Brèves de comptoir #214

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : l’imaginaire au féminin !

Ce passionnant dossier filé est à lire sur Justaword.

Lundi encore : les princesses Disney façon polar !

L’illustrateur américain Ástor Alexander, manifestement intéressé tant par les films d’animation Disney, que par les polars des années 40, a donc mixé les deux univers, en revisitant les princesses Disney comme si elles étaient à l’affiche de films des années 40. C’est à voir ici !

Lundi toujours : appel à textes chez La Volte !

L’éditeur lance un appel à textes dans l’optique de constituer une anthologie de science-fiction :

Nous sommes à l’ère des plates-formes et des datas, du contrôle des corps et des populations par-delà les frontières. À l’ère des prophètes transhumanistes, où la promesse de la vie éternelle n’a jamais été aussi réelle pour une (infime) partie d’entre nous. (…)

Demain la santé a vocation à se poser la question du devenir de la cohabitation des corps : corps social, corps intime, corps politique, corps médical, corps économique. Elle interroge la fabrication des normes et des fractures, forgées par les politiques sanitaires et/ou de santé successives. Elle sonde le dedans et le dehors que notre époque de données et de performance nous réserve, au nom du bien-être physique et mental du plus grand nombre, ou de points gagnés sur le PIB.

Mais l’avenir de la santé c’est aussi, au-delà de sa marchandisation ou des health cities, la question, l’espoir de la réappropriation du corps. (…) Car la science-fiction donne tous les droits, d’inventaire et d’invention. Pessimiste ou optimiste elle peut ouvrir l’esprit, l’imagination et les possibles à travers des histoires.

Demain, après-demain, de quoi la santé sera-t-elle le nom ?

Deadline : 30 novembre 2019.
Les nouvelles doivent faire entre 50 000 et 10 000 signes et seront rémunérées 120 euros chacune, pour une publication début 2020. Infos supplémentaires ici !

Mardi : RTL récidive avec la fantasy post-Game of Thrones !

La semaine dernière, je vous parlais de ces titres adaptés (ou en passe de l’être) que RTL vous suggérait pour vous remettre de la fin de la série du Trône de Fer. Et voici les titres qu’ils ont retenu – attention, tous ne conviennent pas nécessairement à des néophytes du genre !

Le Silmarillion, de J.R.R Tolkien.
Le Nom du vent, de Patrick Rothfuss.
La Belgariade, de David et Leigh Eddings.
Les Archives de Roshar, Brandon Sanderson.
La Roue du Temps, Robert Jordan et Brandon Sanderson.
L’Assassin royal, Robin Hobb.
La Tour sombre, Stephen King.
Mistborn, Brandon Sanderson – décidément !
Terremer, d’Ursula K. Le Guin.
Les Annales du Disque-monde, Terry Pratchett.
Les Salauds gentilhommes, Scott Lynch.
Le Cycle malazéen, Steven Erikson.
Le Cycle d’Elric, Michael Moorcock.
Gagner la guerre, Jean-Philippe Jaworski.
Le Puits des Mémoires, Gabriel Katz.
L’Âge des ténèbres de Stephen Aryan.
Le Cycle des Princes d’Ambre, Roger Zelazny.
Shades of magic, V.E. Schwab.

Les raisons de leurs choix et les autres titres (il en reste quelques-uns !) ici !

Mardi encore : que sont les littératures de l’imaginaire ?

C’est un panorama proposé par Babelio, réalisé durant les Imaginales :

Mercredi : que lire en fantasy francophone ? Une sélection des Vénérables !

Dup et Phooka de Bookenstock vous proposent une liste de petite pépites à piocher au rayon fantasy adulte francophone. Car, incroyable mais vrai, des auteurs talentueux, on en a plein en francophonie, n’en déplaise aux fâcheux ! La première partie de cette liste, de A à D, est visible ici, la partie suivante, de E à K est !

Mercredi encore : les Masterclass des Imaginales !

Lionel Davoust vous propose en téléchargement libre et gratuit les présentations qu’il fait au cours des Masterclass des Imaginales. Elles sont à voir/piquer ici !

Jeudi : SF et fantasy féministes dans La Presse + !

Chantal Guy propose une bibliographie SFFF et féminine pour ouvrir les esprits !

Jeudi encore : appels à textes !

chez La Volte :

L’éditeur lance un appel à textes dans l’optique de constituer une anthologie de science-fiction :

Nous sommes à l’ère des plates-formes et des datas, du contrôle des corps et des populations par-delà les frontières. À l’ère des prophètes transhumanistes, où la promesse de la vie éternelle n’a jamais été aussi réelle pour une (infime) partie d’entre nous. (…)

Demain la santé a vocation à se poser la question du devenir de la cohabitation des corps : corps social, corps intime, corps politique, corps médical, corps économique. Elle interroge la fabrication des normes et des fractures, forgées par les politiques sanitaires et/ou de santé successives. Elle sonde le dedans et le dehors que notre époque de données et de performance nous réserve, au nom du bien-être physique et mental du plus grand nombre, ou de points gagnés sur le PIB.

Mais l’avenir de la santé c’est aussi, au-delà de sa marchandisation ou des health cities, la question, l’espoir de la réappropriation du corps. (…) Car la science-fiction donne tous les droits, d’inventaire et d’invention. Pessimiste ou optimiste elle peut ouvrir l’esprit, l’imagination et les possibles à travers des histoires.

Demain, après-demain, de quoi la santé sera-t-elle le nom ?

Deadline : 30 novembre 2019.
Les nouvelles doivent faire entre 50 000 et 10 000 signes et seront rémunérées 120 euros chacune, pour une publication début 2020. Infos supplémentaires ici !

chez Gandahar :

La revue  Gandahar prévoit un prochain numéro sur le thème La Terre après l’Homme.

« Imaginez que la race humaine, pour une raison indéfinie (il y a largement le choix), ait fini par s’éteindre. Des scientifiques ont déjà réfléchi sur ce scénario et on sait à quel point les détritus humains vont durer, eux. Imaginez qu’un jour, très très longtemps après, quelque chose se passe… quelque chose que personne n’avait anticipé ! »

Les textes, de 40 000 signes maximum, devront être rendus avant le 30 septembre minuit.

Toutes les infos ici !

Vendredi : concours de nouvelles Lyon, des nouvelles de 2050 !

Rue89Lyon lance un concours d’écriture, “Lyon, des nouvelles de 2050”, invitant les participants à produire une nouvelle qui devra se situer sans ambiguïté dans le territoire de la Métropole de Lyon, projetée dans une trentaine d’années :

Lyon et son agglomération doivent composer, plus qu’un décor, un véritable prétexte d’écriture. Il ne s’agit toutefois pas de retranscrire une identité qui serait propre à la ville, avec un vernis “anticipation”, mais plutôt de s’inspirer d’elle, de ce que vous connaissez d’elle, pour produire du récit et de la fiction. Il n’y a aucune obligation à faire usage des codes de la science-fiction ou de l’anticipation.
La prospective n’est pas un domaine si éloigné du rêve, de la fiction et de l’imaginaire. Au contraire. Dystopie, observation lumineuse, hallucination collective, tout est possible. Des textes paranoïaques, visionnaires, jubilatoires… Nous avons hâte de vous lire.

Infos subsidiaires ici !

 

 

Bon dimanche !

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Brèves de comptoir #213

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : Flore Vesco et le mystère des tampons encreurs !

Il y a quelques jours, Flore Vesco (autrice du génial Louis Pasteur contre les loups-garous, entre autres !) a été victime d’un vol à l’arrachée de son sac (alors qu’elle allait à une dédicace !). Outre son téléphone et ses papiers, le-dit sac contenait ses tampons encreurs sur mesure, adaptés à ses romans, qu’elle utilisait pour orner les livres de ses lecteurs et qui en seront désormais privés.
Le non moins génial Eric Senabre a donc lancé une cagnotte en ligne afin de réparer cette injustice ! Si vous voulez participer à l’effort de guerre pour racheter des tampons à Flore, et faire d’heureux petits (ou grands !) lecteurs, c’est là que ça se passe (merci pour elle, merci pour ses lecteurs et lectrices).

Mardi : la féminité toxique de Game of Thrones !

Vous pensiez que la série était finie ? Eh bien non ! On peut toujours écrire dessus et il est vrai qu’elle fait couler énormément d’encre. Pour le philosophe slovène Slavoj Žižek, la représentation de la féminité dans la série est bien particulière ; son article est à lire sur Nouvel Obs.

Mardi encore : une nouveauté de Pierre Bottero, ou presque !

La novella de Pierre Bottero Les aigles de Vishan Lour, publiée dans le magazine Je Bouquine n°261 (en 2005, et dont je suis heureuse de pouvoir dire que je possède un exemplaire !) va enfin être rééditée séparément par Rageot en septembre. Avis aux amateurs !

Mardi toujours : une série pour Le noir est ma couleur ?

En tout cas, Olivier Gay vient d’annoncer que les droits de sa saga jeunesse Le noir est ma couleur venaient d’être achetés pour une éventuelle adaptation en série. Pour l’instant il n’y a ni scénaristes annoncé-e-s, ni date, ni même quelque certitude que ce soit !

Mercredi : les lauréats du GPI !

Le GPI, qu’est-ce que c’est ? Le Grand Prix de l’Imaginaire (ou GPI) récompense, dans 12 catégories différentes, des œuvres de l’imaginaire depuis 1992 ; le prix existe en fait depuis 1974 mais se concentrait alors sur la SF. La remise du prix aura lieu, comme les années précédentes, dans la Maison de l’Imaginaire pendant le festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs.

Voici les lauréats :

♥ Roman francophone : Le Cycle de Syffe, tomes 1 et 2, Patrick K. Dewdney (Au Diable Vauvert).
Roman étranger : Underground Airlines, Ben H. Winters (Actusf)
Nouvelle francophone : « La Déferlante des mères », Luc Dagenais (in Solaris n°207)
Nouvelle étrangère : « Voyage avec l’extraterrestre », Carolyn Ives Gilman (in Bifrost n°91).
Roman jeunesse francophone : Roslend, tomes 1 à 3, Nathalie Somers (Didier jeunesse).
Roman jeunesse étranger : Timeless : Diego et les Rangers du Vastlantique, Armand Baltazar (Bayard).
Prix Jacques Chambon de la traduction : Jacques Collin pour Anatèm, tomes 1 et 2, Neal Stephenson (A. Michel).
Prix Wojtek Siudmak : Nicolas Fructus pour La Quête Onirique de Vellitt Boe, Kij Johnson (Le Bélial’).
Essai : Libère-toi cyborg ! Le pouvoir transformateur de la SF féministe, Ïan Larue (Cambourakis).
Prix Spécial : Guy Costes et Joseph Altairac pour leur parcours d’érudits et de collectionneurs depuis plus de 40 ans, matérialisé par leur monumental ouvrage Rétrofictions. Encyclopédie de la Conjecture Romanesque Rationnelle Francophone (Encrage).

Les autres titres en lice sont visibles ici !

Jeudi : on retourne à Poudlard !

The Wizarding World Digital, né de la fusion des intérêts de Pottermore et de la Warner Bros. pour le pendant numérique de la marque Harry Potter, vient d’annoncer la publication de 4 e-books, dès le 27 juin, qui raconteront des leçons qui auraient pu se dérouler à Poudlard. Voici les titres et les résumés :

Harry Potter : À la découverte des Sortilèges et de la Défense contre les forces du Mal (27 juin).
Devenir invisible, conquérir le cœur de la personne que l’on aime, prendre l’apparence d’une autre créature… autant de phénomènes auxquels nous avons cru, que nous avons désirés, ou craints au cours de notre histoire. Les sorts et les sortilèges captivent l’imagination collective depuis des siècles.

Harry Potter : À la découverte des Potions et de la Botanique (27 juin).
es potions existent depuis des millénaires : préparées à l’aide de mystérieux ingrédients et de chaudrons bouillonnants, elles peuvent soigner, droguer ou encore empoisonner. Harry Potter est devenu un as des potions grâce à l’aide du Prince de Sang-Mêlé.

Harry Potter : À la découverte des Soins aux créatures magiques (22 juillet).
Ce livre numérique s’intéresse aux curieux incidents et aux personnages hauts en couleur de l’histoire de la magie de notre monde, et à l’influence qu’ils ont eue sur les sujets des cours de Soins aux créatures magiques enseignés à Poudlard dans la saga Harry Potter. (22 juillet)

Harry Potter : À la découverte de la Divination et l’Astronomie (25 juillet). 
Si vous avez déjà regardé dans une boule de cristal, vous avez peut-être remarqué que vous étiez sur le point d’entrer dans un monde de prédictions et d’augures, sujet de la divination dans le monde des sorciers et dans le nôtre. Que ce soit en utilisant des os et des coquillages il y a des milliers d’années ou en étudiant le contenu des tasses de thé dans les salons de l’Angleterre victorienne, les hommes ont longtemps tenté de découvrir ce que le destin leur réservait.

Les textes ne sont pas inédits, puisqu’ils sont adaptés de l’exposition Harry Potter : A History of Magic, de la British Library, dont le catalogue présentait déjà une premier version (plus aride). Ils avaient également été publiés au format audio et cette version écrite tiendra vraisemblablement plus de l’étude semi-universitaire que de la pure fiction potterrienne, puisqu’elle est produite par des rédacteurs et non par J.K. Rowling elle-même.

Vendredi : back from Épinal !

Le week-end dernier, j’ai eu l’immense plaisir et privilège d’aller traîner mes guêtres aux Imaginales à Épinal et c’était fort cool. Je tiens à préciser que j’ai même été PARTICULIÈREMENT raisonnable, avec seulement 5 livres achetés (et deux de plus pour mon coloc’). Oui, les premiers ont été achetés le jeudi à 19h alors qu’on n’était là que depuis 45 minutes (on a foncé à la conf’ sur Lovecraft en premier lieu), mais est-ce vraiment un problème ?
Apparemment, dans la presse aussi on trouve ça cool, car il y a eu depuis un taaaaas de papiers sur le festival, ou des lectures à faire en imaginaire. Voyons tout cela !

En premier lieu, des recommandations de lecture sur le thème de la nature, par Nicolas Luciu.

A noter également, un article réservé aux abonnés de Télérama, qui explique qu’à Epinal, la fantasy sort du ghetto geek (si tant est qu’elle y était).

Chez Usbek & Rica, on parle également de sortie de ghetto, mais pour la SF, cette fois : rien à voir avec Épinal, mais ça rentre bien dans la revue de presse !

De même, pas de fantasy ici, mais la SF à la une du Monde, avec un triple entretien consacré à Alain Damasio, Jean-Michel Truong et Pierre Bordage.

Pendant ce temps-là, au Point Pop, on s’interroge sur les raisons pour lesquelles la fantasy française se vend mal, en se roulant gaiement dans le cliché de l’absence de qualité de la production nationale.

Enfin, RTL propose à tous les malheureux de la fin de Game of Thrones de (re)découvrir huit séries de romans (bientôt ou potentiellement adaptées), qui pourraient leur plaire. L’article est à lire ici mais, en bref, voici les titres retenus (et qui existent en livres !) :

Le Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien.
♥ A la Croisée des mondes, de Philip Pullman.
Le Nom du vent, Patrick Rothfuss.
La Roue du temps, Robert Jordan et Brandon Sanderson.
The Witcher, Andrzej Sapkowski.
Shadow & Bone, Leigh Bardugo – à ne pas confondre avec Bane & Shadow, T2 de la série de Jon Skovron, qui ferait néanmoins une super série aussi.
La Cinquième Saison, N.K. Jemisin.

En attendant ces adaptations, vous pouvez les lire !

Et pour un petit aperçu de l’ambiance, il faut regarder le bref reportage de Vià Vosges, visible ici !

 

Bon dimanche !

 

Ennemis jurés, Le Gang des Prodiges #2, Marissa Meyer.

La double vie de Nova est intenable. En tant que Renégate, elle travaille avec Adrian au maintien de l’ordre dans la ville. En tant qu’Anarchiste, son rêve est de détruire les Renégats. Or, tout cela devient de plus en plus compliqué : elle doit voler dans la réserve des Renégats le casque mythique de son oncle Ace Anarchy afin de l’aider à reprendre le pouvoir. Sans se faire prendre, de préférence. Car les Renégats ont mis au point l’agent N, une arme redoutable, qui supprime définitivement les pouvoirs des Prodiges qui sont mis en contact avec elle, sans espoir de retour arrière…

Vu combien j’avais apprécié le premier tome, j’étais impatiente de lire celui-ci. Et autant le dire de suite : je suis dans le même état d’impatience pour le troisième et dernier tome !
Attention, cette chronique contient des spoilers sur le tome 1 ! La conclusion est safe !

Tout d’abord, ce volume-ci est manifestement une transition dans la trilogie mais, malgré quelques longueurs (dont on va reparler), c’est une transition vraiment réussie.
D’une part en raison de l’ambiance. La fin du premier tome, qui révélait qu’Ace Anarchy était toujours vivant, promettait un deuxième volet plus sombre. Et c’est bien le cas, puisqu’ici Nova est plus que jamais prise entre deux feux : d’un côté, les Renégats qu’elle déteste toujours du plus profond de son être et, de l’autre, des Anarchistes bien cachés qui la mettent sous pression. De plus, la découverte de cette nouvelle arme dévastatrice durcit l’ambiance. Finie la lutte bon enfant contre les super-vilains, les super-héros prennent le contrôle. Or, vous l’avez sans doute vu venir : cette nouvelle arme pose clairement des questions concernant la justice – ou, du moins, elle le devrait. De quel droit tirerait-on à vue sur les suspects, privés d’un procès ? Les Renégats, malgré leurs grands idéaux de justice, basculent doucement mais sûrement vers un « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » bien expéditif mais… bien confortable aussi (pour eux, en tout cas). Et en tant que super-héros, il faut reconnaître que ce n’est pas terrible. La réflexion autour de l’éthique et de la déontologie héroïques entamée dans le tome 2 est donc largement poursuivie aussi, sans dériver. Sans grande surprise, les méchants ne sont pas tous si méchants, les gentils ne sont pas tous si gentils mais, que voulez-vous ? Cela fonctionne !

Vous avez dit cliché ? Oui, on ne va pas s’en cacher. En même temps, c’est un roman de super-héros, à quoi vous attendiez-vous ? Et si X-Men a déjà traité exactement le même segment, le roman n’en est pas désagréable pour autant. Et ce bien qu’il s’agisse d’une pure et simple transition.
De fait, je ne vais pas mentir, il y a quelques longueurs que l’on aurait sans doute pu s’épargner – mises bout à bout, je pense que le roman aurait parfaitement survécu en étant amputé d’une centaine de pages. Mais il se trouve que, malgré tout, le récit reste extrêmement prenant.
Bien qu’il ne recèle pas d’immense surprise, le conflit de loyauté de Nova est parfaitement mis en scène, comme celui de la Sentinelle, qui passe plus que jamais pour un super-vilain aux yeux de ses pairs et du peuple. Et c’est aussi ce qui induit les longueurs sus-mentionnées. Nova progresse à pas microscopiques vers ses objectifs, lesquels sont largement assaisonnés de réflexions du style « suis-je une bonne personne ? », « un super-héros est-il forcément gentil ? » ou « je l’aime, mais c’est mal, que faire ? ». Car oui, l’inévitable romance entre elle et Adrian prend de plus en plus d’ampleur… alors que le conflit larvé entre leurs alias respectifs, Nightmare et la Sentinelle, est malheureusement mis en sourdine. Eh non, pas de baston apocalyptique entre les deux adolescents dans ce tome-ci, à mon grand dam.

Pour autant, le roman n’est pas dénué de scènes d’actions, avec affrontements grandioses à la clef. Qu’ils mettent en scène la Sentinelle, l’équipe de Nova ou d’autres Renégats, on a quelques conflits hauts en couleur à se mettre sous la dent, particulièrement celui qui clôt le volume. Encore une fois, ce n’est pas la bataille tant attendue entre Nightmare et la Sentinelle, mais ce n’est pas mal non plus, car la scène offre son lot de tension, révélations et péripéties prenantes. Comme dans le premier tome, Marissa Meyer pose une conclusion forte, pas follement surprenante (il faut le dire), mais qui a le mérite de relancer l’attention et l’intérêt pour la suite. Que j’attends donc avec une immense impatience !

En somme, Ennemis jurés est un véritable tome de transition dans la trilogie. Toutefois, on ne s’y ennuie pas car le roman recèle pas mal de scènes d’actions hyper prenantes, comme son lot de réflexions. Évidemment, celles-ci ne sont pas d’une originalité folle, dans la mesure où les questionnements profonds des super-héros sont un peu toujours les mêmes. Malgré tout, ils sont bien mis en scène, bien narrés et maintiennent agréablement le suspense. Celui-ci est relancé en toute fin, avec un retournement de situation qui donne particulièrement envie de lire la suite, que j’attends désormais de pied ferme !

Le Gang des prodiges #2, Ennemis jurés, Marissa Meyer. Traduit de l’anglais par Guillaume Fournier.
Pocket jeunesse (PKJ), avril 2019, 544 p.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

 

Brèves de comptoir #212

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : dernière ligne droite avant les Imaginales !

Actusf propose un récapitulatif des temps forts du festival, à consulter ici.

Lundi encore : Fragments de Futur : mettez vos « Et si…? » en bouteille !

Le Réseau Université de la Pluralité lance le projet « Futures Fragments » (fragments de futurs). Ce projet international rassemble des artistes, designers, utopistes, chercheurs et acteurs déterminés à remettre les imaginaires du futur en mouvement, avec pour objectif de constituer un réservoir sans fond de rêves, espoirs, chocs, projets, provocations, qui ouvrent les vannes d’autres futurs. L’appel, sur le site dédié, a été lancé en six langues et a déjà reçu quelques fragments.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire la tribune de Daniel Kaplan et Chloé Luchs Tassé publiée sur Usbek et Rica.

Lundi toujours : le bout du voyage de Thierry Di Rollo.

L’auteur a annoncé que son prochain roman serait vraisemblablement le dernier. Son texte est à lire ici.

Mardi : lauréat du Prix Imaginales des Bibliothécaires !

Lancé en 2018, le Prix Imaginales des Bibliothécaires est le 4e prix spécial décerné par le festival spinalien des Imaginales. À ce titre, il côtoie ceux des lycéens, des collégiens et des écoliers. Sous la houlette du comité de sélection (composé de Stéphanie Nicot, 6 bibliothécaires référents et deux responsables éditoriales de Premier Chapitre), les bibliothécaires lisent les 5 titres de la sélection, qu’ils classent à l’issue de la période de lecture (de janvier à avril).

Et il revient cette année à Calame, tome 1 : Les deux visages, de Paul Beorn ! Félicitations !

Pour ma part j’avais attribué la 1ère place ex-aequo à Malboire, de Camille Leboulanger et L’Enfant de poussière, de Patrick K. Dewdney ; Calame était mon troisième choix (parce qu’il fallait bien classer tout ça !).

Mardi encore : finalistes des Locus Awards !

Voici les finalistes des catégories SF et Fantasy ; les finalistes des 14 autres catégories sont visibles ici.

SCIENCE-FICTION :
  • Record of a Spaceborn Few, Becky Chambers (Harper Voyager US; Hodder & Stoughton)
  • The Calculating Stars, Mary Robinette Kowal (Tor)
  • If Tomorrow Comes, Nancy Kress (Tor)
  • Revenant Gun, Yoon Ha Lee (Solaris US; Solaris UK)
  • Blackfish City, Sam J. Miller (Ecco; Orbit UK)
  • Embers of War, Gareth L. Powell (Titan US; Titan UK)
  • Elysium Fire, Alastair Reynolds (Gollancz; Orbit US)
  • Red Moon, Kim Stanley Robinson (Orbit US; Orbit UK)
  • Unholy Land, Lavie Tidhar (Tachyon)
  • Space Opera, Catherynne M. Valente (Saga
FANTASY
  • Lies Sleeping, Ben Aaronovitch (DAW; Gollancz)
  • Foundryside, Robert Jackson Bennett (Crown; Jo Fletcher)
  • The Monster Baru Cormorant, Seth Dickinson (Tor)
  • Deep Roots, Ruthanna Emrys (Tor.com Publishing)
  • Ahab’s Return, Jeffrey Ford (Morrow)
  • European Travel for the Monstrous Gentlewoman, Theodora Goss (Saga)
  • The Mere Wife, Maria Dahvana Headley (MCD)
  • The Wonder Engine, T. Kingfisher (Argyll Productions)
  • Spinning Silver, Naomi Novik (Del Rey; Macmillan)
  • Creatures of Want and Ruin, Molly Tanzer (John Joseph Adams).

Mercredi : d’Albus Dumbledore à Albus Potter : J.K. Rowling, le pinkwashing et d’autres infos potteriennes !

L’article D’Albus Dumbledore à Albus Potter : J.K. Rowling et le pinkwashing est de Pantalaemon à lire sur La Gazette du sorcier !

Et dans la foulée, d’autres infos potteriennes, à commencer par un Cluedo Harry Potter organisé par GoPlay.

Un GoPlay est une activité qui entremêle Jeux d’Enquêtes, Live Escape Game et Théâtre d’improvisation. En costume et dans la peau du personnage, les joueurs ont poignée d’heures pour dénouer les différentes intrigues du scénario en interagissant avec les autres participants. Du 24 au 26 mai 2019, ce sont cinq sessions qui sont organisées à l’Abbaye Notre-Dame de Fontaine-Guérard dans l’Eure. 

Et voici le synopsis :

L’Académie de Magie a alerté le Ministère sur l’inquiétante disparition de deux de ses élèves de dernière années : Ashley Merchant et Marius Ailesvoeux.
Tous deux sont amis de longue date. Celles et ceux qui les connaissent bien savent qu’ils ne seraient pas du genre à disparaître du jour au lendemain, encore moins sans en avertir qui que ce soit auparavant ! Le mystère s’épaissit d’autant plus lorsque ce même Ministère découvre que ses précieux coffres aux Amesphères viennent d’être vandalisés. Aussitôt, les enquêteurs rapprochent ces deux faits, ce qui ajoute de l’inquiétant à cette affaire…
Le temps presse et joue contre l’enquête. Par ordre spécial, il est demandé à toute personne connaissant de près ou de loin les deux disparus de prêter son concours à l’enquête. Or, vous-même faîtes partie de ces élèves de première année qui ont été placés sous le tutorat d’Ashley ou de Marius peu de temps avant leur disparition…

Comptez 30€ / personne (possibilité de louer un costume) et environ 2h de jeu.
Infos et réservations ici !

Harry Potter est aussi à la fac de Poitiers !

Le jeudi 23 mai, l’association des doctorants en droit de l’université de Poitiers (Thesa Nostra), sous la direction scientifique de Damien Fallon, maître de conférences en Droit public, organise un colloque intitulé « Harry Potter et le droit », qui réunira juristes, étudiants, doctorants, avocats, magistrats, curieux et enseignants-chercheurs.

Il aura lieu de 9h30 à 17h30 à la Faculté de Droit (15, rue Sainte-Opportune, Poitiers — Amphithéâtre Carbonnier). Plus d’infos ici !

Jeudi : les batailles de Game of Thrones vues par des historiens et des militaires !

Cet article (bourré de spoilers !) de Pierre Ropert est à lire sur France Culture.

Vendredi : la SF et les représentations genrées !

Cette vidéo d’Anne Besson, produite dans le cadre du MOOC SF (actuellement en cours) est visible sur la chaîne de l’Université d’Artois.
Frédérique Roussel s’est également entretenu avec Anne Besson à propos du MOOC et l’entretien est à lire sur Libération.

Vendredi encore : aperçu de fantasy francophone !

Lloyd Chéri propose, sur Le Point Pop trois auteurs de fantasy francophone à suivre de près !

Week-end : inauguration de la médiathèque Pierre Bottero !

La médiathèque de Pélissanne (4, rue de la République, 13330 Pélissanne) vient de prendre le nom de Pierre Bottero et a été inaugurée sous ce nom ce samedi 18 mai, en présence des huiles (évidemment) et des proches du défunt auteur. Vous pouvez voir quelques images de l’inauguration ici.

Bon dimanche !

Et notez bien qu’il n’y aura pas de brèves la semaine prochaine, pour cause d’Imaginales 🙂

Brèves de comptoir #211

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : Dracula sur papier bible !

L’œuvre de Bram Stoker, comme d’autres consacrées aux suceurs de sang, font leur entrée dans une anthologie dirigée par Alain Morvan, dans la prestigieuse collection Pléiade de Gallimard. Le volume contient également : Christabel, de Samuel Taylor Coleridge ; Le Vampire, de John William Polidori ; Fragment et un extrait de Giaour, de Lord Byron ; Carmilla, de Joseph Sheridan Le Fanu ; L’invité de Dracula, de Bram Stoker ; Le sang du vampire, de Florence Marryat, ainsi qu’un extrait de Thalaba le destructeur de Robert Southey.

Lundi encore : du merveilleux scientifique sur France Culture !

Nicolas Martin recevait Fleur Hopkins, Roger Musnik et François Angélier dans La Méthode scientifique pour plancher sur l’ancêtre de la SF, le merveilleux scientifique.
Si le sujet vous intéresse, la BnF propose une exposition jusqu’au 25 août 2019.

Mardi : conseils d’écriture chez les Artisans de la Fiction !

Outre les formations et ateliers d’écriture qu’ils proposent, vous trouverez sur leur site une foultitude de conseils, qui se déclinent désormais aussi en vidéos sur leur chaîne Youtube. Cette semaine, c’était Elisabeth Vonarburg qui était à l’honneur !

Mardi encore : Artemis Fowl repoussé !

L’adaptation des romans d’Eoin Colfer aurait dû paraître dans les salles obscures cet été. Mais depuis le rachat des studios Fox par Disney, le calendrier des sorties a été revu et corrigé, et Artemis Fowl repoussé au 29 mai 2020. Espérons que les studios en profiteront pour faire une bonne adaptation du matériau de base… La bande-annonce est d’ores et déjà disponible :

Mercredi : comment Alien a-t-il pondu les codes de la SF moderne ?

David Mikanowski répond à cette questions sur Le Point Pop !

Mercredi encore : Terry Pratchett dans Hommage collatéral !

Le podcast vient de mettre en ligne la deuxième partie de l’émission consacrée à Terry Pratchett. La première est consultable ici !

Mercredi toujours : ActuSF Graphic !

Les éditions ActuSF lancent une nouvelle collection consacrée aux textes illustrés : ActuSF Graphic !
Les deux premiers titres prévus sont L’Hypothèse du lézard d’Alan Moore, illustré par Cindy Canévet et La Guerre des Trois Rois, de Jean-Laurent Del Socorro, illustré par Marc Simonetti.
Le format prévu pour ces beaux-livres est de 13×21 centimètres sous couverture cartonnée avec jaquettes couleurs, avec 128 pages illustrées en noir et blanc et en couleurs.
Pour lancer cette nouvelle collection, l’éditeur lance une campagne de financement participatif : à l’heure de la clôture de ces brèves, il restait un tout petit mois pour participer et récolter les 25% manquants de la somme souhaitée !
Les contreparties seront envoyées en mai 2020, à l’exception de l’édition collector de Je suis fille de rage qui sera expédiée à sa sortie en octobre 2019.

Jeudi : l’anthologie des Imaginales !

Le festival spinalien se rapproche à vitesse grand V et voici que les éditions Mnémos dévoilent le sommaire de l’anthologie annuelle.
Y signent des textes cette année : Claire & Robert Belmas, Charlotte Bousquet, David Bry, Grégory Da Rosa, Jean-Laurent Del Socorro, Estelle Faye, Loïc Henry, Ariel Holzl, Vincent Mondiot, Stefan Platteau, Jean Pruvost, Ketty Steward, Philippe Tessier, Estelle Vagner, Aurélie Wellenstein.
Les précisions quant au sommaire sont visibles ici.

Jeudi encore : Alain Damasio sur Arte !

Il était dans l’émission 28 minutes, et son portrait est signé Gaël Legras.

L’auteur était également au micro de François Angélier dans Mauvais genres sur France Culture, en compagnie du comédien Otomo de Manuel, pour parler de son nouveau roman, Les Furtifs.

Vendredi : « Game of Thrones » participe à la culture du viol !

Cet entretien avec la chercheuse et journaliste française Iris Brey est à lire sur Le Temps.

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #210

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !


Lundi : un jeu vidéo pour Blacksad !

La bande-dessinée de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido vient de connaître une adaptation vidéo-ludique, par le studio Pendulo (disponible sur PS4, Xbox, PC, Switch et interdite aux moins de 18 ans). Le jeu, intitulé Blacksad – Under the skin sera disponible en septembre.

Lundi encore : Les Animaux Fantastiques 3 repoussé !

La parution du film est désormais repoussée à novembre 2021, avec un tournage qui devrait débuter au printemps prochain. Voici ce qu’en dit Ron Sanders, président de la distribution pour Warner Bros. :

J.K. Rowling a créé un univers impressionnant qui a captivé des gens de tous âges, nous entraînant dans un voyage magique extraordinaire. Le studio Warner Bros. est très fier d’être la maison de ce monde et est des plus enthousiastes au sujet de l’avenir de cette saga. Nous sommes impatients de présenter le troisième chapitre de la série au public du monde entier en novembre 2021

Encore un peu de patience, donc !

Mardi : de l’imaginaire chez L’Harmattan !

L’éditeur vient de lancer une nouvelle collection d’imaginaire et de fantasy : Miroirs du Réel. Les deux premiers titres (Les Navigateurs de l’infini, de J.-H. Rosny aîné et Les Hasards de la célérité de Thierry Cladart) ont été publiés en février et avril. Benoît Macquart, directeur et fondateur de la collection envisage de publier une dizaine de titres pour cette première année avec, comme objectif principal, d’offrir une meilleure exposition aux ouvrages signés par des auteurs africains. Plus d’infos ici.

Mercredi : les Imaginales !

Le festival spinalien approche (du 23 au 26 mai). Le programme, comme le communiqué de presse, sont en ligne.
Le palmarès des prix également !

Prix Imaginales :

Créé en mai 2002, à l’initiative de la Ville d’Epinal, le Prix Imaginales est le premier prix exclusivement consacré à la fantasy en France. Il récompense à la fois des écrivains, des illustrateurs, des essayistes ou des traducteurs. Un jury composé de journalistes, de critiques et de spécialistes départage les meilleures œuvres de fantasy dans six catégories ; les six lauréats reçoivent un prix doté.
L’annonce des prix se fait début mai, afin de pouvoir, dans la mesure du possible, accueillir les auteurs récompensés aux Imaginales à Épinal.

Roman francophone : Robert DARVEL, Femmes d’argile et d’osier (Les Moutons Électriques).
Roman étranger : Dmitri LIPSKEROV, Le dernier rêve de la raison (Agullo), traduction de Raphaëlle PACHE.
Roman jeunesse : Estelle FAYE et Nancy PENÀ, Les Guerriers de glace (Nathan).
Illustration : Daniel ÉGNEUS pour Le Dogue noir de Neil GAIMAN (Au Diable Vauvert).
Nouvelle : Neil GAIMAN, Signal d’Alerte (Au Diable Vauvert).
Prix Spécial du jury : Anne BESSON, Dictionnaire de la Fantasy (Vendémiaire).

Prix Imaginales des Écoliers :

Les élèves de 3 classes de CM1-CM2 d’Epinal ont tranché et, cette année, leur préférence va au roman Le Dernier bleuet, de Danielle Martinigol et Isabelle Fournié (Actusf). Félicitations !
Les autres titres en lice sont visibles ici.

Prix Imaginales des Collégiens :

Créé en 2009, le Prix Imaginales des Collégiens, PIC pour les intimes, a pour but de promouvoir les littératures de l’imaginaire auprès du jeune public, en lui proposant des sélections riches et variées. Tous les ans, les collégiens sont appelés à voter pour leur titre préféré, qui se voit attribuer la prestigieuse récompense au cours des Imaginales (Épinal).
Cette année, il récompense Stéphane Servant pour Sirius (Rouergue). Félicitations !
Les autres titres en lice sont visibles ici.

Prix Imaginales des Lycéens :

Le Prix Imaginales des Lycéens, PIL pour les intimes, a pour but de promouvoir les littératures de l’imaginaire auprès du jeune public, en lui proposant des sélections riches et variées. Tous les ans depuis 2005, les lycéens sont appelés à voter pour leur titre préféré, qui se voit attribuer la prestigieuse récompense au cours des Imaginales.
Il récompense cette année Floriane Soulas pour Rouille (Srineo). Félicitations !
Les autres titres en lice sont visibles ici.

Prix Imaginales de la Bande-dessinée :

Le Prix Imaginales de la Bande-Dessinée récompense des bandes-dessinées appartenant aux divers genres de l’imaginaire : prioritairement la fantasy, mais également le fantastique ou la science-fiction. Les BD retenues le sont en raison de leurs qualités littéraire, scénaristique et graphique, de la richesse de leur imagination ou de leur capacité à susciter la réflexion et le débat chez les lecteurs, quels qu’ils soient et doivent pouvoir s’adresser à des adultes.
Les titres devront être francophones, et avoir été publiés durant l’année civile précédente – du 1er janvier au 31 décembre 2018 pour le prix 2019 – en édition originale, à compte d’éditeur, diffusés et disponibles en librairie sur le territoire national.

Pour sa première édition, le prix récompense Shi #3 : Revenge de José Homs (illustration) et Zidrou (scénario). Les autres titres en lice sont visibles ici.

Il ne manque donc plus que le Prix Imaginales des Bibliothécaires (bientôt) et on les aura tous 🙂

Jeudi : de l’imaginaire chez France Culture !

Voici deux podcasts.
Le premier propose une lecture d’une nouvelle de Ray Bradbury ; le second, Les Chemins de la philosophie, se propose d’explorer la philosophie dans l’œuvre d’Hayao Miyazaki avec : Ponyo sur la falaise, Porco Rosso, Princesse Mononoke, et Nausicaä de la Vallée du Vent.

Vendredi : une adaptation TV pour Les Rivières de Londres !

La série de Ben Aaronovitch va également connaître une adaptation, sous la houlette de Simon Pegg (Star Trek Beyond) et Nick Frost (Into the Badlands), qui se concentreront (dans un premier temps ?) sur le premier tome, Les Rivières de Londres. L’auteur devrait être producteur exécutif auprès du duo (ce qui laisse espérer de bonnes choses pour cette adaptation). Pas de date annoncée pour l’instant !

Vendredi encore : comment échapper à Game of Thrones (ou pas) ?

Il ne vous aura sans doute pas échappé que la folie Game of Thrones s’est de nouveau emparée de la planète. Que faire, dès lors, si vous faites partie des derniers irréductibles gaulois à ne pas suivre la série ? Elbakin s’est penché sur la question et vous propose quelques échappatoires !

Notez toutefois que la maison d’édition britannique Folio Society prévoit une édition collector du premier tome (dans un premier temps), illustrée par Jonathan Burton, comprenant 16 illustrations couleur et des enluminures à l’effigie de l’emblème des grandes maisons de Westeros en début de chapitre. L’édition proposera également une nouvelle introduction de Joe Abercrombie, fan parmi les fans de G.R.R. Martin. Le livre devrait sortir en fin d’année (sans précision de date).
Chez Pygmalion, c’est une collection d’essais qui va voir le jour, notée comme « approuvée par la Garde de Nuit » – une association de fans qui existe depuis 2011. Premier titre prévu pour le 29 mai. Toutes les infos ici.
Comme il est dit que vous n’échapperez pas bien longtemps à l’univers de G.R.R. Martin, un dernier point : les spin-off.
Outre le premier projet de spin-off déjà annoncé par HBO, deux autres en sont à la phase de script et « avancent bien » selon l’auteur, qui les considère plus comme des suites que comme des spin-off. Pas plus d’infos pour l’instant, ni sur le contenu ou les dates provisoires de ces projets, pas plus que sur le tome 6.

 

Bon dimanche !

 

[2019] Petit bilan de janvier-février.

Carnet de lectures.

Du côté des romans.

Fréquence Oregon, Loïc Le Pallec (Sarbacane – Exprim’).
Sur Terre, dans quelques années. Alta Luna vit dans un luxueux complexe pour familles fortunées, régi par des robots, loin du chaos ambiant. Elle s’y ennuie copieusement : son père est absent, sa mère souffre de dépression. Heureusement, il reste les amis pour s’évader, et un vieux poste de radio. Un beau jour, un couple de déserteurs échoue sur leurs côtes. C’est l’aiguillon qui manquait aux amis, qui organisent l’évasion. Destination l’Oregon, où un mystérieux « capitaine Green » bâtit, paraît-il, un monde nouveau.
Bon, avec ce titre, la rencontre a été ratée… Premier point : les personnages que j’ai trouvés hyper fades et stéréotypés. Hormis la protagoniste, les filles sont quasi inexistantes et ne servent qu’à faire passer les garçons pour de splendides chevaliers servants. Ainsi, l’héroïne manque de se faire violer deux fois, et est sauvée par les mecs deux fois. Quand ce n’est pas elle, ce sont les autres filles (interchangeables), qui sont vendues à un bordel et… derechef sauvée par les hommes. Groumpf ! Côté anticipation, c’est tout aussi léger. Il y a un vague discours écologiste hyper moralisateur, agaçant plus qu’autre chose. Bref, dans la même veine, il vaut mieux lire Le Jardin des Épitaphes de Taï-Marc Le Thanh !

30 jours sans déchets (ou plus…), Sophie Rigal-Goulard (Rageot).
Fatigué de voir toujours ses voisins, les Delamarre, passer pour des stars dans le journal (car ce sont de parfaits éco-citoyens, notamment), Austin fomente un plan diabolique. Faire mieux qu’eux ! Pour cela, il entraîne toute la famille dans un défi zéro déchets…
Vraiment, ça partait bien et le roman avait tout pour me plaire : le sujet est sympa et cette série jeunesse est plutôt rigolote et bien faite (il y a Dix jours sans écran, 24h sans jeu vidéo, etc.). Dès le départ, j’ai trouvé le prétexte hyper pauvre : franchement, s’améliorer pour faire mieux que les voisins, ça ne m’a pas emballée (le gamin a une dizaine d’années, donc pourquoi pas, mais de la part des parents, bof…). J’ai trouvé en plus les personnages hyper stéréotypés : la mère passe son temps en cuisine, la sœur ne veut pas lâcher ses cosmétiques… J’entends bien qu’il était plus facile de parler ainsi des cosmétiques maison, mais bon, les mecs aussi peuvent mettre des crèmes et prendre soin d’eux ! Enfin, il y avait quelques inexactitudes qui m’ont plus qu’agacée (des ampoules à la poubelle et du mélange vinaigre-bicarbonate préparé à l’avance… ce qui ne sert strictement à rien). En plus le défi dure nettement plus que 30 jours ! Pourquoi ne pas tabler directement sur 365 jours sans déchets niveau titre ? Mauvaise pioche bis, donc. Dans la série, je vous recommande chaudement les autres titres qui sont nettement plus prenants et marrants !

Oyana, Eric Plamondon (Quidam).
Bon, on enchaîne les rencontres mi-figue, mi-raisin. Lorsque s’ouvre ce roman, la narratrice est occupée à écrire une lettre à son mari. Dans cette lettre, elle prévoit de lui expliquer comment et pourquoi cela fait 23 ans qu’elle lui ment, qu’elle répond au prénom de Nahia  – alors qu’elle s’appelle en réalité Oyana -, qu’elle n’est pas orpheline, et qu’elle doit absolument rentrer chez elle, au Pays basque, qu’elle a brutalement quitté quelques 20 ans plus tôt (et non trente comme il le pense). Pourquoi cette urgence ? Parce qu’en mai 2018 a été prononcée la dissolution de l’ETA et que cela change tout pour elle.
Je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas gâcher le roman car, vraiment, les liens entre la narratrice, le groupe terroriste et le gros secret qu’elle cache doivent être découverts de la façon dont ils sont mis au jour : doucement, précautionneusement, en tournant largement autour du pot, parce que parfois la vérité est difficile à accepter et à verbaliser, et que c’est bien tout l’intérêt de ce roman. Ce voyage intime, Eric Plamondon nous le raconte avec une grande sensibilité, sans prendre parti pour ou contre les actes de la narratrice, en la laissant dévider ses mots, jusqu’au moment où elle arrive sur place – et là, la narration change pour le style direct, et j’ai trouvé ça moins sensible et intime, pour le coup. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé la façon dont, justement, aucun parti n’était pris et comment, en passant, l’auteur nous retrace l’histoire mouvementée de la région (et ça ne parle pas que de terrorisme, il est aussi question d’un tas de trucs, y compris des baleines, ce qui explique la couv’ !). Alors, qu’est-ce qui ne l’a pas fait ? J’utiliserais volontiers une phrase de prof : ce roman a les défauts de ses qualités. D’une part, parce que lorsque j’ai enfin découvert les raisons du mal-être de la narratrice, je me suis un peu sentie flouée sur la marchandise. C’est donc pour cela que tu te mets la rate au court-bouillon ? OK, c’est moche, mais ce n’est pas du tout aussi moche que tu nous l’a fait croire pendant 50 pages ! Mais en même temps, on comprend que ça la travaille autant et qu’elle mette autant de temps à parler de ce passé qui la tarabuste. Ensuite parce qu’à mon grand regret, il restait pléthore de coquilles dans le texte, malgré des recherches manifestement minutieuses et fouillées, et un style fort. Sans parler des erreurs en basque – à commencer par l’horripilante faute d’orthographe du titre. Non, les noms propres n’ont pas d’orthographe, je sais mais ! ça tombe bien ! C’est justement un nom commun ! Et puis si c’est trop dur à prononcer pour les francophones (ce que je peux entendre), il fallait choisir autre chose. Cette graphie, dans le contexte de sa naissance, c’est juste une hérésie. Et oui, je suis clairement de parti pris mais bon, zut à la fin. Second problème : Google Trad. N’EST PAS un dictionnaire bilingue fiable. Donc non, « fanon » (de baleine), ça ne se dit pas kokospearekin. Parce que ça, ça signifie « avec le fanon de baleine » : ok, c’est proche, mais c’est quand même incorrect. Alors évidemment, je pinaille, mais voilà, c’est le genre de détail qui a tendance à m’escagacer super fort. Pis d’ailleurs, je pourrai pinailler encore plus fort et signaler que kokospe, c’est juste « fanon » et que si on veut être pointilleux, « fanon de baleine » c’est balea-bizar. Oui, on s’en fout, mais ma mauvaise foi est sans limites. Mon agacement aussi quand je tombe sur des trucs pareils.
Avec ça, est-ce que tout était à jeter ? Non ! Le voyage intime est intéressant et la chute du roman à la fois bien trouvée et bien amenée !

Rayon bulles.

Transat, Aude Picault.
Aude, jeune graphiste parisienne, ne supporte plus la routine métroboulotdodo. Quand elle y réfléchit, elle a pourtant une vie plutôt agréable, mais la terrible sensation d’être sur des rails, d’avoir perdu l’étincelle qui donne du sens au quotidien. Se présente alors l’occasion de partir en transat, avec un marin aguerri. Elle franchit le cap… et ça lui fera le plus grand bien !
Cette BD m’a été chaudement recommandée par un collègue et je ne regrette pas de l’avoir découverte ! Le récit mêle introspection (intelligente et marrante !) et carnet de voyage (dépaysant, divertissant !) en un parfait mélange. Les graphismes sont aussi simples qu’efficaces. J’ai adoré la partie sur le bateau, quasiment dépourvue de dialogues, mais servie en illustrations magnifiques. J’ai envie de découvrir d’autres titres d’Aude Picault maintenant !

Constance d’Antioche, tome 1, La princesse rebelle, Jean-Pierre Pécau, Dimitri Fogolin et Sébastien Lamirand (Delcourt).
Lorsque le cadavre sans tête de son père Bohémond II prince de Tarente et d’Antioche pénètre dans la cathédrale St Pierre pour y reposer, Constance n’a que 6 ans et sa mère Alix à peine 20. Mais si les larmes de Constance sont sincères, celles d’Alix sont feintes, et cette dernière fait aussitôt enfermer sa fille pour prendre la régence et ainsi avoir les mains libres de s’essayer aux arcanes du pouvoir.
Dans la série Les Reines de sang, voici venu le tour de la princesse Constance d’Antioche, qui me semble assez méconnue, mais que j’avais croisée l’an passé en lisant Djinn de Jean-Louis Fetjaine (que je n’ai jamais chroniqué). Ce premier tome, s’il s’arrête à la fois en pleine action et en plein conflit, est drôlement bien mené. Les enjeux (complexes) de l’époque et de la région sont clairement exposés, dans un récit linéaire. Les graphismes sont hyper réussis et nous transportent à merveille sur place. J’attends la suite !

 

Côté ciné.

Dragons III : le monde caché (Dean DeBlois).

Harold et Astrid sont désormais à la tête de Berk et Krokmou, de son côté, est devenu Alpha des dragons. Leur rêve est atteint : vikings et dragons vivent enfin en paix ensemble. Mais les trappeurs ne lâchent pas l’affaire… et les voici dotés d’une femelle Furie, dont ils espèrent bien se servir pour capturer Krokmou et tous les dragons du village. Seule solution qu’entrevoit Harold : trouver le monde caché des dragons et les y cacher tous. Plus facile à dire qu’à faire…
J’étais évidemment très impatiente de voir la conclusion de la trilogie Dragons, que j’apprécie fortement. J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, car la surprise est passée (c’est déjà le troisième opus), donc j’ai trouvé le début un peu longuet. De fait, il faut reconnaître que l’intrigue n’est pas particulièrement surprenante : une menace pèse sur le village et les dragons, il faut trouver une solution et, alerte spoiler, ils y arrivent ! Heureusement, les images sont absolument splendides et le film ménage suspense, humour (j’ai pleuré de rire, j’avoue) et tendresse avec talent. La fin, très ouverte et très émouvante, est réussie !

Tops & Flops.

Je me suis déjà pas mal étendue dans ce bilan sur les lectures qui ne m’ont pas bien passionnée (et non, je n’en ferai pas de chronique plus longue, car je manque vraiment de temps).
Dans les flops, il y avait donc Fréquence Oregon, dont je suis parvenue (quand même !) à la dernière page à grands renforts de soupirs irrités et de sourcils levés au ciel. Il y avait ce petit côté « Matrix raconté par Sarah Connor » bien sympa, mais ça n’a clairement pas suffi à pallier le reste (clichés, manque de rythme, côté moralisateur…) à mon goût. En plus, vu la couv’, je m’attendais à un bouquin à la la Mad Max, mais il n’en est rien. Mauvaise pioche !
Dans la foulée, je n’ai pas été convaincue par 30 jours sans déchets : sur le sujet, je pense qu’il y a de super documentaires (même jeunesse), bien plus efficaces qu’un roman.
Enfin Oyana m’a laissée de marbre, malgré d’excellents points, et m’a collé de l’urticaire avec cette faute dans le titre.

Côté géniales découvertes, il y a eu Engrenages et sortilèges, le dernier-né d’Adrien Tomas ! Ha, là, c’était plus dans mes goûts habituels ! Un univers léché, des personnages intéressants, une intrigue qui en avait sous le pied, un style génial, bref, que du bon. Gros coup de cœur pour ce titre !
Ensuite j’ai profité de Montreuil pour acheter la suite du Projet Starpoint, Le Réveil des Adjinns, que j’attendais de pied ferme. Et quelle excellente suite ! Non seulement l’intrigue prend un nouveau tournant, mais en plus Marie-Lorna Vaconsin réussit à nous rendre son univers extraordinaire à la fois plus intelligible et plus mystérieux ! Vivement la suite !
Enfin, Shannon Messenger a de nouveau réussi à m’emporter avec Réminiscences, le 7e tome de Gardiens des cités perdues. J’avais peur que ça s’essouffle, mais non ! On repart sur une intrigue trépidante, prenante et qui développe de mieux en mieux l’univers. Chouette, donc !

 

 

Citations.

« Je les ai entendus moi aussi, acquiesça Cyrus. Mais ça ne fait justement que prouver qu’il s’agit d’une mauvaise idée.
– Ah oui ? Et pourquoi donc ? renifla Grise, un peu vexée.
Cyrus perçut l’agacement de sa camarade, et tenta de se défendre :
– Pardon… je n’insinue pas que ton idée est… Enfin, je ne voulais pas prétendre…
– Mon maître veut simplement dire qu’il est désolé de ses capacités diplomatiques dignes d’un char d’assaut enflammé dévalant une pente, ronronna Quint, toujours affalé sur les genoux de Grise. »

« Je… je sais qu’il y a des gens pauvres ! avait protesté Grise. Que tout le monde n’a pas la chance de naître noble ou bourgeois… mais ce n’est quand même pas la faute des Wilkeer ou de la duchesse d’Eroge si…
– Bien sûr que si, c’est leur faute ! Comment crois-tu que ces riches, ces puissants et ces parvenus construisent leur parfaite petite vie dorée ? En oppressant, en utilisant, en tuant à la tâche, plus pauvres qu’eux pour leur bénéfice personnel ! En les envoyant se battre pour conquérir des pays en leur nom, en leur prenant leur vie, leurs membres, leur santé mentale, puis en les jetant à la rue sitôt leur objectif atteint ! As-tu seulement idée du nombre d’ouvriers exploités, de réfugiés et de soldats estropiés qui dorment dans les rues ? Des gens privés de travail, de dignité ou des deux, qui en sont réduits à voler et tuer pour subsister jusqu’au lendemain ! Quand un être humain en est réduit à la survie la plus élémentaire, il n’a plus que faire des lois de la société qui l’a conduit là ! »
Engrenages et sortilèges, Adrien Tomas.

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« Le bruit du vent mérite plus d’attentions que les vaines paroles. »
Une immense sensation de calme, Laurine Roux.

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« Mon pays, c’était donc ça, ses (sic) maisons carrées blanches à volets rouges, moi qui désormais avait passé plus de temps ici au Québec que dans le lieu de ma naissance. Ce paysage continuait à m’être étranger. Je n’y avais pas grandi, je n’en possédais pas les codes. Le territoire est un langage. Si on ne le parle pas dès l’enfance, il manque toujours quelque chose. Je n’arrive pas à envisager la vie le long de ces longues routes interminablement droites. Qu’y fait-on quand on a 7 ans ? Comment passe-t-on ses samedis après-midi quand on a 12 ans ? On se rejoint où à l’adolescence quand on habite entre Montréal et Trois-Rivières, à Shawinigan ou à Thetford Mines ? »
Oyana, Eric Plamondon.

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« Ah oui, en mer il faut être PRÉSENT à ce qu’on fait. Chaque geste a sa valeur.
– Voilà ! Eh bien moi, avant de partir, j’étais dans l’état inverse, où chaque geste me semblait vide de sens. Tu sais, cette angoisse qui te prend, pollue ton regard, rendant tout négatif et vain. La peur de se figer dans une vie trop étroite. Parce qu’à 20 ans, le monde s’ouvre à toi… et à 30, tu prends conscience que réaliser l’être formidable qui se cache en toi est plus compliqué que prévu.
– C’est « devenir adulte » même si je n’ai pas encore bien saisi ce que ça veut dire.
– Haha ! Et finalement, on fait en fonction de ce que propose notre environnement, du contexte, de notre degré de conscience, des rencontres que l’on fait, de celles que l’on rate… Chaque choix dérive d’une multitude de non-choix. »
Transat, Aude Picault.