Brèves de comptoir #169

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : les finalistes du prix Masterton !

Créé en 2000 par Marc Bailly, le prix Masterton rend hommage à l’auteur Graham Masterton, qui a marqué la littérature fantastique depuis les années 70 avec d’excellents textes, en récompensant des œuvres relevant du fantastique. Le prix propose trois catégories : meilleur roman francophone, meilleur roman traduit, meilleure nouvelle. Voici les titres en lice pour le prix cette année !

Romans francophones :

  • Gwenn Aël : Ahriman (Lune Écarlate).
  • Jean-Pierre Favard : La nuit de la Vouivre (La Clef d’Argent).
  • Michael Fenris : Aaverhelyon (Auto édition).
  • J.B. Leblanc et Frédéric Livyns : Le miroir du damné (Sema édition).
  • Sire Cédric : Du feu de l’enfer (Presses de la Cité).

Romans étrangers:

  • Lars Kepler : Playground (Actes Sud, traduit par Lena Grumbach).
  • Alan Moore : Jérusalem (Éditions Inculte, traduit par Claro).

Nouvelles :

  • Anthologie Légendes d’Océanie (Éditions Évidence).
  • Pierre Brulhet : Le repaire du loup (Éditions Eleusis).
  • Frédéric Livyns : The Dark Gates of Terror (Séma Éditions).

Lundi encore : vernissage de l’exposition Super normaux !

La galerie Sakura (21 rue du Bourg Tibourg, Paris 4e) accueillera jusqu’au 9 juin 2018 l’exposition Super normaux II : 30 artistes internationaux revisitent les super-héros dans leurs quotidiens.
Le vernissage aura lieu jeudi 15 mars, de 18h à 22h. Toutes les infos ici !

Mardi : le young-adult est-il mort et enterré ?

Geoffrey Crété se pose la question, sur Écran large : il dissèque les liens entre littérature young-adult (tenant plutôt de l’imaginaire) et box-office, dans son article.

Mardi encore : de l’imaginaire dans Télérama !

Le magazine consacre un article à Xavier Vernet, l’éditeur de Dsytopia.

Mardi toujours : goûter-rencontre avec Robin Hobb !

Le 21 mars paraîtra le tome 6 du Fou et de l’assassin : Le destin de l’assassin. A cette occasion, venez rencontrer Robin Hobb :
soit à la FNAC Lyon Bellecour, le 17 mars (le livre sera disponible à la vente), de 15h à 18h.
– soit à la bibliothèque Rainer Maria Rilke (88 ter boulevard de Port-Royal, Paris 5e), de 16h à 18h30.

Mercredi : le procès de Voldemort !

Et c’est Sciences-Po Paris, en partenariat avec l’association Sciences Potter, qui l’organisent, le mardi 13 mars 2018.
La séance aura lieu dans l’amphithéâtre Émile Boutmy (Sciences Po, 27 rue St-Guillaume, Paris 7e), devant un public majoritairement composé d’étudiants ; le nombre d’inscription étant limité pour les personnes externes à l’association.
Infos subsidiaires sur la page de l’événement.

Pour un avant-goût, voici un bref aperçu du procès de Rogue :

Mercredi encore : inauguration du Nuage Vert !

Le Nuage vert est une nouvelle librairie spécialisée SFFF qui ouvre à Paris (41, rue Monge, Paris 5e). L’inauguration aura lieu le 9 mars à partir de 17h30. Actusf a interviewé la libraire, Éléonore Calvez ; les autres infos sont visibles ici.

Jeudi : première sélection pour le GPI !

Le GPI, qu’est-ce que c’est ? Le Grand Prix de l’Imaginaire (ou GPI) récompense, dans 12 catégories différentes, des œuvres de l’imaginaire depuis 1992 ; le prix existe en fait depuis 1974 mais se concentrait alors sur la SF. La remise du prix aura lieu, comme les années précédentes, dans la Maison de l’Imaginaire pendant le festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs, le 20 mai 2018, vers 18 h.

1) Roman francophone

La Désolation de Pierre Bordage (Bragelonne)
Toxoplasma de Calvo (La Volte)
Le Temps de Palanquine de Thierry Di Rollo (Le Bélial’)
Pornarina de Raphaël Eymery (Denoël, Lunes d’encre)
Les Seigneurs de Bohen d’Estelle Faye (Critic)
Spire, tomes 1 & 2 de Laurent Genefort (Critic)
La Société des faux visages de Xavier Mauméjean (Alma)
Paris-Capitale de Feldrik Rivat (L’Homme sans nom)
Moi, Peter Pan de Michael Roch (mü éditions)
Pierre-Fendre de Brice Tarvel (Les moutons électriques)

2) Roman étranger

La Bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins (Denoël, Lunes d’encre)
Bagdad, la grande évasion ! de Saad Z. Hossain (Agullo)
La Cinquième Saison de N.K. Jemisin (Nouveaux Millénaires)
Une histoire des abeilles de Maja Lunde (Presses de la Cité)
L’Arche de Darwin de James Morrow (Au diable vauvert)
Version officielle de James Renner (Super 8)
2312 de Kim Stanley Robinson (Actes Sud, Exofictions)
L’Alchimie de la pierre d’Ekaterina Sedia (Le Bélial’)

3) Nouvelle francophone

« La Route des Orsadoles » de Célia Chalfoun (in Galaxies n°45)
Célestopol d’Emmanuel Chastellière (Éditions de l’Instant)
« Serf-Made-Man ? ou la créativité discutable de Nolan Peskine » d’Alain Damasio (in Au bal des actifs, La Volte)
L’Empire électrique  de Victor Fleury (Bragelonne)
« Carnaval, l’Aire Tripartite » de Laurent Genefort (in Bifrost n°86)
Point du jour de Léo Henry (Scylla)
Few of us de luvan (Dystopia)
« In Google we trust » de Jean-Marc Sire (in Galaxies n°49)
« Terre de Brume » de Cindy Van Wilder (in Galaxies n°47)

4) Nouvelle étrangère

« Qui t’attendra sur le pas de la porte ? » de Lesley Nneka Arimah (in Galaxies n°46)
La Reine en jaune d’Anders Fager (Mirobole)
Danses aériennes de Nancy Kress (Le Bélial’ & Quarante-Deux)
Le Sultan des nuages de Geoffrey A. Landis (Le Bélial’)
Certains ont disparu et d’autres sont tombés de Joel Lane (Dreampress)
« Avec ses yeux de Cixin Liu » (in Bifrost n°87)
Des vampires dans la citronneraie de Karen Russell (Albin Michel)
24 vues du Mont Fuji par Hokusai de Roger Zelazny (Le Bélial’)

5) Roman jeunesse francophone

Sang maudit d’Ange (Castelmore)
Seconde nature d’Emmanuel Ardichvili (Le Lamantin)
La Maison des reflets de Camille Brissot (Syros)
La Mémoire de Babel de Christelle Dabos (Gallimard jeunesse)
Phobos, tomes 1 à 4, de Victor Dixen (Robert Laffont)
Power Club, tomes 1 & 2, d’Alain Gagnol (Syros)
Les Mystères de Larispem, tomes 1 & 2 de Lucie Pierrat-Pajot (Gallimard jeunesse)
E.V.E. de Carina Rozenfeld (Syros)
Roslend, tomes 1 & 2, de Nathalie Somers (Didier jeunesse)
La Mort du temps d’Aurélie Wellenstein (Scrineo)

6) Roman jeunesse étranger

La Fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill (Anne Carrière)
Robot sauvage de Peter Brown (Gallimard jeunesse)
Le Défi des étoiles de Claudia Gray (Castelmore)
Les Cartographes, tomes 1 à 3 de S.E. Grove (Nathan)
Esclaves de Vic James (Nathan)
Diabolic – Protéger ou mourir de S.J. Kincaid (Bayard)
La Belle Sauvage de Philip Pullman (Gallimard jeunesse)
La Faucheuse de Neal Shusterman (Robert Laffont)
Le Monstrologue de Rick Yancey (Robert Laffont)

7) Prix Jacques Chambon de la traduction

Jean-Daniel Brèque pour Certains ont disparu et d’autres sont tombés de Joel Lane (Dreampress), La Bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins (Denoël, Lunes d’encre) et Apex de Ramez Naam (Presses de la Cité)
Michelle Charrier pour La Cinquième Saison de N.K. Jemisin (Nouveaux Millénaires)
Anne Coldefy-Faucard pour Telluria de Vladimir Sorokine (Actes Sud)
Mathias De Breyne pour Kalpa Impérial de Angélica Gorodischer (La Volte)
Pierre-Paul Durastanti pour les inédits de Danses aériennes de Nancy Kress (Le Bélial’ & Quarante-Deux)
Gilles Goullet pour Autorité de Jeff VanderMeer (Au diable vauvert)
Jean-François Le Ruyet pour Bagdad, la grande évasion ! de Saad Z. Hossain (Agullo)
Valérie Malfoy pour Des vampires dans la citronneraie de Karen Russell (Albin Michel)
Théophile Sersiron pour The Only Ones de Carola Dibbell (Le Nouvel Attila)

8) Prix Wojtek Siudmak du graphisme

Melchior Ascaride pour Tout au milieu du monde de Julien Bétan & Mathieu Rivero (Les moutons électriques)
François Baranger pour L’Appel de Cthulhu de H.P. Lovecraft (Bragelonne)
Peter Brown pour Robot sauvage de Peter Brown (Gallimard jeunesse)
Daniel Egneus pour American Gods et Le Monarque de la vallée de Neil Gaiman (Au diable vauvert)
Philippe Gady pour Capitaine Futur, tomes 1 & 2, d’Edmond Hamilton (Le Bélial’)
Taï-Marc Le Thanh pour Roslend, tomes 1 & 2, de Nathalie Somers (Didier jeunesse)
Donatien Mary pour Les Mystères de Larispem, tomes 1 & 2 de Lucie Pierrat-Pajot (Gallimard jeunesse)
Stéphane Perger pour Point du jour de Léo Henry (Scylla) et Few of us de luvan (Dystopia)
Aurélien Police pour ses couvertures de la collection Une heure-lumière (Le Bélial’)

9) Essai

Images et mots de l’horreur, tomes 1 & 2, de Guy Astic (Rouge profond)
Lovecraft au prisme de l’image de Christophe Gelly et Gilles Menegaldo (Le Visage vert)
Heavy Metal, l’autre Métal Hurlant de Nicolas Labarre (Presses Universitaires de Bordeaux)
Étoiles rouges. La littérature de science-fiction soviétique de Viktoriya Lajoye et Patrice Lajoye (Piranha)
Logique de la science-fiction. De Hegel à Philip K. Dick de Jean-Clet Martin (Les Impressions nouvelles)
George A. Romero : Révolutions, zombies et chevalerie de Julien Sévéon (Popcorn)
La Greffe de tête. Entre science et fiction de Philippe St-Germain (Liber)
Petit guide de la science-fiction au Québec de Jean-Louis Trudel (Alire)

10) Prix spécial

Les éditions Armada pour leur collection « Carnets de croquis »
Les éditions Le Bélial’ et Dystopia pour l’intégrale du Rêve du démiurge de Francis Berthelot
Les éditions Books éditions pour la publication de En l’an 2017
Les éditions Callidor pour leur travail « archéologique » et la qualité de leurs parutions
La revue Gandahar, avec mention spéciale pour le n°8 sur Robert F. Young
Ellen Herzfeld et Dominique Martel pour leur travail au service de la science-fiction depuis plus de 30 ans, dont le site internet Quarante-Deux et les recueils de la collection Quarante-Deux aux éditions du Bélial’
Lapsus Clavis de Terry Pratchett (L’Atalante)
Les éditions Mnémos pour L’Intégrale de Clark Ashton Smith
Les éditions Omnibus pour la réédition en fac-similé de La Guerre des Mondes de H.G. Wells avec les illustrations d’Alvim Corrêa.

Jeudi encore : une adaptation manga pour Retour vers le futur !

Et c’est Yusuke Murata (le dessinateur de One-Punch man, Eye shield 21, entre autres titres), qui s’en charge. Les premiers tomes devraient paraître en avril au Japon. La série s’intitulera sobrement BTTF et sera d’abord publiée en ligne sur le site de prépublication Kono manga ga Sugoi ! puis publiée en volumes.
Le projet devrait être supervisé par Bob Gale, coscénariste des films. Et vous pouvez déjà voir quelques croquis sur le compte Twitter du dessinateur.

Jeudi toujours : appels à manuscrits !

Projets Sillex

Projets Sillex est une maison d’édition collaborative (à compte d’éditeur) qui se lancera en fin d’année. Pour ce faire, l’équipe recherche des manuscrits SFFF !
Ils recherchent de préférence des romans (50 000 mots au moins) en tome unique. Ils envisagent d’ores et déjà une collection centrée sur la mythologie et une autre destinée aux jeunes adultes.
Les manuscrits sont à envoyer à l’adresse suivante : projets.sillex@gmail.com
Voici ce qui est attendu dans le mail :
– Le manuscrit que vous désirez soumettre (ou, si vous le souhaitez, les 50 premières pages) en PDF ou en epub.
– Une présentation courte du roman, récapitulant l’intrigue.
– Si possible, un synopsis détaillé reprenant tout le déroulement du roman, jusqu’à la fin.

Infos supplémentaires sur leur page ou en leur envoyant un email !

Fantasy Art and Studies

La revue bilingue consacrée à la fantasy lance, pour son 4e numéro, un appel à texte sur le thème Made in Japan. Les nouvelles inspirées du folklore japonais sont à envoyer au format .doc, en Times New Roman corps 12, interligne simple (7 pages maximum), avant le 26 juin 2018 à fantasyartandstudies@outlook.com .
À vos claviers !

Dimension Merveilleux Scientifique 5 et au-delà !

Rivière Blanche publie en fin d’année son quatrième tome de la série et se prépare déjà pour le 5e. Trois axes seront à privilégier pour cette édition : Mettre à profit, comme pour Dimension Merveilleux scientifique 3, les pays européens autres que la France, Russie, Royaume-Uni, Scandinavie, Italie, Allemagne, Espagne, etc… leur production merveilleuse scientifique, en allant pourquoi pas jusqu’en Amérique ou au Japon, en Australie ou en Amérique du sud, tout en s’amusant à réutiliser ou citer personnages, auteurs ou artéfacts…
Briser les limites de l’extraordinaire et de la sidération, en mettant en scène des aventures atteignant ou dépassant les limites de ce que le merveilleux scientifique original se permettait le plus souvent : sortir du système solaire ou de notre seule dimension, se promener dans les circonvolutions du temps, mais en conservant l’esprit d’autrefois, le sens du rétro.
Élaborer des textes franchement originaux, déportant le merveilleux scientifique de nos jours ou dans l’avenir, le tournant en dérision, l’abordant par des angles inattendus ou déconstruisant le formalisme souvent classique de sa prose ; inventer, en somme, un merveilleux scientifique alternatif ou post-humain, tellement différent mais toujours reconnaissable.

Les nouvelles pourront aller jusqu’à 40 000 signes, et devront être soumises à l’anthologiste au plus tard le 1er novembre 2018. Les fichiers seront enregistrés au format RTF, et accompagnés d’une présentation biographique et d’une postface. Cette dernière devra, pour les auteurs de fiction n’ayant pas déjà participé aux précédents Dimension Merveilleux scientifique, expliciter comment ils ont rencontré et comment ils perçoivent le merveilleux scientifique. Pour les habitués, la postface devra éclairer la genèse de leur nouvelle.
Chaque volume de Dimension Merveilleux scientifique comprenant par ailleurs une série d’articles d’analyse, nous sommes également preneurs de toute proposition d’étude, portant sur un auteur, un thème, en lien avec l’actualité ou non, et dont la longueur n’excéderait pas 20 000 à 25 000 signes, de préférence.
Toutes les propositions, questions ou fichiers textes sont à envoyer à jeanguillaume.lanuque@wanadoo.fr

Vendredi : portrait de Richard K. Morgan !

À l’occasion de l’adaptation sur Netflix de Carbone modifié, SYFantasy consacre un portrait à l’auteur des aventures de Takeshi Kovacs.

Sur le même sujet, vous pouvez lire l’entretien qu’a accordé Jean-Gabriel Ganascia, expert en intelligence artificielle, à Allociné.

Vendredi encore : les finalistes du prix Bob Morane !

Le prix Bob Morane récompense une œuvre de fiction publiée dans l’année civile du prix en cours ; il a été créé en 1999 par Marc Bailly, en hommage au personnage fictif d’Henri Vernes, créé en 1953, que vous connaissez peut-être par le biais des romans ou des bandes-dessinés dont il est le héros (à défaut, vous avez peut-être entendu la chanson d’Indochine). Comme Bob Morane a exploré tous les genres possibles et imaginables, la sélection est à son image. Voici les finalistes en lice :

Romans francophones

  • Quand changent les temps, Jacques Boireau (Éditions Armada).
  • Les corps tombés du ciel, Pierre Brulhet (L’Atelier Mosésu).
  • Que passe l’hiver, David Bry (Les Éditions de l’Homme sans nom).
  • Toxoplasma, David Calvo (La Volte).
  • Satinka, Sylvie Miller (Critic).
  • F.E.L.I.N.E., Arnauld Pontier (Rivière Blanche).

Romans étrangers

  • 2312, Kim Stanley Robinson, traduction de Thierry Arson (Actes Sud).
  • Tous nos contretemps, Elan Mastai, traduction de Jean Bonnefoy (Bragelonne).
  • Les livres de la terre fracturée, tome 1, La cinquième saison, N.K. Jemisin, traduction de Michelle Charrier (J’ai Lu).
  • Libration, Becky Chambers, traduction de Marie Surgers (L’Atalante).
  • La vie est un millefeuille à la vanille, Lars Vasa Johansson, traduction d’Hélène Hervieu (Fleuve éditions).

Nouvelles

  • Faux-semblance, Olivier Paquet (L’Atalante).
  • Le terminateur, Laurence Suhner (L’Atalante).

Coup de cœur

  • Crimes, aliens & châtiments, Pierre Bordage/Laurent Genefort/Laurent Whale (ActuSF).
  • Le guide de la SF et de la Fantasy, Karine Gobled  (ActuSF).
  • Patrice & Viktoriya Lajoye pour leur travail d’éditeurs, anthologistes, essayistes et traducteurs sur la SFFF russophone

 

Bon dimanche !

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[2018] Petit bilan de janvier

Carnet de lectures

Lectures à bulles.

J’ai lu pas mal de bande-dessinées en janvier (je chroniquerai un jour, je chroniquerai !) et, au premier chef, j’ai relu la série Zombillénium, d’Arthur de Pins – j’avais déjà lu les deux premiers tomes, mais le 3 était une découverte. Zombillénium, c’est l’histoire d’un parc d’attractions uniquement tenu par des créatures fantastiques, du directeur aux machinistes du train fantôme. Et dans l’équipe, il y a un démon et une sorcière qui tente de juguler ses pouvoirs démoniaques – pour la faire courte !
Je n’ai pas vu l’adaptation, mais replonger dans cet univers m’en a donné l’envie ; le portrait de l’univers de l’entreprise est certes cinglant, mais franchement bien vu. L’intrigue fantastique, avec ses zombies, ses vampires, sa sorcière et ses démons en goguette tient bien la route et c’est pas la fin du tome 3 qui va donner envie de s’arrêter là !

Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme, Isabelle Dethan (Delcourt, 2017).
Depuis Sur les Terres d’Horus, j’adore le travail d’Isabelle Dethan, donc découvrir son nouveau titre a été une bénédiction, d’autant qu’il mêle traditions de Égypte antique et antiquités égyptiennes du musée du Louvre !
Gaspard est passionnée d’antiquités égyptiennes et profite du fait que son oncle soit gardien au Louvre pour y passer tout son temps. Un jour, il remarque une petite fille qui semble perdue : il s’agit du fantôme d’une fillette égyptienne, dont les affaires mortuaires ont été éparpillées dans le musée… Qu’à cela ne tienne, il va l’aider !
Bon, vous l’avez compris, j’adore le travail d’Isabelle Dethan alors replonger dans ses aquarelles a été un très bon moment : celles-ci sont très colorées et riches en détails et reproduisent à merveille les différentes salles du Louvre ainsi que ce qui y est exposé. L’intrigue, qui mêle fantastique et histoire, tient bien la route et offre suspense, un tas d’informations et émotions. Bref, une chouette BD, accessible aux plus jeunes !

Côté ciné.

Glacé.

Cette série adapte le roman éponyme de Bernard Minier (que je n’ai pas lu, donc je ne me prononcerai pas sur la fidélité de la-dite adaptation). On y suit la capitaine Ziegler et le commandant Servaz, appelés dans un petit bled des Pyrénées où, au petit matin et sous des trombes de flocons, on vient de découvrir le cadavre décapité d’un cheval de prix, accroché à la falaise près d’une centrale hydroélectrique. Parallèlement, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre de haute sécurité psychiatrique qui domine la vallée (et dans lequel croupit, ça tombe bien, l’ennemi intime de Servaz, qu’il a mis sous les verrous quelques années plus tôt).
Voilà une série à regarder sous la couette, vu les tombereaux de neige qui traversent l’écran ! Sans surprise, l’ambiance fait écho au titre : glaciale.
Et ce n’est pas seulement dû à la saison hivernale : cela tient également au centre de haute sécurité psychiatrique, à ses détenus et aux lourds secrets qui semblent empoisser l’atmosphère. Si j’ai apprécié l’ensemble (du moins dans un premier temps), je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que c’était quand même un brin cliché. Donc oui il y a des flics qui picolent, oui ils sont hyper borderline, évidemment ils enquêtent sur des trucs qui les touchent de bien trop près pour être objectifs, sans surprise il y a des personnages qui enquêtent eux aussi pour leur compte et oui, mille fois oui, le passé des personnages les hante terriblement. De fait, j’ai été tenue en haleine pendant la majeure partie de la série, mais j’avoue que la surenchère de secrets douloureux issus du passé et autres découvertes un brin macabres m’ont un peu perdue sur les derniers épisodes. Du coup, le cheval, ça venait de qui ? Hum, eh bien, j’ai déjà zappé… Malheureusement, en plus de cela, la fin (qui est peut-être celle du roman !) ne m’a pas du tout convaincue. Bonne découverte sur les deux premiers tiers, un peu plus décevante sur la fin.

Bon, en vrai, j’avais regardé Ascension et Dark en décembre, mais je les ai oubliés dans mon p’tit bilan et c’est bien dommage, car il s’agit ni plus ni moins de deux coups de cœur !

Ascension

Avant toute chose, sachez qu’Ascension était (originellement) une mini-série de 6 longs épisodes ; malheureusement, seule la première partie a été portée à l’écran : on a donc bien 6 épisodes, mais ils sont courts et l’histoire finit sur une fin très très très ouverte !
1963. Une mission spatiale secrète est lancée par le gouvernement américain. À son bord, des humains partis pour un voyage d’une centaine d’années, direction Proxima du Centaure, où ils seront chargés d’instaurer une nouvelle colonie. 50 ans plus tard, alors qu’ils approchent du point de non-retour, une jeune femme est mystérieusement assassinée, alors qu’il n’y a pas d’armes à bord… Tout va-t-il pour le mieux à bord de l’Ascension ?
La première chose qui m’a tapé dans l’œil, ce sont les décors et les costumes : on est dans un vaisseau construit dans les années 60 et tout, à bord, est resté dans le jus. Qu’il s’agisse des consoles et écrans, des vêtements que portent les personnages, de leurs idées ou comportements, il y a un contraste qui marche à 100% ! Côté histoire, l’intrigue tient vraiment la route car elle conjugue le huis-clos au côté SF. Je n’en dirai pas trop plus, car ce serait hyper dommage de gâcher l’intrigue, mais je l’ai trouvée absolument palpitante. J’en aurais bien repris 6 épisodes, d’ailleurs, car j’ai eu un coup de foudre pour cette histoire et tout ce qu’elle renferme !

Dark

 

Allemagne, petit village de Winden. Un enfant disparaît sans laisser de traces et, bientôt, tout le village est sur les dents. Où est Mikkel ?
Les familles sont d’autant plus anxieuses que, 33 ans plus tôt, un autre enfant avait disparu. Coïncidence : Mads aurait été l’oncle de Mikkel. Est-il possible que l’histoire se répète ?
La vraie question est-elle « Où est Mikkel » ? Ou bien… « Quand est Mikkel » ?
Deuxième série de décembre et deuxième coup de cœur !
Dark, c’est d’abord une ambiance totalement envoûtante, qui passe par de longs plans figuratifs et une bande-son aux petits oignons (à bien des égards, ça m’a rappelé l’adaptation de The Circle, que j’avais également adorée). J’étais un peu dubitative sur les deux premiers épisodes, que j’avais trouvés un peu énigmatiques mais je me suis quand même totalement laissée prendre par l’ambiance générale, les petites histoires qui commencent à se tisser et surtout les petits indices qui traînent, à droite à gauche, sur les voyages dans le temps (oui, ok, je lâche le pavé dans la mare mais en même temps, dès le premier épisode on commence à en voir !). Au final, j’ai dû me restreindre pour ne pas m’enquiller tous les épisodes d’un coup mais il y a un tel suspens que j’avais salement envie d’en savoir plus ! Gros bon point : la fin est super chouette et annonce une suite sans aucun doute intéressante (du coup, je suis impatiente de la voir).

Tops & Flops.

Deux petits flops ce mois-ci, et un tas de super découvertes. Commençons donc par les premiers !

J’avais déjà lu la première bande-dessinée d’Emma et j’ai enchaîné avec le deuxième volet de la BD Un autre regard. Comme le premier, c’était super intéressant et les strips suscitent des questionnements vraiment passionnants. Ce qui m’a gênée, c’est plus le graphisme assez simple, avec une très importante proportion de page blanche : c’est super adapté à la lecture en strips verticaux sur écran, mais passé en page, c’est un peu moins réussi, je trouve. Donc le fond, super, la forme m’a moins emballée.

Ensuite, j’ai été assez déçue par Ma vie cachée de Becca Fitzpatrick (que j’ai pourtant lu d’une traite parce que, malgré tout, c’était assez prenant). Non, ce qui m’a agacée, c’est que c’était cliché à souhait, que ce soit du point de vue des personnages ou de l’intrigue, alors que l’idée de départ était plutôt pas mal vue. Mauvaise pioche, donc.

Au rang des bonnes découvertes, il a fallu que je fasse des choix !

Ce titre, je l’avais repéré chez des copinautes (Bouchon ou Les Vénérables par exemple), donc je n’ai pas rechigné à le lire car La Fille qui avait bu la Lune, de Kelly Barnhill a été une excellente surprise. L’histoire, si elle n’est pas fondamentalement originale, s’avère extrêmement poétique, pleine d’inventivité et très prenante. Tout en étant accessible aux plus jeunes, c’est pas génial, ça ?!

Ensuite, j’ai enfin attaqué Les Sœurs Carmine d’Ariel Holzl avec le premier tome, Le Complot des corbeaux. J’ai adoré l’histoire des bas-fonds mêlée à la politique et surtout, surtout, le cynisme ambiant et les aventures un brin trash de Merryvère, la cadette des sœurs. J’ai hâte de lire le tome consacré à Tristabelle !

Enfin, en tout début de mois, j’ai lu une super bande-dessinée intitulée La Différence invisible, signée Mademoiselle Caroline et Julie Dachez et qui narre les pérégrinations (et le combat) d’une jeune femme autiste. J’ai adoré les graphismes et plus encore la découverte du quotidien de Marguerite. Et j’ai appris plein de trucs !

Citations.

« Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. »
La Différence invisible, Julie Dachez & Mademoiselle Caroline.

***

« Elle s’écarta pour scruter son visage à l’expression narquoise.
– Tu sais, Elend, des fois, c’est franchement difficile de savoir quand tu plaisantes et quand tu dis simplement des bêtises.
– Ce qui me rend plus mystérieux, non ?
– On peut dire ça, admit-elle en se blottissant de nouveau contre lui.
– Eh bien, vois-tu, tu ne comprends pas à quel point c’est intelligent de ma part. Si les gens n’arrivent pas à déterminer quand je me comporte en idiot ou en génie, peut-être qu’ils prendront mes bourdes pour de brillantes manœuvres politiques. »

« Je plaisante, El, reconnut Ham.
– Tu sais, Ham, commenta Brise. La seule chose qui soit drôle avec tes plaisanteries, c’est leur absence quasi constante de toute forme d’humour. »
Le Puits de l’ascension, Brandon Sanderson.

***

« La devise de Grisaille lui revient alors en mémoire : « Quid non occiderem occidisti primum », « Ce qui ne vous tue pas est ce que vous avez tué en premier »… »

« S’ensuivit une échauffourée inscrite sous le matricule « Incident 4752 » dans les archives administratives de la police royale. Les survivants, quant à eux, préféraient s’en souvenir comme « Quinze minutes d’un foutoir sans nom » »
Les Sœurs Carmines, Ariel Holzl.

***

« La patience ne court pas.
Ni ne pousse, ni ne vole, ni ne chancelle.
La patience est l’ondulation de l’océan,
Le soupir de la montagne,
Le froncement du Marécage.
La patience est le chœur des étoiles
Tintant à l’infini… »

« Ce n’est pas parce que tu ne vois pas une chose qu’elle n’existe pas. parmi les choses les plus merveilleuses en ce monde, bon nombre sont invisibles. La foi que l’on place en elles les rend encore plus puissantes et extraordinaires. Tu verras… »

« Une histoire pouvait dire la vérité, elle le savait, mais elle pouvait aussi mentir. Les histoires pouvaient varier, louvoyer et abuser. Maîtriser les histoires, c’était s’octroyer un pouvoir considérable… »

« La petite avait une expression grave, sceptique et intense, si bien que Gherland eut du mal à détourner le regard. Elle avait la chevelure noire et bouclée et les yeux plus sombres encore. La peau lumineuse, tel de l’ambre poli. Au milieu du front, elle portait une marque de naissance en forme de croissant de lune, identique à celle de sa mère. La tradition populaire voulait que ces gens-là soient hors du commun. Gherland détestait le folklore en général, particulièrement lorsque les citoyens du Protectorat se mettaient en tête des idées de grandeur. »
La Fille qui avait bu la lune, Kelly Barnhill.

Brèves de comptoir #168

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Nota : il n’y a pas eu de brèves la semaine dernière ; cette édition-ci présente donc quelques nouvelles initialement prévues dans l’article non paru.

Lundi : comment ne pas écrire des histoires !

Yves Meynard, qui travaille pour la revue Solaris vous propose un long article d’aide aux apprentis auteurs (notamment d’imaginaire), qui s’intitule : Comment ne pas écrire des histoires.

Lundi encore : décès d’Ursula K. Le Guin …

L’incroyable créatrice de tant d’univers est décédée le 22 janvier 2018, à 88 ans.
Nebal
lui a consacré un très bel hommage.

Lundi toujours : thème des Imaginales 2018 !

Le festival spinalien, qui se tient du 21 au 24 mai 2017, aura pour thème cette année : Créature. Au menu, dragons, elfes, trolls et autres êtres féériques, mais aussi monstres, puisque c’est le bicentenaire du Frankenstein de Mary Shelley, auquel les festival rendra hommage.
On connaît également les noms des douze premiers invités francophones :
Béatrice Bottet (Le Secret de la Dame en Rouge, Scrinéo)
Camille Brissot (Dans la peau de Sam & La Maison des reflets, Syros)
Jean-Laurent Del Socorro (Boudicca, Actusf)
Estelle Faye (Les Seigneurs de Bohen, Critic)
Manon Fargetton (Les Illusions de Sav Loar, Bragelonne)
Johan Heliot (Le fer au cœur, Gulf Stream)
Christophe Lambert (Meutres dans l’espace, Syros)
Loïc Le Borgne (Sim Survivor, Scrinéo)
Rod Marty (La Mère des eaux, Scrinéo)
Pauline Pucciano (Titania 3.0, Magnard Jeunesse)
Yann Rambaud (Yanabosse et le Brahima-shatam-Ô-bktatou, Hachette France)
Carina Rozenfeld (Zalim, Scrinéo).

Et parmi les invités étrangers, il y aura notamment John Howe, l’illustrateur de Tolkien ! Du 15 mai au 24 juin, la bibliothèque d’Épinal proposera l’exposition « There and back again, visions de Tolkien et d’ailleurs » (coproduite avec la Ville de Luxembourg et le Luxembourg City Film Festival). L’exposition sera visible au centre culturel Cercle Cité de Luxembourg du 9 février au 16 mars.

Mardi : le blog d’Albin Michel Imaginaire !

En attendant l’ouverture des parutions, Gilles Dumay vous ouvre les coulisses de la collection !

Mardi encore : L’Indé du premier trimestre !

Le magazine des éditeurs indépendants de l’imaginaire est disponible dans certaines librairies et en ligne !

Mercredi : des séries !

The Rain, sur Netflix.

Le géant du streaming a présenté le teaser de sa nouvelle série danoise, The Rain, annoncée pour le printemps 2018 et écrite par Jannik Tai Mosholt.
La première saison comportera 8 épisodes de 52 minutes chacun.
De quoi ça parle ? L’histoire se déroule 6 ans après qu’une grande partie de la population a été décimée par un virus ; un frère et une soeur doivent sortir au grand jour et se confronter à l’extérieur, en suivant un carnet laissé par leur père. Objectif : survivre et trouver un autre groupe de personnes cachées quelque part dans le monde.

 

La dernière saison de Game of Thrones.

Elle sera diffusée à partir du 14 avril 2019 !

Chronique du Tueur de roi.

L’adaptation (et le tome 3….) sont en cours ; la première a été confiée à Sam Raimi !

Mercredi encore : décès de Jack Ketchum…

L’auteur de romans (notamment d’horreur) est décédé mercredi 24 janvier, à l’âge de 71 ans.
Philippe Boulier dans La Bibliothèque Orbitale lui consacre un numéro spécial.

Mercredi toujours : concours de nouvelles !

C’est la sixième édition du prix René.e Barjavel.le, promu par AOA, l’association qui organise le festival des Intergalactiques de Lyon. Le prix récompensera la meilleure nouvelle de SF répondant au thème « Lettre ouverte aux vivant.e.s qui veulent le rester ».
Date limite : 15 mars 2018.
Toutes les consignes sont visibles ici.

Jeudi : Bragelonne sur Médium !

Neverland est mort, vive Neverland ! Enfin, le Médium de Bragelonne. La maison d’édition – et ses maisons satellites – investissent la plateforme pour donner un nouveau souffle au magazine d’information. Vous y trouverez des articles de fond, des couvertures en avant-première et tout ce qui fait la vie de la maison d’édition. Pour en savoir plus et découvrir tout cela, rendez-vous ici.

Jeudi encore : podcast Elbakin !

Et il s’agit cette fois du numéro bilan de l’année 2017, désormais en ligne.

Jeudi toujours : masterclasse avec Pierre Bordage !

L’auteur animera une masterclass sur l’écriture au Mas le Grand Belly (30650 Rochefort-du-Gard), du 9 au 11 mars. Les places sont limitées à 10 ! Toutes les infos ici !

Vendredi : un court-métrage pour LoL !

League of Legends est un célèbre jeu vidéo d’arènes, développé par Riot Games. Le studio vient de mettre en ligne un court-métrage d’animation, dévoilant les origines d’Annie, un des personnages jouables.

Vendredi encore : promos numériques !

Promo du mois.

Vu que l’adaptation vient de sortir sur Netflix, le premier tome des aventures de Takeshi Kovacs, Carbone modifié, est à 4.99€ jusqu’à la fin du mois.

Jusqu’au 13 février.

Les Indés de l’Imaginaire vous proposent 14 titres de fond à – 50%.
– Après la chute, Nancy Kress.
La Maison des mages, Adrien Tomas.
Ianos, singularité nue, Olivier Bérenval.
Le Travail du Furet, Jean-Pierre Andrévon.
Le Nouveau cabinet des fées, Louis Batissier.
Lee Winters, shérif de l’étrange, Lon T. Williams.
– Intégrale Charlotte Bousquet.
Fidèle à ton pas balancé, Sylvie Laîné & Gilles Francescano.
L’Étrangère, Gardner Dozois.
Dernières nouvelles de Majipoor, Robert Silverberg.
La Vallée du temps profond, Michel Jeury.
Les Flammes de la Nuit, Michel Pagel.
Espion de l’étrange, Serge Lehman.
Je suis ton ombre, Morgane Caussarieu.

Jusqu’au 28 février.

Dans le cadre du Mois du Cuivre, Bragelonne propose quelques intégrales steampunk :
La Trilogie Morgenstern, Hervé Jubert.
Le Paris des Merveilles, Pierre Pevel.
La Guerre du Lotus, Jay Kristoff.
Burton & Swinburne, Mark Hodder.
New Victoria, Lia Habel.
Arcadia, Fabrice Colin.

Bragelonne propose également tous les titres des séries Dresden et Codex Aléra, de Jim Butcher à 2.99€.

Toujours pour la même date, il y a 3 titres de John Scalzi en promo chez L’Atalante : Deus in machina, Redshirts et Imprésario du troisième type.

Vendredi toujours : les nouvelles de Bifrost !

Régulièrement, le site du Bélial vous propose de télécharger gratuitement des nouvelles parues dans Bifrost. En ce moment et jusqu’au 28 février, vous pouvez lire « Avec ses yeux » de Liu Cixin et « Proscenium » de Thierry Di Rollo, récompensées du prix des lecteurs Bifrost de 2017.

 

Bon dimanche !

La Belle Sauvage, La Trilogie de la Poussière #1, Philip Pullman.

À l’auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d’équipée, doivent s’enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s’affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.

Vingt ans après le premier tome des Royaumes du Nord, Philip Pullman revient à son univers, pour y tisser une préquelle qui se déroule une douzaine d’années avant les événements narrés dans le premier volume. Et retourner dans cet univers a été un véritable enchantement, bien que j’aie trouvé que les bases étaient un peu expédiées (les caractéristiques des dæmons m’ont semblé bien peu explicitées).

L’histoire commence tout en douceur : on découvre Malcom dans son quotidien, à l’école, à l’auberge, sur le fleuve dans son canoë – la fameuse Belle Sauvage du titre – au prieuré (qui accueille bien vite un très curieux nourrisson, la jeune Lyra, laquelle concentre déjà toutes les attentions). Pourtant, malgré ce démarrage assez doux, l’univers dévoile assez vite à quel point il est sombre. Ainsi, les enfants sont appelés à mentir et à s’ériger en censeurs des bonnes mœurs ultra-conservatrices de la ligue de Saint-Alexander. De même, le CDC, sans doute l’ancêtre du Conseil d’Oblation qui terrifiait les personnages dans La Croisée des mondes, est sans arrêt sur le dos des personnages, adultes, enfants, nonnes, scientifiques et explorateurs.
Cette omniprésence de la religion dans le roman m’a vraiment marquée, car c’est une forme de religion extrémiste, qui refuse toute avancée scientifique, comme toute pensée divergente de son dogme, et dont les foudres s’abattent sans coup férir sur les personnages. Cet aspect ne m’avait pas vraiment sauté aux yeux dans la précédente trilogie, mais j’étais beaucoup plus jeune en le lisant, ce qui explique que cela ait pu m’échapper.
Cet aspect plus sombre se ressent également dans les sujets qui transparaissent dans le récit. Au détour de celui-ci, il est question d’agressions sexuelles, de maltraitance, de pédophilie… des thèmes qui étaient déjà présents, en filigrane, avec le gang des Enfourneurs, mais qui ne m’avaient pas semblé si prégnants. On assiste ici à des scènes assez dures, qui recèlent une incroyable violence. Mais malgré cela, le texte reste à portée de jeunes lecteurs, car c’est d’un style très pudique que l’auteur évoque ces sujets. Il n’en reste pas moins que certaines scènes font littéralement frémir.

De plus, la narration est vraiment centrée autour de Malcolm, qui n’a qu’une douzaine d’années, donc le récit est très accessible. Et ce qui est génial avec Pullman, c’est que les enfants mis en scène font preuve d’une acuité d’esprit incroyable, tout en restant de vrais enfants. C’est particulièrement crédible et ça fait partie de ce qui rend le récit tellement palpitant !
Parmi les autres points qui le rendent palpitant, il faut citer l’ambiance générale du roman, qui démarre vraiment dans la seconde partie : en effet, la première est un peu plus lente et calme, Pullman campe le décor général et les personnages. Mais, dès que démarre la crue de la Tamise, l’ambiance se fait à la fois oppressante et envoûtante. Au fil du fleuve, Malcolm, Alice et Lyra vont faire des rencontres assez improbables, qui assument la partie fantasy du récit : divinités oubliées, créatures fantastiques et autres sorcières émaillent la route du petit trio.
Celle-ci est hyper linéaire (ils se déplacent, s’arrêtent, font une rencontre, repartent, font une nouvelle rencontre, etc.) mais, grâce à la part de merveilleux et au suspens très présent (ils ont en effet le CDC, Madame Coulter, un affreux bonhomme terrifiant et bien d’autres opposants au train), la quête est très prenante.

Je me suis vraiment attachée aux personnages. Malcolm, Alice et Lyra (et leurs dæmons respectifs) forment un trio atypique pour lequel j’ai ressenti une immédiate empathie. Mais les personnages adultes qui gravitent autour de Malcolm valent également le détour, qu’il s’agisse des sœurs ou de Hannah Relf, la professeure qui va éveiller Malcolm. Ceci dit, je dois reconnaître que je suis un peu restée sur ma faim avec ces personnages car si Malcom est parfaitement développé, les autres le sont un peu moins.

En revanche, il y a bien un détail auquel je n’ai pas réussi à me faire : l’époque. Alors que j’ai toujours vu les événements narrés dans La Croisée des mondes aux alentours des années 1910, ici il est clairement fait référence à des dates et à des technologies nous plaçant plutôt dans les années 1950. Ce qui fait que les aventures de Lyra se déroulent en fait plutôt entre 1965 et 1970. Je ne m’y fais toujours pas ! Mais il est vrai que dès que démarre la crue, on se laisse emporter et on oublie d’autant mieux que l’histoire se déroule si tard dans le XXème siècle.

Vraiment, cela valait le coup d’attendre autant de temps pour replonger dans l’univers de Philip Pullman. L’auteur sait y faire pour trousser des univers fouillés, un brin oniriques, dans lesquels on se fond sans aucune difficulté. Malgré sa linéarité et sa lenteur, l’intrigue s’est révélée palpitante, sans doute en raison du style littéralement envoûtant dont use Philip Pullman pour narrer les péripéties que rencontrent ses jeunes protagonistes. Vivement donc la suite !

La Trilogie de la Poussière #1, La Belle Sauvage, Philip Pullman. Traduit de l’anglais par Jean Esch.
Gallimard jeunesse, novembre 2017, 530 p.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

Ma vie cachée, Becca Fitzpatrick.

Un nouveau nom. Une nouvelle ville. Une nouvelle vie.

Témoin d’un meurtre, Stella est placée sous protection en attendant le procès. Elle se retrouve catapultée au milieu de nulle part, dans le Nebraska, sous une fausse identité. Son ancienne vie lui manque atrocement, surtout son petit ami, Reed. Elle refuse de reconstruire quoi que ce soit, persuadée que sa nouvelle situation en va pas durer. Mais lorsqu’elle rencontre Chet, il lui est difficile de ne pas sourire… et de garder pour elle son terrible secret.

De Becca Fitzpatrick, j’avais lu avec beaucoup de plaisir la série Hush, hush et, dans un registre bien différent, le glaçant Black Ice. J’étais donc assez curieuse de voir ce qu’elle concocterait dans Ma vie cachée. Et, malheureusement, la sauce n’a pas réellement pris.

Le roman nous fait découvrir une Stella (de sa nouvelle identité), assez grognon : en tant que témoin protégée, elle a le déplaisir d’être envoyée à Thunder Basin, dans le Nebraska et c’est un peu la fin du monde pour l’adolescente, qui se retrouve séparée de son petit ami, Reed. Cette introduction ouvre le bal des faiblesses du scénario et on va commencer avec sa nouvelle identité : il a été décidé de changer son prénom, « trop reconnaissable » (sic) d’Estella en… Stella. Gros gros effort de recherche, en effet ! Sans surprise, son identité réelle n’est guère en sécurité et vous ne serez sans doute pas surpris d’apprendre qu’elle va connaître quelques turbulences.
Par ailleurs, celle-ci grogne tant et plus, alors que l’affaire ne doit durer que trois pauvres petits mois, jusqu’à sa majorité (moment où elle pourra donc retrouver son dulciné). Alors, certes, ce n’est pas agréable de quitter sa vie et d’être coupée des siens durant trois mois, mais ce ne sont guère QUE trois mois ! Pas 30 ans ferme !

À côté de ces faiblesses de scénario, déjà un brin agaçantes, j’ai noté quelques incohérences qui ont suffi à, au choix, me faire lever les yeux au ciel ou à me sortir totalement de ma lecture. Ainsi, dans telle scène, Stella est au téléphone à la fois dans l’habitacle de la voiture et sur le capot (avant de revenir à l’intérieur) ; les cheveux de Carmina, qui accueille Stella, passent de blanc à blond platine d’une scène à l’autre ; j’en passe et des meilleures. Tout cela donne l’impression d’un roman un peu bâclé.

Et, plus le roman avançant, moins il a été facile de se dire que cela allait s’améliorer : l’histoire est cousue de fil blanc et certaines péripéties peinent à convaincre, notamment sur la partie romance. En effet, suite à son lamento initial, Stella succombe au charme de Chet, le dangereux-bad-guy du coin, en moins de deux semaines. DEUX semaines ! Et, évidemment, comme dans tout roman ado américain qui semble se respecter, le bad-guy n’a rien fait de répréhensible – si ce n’est ne pas laisser la priorité à une mamie au passage piéton, manifestement. En somme : guère crédible, tout ça.
D’autant que les personnages ne sont guère creusés ; si les péripéties semblent vouloir déclencher une certaine empathie du lecteur à grands coups de passés dramatiques et autres moments douloureux, le moins que je puisse dire, c’est que ça n’a pas pris avec moi.

Ceci étant dit, je dois reconnaître que, malgré tout, Becca Fitzpatrick a su susciter mon intérêt et, le roman avançant, j’avais vraiment envie de savoir comment tout cela allait tourner. Les rebondissements, même cousus de fil blanc, sont bien amenés et il y a quelques sous-intrigues qui valent le coup (celle autour de l’amie enceinte, ou celle autour de l’insupportable joueur de base-ball, mettons). Tout cela mis bout à bout, j’ai fini par me laisser prendre au jeu (tout en râlant copieusement, certes !).

En bref, Ma vie cachée propose un mélange assez détonnant de thriller et de romance dont ni le scénario ni les personnages ne m’ont convaincue. Et pourtant, malgré les faiblesses du scénario évoquées ci-dessus, j’ai lu le roman d’une traite car, je ne vais pas lui enlever cela, Becca Fitzpatrick a un style très entraînant. Pas la découverte de l’année, donc, mais tout n’est pas à jeter au feu non plus !

Ma vie cachée, Becca Fitzpatrick. Traduit de l’anglais par Catherine Nabokov. Pocket jeunesse (PKJ), octobre 2017, 419 p.

Nocturna, Gardiens des Cités Perdues #6, Shannon Messenger.

Nocturna… Dans l’esprit de Sophie, embrumé par le chagrin et le deuil, ce nom brille comme un astre. À lui seul, il incarne tous les espoirs et toutes les craintes de la jeune fille. Car c’est là que se trouve sans doute sa famille humaine, enlevée par les Invisibles, là que l’attendent les réponses à toutes ses questions. Mais s’y rendre relève du tour de force – Sophie et ses amis sont donc bientôt contraints de revoir leur stratégie, quitte à pactiser avec plusieurs de leurs ennemis.
Dès cet instant, le compte à rebours est lancé : pour sa famille disparue, comme pour le reste du monde, il n’y a plus une minute à perdre. Rongée par l’incertitude et la peur, Sophie va devoir, plus que jamais, s’appuyer sur ses proches pour parvenir à aller de l’avant, pour éviter surtout de sombrer dans le désespoir. Car, même si elle est loin de s’en douter, les portes de Nocturna dissimulent un secret enfoui depuis des millénaires… un secret qui pourrait bien changer la face du monde à tout jamais !
Et si la clé de l’énigme se cachait dans le passé ?

Dès qu’il est sorti, je me suis jetée dessus, pressée que j’étais de retrouver la petite bande. Et j’avais presque fini pour rencontrer l’auteur à Montreuil (début décembre, donc) ! Mais si j’ai tant tardé à rédiger cette chronique c’est que, à la fin de ma lecture, je n’étais pas capable de vous dire autre chose que : « Lisez cette série, elle est tellement géniale ! ». Vous conviendrez que niveau arguments, c’est un peu plat. Maintenant que la pression est un peu retombée, on va tâcher de faire un peu plus consistant.

J’ai été ravie de retrouver les personnages à peu près là où on les laissait dans le tome 5. Et, fait étrange, bien que ce soit en pleine action et en plein questionnement, j’ai trouvé que le début était un peu indolent – sans que ce soit gênant, notez, car sur 762 pages de lecture, on peut bien commencer en douceur.
Rapidement, le rythme reprend tout son allant et on est bien vite accaparé par les questions qui s’accumulent. En effet, le mystère autour de la disparition des parents de Sophie reste (assez longuement) entier, ce qui induit un suspens latent dans l’intrigue. À celui-ci s’ajoute un suspense plus courant car outre la disparition des parents de Sophie, la petite bande a fort à faire. Il faut en effet découvrir les dessous du projet Polaris, les petites cachotteries des Invisibles, le plan secret (et sans doute machiavélique) de Lady Gisela et, bien sûr, l’allégeance finale de Keefe, toujours en balance suite à sa trahison (à la fin du tome 4). Encore une fois, c’est donc un tome riche en questions ; on ne peut pas dire que Shannon Messenger soit avare en réponses mais, ce qui est sûr, c’est qu’à l’issue du volume, les réponses ont apporté de nouvelles questions – ce qui présage sans doute de nouveaux tomes pleins de suspense.

Pour autant, l’histoire avance réellement. D’une part parce que la diplomatie prend une nouvelle tournure. Alors que, jusque-là, on avait (assez schématiquement) les elfes VS les autres espèces magiques (celles-ci étant en position de dominés), une certaine partie de la population elfe fait enfin preuve d’un peu d’ouverture d’esprit – et franchement, vu d’où l’on partait, ce n’est pas du luxe. De même, Shannon Messenger s’attache à démonter les apparences de la société elfique, si parfaite de premier abord et qui s’avère finalement raciste, fermée et pleine de préjugés. Là où cela devient passionnant, c’est lorsque l’on se met à repérer des petits travers de notre société – et qui semblent d’autant plus condamnables ainsi mis en intrigue. De même, l’intrigue, par moments, fait écho à de nombreux faits historiques réels. La transposition est intéressante et cela montre, si c’était encore nécessaire, que les littératures de l’imaginaire sont tout à fait aptes à questionner le réel.

Dans ce volume, on a également affaire à de nouveaux personnages : certains sont des personnages que l’on connaît déjà, mais que l’on découvre sous un nouveau jour – Dimitar, par exemple, qui s’est complètement révélé dans ce volume – tandis que d’autres sont totalement neufs. C’est le cas de Romilda – Ro pour les intimes – qui apporte un peu de sang neuf et nous fait découvrir la société ogre sous un tout nouvel aspect ! Il est vrai que les personnages étaient déjà fort nombreux, mais Ro s’intègre parfaitement à l’intrigue et à l’équipe.

Bon, tout cela pour dire que cet opus m’a encore fait passer par toutes les couleurs. Comme je l’ai dit, le suspens est au rendez-vous, aussi étais-je très impatiente de reprendre ma lecture. En même temps, j’ai été ravie de découvrir de nouvelles facettes de la société elfique et de l’univers et d’autant plus ravie de voir qu’au bout de 6 gros tomes, Shannon Messenger était toujours capable de nous surprendre. J’ai hautement apprécié que l’histoire mêle aussi habilement intrigue magique et petits tracas du quotidien : il ne faut pas oublier que nos personnages sont des adolescents et qu’ils ont donc, sans trop de surprises, des problèmes d’adolescents. Amitiés, amours, relations familiales, tout cela est traité assez habilement et vient coller au reste de l’histoire. Les relations familiales occupaient d’ailleurs une grande place dans l’intrigue car Sophie se retrouve tiraillée entre l’amour qu’elle porte à Grady et Edaline et celui qu’elle porte à ses parents humains, tout en sachant qu’eux l’ont complètement oubliée. À ce titre, je dois confesser que Shannon Messenger a su me tirer quelques larmes, au cours d’une scène proprement déchirante !

J’étais donc très impatiente de lire ce sixième tome, qui ne m’a pas déçue, malgré un début un peu indolent et (tout de même) une ou deux facilités glissées dans l’intrigue. J’y ai retrouvé tout ce qui me plaît dans cette saga : un univers original, une intrigue palpitante et fournie, des personnages nuancés et un intéressant mélange entre les sous-intrigues purement liées à la quête magique et celles liées à la vie quotidienne de la petite bande d’adolescents. Comme dans les tomes précédents, on s’aperçoit que la société elfique, d’apparence si parfaite et si géniale, est percluse de petits travers, qui ne sont pas sans rappeler ceux de notre propre société. Du coup, la série est divertissante à souhait, mais permet également de réfléchir à ce qui se passe dans notre société. Il va sans dire que j’attends désormais de lire la suite !

◊ Dans la même série : Gardiens des cités perdues (1) ; Exil (2) ; Le Grand Brasier (3) ; Les Invisibles (4) ; Projet Polaris (5) ;

Gardiens des Cités Perdues #6, Nocturna, Shannon Messenger. Traduit de l’anglais par Mathile Tamae-Bouhon.
Lumen, novembre 2017, 762 p.

J’ai lu ce roman de concert avec Allisonline ! Et on a aimé toutes les deux !

Brèves de comptoir #167

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : le GpP 2018 !

Il est revenu ! Dup et Phooka de Bookenstock vous proposent de voter pour vos romans préférés parmi leurs coups de cœur de l’année 2017, dans les trois catégories SFFF, Polar/Thriller et Jeunesse/Ya. Et il y a du très très bon ! Les votes sont ouverts jusqu’au 15 février 2018 !
Moi, c’est fait ! Et vous ?

Lundi encore : Voldemort, Origins of the Heir est en ligne !

Je vous parlais de ce fanfilm en juin dernier. Le film de 52 minutes est désormais visible en ligne, et compte déjà plus de 6 millions de vues ! Il est en anglais, mais vous pouvez obtenir les sous-titres en français (mais aussi en espagnol, anglais, allemand, italien et portugais).

Mardi : nuit Harry Potter !

Comme tous les ans, désormais, février accueille la Nuit Harry Potter.
La librairie Decitre de Grenoble (9-11 Grande Rue, 38 000 Grenoble), vous propose, le 3 février de 15h30 à 17h, une nuit du livre spéciale Harry Potter. Au menu : animations, goûter et un grand quizz. Le gagnant se qualifiera pour une finale à Paris (et il y a également un séjour à Londres dans les studios de la Warner Bros. en jeu). Toutes les infos ici.

Pour les autres activités, Gallimard propose une cartographie des actions répertoriées (non exhaustive, donc) ici. Si vous avez connaissance d’un événement qui n’y figure pas, n’hésitez pas à le leur signaler ! Vos librairies de proximité organisent peut-être quelque chose 🙂

Mardi encore : prix Plume Libre !

Plume Libre est une association qui a à cœur de défendre la littérature et d’inciter à la lecture ; le site propose de nombreuses chroniques de livres.
Depuis 2007, l’association propulse également un prix de lecteurs, qui récompense un roman qui a fait l’unanimité parmi eux. Chacun est invité à voter pour un titre de la sélection proposée par l’équipe du site.
Les votes sont ouverts ici du 16 au 28 janvier.

Et voici la sélection Imaginaire :

Marche à l’étoile, Hélène Montardre (Rageot).
La mer éclatée, Joe Abercrombie (Bragelonne).
L’Héritier du roi Arthur, Bertrand Crapez (Zinedi).
La mythologie viking, Neil Gaiman (Au Diable Vauvert).
Héros secondaires, S.G. Browne (Agullo).
Le Lys noir, tome 1, Faustine, François Larzem (Mnémos).
La Magie de Paris, tome 1, Le Cœur et le Sabre, Olivier Gay (Castelmore).
La Fille qui avait bu la lune, Kelly Barnhill (A. Carrière).
Ne m’appelez pas Blanche-Neige, Gally Lauteur (Hachette).
The Cruelty, Scott Bergstrom (Hachette).

Retrouvez les autres sélections (Thriller francophone, Thriller International, Roman, et Nouvelle Plume) ici.

Mercredi : un point séries !

Shannara Chronicles.

Paramount Network a annoncé que la suite de la série, adaptée du roman éponyme de Terry Brooks, était annulée. Toutefois, les producteurs cherchent une nouvelle chaîne pour accueillir la saison 3, donc il est possible qu’elle paraisse tout de même. En attendant, la saison 2 sera visible en France sur Syfy dès le 23 janvier.

American gods.

La série compte quelques remous avec le départ de certains acteurs ; toutefois, le PDG de la chaîne Starz a annoncé que, malgré les difficultés, la série était maintenue. Affaire à suivre, donc !

Handmaid’s Tale.

Le trailer de la saison 2 est disponible !

Mercredi encore : bourse de recherche lovecraftienne !

La bibliothèque John Hay, de l’Université Browin abrite la plus grande collection de documents de H. P. Lovecraft au monde ; dans ce cadre, elle offre la bourse S.T. Joshi. Il s’agit d’une bourse annuelle pour la recherche autour de H.P. Lovecraft, ses associés et héritiers littéraires ; elle est ouverte aux personnes engagées dans des recherches pré- et post-doctorales, ou indépendantes, résidant ou non aux États-Unis.
Toute les informations sont disponibles ici.

Jeudi : pop-up store Carbone modifié !

En vue de la parution de la série adaptée du roman de Richard Morgan, Netflix ouvre à Paris, du 26 janvier au 1er février, une pop-up store pour plonger dans l’univers futuriste de la série. Pour en savoir plus, rendez-vous dans le créneau cité, à la Galerie Wanted (23, rue du Roi de Sicile, Paris 4e). La boutique sera ouverte de 12h à 20h.

Jeudi encore : cycle Space-Opéra avec Li-Cam et le Labo des Histoires !

Dans le cadre de l’opération Raconte-moi le futur, qui aura lieu dans la métropole grenobloise de 2017 à 2020, Le Labo des Histoires propose un cycle d’ateliers d’écritures avec l’auteur Li-Cam autour du thème du Space-Opéra.
Ces ateliers auront lieu les jeudis, en soirée (18h30-20h), du 25 janvier au 26 avril, à la Casemate de Grenoble (2, place Saint-Laurent, 38 000 Grenoble). Au fil des 10 ateliers, les participants (de 15 à 25 ans) écriront le premier chapitre d’un space-opéra. Les places sont gratuites mais, attention, il n’y en a que 12 !
Les inscriptions se font ici ; les informations subsidiaires sont visibles ici.

Si vous voulez en savoir plus sur le colossal cycle Raconte-moi le futur, ça se passe !

Vendredi : les nominés au Prix Imaginales des Bibliothécaires !

Ça y est, on connaît la shortlist :

Boudicca, Jean-Laurent Del Socorro.
♥ Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye.
Djinn, Jean-Louis Fetjaine.
Les Geôliers, Serge Brussolo.
Satinka, Sylvie Miller.

Les bibliothécaires inscrits ont jusqu’au 14 mai pour lire tous ces titres. J’ai hâte de m’y mettre !

 

Bon dimanche !