Brèves de comptoir #220

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : François Baranger à la French Paper Gallery !

L’auteur artiste vient de publier une version illustrée des Montagnes hallucinées d’H.P. Lovecraft.
Tirages d’art, peintures originales, dessins préparatoires, croquis et sculptures de l’artiste sont visibles jusqu’au 2 novembre, à la galerie French Paper (51, rue Volta, Paris 3e).
Allez-y, car le travail de François Baranger mérite très clairement le détour ! (Elles sont d’ailleurs en vente sur place).

Mardi : programmation complète des Utopiales !

Elle est désormais visible sur le site du festival.

Mardi encore : Procrastination S04E01 !

Le premier épisode de la 4e saison du podcast Procrastination est en ligne. Thème du numéro : s’inspirer des autres médias.

Mercredi : les nominés au Prix Julia Verlanger !

La fondation Julia Verlanger a été créée par Jean-Pierre Verlanger, en 1990, sous l’égide de la Fondation de France, afin de perpétuer la mémoire de son épouse (1929-1985), auteure de nombreux romans de science-fiction sous le pseudonyme de Gilles Thomas. Tous les ans, le prix récompense un ouvrage de science-fiction. Voici les nominés pour le prix 2019 :

La Cité de l’orque, Sam J. Miller (Albin Michel Imaginaire).
Helstrid, Christian Léourier (Le Bélial –  Une heure lumière).
Les Chroniques de Ste Mary, Jodi Taylor (HC éditions).
Les Meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson (Le Bélial –  Une heure lumière).
Provenance, Ann Leckie (J’ai Lu – Nouveaux millénaires).
Rosewater, Tade Thompson (J’ai Lu – Nouveaux millénaires).

Le lauréat sera annoncé le vendredi 1er novembre lors des Utopiales, à Nantes.

Mercredi encore : compte-rendu de la WorldCon !

Erwann Perchoc, du Bélial, a fait un compte-rendu de la WorldCon 2019 de Dublin. C’est à lire sur le site du Bélial !

Profitez-en, au passage, pour lire l’entretien qu’il a eu avec la rédac’ du blog Un dernier livre à propos de la collection Une Heure-Lumière.

Jeudi : le programme des Rencontres de l’imaginaire de Sèvres !

Les 16e Rencontres de l’imaginaire de Sèvres auront lieu le 16 novembre, à Sèvres (92). Le programme complet est visible ici.

Vendredi : les 10 ans des éditions Critic !

A l’occasion des 10 ans de la maison d’édition, Chut Maman Lit a invité plusieurs blogueurs à parler de leurs coups de cœur publiés par Critic. Cette superbe sélection est à découvrir ici !

D’ailleurs, à l’occasion de leur anniversaire, les éditions Critic ont lancé deux opérations promotionnelles : une portant sur des livres numériques à petit prix, l’autre sur le papier. Pour cette dernière, si vous achetez deux romans Critic dans les librairies partenaires, vous pourrez repartir avec La Volonté du dragon de Lionel Davoust.
Voici les titres concernés par l’opération numérique :
Les étoiles s’en balancent, Laurent Whale.
Dominium mundi, François Baranger.
Spire, Laurent Genefort.
Gurvan, P.-J. Hérault.
Point zéro, Antoine Tracqui.
Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye.
Les Dieux sauvages, Lionel Davoust.
Les 81 frères, Romain d’Huissier.
Lasser, détective des dieux, Sylvie Miller & Philippe Ward.
Jeu d’ombres, Ivan Zinberg.

Vendredi encore : les idées de lecture de Xavier Dollo !

Dans le cadre du mois de l’imaginaire, l’auteur, éditeur et libraire Xavier Dollo vous présente le top des ventes 2019 de la librairie Critic. De quoi piocher quelques idées de lecture ! Voici tout ce qu’il en dit :

1 (et sans surprise ) : Les Furtifs d’Alain Damasio (213 ex)
2 – Les questions dangereuses, Lionel Privé Davoust (ActuSF) (54 ex)
3 – Chevauche-Brume, Thibaud Latil-Nicolas (Mnémos) (45)
4 – Chasse Royale 3, Jean-Philippe Jaworski (Moutons Électriques) (42)
5 – Helstrid, Christian Leourier (Le Bélial) (42)
6 – Les meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson (Le Bélial) (32)
7 – Chuchoteurs du dragon, Thomas Geha (Elenya Éditions) (32)
8 – L’effondrement de l’empire, John Scalzi (Librairie L’Atalante) (31)
9 – Waldo, Robert Heinlein (Le Bélial) (30)
10 – Ecotopia, Ernest Callenbach (Éditions Rue de l’échiquier) (29)
11 – La croisade éternelle, Victor Fleury (Bragelonne) (27)
12 – Justicière tome 1 & 2, Brandon Sanderson (Le Livre de Poche) (27)
13 – Le Chant Mortel du soleil, Franck Ferric (Albin Michel Imaginaire) (26)
14 – L’homme électrique, Victor Fleury (Bragelonne) (26)
15 – Plop, Raphael Pinedo (Folio SF)
16 – Le Livre des Martyrs T3, Steven Erikson (Leha éditions)
17 – La planète inquiète, Christian Léourier (Helios – Les Moutons Électriques)
18 – Effluvium, Didier Graffet & Xavier Mauméjean) (Bragelonne)
19 – Défaillances Systèmes T1, Martha Wells (L’Atalante)
20 – Aux limites de l’infini, Stanley G. Weinbaum (Editions de l’Arbre vengeur)

Moins de SF et fantasy féminine dans le classement de cette année (elles étaient dans le peloton de tête les années précédentes) mais c’est à relativiser pour pas mal de raisons : par exemple Sue Burke et Rivers Solomon sont en train d’inverser la tendance avec Semiosis et L’incivilité des fantômes (Éditions Aux forges de Vulcain), deux énormes coups de cœur à Critic. Sachant aussi que les ventes au magasin des éditions Critic ne sont pas comptées dans ce classement et que sinon, nous aurions dans les cinq premier.e.s, Rozenn Illiano ou encore Estelle Faye (qui n’est pas loin de rentrer aussi dans ce classement avec Les nuages de Magellan). Nous devrions aussi avoir Gertrude Bennett (Francis Stevens) avec Le coffret des abîmes paru chez Marie Barbier (mais le livre reste indisponible malgré nos efforts pour l’obtenir.). Et Ketty Avecundé Drawets toque à la porte avec Confessions d’une séancière (Mü éditions)

Bon mois de l’imaginaire à toutes et tous !

 

Bon dimanche !

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Brèves de comptoir #219

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : un tas de promos pour le Mois de l’imaginaire !

Les éditions numériques d’un tas de titres sont disponibles à petits prix.

Lundi encore : appel à textes pour le théâtre de SF !

La revue Res Futurae lance un appel à textes pour son n°17 consacré aux pièces de théâtre de SF.

Dans ce numéro de la revue ReS Futurae, il s’agira d’une part d’interroger l’histoire de la SF au théâtre depuis le xixe siècle au moins (les périodes antérieures ne sont pas exclues), des nombreuses adaptations de Frankenstein sur les scènes anglaises aux très récents spectacles se réclamant explicitement de la SF ou qui ont pu être assimilés à ce genre, tels que France-Fantôme de Tiffaine Raffier ou Quitter la terre de Joël Maillard, en passant par les théâtres de l’avant-garde européenne des années 1920. Dans quelle mesure ces œuvres relèveraient-elles de la SF ? Les thèmes et les motifs du genre répondent-ils au besoin ou à l’envie des artistes, dans le contexte artistique, écologique, économique, politique, social, etc., qui est le leur ? La SF interroge-t-elle, ici ou là, les conditions du théâtre ? L’œuvre réalisée est-elle à la hauteur du projet ? La dimension technique des spectacles, notamment par la mise à profit de savoirs dits d’avenir (hologramme, lévitation, prouesses audiovisuelles de toutes sortes, robotique, etc.), utilisés sérieusement ou au contraire tournés en dérision, est-elle par endroits définitoire du genre ? Y a-t-il eu des moments forts, dans l’histoire, où le théâtre et la SF se sont rencontrés ? Et que penser de la situation contemporaine, où la SF semble être en mesure d’assumer de nouvelles fonctions sur nos scènes ?

C’est Romain Bionda qui dirige ce dossier et récoltera les propositions de contribution, qui peuvent lui être envoyées à son adresse(romain.bionda@unil.ch). Attention, les proposition (d’environ 250 mots), sont attendues le 15 décembre au plus tard. La parution étant prévue au premier semestre 2021, une première version des articles devra être rendu le 15 juillet 2020. Les consignes sont visibles ici.

Mardi : un nouvel Hunger Games en approche !

Suzanne Collins revient à sa saga avec une préquelle : The ballad of songbirds and snakes se penchera sur des événements se déroulant une soixantaine d’années avant ceux du premier volume de la trilogie d’origine. La publication est prévue pour 2020 ! Les studios, de leur côté, pensent déjà à une possible adaptation.

Mercredi : rencontre Patrick K. Dewdney et Paul Beorn !

Ils seront à la bibliothèque Marguerite Duras (115, rue de Bagnolet, Paris XXe), à partir de 19h30. Toutes les infos ici.

Mercredi encore : expo La Volte !

On reste dans les médiathèques parisiennes avec cette exposition sur les couvertures emblématiques (détournées !) des éditions La Volte. Elle est à voir jusqu’au 24 octobre, à la médiathèque Rainer Maria Rilke (88ter boulevard de Port-Royal, Paris Ve).
Notez au passage qu’il y aura beaucoup d’animations durant le mois de l’imaginaire dans cette médiathèque, comme un café de l’imaginaire en présence de Stéphane Marsan (23 novembre), un atelier Cryptobar (26 octobre), ou encore une rencontre entre Alain Damasio et Catherine Dufour (17 octobre). Toutes les infos ici.

Jeudi : la Bibliothèque Orbitale, épisode 84 !

Philippe Boulier y évoque Semiosis de Sue Burke, L’incivilité des fantômes de Rivers Solomon et Mon territoire de Tess Sharpe. 

Vendredi : des différentes éditions d’Harry Potter !

Au cours d’un des premiers Ray’s Day, je vous parlais de ma première édition d’Harry Potter, dont il manquait des passages… La Gazette du sorcier révèle que ces éditions expurgées ont existé jusqu’au tome 3 !

Et une enquête Harry Potter :

Samedi 26 et dimanche 27 octobre, une enquête Harry Potter est organisée à Lyon par l’association 221B Animations. Voici le pitch :

Alors que tous les élèves se préparent pour la traditionnelle remise des points qui donnera la maison victorieuse, de terribles évènements surviennent à l’école. En effet, depuis quelques jours, des élèves semblent subir une malédiction qui les transforme en statues d’émeraude sans que personne ne puisse arrêter ce phénomène. Le mystère reste entier jusqu’à ce que le directeur évoque l’existence d’une obscure prophétie…
Choisissez votre maison, parcourez les rues de votre ville pour déjouer la prophétie et sauver vos camarades avant qu’il ne soit trop tard. Rapportez un maximum de points à votre maison et faites la triompher ! Défis à relever, enquête, jeux et quêtes annexes, seuls les meilleurs sorciers pourront tout accomplir…

Plus d’infos et inscriptions ici !

 

 

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #218

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : atelier d’écriture à la Librairie Le Nuage Vert !

Le mardi 15 octobre, de 19h à 21h30, la librairie Le Nuage Vert (41 rue Monge, Paris 5e) propose un atelier d’écriture consacré à la création d’un univers imaginaire, animé par Caroline Viphakone du Studio Infinite. L’atelier est à 25€ (20€ en tarif réduit). Infos et inscriptions ici !

Lundi encore : cinéma SF dans La Méthode scientifique !

A l’occasion de la sortie cinéma du film Ad Astra, Nicolas Martin reçoit Daniel Tron (Professeur à l’Université de Tours, chercheur en littérature et cinéma de science-fiction), Simon Riaux (Rédacteur en chef d’Écran large) et Emilie Martin (Journaliste scientifique, chef de rubrique chez Ciel et Espace) pour parler SF et cinéma !

Dans la foulée, il a également consacré un épisode à Ada Lovelace : certes, elle n’a pas écrit de littératures de l’imaginaire (à ma connaissance) mais sans elle, on ne publierait peut-être pas nos chroniques en ligne !

Mardi : précommandes pour l’anthologie du Salon Fantastique !

Celui-ci aura lieu du 31 octobre au 2 novembre. L’anthologie, éditée par Elenya, propose au sommaire Pierre Brulhet, Emmanuel Chastellière, Fabien Clavel, Doris Facciolo, Estelle Faye, Leila Rogon, Vincent Thouvenin et Sylvie O’Scaryne Vannier, le tout avec une couverture de Mathieu Coudray. Les précommandes peuvent se faire ici.

Mercredi : La Quête d’Ewilan adapté en animé !

Cela fait un moment que l’on en parle mais il semblerait que le projet soit en bonne voie… puisqu’un teaser est visible !

Le studio français Andarta Pictures, qui travaille sur cette adaptation, n’a pas encore dévoilé de date. Patience, patience !

Jeudi : la couverture du tome 4 de La Passe-Miroir !

Le dernier tome de la série de Christelle Dabos paraîtra le 28 novembre. L’autrice vient d’en révéler le titre et la couverture :

Vendredi : votez pour vos 100 romans préférés !

En juin, Le Monde avait publié sa liste des 100 romans préférés, constituée à partir des critiques littéraires du journal depuis 1944. Les lecteurs sont maintenant invités à voter pour leurs 100 romans préférés (chacun peut en désigner5). Le vote se fait ici !

Vendredi encore : la rentrée littéraire de l’imaginaire !

Vous ne savez que choisir dans cette profusion de titres ? Pas de panique ! ActuSF vous présente quelques titres et auteurs. Les deux premiers articles sont lisibles ici et .

 

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #217

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : la série Le Nom du vent repoussée !


Showtime ayant préféré se pencher sur l’adaptation de Halo, Lionsgate TV récupère ses droits et retourne à la recherche d’un diffuseur. En espérant que cela fonctionne cette fois, car plusieurs scripts sont prêts, et John Rogers (qui devrait être showrunner), a déjà écrit l’épisode pilote. Affaire à suivre, donc !

Lundi encore : 10 auteurs francophones à (re)découvrir !

Nicolas Winter propose sur Just a word un article avec 10 auteurs francophones des littératures de l’imaginaire à (re)découvrir.

Mardi : un Dragon à Calais !

François Delaroziere et la compagnie La Machine présenteront leur nouvelle création du 1er au 3 novembre, à Calais. Voici le teaser :

 

Mercredi : y a-t-il des extraterrestres dans la Zone 51 ?

L’armée américaine étudie-t-elle les extraterrestres depuis une base secrète du Nevada ? C’est la question au cœur des Idées Claires, programme hebdomadaire produit par France Culture et franceinfo destiné à lutter contre les désordres de l’information, des fake news aux idées reçues.

Jeudi : concours d’écriture Nos futurs !

Ce concours d’écriture lancé par les éditions Hachette souhaite mettre en avant un héros ou une héroïne qui s’engage.
Voici les détails :

Dans son immeuble, son lycée, dans son groupe d’amis ou en famille, pas besoin d’avoir une tribune à l’ONU pour faire entendre sa voix et être acteur du changement ! Il peut s’agir d’un engagement citoyen, écologique, humanitaire, social ou personnel.

Les textes (inédits, jamais présentés dans un concours ou à un éditeur) devront être destinés aux adolescents et jeunes adultes de minimum 200 000 signes et maximum 600 000 signes, avec pour thème « l’engagement ». Tous les genres sont acceptés.
Les textes sont à envoyer sur la plateforme avant le 15 mars 2020. Infos subsidiaires et règlement ici.

Vendredi : un épisode de Salle 101 consacré à l’Afrofuturisme !

Mardi 24 septembre, à 19h30, la librairie Le Nuage Vert (41, rue Monge, Paris 5e) vous invite à assister à l’enregistrement de l’émission de radio Salle 101 (consacrée à la SF), sur le thème de l’Afrofuturisme. L’émission devrait être consacré à Rose Water de Tade Thomspon et L’Incivilité des fantômes, de Rivers Solomon. Pas plus d’infos sur le site pour l’instant, mais vous pouvez aller voir la publication initiale.

Vendredi encore : la liste des invités des Utopiales s’allonge !

Et elle est visible ici.

 

Bon dimanche !

Malboire, Camille Leboulanger.

Un coin entre mer et montagne. Une lande, longtemps après un désastre qui a laissé la terre exsangue et toxique. Ses rares habitants vivent les yeux tournés vers le ciel dans l’attente de la pluie, ou vers le sol où la mort les attend. La faute au Temps Vieux dont les traces subsistent encore sous forme de micro-organismes, qui devaient faire pousser le maïs plus vite et plus droit, et de monstres autonomes qui continuent à labourer une terre depuis longtemps désertée par leurs concepteurs. Heureusement, il y a Arsen, qui a gardé des souvenirs, un appétit d’avenir, et surtout un projet : forer le sol pour trouver de l’Eau potable sous la Malboire afin d’échapper au diktat de la pluie. Et il y a surtout Zizare, qu’Arsen a tiré de la Boue et recueilli, tout comme Mivoix, sa compagne. Il leur donne le goût de l’aventure et ne les retient pas lorsqu’ils partent, obnubilés par la rumeur d’un barrage derrière lequel se trouverait une immensité d’Eau… Faire route avec Zizare, c’est entreprendre une quête d’un monde qui se fonde sur la quête des mots, c’est découvrir que géographie physique et géographie psychique se répondent, c’est entendre la leçon d’une fable écologique qui se conjugue pour le lecteur au futur antérieur.

Troisième lecture pour le Prix Imaginales des Bibliothécaires et, à ce stade, mon favori (oui, peut-être même devant L’Enfant de poussière, dont je tarde vraiment à vous rebattre les oreilles).
L’ouverture du roman nous fait découvrir un mangeur de boue (comprenez un presque zombie) qui, doucement, revient à la conscience, dans un monde ravagé par une catastrophe écologique de grande envergure. La nourriture est rare, la terre aride et tout est recouvert d’une boue aussi toxique que nauséabonde, au nom évocateur : la Malboire.
Heureusement, il reste quelques îlots d’humanité, parmi lesquels Arsen, vieil inventeur taciturne que l’on peut penser un peu farfelu, mais qui va prendre Zizare (ainsi qu’il se nommera) sous son aile, afin de l’aider à y voir plus clair.

Je dois avouer que le début du roman m’a laissée quelque peu dubitative : la renaissance de Zizare est un peu longue, et j’avais l’impression d’être parachutée en terre très très inconnue et sans grandes indications. Et pourtant, il ne saurait en être autrement, puisque le premier chapitre voit le personnage reprendre conscience de lui, de ce qui l’entoure, et redécouvrir tout cela. Le flou du départ est donc très bien vu !
Or, une fois passés ces quelques paragraphes de prise de contact, j’ai été ferrée par l’univers – pas encore par l’intrigue, car c’est venu plus tard. Les terres sont arides, désolées, et portent les stigmates d’une agriculture et d’une utilisation intensives. On y croise des cadavres rouillés de monstrueuses machines agricoles, ou l’on évoque à demi-mots des termes que l’on reconnaîtra facilement. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé tout ce qui touchait à la langue dans ce roman : il y a des mots perdus, et des périphrases ou de nouveaux mots utilisés pour désigner des objets qui nous sembleraient quotidiens (ou du moins habituels). De même, il y a beaucoup de références à la vie ou au monde d’autrefois, que l’on peut traquer dans le texte. J’ai vraiment aimé me demander régulièrement « Mais est-ce qu’il parle de insérer ici l’objet ou la référence culturelle ? » et tenter de recoller entre eux les morceaux de ce monde à vau-l’eau.
Rapidement, donc, cet aspect du récit et le voyage initiatique de Zizare et Mivoix m’ont littéralement embarquée. L’action n’est pourtant pas si trépidante que cela : il y a une lenteur poétique dans ces page, une façon de prendre son temps qui m’ont littéralement charmée. Cette même poésie décrit à merveille des paysages post-apocalyptiques désolés, dans lesquels il ne fait pas toujours bon traîner.

Car, sans surprise, le propos écologique est ici très fort, sans être moralisateur – très bon point à noter. Pas besoin de démonstration à coups d’arguments massue, les seules descriptions suffisent à faire comprendre l’évidence : ce serait pas mal de ne pas ravager la seule planète disponible, merci. Sincèrement, même si j’ai adoré ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de le lire avec un affreux frisson dans le bas du dos, à la pensée que tout cela quitte progressivement le champ de la science-fiction pour n’être plus que de l’anticipation – mais au sens le plus littéral du terme, puisque cela nous pend au nez. Faut-il pourtant se pendre à la lecture du livre ? Non, car j’ai trouvé qu’il y avait malgré tout une lueur d’espoir dans le récit, sans doute renforcée par le récit laissant de la place à la poésie !

Comme j’ai mis à peu près six mois pour terminer cette chronique, je peux vous le dire maintenant : Malboire faisait partie de mes deux chouchous de la sélection du PIB ! Malgré un début un peu déstabilisant (où, comme Zizare, j’avais l’impression d’être une nouvelle-née !), j’ai vite été embarquée dans l’univers et la quête des personnages. Et ce bien que le fond m’ait littéralement fait froid dans le dos, chaque fois que je reposais le livre, j’avais follement envie de le reprendre pour savoir de quoi il allait retourner. Très belle découverte, donc !

Malboire, Camille Leboulanger. L’Atalante (La Dentelle du Cygne), août 2018, 256 p.

Brèves de comptoir #216

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : de la SF plein le cartable !

Nicolas Martin, dans La Méthode scientifique (sur France Culture) reçoit Virginie Tournay et Jean Baret pour parler de la rentrée littéraire de la SF !

Mardi : shortlists des prix Utopiales !

Prix Utopiales BD :

En partenariat avec les Utopiales, la Bibliothèque municipale de Nantes organise chaque année un club de lecteurs de bande dessinée de science-fiction pour les amateurs de bulles. Ce club a pour mission de décerner le Prix Utopiales BD, doté de 2000 euros, en tenant compte de critères tels que la qualité du dessin, l’originalité du scénario et la composition générale de l’œuvre. Voici la sélection officielle du Prix Utopiales BD pour cette année :

Un gentil orc sauvage, Théo Grosjean (Delcourt).
Peau de mille bêtes, Stéphane Fert (Delcourt).
Le Dieu vagabond, Fabrizio Dori (Sarbacane).
Femme sauvage, Tom Tirabosco (Futuropolis).
Des milliards de miroirs, Robin Cousin (flblb).

Prix Utopiales jeunesse :

Le Prix Utopiales Jeunesse récompense chaque année un roman ou un recueil de nouvelles d’un auteur européen, paru ou traduit en langue française durant la saison littéraire qui précède le festival, appartenant au genre des littératures de l’imaginaire et destiné à un lectorat adolescent. Il est remis par un jury de lecteurs âgés de 13 à 16 ans et doté de 2000 euros. Voici les titres en lice pour cette année :

In real life, tome 1, Déconnexion, Maiwenn Alix (Milan).
La Voie Verne, Jacques Martel (Mnémos).
Le Cirque interdit, Célia Flaux (Scrineo).
Marqués, Alice Broadway (Pocket jeunesse).
Rêves scientifiques : 8 nouvelles de SF, J.-N. Blanc, J. Benameur, P. Favaro, Gudule, J. Héliot, C. Thiebert (T. Magnier).

Prix Utopiales :

Tous les ans, le festival nantais dédié à la science-fiction récompense des auteurs européens des littératures de l’imaginaire. Le prix récompense un roman ou un recueil paru en langue française durant l’année précédente, et dont l’auteur est ressortissant de la communauté européenne. Voici la sélection :

La Trilogie Trademark, tome 1, Bonheur TM, Jean Baret (Le Bélial’)
Colonies, Laurent Genefort (Le Bélial’)
Dans la toile du temps, Adrian Tchaikovsky (Denoël)
Helstrid, Christian Léourier (Le Bélial’)
Les Derniers jours du Nouveau Paris, China Miéville (Au Diable Vauvert).

Mercredi : une nouvelle de David Bry gratuite !

« L’Orphelinat Tissot », nouvelle tirée du roman Le Garçon et la ville qui ne souriait plus, est disponible ici. Attention toutefois : cette nouvelle est à lire après la lecture du roman, afin de ne pas se divulgâcher l’intrigue de ce dernier.

Jeudi : les résultats du prix Elbakin.net !

Meilleur roman de fantasy français : Diseur de mots, tome 1, La Lyre et le Glaive, Christian Léourier (Critic).
♥ Meilleur roman fantasy français jeunesse : Le Royaume de Pierre d’Angle, tome 1, L’Art du naufrage, Pascale Quiviger (Rouergue).
Meilleur roman fantasy traduit : Lovecraft Country, Matt Ruff. Trad. de Laurent-Philibert Caillat (Presses de la Cité).
Meilleur roman fantasy jeunesse traduit : Nevermoor, tome 1, Les Défis de Morrigane Crow, Jessica Townsend. Trad. de Juliette Lê (Pocket jeunesse).

Les autres titres arrivés en shortlist sont visibles ici.

Vendredi : présélection pour le Prix Imaginales des Lycéens 2020 !

Le Prix Imaginales des Lycéens, PIL pour les intimes, a pour but de promouvoir les littératures de l’imaginaire auprès du jeune public, en lui proposant des sélections riches et variées. Tous les ans depuis 2005, les lycéens sont appelés à voter pour leur titre préféré, qui se voit attribuer la prestigieuse récompense au cours des Imaginales.

Et voici les titres en lice pour l’année prochaine  :

–  Apocalypse Blues, tome 1, La Saison des ravages, Chloé Bertrand (Bragelonne).
Cogito, Victor Dixen (R. Laffont).
♠ Les Nuages de Magellan, Estelle Faye (Scrineo).
Les Ombres d’Esver, Katia Lanero Zamora (Actusf).
– Malboire, Camille Leboulanger (L’Atalante).

Vendredi encore : une date pour His dark materials !

La série sera diffusée dès le 3 novembre sur la BBC et dès le 4 novembre par HBO !

Vendredi toujours : batsignal à Paris !

Le 21 septembre, on fêtera les 80 ans de Batman. Pour l’occasion, de nombreuses animations sont prévues un peu partout dans le monde, avec notamment la projection du Batsignal dans plusieurs villes. Pour Paris, ce sera sur la façade des Galeries Lafayette, à 20h30 !

 

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #215

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : Cidre & Dragons, dixième !

Les 21 et 22 septembre, Merville-Franceville-Plage (Normandie) accueille la dixième édition du festival Cidre & Dragons.
Cette année, Tolkien est à l’honneur, le titre du festival étant L’Aventure et le Hobbit Day : animations, spectacles et espace conférences réunissant des spécialistes de l’auteur sont donc prévus au programme.
Toutes les infos sont visibles ici.

Mardi : Tolkien à la BnF !

C’est sans doute l’événement majeur de cette fin d’année concernant les littératures de l’imaginaire.
L’Expo Tolkien à la BnF, dont on parle depuis facilement un an, ouvrira ses portes le 22 octobre (jusqu’à février). Outre l’expo, une série de conférences est prévue avec des spécialistes de l’oeuvre de Tolkien, les jeudis soir. Voici le programme :
Jeudi 14 novembre : carte blanche à Adam Tolkien
Jeudi 21 novembre : Tolkien père et fils, par Leo Carruthers.
Jeudi 28 novembre : L’invention des langues, par Damien Bador.
Jeudi 5 décembre : Traduire Tolkien, par Isabelle Pantin.
Jeudi 12 décembre : Illustrer Tolkien, par Alan Lee.

À noter également un colloque intitulé Tolkien et la guerre, les 24 et 25 janvier 2020, coorganisé par le musée de l’Armée et la BnF.

Pour plus d’infos sur l’expo, ça se passe là. Vous pouvez également l’article de Foradan consacré à l’auteur et qu’il vient de publier sur Elbakin.

Mercredi : nouvelle adaptation en vue pour Terremer !

Ce n’est pas la première adaptation de l’œuvre d’Ursula K. Le Guin ; celle-ci, en série télévisée, devrait être produite par le studio A24 et la productrice Jennifer Fox. Voici ce qu’elle en dit :

Ursula Le Guin est une légende de la littérature qui a de nombreux fans et son œuvre a été traduite dans presque toutes les langues écrites de la planète. En matière d’influence sur ce genre, elle n’est devancée que par Tolkien et, avant son décès l’an passé, elle a accepté de mettre son œuvre la plus aimée entre mes mains. C’est pourquoi ce projet est une question de confiance et une priorité pour moi, ainsi qu’une opportunité de donner vie à une partie emblématique de la culture américaine.

Pour l’instant il n’y a ni date, ni chaîne annoncées, il faudra donc suivre l’affaire !

Jeudi : Prix Imaginaire de la 25e Heure du Livre du Mans !

Chaque année, ce prix doté de 500€ récompense un livre de fantasy, fantastique ou science-fiction francophone paru dans l’année précédant le salon (de juin à mai). Et c’est Clément Bouhélier qui est récompensé cette année pour Olangar : Bans et Barricades. Félicitations !

Vendredi : 4 romans de SF incontournables dans la rentrée littéraire !

C’est en tout cas l’avis de Marcus Dupont-Besnard, qui propose sa liste de préférences de la rentrée littéraire sur Numerama.

Vendredi encore : un index de la diversité en SFFF !

Symphonie répertorie sur son blog des œuvres SFFF représentant la diversité humaine ; l’index est en cours de construction, mais il y a déjà quelques titres répertoriés.

 

Bon dimanche !