gernsback, fondateur d’un des premiers magazines de science-fiction américains, Amazing Stories, créé en 1926, est un prix littéraire américain créé en 1953 et décerné chaque année aux meilleures œuvres de science-fiction et de fantasy de l’année écoulée (en langue anglaise et publiées aux Etats-Unis). Les votants au prix Hugo sont les membres de la World Science Fiction Society (WSFS), qui organise la World Science Fiction Convention.

Meilleur roman

Black Sun, Rebecca Roanhorse (Gallery / Saga Press)
The City We Became, N.K. Jemisin (Orbit)
Harrow The Ninth, Tamsyn Muir (Tor.com)
Network Effect, Martha Wells (Tor.com)
Piranesi, Susanna Clarke (Bloomsbury)
The Relentless Moon, Mary Robinette Kowal (Tor Books).

Meilleure novella :

Come Tumbling Down, Seanan McGuire (Tor.com)
The Empress of Salt and Fortune, Nghi Vo (Tor.com)
Finna, Nino Cipri (Tor.com)
Ring Shout, P. Djèlí Clark (Tor.com)
Riot Baby, Tochi Onyebuchi (Tor.com)
Upright Women Wanted, Sarah Gailey (Tor.com).

Les autres titres en lice pour toutes les catégories sont visibles ici.

Bergères Guerrières en série animée !

L’Incroyable Studio (Nantes) et Vivement Lundi ! (Rennes) ont annoncé avoir pris une option sur les droits de l’excellente série de BD Bergères guerrières, d’Amélie Fléchais et Jonathan Garnier (Glénat). Pour en faire une série animée ! Destinée aux 8-10 ans, la série animée sera constituée d’épisodes de 26 minutes. Le scénario sera confié à Amélie Fléchais et Jonathan Garnier, ainsi qu’à la scénariste Eurydice da Silva.
Voici ce qu’en disent Johan Chiron et Sophie Girard, les cofondateurs de L’Incroyable Studio :

« Avec Jean-François Le Corre et Mathieu Courtois, les producteurs de Vivement Lundi !, nous partagions depuis plusieurs mois le désir de co-développer un projet entre Nantes et Rennes. Quand nous leur avons parlé des Bergères Guerrières, la collaboration est devenue évidente, Jean-François ayant également repéré la BD à sa sortie en 2017. Avec ses héroïnes fortes, l’inversion des rôles dans cette société où les garçons envient le statut des filles, le thème de l’absence et du deuil impossible, le tout porté par un magnifique univers graphique, cette série d’albums nous offre un univers d’une grande richesse et qui se prête admirablement à une adaptation en animation. »

Bon dimanche !

Les Enquêtes d’Enola Holmes #1-3, Nancy Springer et Serena Blasco.

J’avais lu le premier tome de la série de romans Enola Holmes de Nancy Springer il y a une éternité (sans doute vers sa parution, en 2007). Sans grande originalité, j’ai regardé l’adaptation mise en ligne par Netflix en fin d’année dernière, ce qui m’a donné envie de me replonger dans la série de BD de Serena Blasco (une autre adaptation de la même série de romans). C’est chose faite !

Enola Holmes #1 : La double disparition.

Quand Enola Holmes, sœur cadette du célèbre détective Sherlock Holmes, découvre que sa mère a disparu le jour de son anniversaire, en ne lui laissant pour mot qu’un recueil sur les fleurs, et un carnet de messages codés, elle se met rapidement à sa recherche. Elle va devoir recourir à son sens de la débrouille, ainsi qu’à d’ingénieuses techniques de déguisement afin de fuir le manoir familial alors que ses deux frères se sont mis en tête de l’envoyer en pension afin de faire d’elle une vraie « Lady ». Mais rien ne la prépare à ce qui l’attend. Son chemin la conduit rapidement dans les quartiers sombres et malfamés de Londres, et elle se retrouve impliquée dans le kidnapping d’un jeune marquis. Enola arrivera-t-elle à s’en sortir seule, et continuer de suivre la piste de sa mère tout en échappant à ses deux frères?

Ce premier tome est riche du point de vue de l’intrigue !
En effet, le récit présente trois axes : Enola souhaite retrouver sa mère, disparue sans explication le jour de ses quatorze ans ; elle doit également échapper aux griffes de ses frères, qui souhaitent la mettre au pensionnat – une carrière attendue pour toute jeune fille qui se respecte ; parallèlement, elle se trouve à enquêter sur la disparition du jeune vicomte Tewksbury de Basilwether, sur laquelle son illustre frère ne souhaite pas enquêter puisqu’il estime qu’il s’agit d’une simple fugue. D’ailleurs, il y a une petite compétition assez marrante entre Sherlock et Enola sur leurs enquêtes respectives.

« Sherlock a tout d’un héros. D’après ce Dr Watson, il est passé maître dans plusieurs domaines. Esprit cultivé et chimiste accompli, brillant violoniste, tireur d’élite expert en combat à la canne et à l’épée, un sens unique de l’observation et de déduction logique.
Comparons avec ma propre liste de talents. Je sais lire, écrire et compter (longue division incluse), repérer les nids d’oiseaux, déterrer des vers pour la pêche, et attraper du poisson, et… Mouais. En fait, c’est un peu démoralisant.
« 

Malgré cette triple intrigue, j’ai trouvé l’histoire très rapide, avec parfois des enchaînements un peu trop prompts, manquant un peu de logique. Je ne me souviens pas suffisamment du roman pour savoir si c’était pareil dans le roman, ou si c’est dû à l’adaptation en bande-dessinée (forcément moins longue en termes de pages).
Ceci étant dit, le récit fait la part belle aux codes et autre énigmes à décrypter, ce qui rend la lecture d’autant plus passionnante.

Côté personnages, j’ai apprécié le caractère espiègle et lumineux d’Enola. Mycroft et Sherlock, de leur côté, sont globalement odieux (surtout le premier), ce qui offre de bons antagonistes. Mais ils sont aussi de purs produits de leur époque (misogynes, donc).

« Laissez-la en paix, Mycroft. Elle est jeune et son crâne est trop petit pour sa taille. On ne peut pas trop lui en demander.« 

Cette petite perle est de Sherlock, donc.

La BD est complétée par le carnet secret d’Enola (qui occupe un bon cinquième de l’album). C’est un très bon complément, mais j’ai trouvé un peu dommage qu’il faille absolument le lire pour avoir le fin mot de l’histoire (puisqu’on y trouve la réponse codée de la maman).

Dernier point : les graphismes. Réalisées à l’aquarelle, dans des tons pastels, les illustrations sont vraiment magnifiques et portent parfaitement l’histoire !

Une bonne première découverte, donc.

Enola Holmes #1 : La double disparition, Serena Blasco. D’après les romans de Nancy Springer.
Jungle, septembre 2015. 58 p.

Enola Holmes #2 : L’Affaire Lady Alistair.

Londres, 1889. La jeune sœur du célèbre Sherlock Holmes, Enola Holmes, a décidé de vivre seule, suite à la disparition soudaine de sa mère. Après avoir échappée à la vigilance de ses frères, et sous couvert d’une fausse identité, elle ouvre un cabinet de « spécialiste en recherches, toutes disparitions ». Sa première enquête la conduit tout droit sur la piste de Lady Cecily Alistair, fille d’un baronnet et adolescente loin d’être bien comme il faut, qui a disparu dans les dangereux bas-fonds de Londres.

Nouvelle enquête pour Enola, qui cherche toujours à retrouver sa mère. Arrivée à Londres, elle doit toutefois subvenir à ses besoins. Elle monte donc le cabinet du Dr Ragostin, expert en disparitions et prend le rôle d’Ivy Meshle, la jeune assistante de l’enquêteur.
Or, justement, voilà que le Dr Watson vient la consulter concernant … la disparition d’Enola ! Cette « enquête » la met sur les traces de Lady Cecily, une jeune aristocrate qui a elle aussi disparu.

« Si une jeune fille fuit au bras d’un soupirant, elle sera vue comme sotte et naïve. Tandis qu’une lady qui lit Marx sera jugée comme dérangée et prête à n’importe quoi. »

Dans cet opus, on visite donc les bas-fonds de Londres, mais aussi les salons des ladys, les grands magasins… Ce tome est vraiment en phase avec l’époque : on y lit Das Kapital, des « agitateurs » essaient d’initier les travailleur à plus de droits sociaux ; on croise aussi des hypnotiseurs et autres charlatans.
L’intrigue colle assez à l’ambiance des enquêtes classiques de Sherlock. L’histoire tire un peu sur le glauque (on parle d’un homme qui séquestre et hypnotise une jeune lady, quand même !), tout en utilisant tous les artifices que l’on aime retrouver dans ces récits : ruses, déguisements, et autres personnages polymorphes sont donc de la partie.

Le scénario est assez linéaire, mais porté par les illustrations, qui sont toujours de splendides aquarelles.

Encore une fois, la BD se complète d’un large cahier bonus, dans lequel on trouve un récapitulatif des personnages, une table des déguisements favoris de Sherlock et Enola, mais aussi des dossiers plus documentaires sur l’histoire de Das Kapital, l’hypnose, le langage des fleurs, et un gros dossier sur les messages codés.

Ce tome 2 tient donc les promesses du premier volume en proposant une intrigue intéressante, soulignée par de très beaux graphismes.

Enola Holmes #2 : L’Affaire Lady Alistair, Serena Blasco. D’après les romans de Nancy Springer.
Jungle, mai 2016, 64 p.

Enola Holmes #3 : Le Mystère des Pavots Blancs

Londres, printemps 1889. Le Docteur Watson est introuvable !
Voici une nouvelle enquête qui intéresse aussi bien Enola Holmes que son frère Sherlock. Pour cela, Enola doit se construire un nouveau personnage, le dernier ayant été démasqué lors de sa dernière enquête. Cette fois-ci, point de vieille demoiselle ou de jeune fille ingénue, elle va se transformer en véritable lady, élégante et raffinée.
Rendant visite à Mrs Watson, elle aperçoit un bouquet étrange. Selon le langage des fleurs, le message qu’il transmet est « malchance », « mort », « vengeance ». Mauvais présage ?

J’avais aimé croiser le Dr Watson dans l’enquête précédente. J’étais donc ravie de le revoir de nouveau au centre de l’histoire – même s’il a disparu !

C’est le concept qui fait le charme de la série : on retrouve donc encore plein de codes à décrypter, notamment grâce au langage des fleurs. Ici, il est omniprésent, puisqu’Enola découvre un bouquet (moche) de pavot blanc (au lieu du rouge habituel), d’aubépine rouge (on croise plutôt de la blanche), de feuilles d’asperge et de liserons (qui ressemblent à des mauvaises herbes). Évidemment, c’est louche (en plus d’être hideux) et la signification fait froid dans le dos. D’ailleurs on se dit que le Dr Watson a bien de la chance que la jeune fille soit versée dans ce langage des fleurs, sans quoi il aurait sans doute attendu longtemps là où il était retenu !
Forcément, l’enquête met en concurrence Enola et son frère, qu’elle va s’ingénier à éviter (pas toujours avec succès). Cela ajoute à la tension générale !

Comme dans le tome précédent, l’enquête nous emmène dans les endroits les moins reluisants de Londres, puisqu’Enola va carrément s’introduire dans un asile d’aliénés – pas franchement un endroit qui fait rêver. On croise également des personnages angoissants, dont une femme défigurée qui fait vraiment flipper.

Cela fait donc deux tomes que je suis assez surprise par le contenu effrayant dans une BD plutôt destinée à la jeunesse. Cela contraste fortement avec les aquarelles – toujours aussi magnifiques – et cela m’a bien plu !
Côté graphismes, on ne change pas une équipe qui gagne : des aquarelles sublimes, un découpage original, qui servent parfaitement l’intrigue.

Une fois de plus, on a une intrigue vraiment en prise avec son époque, y compris sur la misogynie ambiante – vu son éducation, on comprend que cela fasse râler Enola !

« Comment font les femmes pour porter ça tous les jours? A croire qu’on leur demande de ne pas avoir d’existence propre en dehors de leurs « charmantes fanfreluches ». Si les hommes se sentent obligés de nous contraindre en nous emprisonnant dans des corsets, c’est qu’ils doivent être conscients que nous valons autant qu’eux !« 

Le cahier documentaire final contient un nouvel éclairage sur le langage des fleurs, mais aussi de solides dossiers historiques liés à l’intrigue, à savoir ici la lobotomie, ou l’Affaire Jack l’Éventreur. Là encore, le fin mot de l’histoire se situe dans le carnet final – même si cette fois, cela tient plus du clin d’oeil que de la véritable résolution. Petit point bous : le cahier propose aussi un herbier à compléter !

Arrivée à la moitié, j’apprécie toujours autant la série ! Je ne me souviens plus assez du roman pour juger l’adaptation, mais le format bande-dessinée est tout à fait convaincant. Bonne pioche !

Enola Holmes #3 : Le Mystère des pavots blancs, Serena Blasco. D’après les romans de Nancy Springer.
Jungle, 2016, 63 p.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

J’avais inscrit les tomes 2 et 3 de la série dans mon Cold Winter Challenge 2020, et ils m’ont permis de valider la catégorie Raclette !

[2021] Petit bilan de mars

Carnet de lectures : rayon bulles.

Shirley #1, Kaoru Mori (Ki-oon).

À tout juste 13 ans, Shirley entre au service de Mme Bennett, populaire patronne d’un café londonien. La jeune fille semble avoir un lourd passé, mais la bonté naturelle de sa nouvelle maîtresse lui permet de retrouver le sourire, et parfois même des bribes d’enfance…
J’adore les mangas de Kaoru Mori, et j’ai lu avec beaucoup de plaisir ses séries Emma et Bride Stories (je fais d’ailleurs durer le plaisir et ne suis à jour dans aucune des deux).
Bref, j’ai donc emprunté le premier tome de Shirley à la médiathèque sur la bonne foi du nom de la mangaka ! Et si j’ai globalement apprécié, je dois reconnaître que l’ensemble m’a laissée quelque peu sur ma faim. On suit donc les aventures de Shirley, treize ans, qui devient femme de chambre chez une jeune femme de la bonne société londonienne. Les trois premiers chapitres détaillent leur vie quotidienne, sans vraiment mettre en place de fil rouge. Les deux derniers chapitres, quant à eux, mettent en scène deux autres femmes de chambre, employées ailleurs (et a priori n’ayant aucune connexion les unes avec les autres). L’ensemble est sympathique, mais hyper décousu. Si je mets la main sur le tome 2, je le lirai également pour voir de quoi il retourne, mais ce titre souffre vraiment de la comparaison avec les autres séries de l’autrice.

Les Cerisiers fleurissent malgré tout, Keiko Ichiguchi (Kana).

Keiko Ichiguchi est une mangaka japonaise qui vit en Italie avec son mari. Au début de ce manga, elle apprend par un coup de fil que l’impensable est arrivé au Japon : nous sommes en 2011. Le récit est donc clairement autobiographique : l’autrice y parle de son enfance, durant laquelle on lui a diagnostiqué une maladie, puis, plus tard, de la façon dont la catastrophe a traversé sa vie. Ce qui est intéressant, ici, c’est qu’on n’est pas au Japon, mais en Italie lorsque surviennent les événements. L’autrice raconte donc les heures d’angoisse (lorsqu’il est impossible de savoir qui a été touché, comment, etc.), l’envie de se mobiliser (mais pour faire quoi ? De quelle façon ?), sans négliger la façon dont est impactée sa vie personnelle en Italie. Avec cela, le graphisme épuré, délicat, plein de tendresse porte merveilleusement le récit. Je ne savais pas à quoi m’attendre en ouvrant ce manga, et j’en suis sortie charmée !

Carnet de lectures : rayon romans

Les Infectés, tome 1, Marc-André Pilon (éd. Kennes).

Zachary, Camille et Dilkaram vont au lycée à Cité-les-Jeunes et vivent une existence assez classique de lycéens. Débarque alors une vidéo virale dans laquelle on assiste à un meurtre bestial : réalité, ou montage ? Or, rapidement, la maladie qui semble avoir frappé l’agresseur… prend de l’ampleur et transforme les humains en monstres sanguinaires assoiffés de sang.
Je n’ai pas du tout été emballée par ce roman de zombies extrêmement classique. L’histoire s’attache au début et au développement de l’infection mais nous impose un récit extrêmement répétitif. Entre chaque chapitre consacré au trio de protagonistes, s’intercalent des interludes narrant (systématiquement) l’infection d’un personnage lambda sans aucun rapport avec les personnages (à une ou deux exceptions près). Globalement, c’est toujours la même chose, et c’est un peu lassant. Par ailleurs, le développement du récit n’apporte rien de neuf au genre (les persos sont séparés, tombent sur de l’aide qui finalement n’est pas si aidante, la fille manque de se faire violer, etc.), ce qui ne m’a pas aidée à m’impliquer dans ma lecture. J’ai trouvé que les personnages n’étaient pas suffisamment creusés, et que la fin était vraiment, vraiment trop expédiée. Seul point positif : Dilkaram fait partie de la communauté sikh, et j’ai trouvé que cela changeait un peu ! Bref, je ne lirai pas la suite et dans le même style, je conseillerais plutôt In the after.

Tops/Flops

Au rang des seconds, j’ai parlé ci-dessus des Infectés, sur lequel je ne reviens donc pas.
L’autre lecture en demi-teinte, ce mois-ci, a été Le Grand jeu, de Benjamin Lupu.
Autant j’ai aimé l’aspect steampunk et la débauche d’idées toutes plus originales les unes que les autres, autant la complexité de l’univers m’aura un peu perdue. L’intrigue présente plusieurs ramifications qui dessinent un schéma assez dense et à plusieurs reprises, j’ai manqué d’explications pour tout bien suivre.

A côté de cela, j’ai eu deux excellentes, excellentes découvertes !

Tout d’abord, le premier tome de La Machine, de Katia Lanero Zamora, qui nous plonge dans une fantasy largement inspirée de la guerre civile espagnole – une époque qui me passionne. Ici, pour ne rien gâcher, Katia Lanero Zamora dresse une fresque familiale, dans laquelle se mêlent conflits politiques et intenses questionnements personnels. C’est brillant ! J’ai dévoré le roman, j’ai hâte de lire le second volet !

Enfin, deuxième excellente découverte avec Derniers jours d’un monde oublié, le premier roman de Chris Vuklisevic – qui a remporté le concours du premier roman d’imaginaire de FolioSF, ce qui est quand même la grande classe. Et c’est amplement mérité ! Le roman raconte, via trois personnages, les douze derniers jours d’un monde en train de s’effondrer et c’est hyper prenant. J’attends avec impatience ses prochains titres !

Citations.

« La grêle carillonnait avec une violence redoublée sur son visage, lui bleuissant les pommettes de froid et d’hématomes. Qu’importe ! Contrairement au commun des mortels, elle avait un faible pour le temps abominable de son pays. Elle adorait le grondement de l’orage, la pluie lui dégoulinant dans les yeux, les frimas givrant ses cheveux, elle saisissait la neige à pleines mains pour la goûter du bout de la langue. Elle était une Funestrelle aguerrie, fille du froid et de la glaise, attachée comme jamais à la Rocaille. »
Rocaille, Pauline Sidre.

« Les étoiles des pentagrammes ont combien de branches, déjà ? Quatre ou six ?
– Cinq, voyons ! C’est dans leur nom ! Tu n’es pas censé être bon en maths ?
– Oh. Comme un pentagone à cinq côtés, approuva-t-il. Je n’avais jamais fait le rapprochement !
Polly roula des yeux au ciel. »
Fingus Malister #2, Ariel Holzl.

« On ne doit jamais confier à autrui ses crimes, sauf s’ils sont trop grands pour être dissimulés – et dans ce cas, on les qualifie de politiques ou de mesures d’État. »
Le Chant de l’épée, Bernard Cornwell.

« Le matin où les étrangers arrivèrent sur l’île, la Main de Sheltel fut la première à les voir.
Elle allait revêtir son masque quand, par la fenêtre, elle aperçut un point sombre à l’horizon. Un mirage, crut-elle ; un tremblement de la chaleur sur l’eau. La mer était vide, bien sûr. Rien ne venait jamais de l’océan.
Elle ne lança pas l’alerte. »
Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic.

« Était-ce elle qui attirait le bruit et la misère, ou le monde entier était-il fait uniquement de cris de détresse ? »
Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic.

Brèves de comptoir #264

Le dimanche, l’actu de l’imaginaire en bref !

Des podcasts

Le podcast de Tolkiendil

Laura Martin-Gomez y présente ses travaux de thèse, réalisée entre 2015 et 2020, et portant sur la réception de l’œuvre de J.R.R. Tolkien par ses fans aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France entre 1955 et 1992.

Red Team, la SF au rapport !

Nicolas Martin, dans La Méthode scientifique, a reçu les auteurs Laurent Genefort et Xavier Mauméjean, ainsi que Fabienne Casoli, présidente de l’Observatoire de Paris, pour parler de la Red Team, un groupe d’auteurs de SF recrutés par l’armée pour envisager les conflits du futur. A écouter ici !

Des appels à texte, des ateliers d’écriture !

Le Grand Prix 404 Factory

Pour la 5e année consécutive, la plateforme d’écriture collaborative 404 Factory organise le Grand Prix 404 Factory, créé en hommage à Lola Salines, en, en partenariat avec ActuSF, CNEWS et SYFY.
Voici le principe du concours :

  • 3 mois d’écriture
  • 8 genres littéraires possibles : apocalypse, fan fiction, fantasy, gaming, sci-fi, steampunk, super-héros et #LOL
  • 5 finalistes choisis par la team 404
  • 1 grand gagnant élu par un prestigieux jury
  • 1 publication papier et e-book avec un contrat d’auteur chez 404 éditions à gagner

Toutes les infos ici !

Réouverture des soumissions de manuscrits aux éditions du Petit Caveau !

La maison d’édition se consacre aux vampires et aux récits gothiques. Tous les genres sont acceptés en romans, feuilletons et novellas, à envoyer à l’adresse suivante : manuscrits[@]editionsdupetitcaveau.com (sans les crochets)
Toutes les infos ici !

Nuit virtuelle de l’Atelier d’Hettange !

Jean-Sébastien Guillermou organise, le samedi 29 mai, une nuit virtuelle de l’écriture.
A 20h, il révèlera sur sa page Facebook un thème imposé. Les participants auront alors quatre heures pour écrire le premier jet d’une nouvelle inspirée de ce thème, peu importe le style de l’auteur (roman noir, Science-Fiction, romance…). Cette nuit sera un prétexte pour écrire une histoire en intégralité, la session se terminera (officiellement…) à minuit. Plus de détails à venir courant mai et en attendant, toutes les infos ici.

Des interviews, des dossiers !

Les secrets d’écriture de Jean Krug

A l’occasion de la sortie du Chant des glaces, Jean Krug a répondu aux questions d’Actusf.

De la fantasy au Point Pop !

Claire Duvivier, David Meulemans et Guillaume Chamanadjian ont répondu aux questions du Point Pop à propos de la parution (prochaine) de La Tour de Garde aux Forges de Vulcain, « une grande saga de fantasy en train de naître », d’après Phalène de la Vallette et Lloyd Chéry ! L’article est à lire ici.

Entités titanesques et leur histoire !

Ce dossier thématique de Cinak évoque ces entités légendaires et fabuleuses tirées de mythes et légendes, récits de fantasy et autres histoires dans les étoiles. A lire sur SyFantasy !

Des événements !

La Science en BD

Raymond Poirier recevra Christian Quesnel, Richard Vallerand, Karine Gottot, Martin PM, Mathieu Lampron et la libraire Marie-Hélène Vaugeois pour parler de la Science en BD. La diffusion en live (dimanche 11 avril, 1h, UTC +2) se fera ici.

Rue des Livres

Le festival rennais a eu lieu fin mars ; vous pouvez revoir leurs cinq émissions thématiques (Ville, Jeunesse, Imaginaire, Voyage, histoires). A (re)voir ici !

Murder Party en ligne : le gâteau était presque parfait !

La médiathèque parisienne La Canopée La Fontaine organise une murder party, accessible du 11 au 17 avril. Voici le scénario :

Pour fêter ses 5 ans, la médiathèque a commandé un fabuleux gâteau à la célèbre pâtisserie primée « De Belles Manières ». Le jour J, le gâteau n’est pas livré et l’équipe de la Canopée commence à s’inquiéter. On apprend très rapidement qu’un drame est arrivé…
A vous de mener l’enquête ! Cette murder party en ligne est bilingue Français/ LSF.

Et ça se passe ici !

En vrac !

Avez-vous vu… la version russe (amateur) du Seigneur des Anneaux ?
Ce téléfilm d’une cinquantaine de minutes, tourné à tout petit budget et intitulé Khraniteli, a été diffusé en 1991 !
Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire l’article du Monde qui lui a été consacré.

Bon dimanche !