ABC 2020 – Littératures de l’imaginaire

Comme tous les ans depuis un certain temps, je rempile avec le challenge ABC Imaginaire, diligemment orchestré par Marie-Juliet !
Et cette année, je n’ai pas laissé traîner : début janvier, j’ai directement attaqué mes lectures, ce qui me permet de publier cette liste avec déjà un titre validé ! Grande victoire !

Règlement du challenge : 

Le principe est de lire 26 livres entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020, en respectant le principe « Une lettre, un auteur ».
Pour chaque lettre de l’alphabet, il faut choisir un auteur, dans les genres entrant dans les littératures de l’imaginaire, à savoir :
– Fantastique
– Fantasy
– Science-fiction.
– Et tous leurs dérivés (urban fantasy, space opéra, steampunk…).

Sachez que si la version «Imaginaire» ne vous botte pas, vous pouvez aussi aller voir chez Nanet, qui propose un Challenge ABC (tout court, mais avec plein d’options) ou chez Salhuna, qui propose un ABC Polars/Thrillers,  ou encore chez Ma petite étagère qui propose un ABC Romance.

Afin de vous faciliter la vie, plusieurs possibilités :
– vous pouvez changer votre liste à volonté. Il suffit de présenter une liste de 20 titres pour valider l’inscription, et la liste peut être revue autant de fois que nécessaire durant l’année. Sauf, bien sûr, si vous visez la médaille de platine : auquel cas, 3 changements maximum sont autorisés.
– vous pouvez inclure des BD, manga, comics ou autres artbooks dans votre liste, mais pas plus de 3 au total (et, à ce moment-là, le dessinateur compte autant que l’auteur pour la lettre).
3 tricheries sont autorisées. Mais qu’entend-on par tricherie ? Une tricherie est l’utilisation de la première lettre du titre du livre ou la première lettre du prénom de l’auteur (au lieu de celle du nom de famille).
– un livre d’auteur anonyme peut être proposé en A ou en X.
– les anthologies et ouvrages collectifs peuvent être utilisés en X, ou à la lettre de l’éditeur scientifique.
– pour les sagas, n’importe quel tome fera l’affaire !
– les relectures et livres inscrits dans d’autres challenges sont acceptés (sans qu’il n’y ait que ça, afin de préserver un minimum de défi !).

Inscriptions : ouvertes jusqu’au 31 janvier 2020, elles se font ici (avec un compte sur Livraddict). L’inscription est validée dès qu’on a indiqué une liste de lectures avec mimimum 20 titres, sur le topic dédié ; la liste doit être complète au 31 janvier 2020 (et présentée comme ci-dessous).
Le challenge commence le 1er janvier s’achève le 31 décembre 2020.

Récompenses : des médailles sont décernées, suivant l’avancement des participants.
– Médaille d’or : 26/26
– Médaille d’argent : 20/26
– Médaille de bronze : 15/26
– Médaille de chocolat : 10/20
– Médaille de platine : attribuée à celles et ceux qui auront respecté leur liste  initiale, avec 3 changements maximum.

Passons donc à la liste !

Progression : 2/13
Comme l’an passé, je ne vise que la lecture de 13 titres, soit 1/2 challenge !

 

Chevalier, Chloé. Récits du Demi-Loup (4) : Clémente nous soit la pluie. Fantasy. xxx p.
Dewdney, Patrick K. Le Cycle de Syffe (2) : La Peste et la vigne. Fantasy. 598 p.
Eames, Nicholas. Wyld (2) : Rose de sang. Fantasy. xxx p.
Guillemin, Gauthier. Rivages. Fantasy. 256 p.
Izumi, Mitsu. Magus of the library. Manga fantasy. 230 p.
Katz, Gabriel. Le Serment de l’orage. Fantasy. xxx p.
Messenger, Shannon. Gardiens des cités perdues (8) : Héritages. Fantasy. 763 p.
Okorafor, Nnedi. Binti. Science-fiction. xxx p.
Pau Preto, Nicki. Sœurs de sang (1) : L’envol du phénix. Fantasy. 768 p.
Quiviger, Pascale. Le Royaume de Pierre d’Angle (2) : Les filles de mai. Fantasy. 544 p.
Roanhorse, Rebecca. Le Sixième monde (1) : La piste des éclairs. Fantasy urbaine. 320 p.
Schwab, Victoria. Cassidy Blake (1) : Chasseuse de fantômes. Fantasy urbaine. 304 p.
Taylor, Laini. La Muse des cauchemars (2). Fantasy. 629 p.

Je calculerai le nombre de pages quand tous les tires seront finalement parus !

Brèves de comptoir #225

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : Fictions climatiques sur Libération !

A l’occasion de la COP25, le quotidien invite 6 auteurs de SF à écrire d’imaginer « un monde ayant atteint la neutralité carbone en 2050, l’objectif fixé par la France et bientôt l’UE. Un moyen de créer de nouveaux imaginaires mobilisateurs. » Voici les textes :
– 9 décembre : « Tout compte », Serge Lehman.
– 10 décembre : « Le paradis, ça ne se visite pas », Christophe Carpentier.
– 11 décembre : « La Flotte », Katia Lanero Zamora.
– 12 décembre : « La carte postale », Jérôme Leroy.
– 13 décembre : « La COP 53 », Antoine Jaquier.
– 14 décembre : « La Fiancée des pirates », Jeanne-A. Debats.

Mardi : le palmarès du PIFFF 2019 :

La cérémonie de clôture de la neuvième édition du Paris International Fantastic Film Festival a eu lieu ce mardi au Max Linder Panorama. Voici le palmarès :
– Œil d’or, long-métrage international : Why don’t you just die, Kirill Sokolov (Russie – 2019).
– Œil d’or, court-métrage international :My little goat, Tomoki Misato (Japon – 2019).
– Œil d’or, court-métrage français :Dibbuk, Dayan D. Oualid (2019).
– Prix du jury, court-métrage français : Boustifaille, Pierre Mazingarbe (2019).
– Prix des lecteurs Mad Movies, long métrage international : Why don’t you just die, Kirill Sokolov (Russie – 2019).
– Prix Ciné + Frisson, long-métrage : I see you, Adam Randall (États-Unis, 2019).
– Prix Ciné + Frisson, court-métrage : Boustifaille, Pierre Mazingarbe (2019).

Mardi encore : Pourquoi la fantasy est un genre contemporain et non antique !

Cet article de Lionel Davoust sur l’âge de la fantasy est à lire sur son site.

Mercredi : l’adaptation de L’océan au bout du chemin !

Ce sont Simon Pegg et Nick Frost (duo à qui l’on doit la trilogie Shaun of the dead, Hot Fuzz et Le Dernier pub avant la fin du monde) qui sont  aux commandes de l’adaptation en série du roman de Neil Gaiman. Pas de date pour l’instant, donc affaire à suivre !

Mercredi encore : le procès de Drago Malefoy !

Ce mercredi 18 décembre, l’École des Jeunes Orateurs de Sciences Po Strasbourg organisait au TGI strasbourgeois le procès fictif de Drago Malefoy. Pour celles et ceux qui n’ont pas pu s’y rendre, voici le live qu’ils ont réalisé.

Jeudi : soumission des manuscrits rouverte chez L’Atalante !

Pour la troisième année consécutive, les éditions L’Atalante ouvrent la soumission de manuscrits durant un mois, du 1er au 31 janvier 2020. Les textes seront lus dans le courant de l’année. Pour toute question ou modalités, ça se passe .

Vendredi : SF et fantasy : les prix 2019 !

ActuSF a réalisé un copieux récapitulatif des titres primés cette année : il est lisible ici !

Le site vous propose également une sélections des séries SFFF à regarder en 2020.

Vendredi encore : sélections sapinesques !

Vous êtes peut-être encore à la recherche d’une idée de dernière minute. Voici quelques listes de conseils lectures !

Le guide ultime pour offrir des livres de SF à Noël de Numerama :

Marcus Dupont-Besnard a concocté pour Numerama un guide d’achat !

10 romans qui explorent le turfu à mettre au pied du sapin.

Bon dimanche et à l’année prochaine !

Moitiés d’âme, Chroniques des cinq trônes #1, Anthelme Hauchecorne.

La mägerie n’obéit qu’à un seul principe : elle ne peut s’exercer qu’à deux. Liutgarde le sait. Elle a pourtant fui Ortaire, l’époux qui lui avait été imposé, renonçant ainsi à son pouvoir. Exilée au nord des terres, elle serait morte sans l’aide des caravaniers et de Rollon, un mäge à l’esprit torturé. Épris l’un de l’autre, Liutgarde et Rollon se déplacent en roulottes avec leur communauté dans l’hostile forêt de la Sylverëe, ancien royaume des Faëes de l’Hiver. Mais l’équilibre de cette vie en cavale va complètement basculer, les obligeant à régler les dettes de leurs vies antérieurs. Car dans ce monde tout se sait et tout se paie un jour. Leur pouvoir et leur amour suffiront-ils à les protéger ?

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman d’Anthelme Hauchecorne, mais je dois d’ores et déjà vous dire que cette reprise a été un énooooorme coup de cœur !

L’auteur nous embarque dans un univers aux connotations médiévales, hanté par la guerre qui a naguère opposé les Faëes aux humains. Au nord, justement, l’ancien royaume des Faëes, la Sylverëe, un territoire sylvestre hostile, glacial, peuplé d’arbres et de créatures de cauchemars. Le roman s’ouvre d’ailleurs sur une scène de course-poursuite à vous faire dresser les cheveux sur la tête ! De fait, j’ai trouvé que le roman était dans l’ensemble assez sombre. L’univers est assez brutal, et ce n’est pas l’ambiance glaciale induite par l’Hiver et la Sylverëe qui va démentir cette impression.
Dans ce roman, il est donc question de Faëes et d’humains. Ceux-ci, bien qu’ils aient vaincu, n’ont jamais réellement percé le secret de la mägerie Faëe, et se retrouvent forcés de pratiquer leur propre magie à deux. Ce qui entraîne la formation de couples mal assortis, car mariés de force – comme Liutgarde et son affreux mari. Pour être certains ne de rater aucun mäge, le Mägistère incite très fortement les parents dont les enfants manifestent un quelconque pouvoir à les signaler le plus vite possible afin de les formater éduquer correctement. Ensuite de quoi, le Mägistère exerce un contrôle tout au long de la vie de ses mäges, qui sont priés de ne pas dévier du droit chemin. Bref, la situation n’est pas rose et je dois dire que le Mägistère avait même un petit côté Inquisition savamment suggéré que j’ai bien apprécié.
Dans ces conditions, on pourrait croire que le Mägistère va être l’opposant attitré de l’intrigue. Eh bien non ! Les opposants (officiels), ce sont évidemment les vilaines Faëes qui, bien qu’envoyées ad patres, continuent d’empêcher les innocents humains de tourner en rond. Seulement voilà. L’histoire est un brin plus subtile que cela et, au fil du récit, on s’aperçoit que chaque personnage peut recéler une part un peu sombre à laquelle on ne s’attendait pas. Bref, plus les chapitres avancent et moins l’on sait sur qui on peut vraiment compter tant les petites trahisons s’enchaînent. Il faut ajouter à cela une certaine propension de l’auteur à faire subir à ses protagonistes les pires avanies, ce qui ne tarde pas à placer le lecteur dans un état d’instabilité émotionnelle assez puissant qui pousse à enchaîner les pages : quelle meilleure raison, en effet, que de vouloir savoir si son personnage préféré va s’en sortir ?

Dans ce roman, Anthelme Hauchecorne a déployé une science du récit assez géniale. A posteriori, on se dit que tout était quelque peu prévisible car, d’une façon ou d’une autre, il introduit les éléments nécessaires au cours de son récit au fur et à mesure, et suffisamment en amont. Chaque détail compte. Si une description précise de la forêt est faite, c’est que plus tard, au cours du récit, cela sera utile. Si tel ou tel trait de caractère d’un personnage est mentionné, c’est qu’il va resservir par la suite. Peu à peu, il avance donc ses pièces et, au fil des chapitres, elles s’emboîtent les unes avec les autres pour terminer le puzzle. Mais là où cette façon de faire devient géniale, c’est qu’elle est imperceptible ! Même à partir du moment où l’on a compris comment fonctionne le récit, on n’a jamais l’impression que l’intrigue est téléphonée. On ne se dit pas « Tiens, il est question de ce personnage retors, donc il va trahir ». Du tout ! Les détails arrivent à point nommé et on ne discerne pas les ficelles qui tiennent l’intrigue. Ce n’est qu’une fois tournée la dernière page que j’ai pleinement embrassé cet épatant système narratif. D’autant qu’il faut bien le dire, on peut être surpris par la tournure de certains événements ou l’utilisation de certains détails.

Par ailleurs, c’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé la plume de l’auteur. J’ai trouvé qu’elle s’était encore affinée (même si ma dernière lecture remonte un peu, pour être honnête !) et a gagné en maturité. Le vocabulaire est riche, les tournures élégantes, et invitent à la lecture à haute voix pour en profiter au mieux – tout en se payant le luxe de ne pas être pédant. C’est comme pour les descriptions et les détails. Tout est là où il faut, comme il faut, et il n’y a rien à retirer. Rien que pour cela, ce roman mérite amplement le coup de cœur !
En réalité, celui-ci est également dû à la teneur de l’intrigue. Je dois dire qu’après ma lecture de Sidh, dans lequel (si ma mémoire est bonne) on croise également quelques Faëes de mauvaise composition, je m’attendais à retrouver des créatures féeriques loin d’être sympathiques. Et j’ai été servie ! Le personnage de Dame Hölle m’a parfois fait dresser les cheveux sur la tête, et invitée à revoir les clichés. On n’a clairement pas affaire à Marraine la bonne fée ici. Mais comme je le disais plus tôt, ce qui est intéressant, c’est qu’elle n’est pas la seule opposante de l’histoire, ni la seule dont on pense qu’elle mériterait des claques. C’est aussi ce qui fait la richesse du récit !

En trois mots comme en cent, j’ai adoré ce roman qui a, en plus, le bon goût d’être magnifique : couverture brochée, gaufrée et dorée, tranche décorée, signet en tissu couleur or, inutile d’être un bibliophile assermenté pour profiter de la beauté de l’objet-livre. Au-delà de son apparence, le coup de foudre est allé à l’histoire, l’univers et le style. C’est assez rare que j’ai je craque pour tous ces éléments à la fois, et je trouve que ça méritait d’être signalé. En guise de conclusion, si vous avez un/e amateur/trice de fantasy dans vos pratiques et pas d’idée à mettre sous le sapin, je ne saurais que trop vous conseiller de vous jeter sur ce titre !

Chroniques des Cinq Trônes, #1, Moitiés d’âme, Anthelme Hauchecorne.
Gulf Stream, octobre 2019, 524 p.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

Brèves de comptoir #224

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : les meilleurs romans d’imaginaire de The Guardian !

Le journal a annoncé sa liste des meilleurs livres de SF et de fantasy parus en 2019, sélectionnés par Adam Roberts :

  • A Little Hatred, Joe Abercrombie (Gollancz)
  • The City in the Middle of the Night, Charlie Jane Anders (Titan)
  • Exhalation, Ted Chiang (Picador)
  • The Archive of Alternate Endings, Lindsey Drager (Dzanc)
  • This Is How You Lose the Time War, Amal El-Mohtar & Max Gladstone (Jo Fletcher)
  • Black Leopard, Red Wolf, Marlon James (Hamish Hamilton)
  • Always North, Vicki Jarrett (Unsung)
  • The Migration, Helen Marshall (Titan)
  • A Memory Called Empire, Arkady Martine (Tor)
  • Infinite Detail, Tim Maughan (MCD x FSG Originals)
  • The Starless Sea, Erin Morgenstern (Harvill Secker)
  • The Future of Another Timeline, Annalee Newitz (Orbit)
  • The Pursuit of William Abbey, Claire North (Orbit)
  • Doggerland, Ben Smith (4th Estate)
  • The Rosewater Redemption, Tade Thompson (Orbit)
  • Wanderers, Chuck Wendig (Del Rey).

Le journaliste a élu Infinite Detail (Tim Maughan) comme livre de l’année ! La sélection SFFF est visible ici, celle des autres genres ici.

Lundi encore : une mini-série de vampires sur Youtube !

Basée sur le roman Nevernight de Jay Kristoff, la mini-série éponyme de trois épisodes est co-produite par Screen Australia, Youtube et Google. Elle narre le voyage de Mia Corvere, la protagoniste interprétée par Piéra Forde vers l’Église Rouge.

Mardi : entretien avec Philip Pullmann !

L’équipe de France Culture a rencontré l’auteur britannique, dont la série A la Croisée des mondes vient d’être réadaptée en série. L’entretien est à regarder ici !

Mercredi : les coups de cœur 2019 de Boudicca !

La liste est à découvrir sur son blog, Le Bibliocosme. Il y a plein de bonnes choses dedans !

Mercredi encore : pourquoi les orcs sont-ils verts ?

L’historien et spécialiste de pop-culture William Blanc répond à cette vaste question dans cet article, paru sur Le Point Pop.

Jeudi : concours de nouvelles René Barjavel, 8e !

Le festival de SF lyonnais Les Intergalactiques (23-28 avril 2020) vient de révéler le thème de son 8e concours de nouvelles de SF René Barjavel :

« Il y a quelqu’un qui vit dans ma tête,
et il ne vit pas dans ce siècle-ci »

Les nouvelles sont attendues avant le 1er mars 2020, minuit. Toutes les modalités sont visibles ici.

Jeudi encore : la Grande Nuit du Steampunk !

Samedi 20 décembre, Tournefeuille accueille la Grande Nuit du Steampunk. Cette soirée multi-artistique rassemblera artistes de danse, cirque, néo-cabaret, performances mais aussi concerts, DJ et show vidéo. Programme, tarifs et autres informations disponibles ici !

Jeudi toujours : un « conlanger », qu’est-ce que c’est ?

Le linguiste Frédéric Landragin révèle sur le journal du CNRS les dessous de cette profession linguistique qui a tout à voir avec la SF.

Si le sujet vous intéresse, le youtubeur Linguisticae a consacré une série de vidéos, Lingua Franca, au sujet.

Vendredi : interview de Christian Léourier !

A l’occasion des Utopiales 2019, l’équipe de Fantastinet a rencontré l’auteur de SF. Entretien à lire sur le site !

Vendredi encore : concours de nouvelles mi-polar, mi-SF !

Le collectif Calibre 35 lance son nouveau concours de nouvelles polar :

Infos subsidiaires ici ou bien .

Vendredi toujours : entretien avec Christelle Dabos !

Vu le succès de sa saga La Passe-Miroir, les medias généraliste se bousculent au portillon pour interviewer l’autrice. Voici l’entretien qu’elle a eu avec Manon Botticelli pour France TV infos.

Week-end : marathon Buffy à Paris !

Samedi 14 décembre 2019, la Cinémathèque française (51, rue de Bercy, 75012 Paris) organise un marathon consacré à Buffy. 10 épisodes de la série seront diffusés de midi à minuit ! Plus d’infos ici.

Week-end encore : Fictions et science-fiction !

L’émission littéraire Fictions de France Culture a mis la SF à l’honneur dans une série de trois épisodes qui vient de se conclure. Le premier était consacré à Léo Henry, le deuxième à Stéphane Michaka et le dernier à Ketty Steward.

 

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #223

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : la boutique en ligne de Marc Simonetti !

L’artiste vient d’ouvrir une boutique en ligne où il propose quelques impressions des illustrations qu’il a réalisées, notamment celles des couvertures du Nom du Vent, du Livre des Martyrs ou bien de Dune.

Mardi : que dit la SF de notre présent ?

C’est la question que se sont posée Laure Beaudonnet, journaliste, Frank Lafond, auteur du Dictionnaire fantastique et de science-fiction (Vendémiaire, 2014) et l’auteur de science-fiction Jean-Pierre Andrevon. Le podcast, Minute papillon !, est audible ici.

Mercredi : appels à texte !

Appel à textes des éditions Livr’S !

Les éditions Livr’S lancent un appel à textes pour leur nouvelle anthologie, intitulée Nouvelles Ères, à paraître en 2020. Le recueil est destiné à un public non averti et les récits futuristes/dystopiques seront privilégiés.
L’appel à textes est ouvert à tous, et sans limite de participation par auteur. Le thème, Nouvelle ère, pourra être abordé de la façon qui plaira aux auteurs. Les textes devront faire entre 10 000 et 35 000 mots. Les récits sont attendus au plus tard le 1er décembre à minuit, à l’adresse manuscrits@livrs-editions.com
Toutes les infos subsidiaires sont visibles ici.

Appel à textes Crappy Princesses !

Les éditions Nutty Sheep lancent elles aussi un appel à textes humoristiques SFFF, sur le thème de « Crappy Princesses » – dans le cadre de la collection Crappy, dirigée par Yvan Barbedette. Voici les consignes :

L’an dernier, « Crappy Heroes » avait fait subir au mythe du héros noble et farouche le supplice de la moissonneuse-batteuse… Voici venu le temps de ridiculiser son alter ego féminin : la princesse ! Mais, pour démolir un tel monument, il faut bien en connaître les plans, histoire de savoir où poser efficacement les charges ! Pour vous aider, voici donc les principales caractéristiques de la Princesse : les princesses sont belles, élégantes et photogéniques en toutes circonstances. Les princesses gardent l’haleine fraîche, même après une sieste de cent ans. Les princesses sont faibles et fragiles, une mouche anémique peut les assommer. Les princesses aiment faire le ménage, même dans un taudis habité par des nains crasseux. Les princesses ne se sentent chez elles que s’il y a des moulures au plafond. Les princesses préfèrent toujours les princes courageux aux inspecteurs des impôts. Les princesses chevauchent des licornes, jamais de condylure à nez étoilé (googlisez ça !). Les princesses n’ont ni crottes de nez, ni miel d’oreilles, ni cacas entre les orteils. Les princesses n’attrapent jamais de MST, pas même un minuscule herpès. Les princesses ne vont ni aux toilettes ni en désintox. Les princesses font toujours preuve de compassion pour les pauvres et les moches. Enfin, les princesses ne s’appellent jamais Saucissona, Gérard ou Renoncule. Nous attendons des nouvelles de moins de 15 000 signes espaces comprises, drôles et tout public ! Attention, manipuler l’humour c’est comme faire atterrir un Airbus sur une pâquerette : cela demande subtilité et précision.

Les textes sont attendus au plus tard pour le 1er février 2020 et doivent être envoyés à l’adresse nuttysheep.editions@gmail.com
Autres infos ici !

Jeudi : la shortlist du prix Aventuriales !

Le Prix Aventuriales récompense un roman appartenant aux genres de l’imaginaire : science-fiction, fantastique ou fantasy, publié au sein d’une maison d’édition à compte d’éditeur qui ne bénéficie pas d’un réseau de diffusion national.
Voici les 6 titres retenus en shortlist :

L’homme maigre, de Xavier Otzi – éditions Luciférine.
Dans l’ombre des miroirs, de Marge Nantel – éditions 1115.
Replis, d’Emmanuel Quentin – éditions Mü.
La Pierre d’Isis, Isulka la mageresse, de Morgane Stankiewiez, paru sous le pseudonyme de Dorian Lake – éditions Noir Absinthe.
Le rapport Otherlander, de Laurent Mantese – éditions Malpertuis.
Jonctions, Voyager, tome 1 de Stéphane Desienne – éditions du 38.

La liste des titres sélectionnés au premier tour est visible ici.

Vendredi : Christelle Dabos est dans Le Monde !

Ce n’est pas souvent que la presse généraliste s’intéresse à la SFFF mais la parution du tome 4 de La Passe-Miroir valait bien un article dans Le Monde !

Vendredi encore : le tarot des miroirs par Beren !

L’illustratrice avait fait de La Passe-Miroir le thème de son Inktober 2019 visible sur son compte Instagram.
Elle propose de faire voir le jour à son projet avec un financement Ulule. Si vous voulez participer (le projet est déjà financé !), il ne reste qu’une dizaine de jours pour la collecte !

Week-end : le calendrier de l’avent de La Dernière geste !

Morgan of Glencoe autrice du génial Dans l’ombre de Parisque je vais chroniquer un jour, promis ! – a concocté un calendrier de l’Avent reprenant son univers. Chaque jour, découvrez un texte lu par ses soins sur sa chaîne Youtube !

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #222

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

 

Il n’y a pas eu de brèves ces dernières semaines, car j’étais occupée en vacances, avec la tempête Amélie (si vous pensez que les deux propositions sont antinomiques, vous avez raison, et c’est pourquoi les derniers dimanches ont été muets). Bref, de retour au sec, on reprend les brèves !

Lundi : les guides SF de Soleil !

Les éditions Soleil lancent des Guides SF à l’usage des lecteurs, conçus pour faire découvrir aux lecteurs des sous-genres spécifiques de la SF, avec une présentation de la thématique abordée, des références cinématographiques et littéraires, des conseils de lecture BD et des bonus. Leur premier guide est consacré au Space Opéra et est consultable ici.

Lundi encore : le grand entretien de Gilles Dumay !

L’éditeur d’Albin Michel imaginaire (et auparavant de Lunes d’Encres), auteur sous le pseudonyme de Thomas Day, est au micro de Nicolas Martin dans La Méthode scientifique, sur France Culture. Le podcast est audible ici.

Mardi : concours de nouvelles Visions du Futur 2020 !

Le club Présences d’Esprit lance la 23e édition de son concours de nouvelles avec 4 sujets au choix :

A. « Le monde est à eux. Enfin. » Jean-Pierre Andrevon
B. Ma vie est incertaine.
C. « Tout casser, […] mais avec du style. » Brandon Sanderson.
D. « La raison du plus fou est toujours la meilleure » Raymond Devos.

La nouvelle (totalement inédite sur tous supports) devra appartenir au genre des littératures de l’Imaginaire (en format .rtf ou .doc) et devra comporter un maximum de 40000 signes, espaces comprises. Elle est à envoyer à visionsdufutur@presences-d-esprit.com avant le dimanche 5 avril minuit.

Détails et infos subsidiaires ici !

Mercredi : un prix Aventuriales pour 2020 !

Fidèles à leur engagement de soutien aux petites maisons d’édition, et désireuses de contribuer à mettre en lumière des œuvres parues en leur sein, Les Aventuriales ont décidé de lancer un « Prix Aventuriales », qui récompensera un roman appartenant aux genres de l’imaginaire : science-fiction, fantastique ou fantasy, publié au sein d’une maison d’édition à compte d’éditeur qui ne bénéficie pas d’un réseau de diffusion national. Cette année, pour lancer ce prix, les membres du comité de sélection ont identifié 6 romans parmi leurs préférés qui seront départagés par des comités de lecteurs recrutés par nos partenaires (librairies, médiathèques). Voici les titres en lice :

Toxic de Stéphane Desienne – éditions Gephyre
Ceux du mercure, Kerys de Catherine Loiseau – éditions Hydralune
Panthère des ténèbres, Mojunsha de Sara Pintado – éditions Noir Absinthe
Alchimiste de Jean-Pierre Fayard – éditions Séma
Octavie d’Urville d’Esther Brassac – éditions du Chat Noir
Féline, d’Arnaud Pontier – éditions Rivière Blanche
Noces d’écailles d’Anthelme Hauchecorne – éditions du Chat Noir
Dans l’ombre des miroirs, de Marge Nantel – éditions 1115
Scrops, de Maëlig Duval – éditions Gephyre
La cité verte, Forestelle d’Aline Maurice – éditions Au loup édition
La Pierre d’Isis, Isulka la mageresse, de Morgane Stankiewiez, paru sous le pseudonyme de Dorian Lake – éditions Noir Absinthe
Le club des érudits Hallucinés, de Marie Lucie Bouton – éditions du Chat Noir
L’homme maigre, de Xavier Otzi – éditions Luciférine
Darkwood, Heaven Forest d’Andrea Deslacs – éditions Hydralune
Le rapport Otherlander, de Laurent Mantese – éditions Malpertuis
Vert de lierre, de Louise Le Bars – éditions Noir Absinthe
Wake the dead, de Fréderic Czilinder – éditions Armada
Cendres, de Johanna Marines – éditions Snag
Replis, d’Emmanuel Quentin – éditions Mü
Les larmes de Yada de Lille Bagage – éditions Nestiveqnen
Sur Mars, d’Arnaud Pontier – éditions 1115
Les bulles du diable, de Yann Quero – éditions L’ivre-book
Inhumaine, retour aux sources, de Sophie Moulay – éditions du 38
Fragments de fleurs aux pétales cramoisis, de Santiago Eximeno – éditions Gephyre
Jonctions, Voyager de Stéphane Desienne – éditions du 38

La shortlist sera annoncée mercredi prochain !

Mercredi encore : la couverture du dernier tome des Récits du Demi-Loup !

C’est une fin de série que j’attends avec grande impatience ! Chloé Chevalier vient de révéler la couverture du tome 4 de sa série, Clémente nous soit la pluie. La couv’ est signée, comme les précédentes, Melchior Ascaride !

La parution est prévue pour avril 2020 !

Jeudi : chasse aux sorcières, contestation sociale et antifascisme dans Harry Potter !

Cet article de Silène Edgar est à lire sur Actusf !

Vendredi : les salons du week-end prochain !

Samedi 30 novembre, ce sont les 16e Rencontres de l’imaginaire de Sèvres (8, rue de Ville d’Avray, 92310 Sèvres). L’invité d’honneur est Jean-Baptiste Baronian. Tout le programme est visible ici.

Du 28 novembre au 2 décembre, ce sera le Salon du Livre et de la presse jeunesse de Montreuil (3, rue Debergue, 93100 Montreuil). Le programme est visible ici.

 

Bon dimanche !

Les Aigles de Vishan Lour, Pierre Bottero.

Plume est une Ombre.
Grâce à ses talents d’acrobate, elle se glisse discrètement dans la nuit.
Jeune écuyer des Chevaliers du Vent, Estéblan accompagne la délégation chargée de rappeler au nouveau roi ses devoirs. Quand la délégation est assassinée, il est menacé à son tour.
Plume sera-t-elle son alliée ?

En 2005, j’étais toujours une lectrice assidue du mensuel Je Bouquine. J’avais donc été ravie d’y lire une nouvelle de Pierre Bottero, dont j’étais déjà très fan. Depuis, Les aigles de Vishan Lour a été republiée, toujours dans Je Bouquine (en 2015), mais jamais en volume tiré à part. Cette année, Rageot publie donc enfin ce texte qui manquait à l’œuvre complète de l’auteur, et c’est l’occasion de se (re)plonger dedans !

Premier point, l’intrigue ne se déroule a priori pas dans le méta-univers Gwendalavir auquel les autres romans de l’auteur nous ont habitués (quoique cela se pourrait, dans une contrée non citée dans les autres romans). Bien que la novella fasse moins de 100 pages, Pierre Bottero parvient à nous expliquer rapidement les tenants et aboutissants de l’univers, tant culturels que politiques.
De même, les personnages sont caractérisés rapidement. Les protagonistes collent à des stéréotypes (la voleuse, le chevalier), mais ce n’est pas gênant. D’une part parce que l’auteur ne sombre pas dans le cliché (du moins pour les protagonistes) et, d’autre part, parce qu’ils sont vraiment cohérents. D’ailleurs, Plume a des petits airs de Marchombre… d’Ombre à Marchombre, il n’y a peut-être qu’un pas ?

Le roman est dépourvu de concept magique hyper alambiqué – ce qui le rend donc accessible à des néophytes. L’originalité de l’univers, c’est l’importance qui y est accordée aux oiseaux. La Confrérie des Chevaliers du vent chevauche d’immenses aigles domestiqués mais néanmoins fiers. Rien que ce point avait suffi à me faire rêver à l’époque de ma première lecture, et m’a de nouveau embarquée cette fois-ci. Estéblan lui-même est maître d’un jeune autour, qu’il promène sur son bras. Plume, quant à elle, ne fait rien sans sa chouette effraie, qui lui sert aussi bien de complice que d’amie.

L’histoire débute in medias res et les lecteurs sont projetés directement dans le feu de l’action. Sur les quelques premières lignes, on peut avoir l’impression d’avoir raté des épisodes, mais rapidement l’auteur rattrape ses lecteurs. Évidemment, on a l’impression que cette petite aventure prend place dans quelque chose de bien plus vaste que l’on ne fait que toucher du doigt, mais ce n’est pas tellement gênant, car on a juste les détails dont on a besoin pour comprendre l’aventure que l’on suit.
Toutefois je mentirais en disant que je n’étais pas frustrée en terminant ma lecture. Le récit était si entraînant que j’aurais aimé en avoir plus, et je serais partie sans barguigner pour 300 pages (voire trois tomes) de plus !

En somme, retrouver l’écriture fluide et imagée de Pierre Bottero, même en relecture, était un plaisir. La nouvelle est bien menée, et propose un univers et des personnages convaincants – malgré la brièveté de l’ensemble. L’intrigue, comme le style, étant très accessible, je proposerais volontiers ce texte à de jeunes lecteurs, ou à de grands débutants en fantasy. 

Les Aigles de Vishan Lour, Pierre Bottero. Rageot, 11 septembre 2019, 96 p.