Brèves de comptoir #183

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : toutes les conférences Imaginales !

Comme tous les ans, l’équipe d’Actusf a enregistré les conférences données aux Imaginales. Elles sont désormais toutes en ligne et vous pouvez les écouter ici.

Lundi encore : début du casting pour The Witcher !

Le casting pour l’adaptation des romans d’Andrzej Sapkowski est sur le point de débuter à l’international. Pour éviter tout risque de fuite, des scènes ont été rédigées exclusivement pour ces essais. Ainsi, si des prises de vue des essais terminent sur internet, le suspense de la série sera préservé !

Lundi toujours : trailer pour l’adaptation du Livre Perdu des sortilèges !

L’adaptation du roman de Deborah Harkness en série sera diffusée dans quelques mois (sans date annoncée pour l’instant) sur la chaîne Sky. En attendant, voici le trailer !

Mardi : Actusf fait son apéro !

Actusf vous invite à son apéro d’été, le vendredi 6 juillet, de 19h à 23h50, à Chambéry (45, chemin du Peney). Notez que Vincent Tassy, Chloé Chevalier, Jean-Laurent Del Socorro et Nadia Coste seront là !
Infos supplémentaires ici.

Mardi encore : nouvelle collection chez Scrinéo !

L’éditeur lance la collection Les coups de coeurs de Cassandra O’Donnell, destinée aux lecteurs de 8 à 12 ans. Cette nouvelle collection, dirigée par Cassandra O’Donnell (dont la série Malenfer est une des chouchoutes de ce public), ouvrira le 4 octobre 2018, avec Comment devenir une vraie sorcière ? d’Anne-Marie Desplat-Duc et L’Île au manoir, d’Estelle Faye.

Mercredi : SNAG fiction, nouvel éditeur de l’imaginaire !

 

L’éditeur a publié ses premiers titres au début du mois de juin 2018. Voici sa présentation officielle :

SNAG : Addict / Accro. 

De jeunes étoiles arrivent… Une nouvelle génération d’auteurs se dévoile avec des romans de l’imaginaire fondateurs : fantasy, anticipation, contemporain, pop culture. SNAG joue la Supernova.

Le catalogue s’articule autour de plusieurs collections : Lune Pourpre (« entre magie et chamanisme, raison et déraison, l’initiation sera addictive ») ; La Compagnie Descartes (« collection dédiée à l’aventure au sein du prestigieux Club « Descartes » ») ; Snaggy fiction (« les icônes de la pop Culture pour une collection 100% mythique ») ; la Réserve sauvage (« nos histoires, nos vies, nos trajectoires ») ;  Supernova (« Demain est aujourd’hui : les dystopies de la nouvelle génération »).

Et voici les deux premiers titres du catalogue, disponibles aux formats papier et numériques :
Initiée, Laëtitia Danae.


« Un jour, on m’a dit que ce pouvoir exacerbé qui grandissait en moi ne pouvait plus être caché.
Pour le bien de toutes les espèces opprimées, je me devais d’être une initiée ». Lilith, fille de paysan, vit en autarcie dans un village reculé, rongé par les superstitions et les cultes de divinités. Obligée de dissimuler sa vraie nature, elle reçoit un jour la visite d’un homme très singulier, qui prétend pouvoir la protéger de tous les dangers. Malgré elle, Lilith va devoir faire face à de nouvelles responsabilités, dans un monde où elle est considérée comme une icône susceptible de redonner à Hibendrill sa splendeur d’antan. Une aventure extraordinaire à la rencontre d’une jeune fille au destin singulier, qui devra partir en quête de sa véritable nature.

Éclaircir les ténèbres, Nicolas Bouchard.


1640. Une Province a disparu. Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres…
Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes. Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres. Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.

Vous pouvez suivre l’actualité de l’éditeur sur son site ou sur ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.).

Mercredi encore : la grosse OP Bragelonne joue les prolongations !

 

La grosse opération commerciale de l’éditeur aurait dû s’arrêter vendredi soir mais des titres numériques sont encore proposés à 0.99€ tout le week-end ! A vos liseuses !

Jeudi : les nominés des prix Utopiales !

Tous les ans, le festival nantais dédié à la science-fiction récompense des auteurs européens des littératures de l’imaginaire. Le prix récompense un roman ou un recueil paru en langue française durant l’année précédente, et dont l’auteur est ressortissant de la communauté européenne. Voici les titres en lice pour le Prix Utopiales et le Prix Utopiales jeunesse.

Prix Utopiales :

– L’Or du diable, Andreas Esbach (L’Atalante).
Espace lointain, Jaroslav Melnik (Agullo).
L’Âme des horloges, David Mitchell (L’Olivier).
Amatka, Karin Tidbeck (La Volte).
Station : la chute, Al Robertson (Denoël).

Le jury se compose de 5 personnes : 4 jury lecteurs, un(e) président(e) du jury.

Prix Utopiales jeunesse :

Le jury officiel se compose de sept jeunes de la région nantaise, âgés de 13 à 16 ans, sous la houlette de Denis E.Savine, traducteur.

– The Rain, Virginia Bergin (Bayard).
Les Puissants, tome 1, Esclaves, Vic James (Nathan).
Nouvelle Sparte, Erik L’Homme (Gallimard jeunesse).
Star Trip, Eric Senabre (Didier jeunesse).
La Mort du temps, Aurélie Wellenstein (Scrinéo).

Les sélections BD et cinéma ne sont pas encore connues !

Jeudi encore : des auteurs de SF au CERN !

En janvier dernier, des auteurs de science-fiction, invités par le CERN, ont pu visiter des installations et questionner les rapports entre science et fiction. Un compte-rendu et des interviews sont disponibles ici.

Vendredi : Locus Awards 2018 !

Chaque année depuis 1971, le prix Locus récompense  les meilleures œuvres de science-fiction, de fantasy ou d’horreur ; il est décerné par les lecteurs de la revue américaine Locus, qui représentent un électorat au moins aussi grand que celui des Hugos : il est donc le prix qui reflète sans doute le mieux les goûts du public. Il a été créé par l’éditeur de Locus, Charles N. Brown.
Voici les lauréats 2018 !

Science-fiction : The Collapsing Empire, John Scalzi (Tor).
Fantasy : The Stone Ky, N. K. Jemisin (Orbit).
Horreur : The Changeling, Victor LaValle (Spiegel & Grau).
Young-adult : Akata warrior, Nnedi Okorafor (Viking).
Premier roman : The Strange Case of the Alchemist’s Daughter, Theodora Gauss (Saga).
Novella : All Systems Red, Martha Wells (Red.com publishing).
Novelette : « The Hermit of Houston », Samuel R. Delany (F&SF 9-10/17).
Nouvelle : « The Martian Obelisk », Linda Nagata (Tor. com 7/19/17).
Anthologie : The Book of swords, Gardner Dozois (Bantam/Harper Collins).
Série : The Hainish Novels & stories, Ursula K. Le Guin (Library of America).
Magazine : Tor.com
Maison d’édition : Tor
Editrice : Ellen Datlow.
Artiste : Julie Dillon.
Non-fiction : Luminescent Threads : Connections to Octavia E. Butler, ed. Alexandra Pierce & Mimi Mondal (Twelfth Planet).
Art book : The Art of the pulps : An illustrated History, ed. Douglas Ellis, Ed Ulse & Robert Weinberg (IDW).
Prix Spécial : Clarion West.

Les titres qui étaient nominés sont visibles ici.

 

Bon dimanche !

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Brèves de comptoir #182

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : réouverture des soumissions chez Mü !

Les éditions Mü, pépinière pour les jeunes auteurs d’imaginaire, rouvrent leurs soumissions de manuscrits, du 18 juin au mardi 31 juillet 2018.
Toutes les infos ici ou !

Mardi : Anna Starobinets dans Télérama !

Hubert Prolongeau a interviewé l’autrice russe ; l’entretien est à lire ici.

Mardi encore : Gravité zéro, l’expo !

Consacrée à l’aventure spatiale, l’expo Gravité zéro : une exploration artistique de l’aventure spatiale est visible au Musée des Abattoirs de Toulouse (musée-FRAC Occitanie, 76 allées Charles de Fitte), jusqu’au 7 octobre 2018.
Issue de la collaboration entre le Musée de l’Observatoire de l’Espace et le laboratoire culturel du CNES, elle met en scène des œuvres des collections du CNES ainsi que des réalisations historiques.
Plus d’infos sur le site du musée, ou dans l’interview de Gérard Azoulay, responsable de l’Observatoire de l’Espace du CNES, par Sciences et Avenir.

Mardi toujours : TAU sur Netflix !

La plateforme propose un nouveau film de SF (disponible le 29 juin 2018). TAU est le premier film en tant que réalisateur de Federico D’Alessandro et réunit au casting Maika Monroe, Ed Skrein et Gary Oldman (notamment). Voici le synopsis et la bande-annonce de ce thriller de SF :

Kidnappée par un inventeur qui a fait d’elle un cobaye pour perfectionner son IA, une jeune femme débrouillarde essaie de s’échapper de sa prison high-tech.

Mercredi : Pratchett illustré !

Les Camionneurs, premier tome du Grand Livre des gnomes, de Terry Pratchett va être publié en version illustrée, sous les pinceaux de Mark Beech – lequel a déjà officié sur les couvertures de la trilogie, mais aussi sur celles des recueils de nouvelles Les Dragons de Château-Croulant ou L’Aspirateur de la sorcière. La parution anglaise est prévue pour le 18 octobre 2018. Les romans de la trilogie seront publiés par J’ai Lu en France.

Mercredi encore : l’imaginaire, genre de prédilection des jeunes lecteurs !

Le Centre National du Livre vient de publier une étude sur les pratiques de lectures des jeunes adultes qui, parmi leurs genres favoris, citent en tête le fantastique et la SF. L’étude est visibles par tous ici.

Mercredi toujours : conférence SF et Cinéma !

Mercredi 27 juin, de 18h30 à 20h, l’auditorium l’IMAG de Saint-Martin d’Hères (700, avenue Centrale, St-Martin d’Hères, Isère) accueille la conférence « Physique et Science-Fiction : c’est quoi ce cinéma !? », donnée par Richard Taillet (professeur de physique à l’Université Savoie Mont Blanc). Il y évoquera notamment les films de SF (réussis ou ratés) faisant appel à des notions de sciences, à grands renforts d’extraits (sont déjà annoncés 2001, l’Odyssée de l’Espace, Sunshine, Mission to Mars, Inception, Gravity et Interstellar). L’entrée est gratuite mais se fait sur inscription. Infos supplémentaires ici.

Jeudi : Alain Damasio prête sa plume à la ZAD !

Les éditions Les Liens qui libèrent viennent de publier un recueil de nouvelles sur la Zone à Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, intitulé Éloge des mauvaises herbes – ce que nous devons à la ZAD. De nombreuses personnalités ont participé (auteurs, chercheurs, réalisateurs, etc.), parmi lesquels Virginie Despentes, Bruno Latour, Amandine Gay ou encore Alain Damasio, expliquant en quoi la ZAD compte à leurs yeux. La nouvelle de ce dernier, « Hyphe… ? » est disponible dans son intégralité ici.

Jeudi encore : appel à textes d’Arkuiris !

Les éditions Arkuiris lancent un appel à textes, coordonné par Yann Quero, sur le thème « Journalistes du futur ». Les textes ne devront pas excéder les 50 000 signes et sont attendus jusqu’au 4 novembre. Infos supplémentaires ici.

Jeudi toujours : grosse OP Bragelonne !

Les ebooks à 0.99€ reviennent, dans toutes les librairies numériques, à partir de lundi 25 juin !
Infos ici.

Vendredi : d’où vient le terme « Science-fiction » ?

Natacha Vas-Deyre répond à cette question sur Radio Campus.

Vendredi : #Payetonauteur, c’est toujours en cours, bien malheureusement !

Il y a des brèves, comme ça, que je ne préférerais pas avoir à rédiger mais, comme manifestement en France on a décidé de marcher sur la tête, je n’ai guère le choix.

Si vous suivez un peu l’actu littéraire, vous n’êtes pas sans ignorer que le statut des auteurs devient de plus en plus précaire, alors même qu’une éditrice est à la tête du Ministère de la Culture.
Si le sujet vous intéresse, voici quelques ressources à consulter :
Sabrina Calvo a publié un texte engagé évoquant la situation alarmante, disponible sur le site des éditions La Volte ; il fait suite à sa décision, suivie également par Ketty Stewart et Alain Damasio de boycotter le festival Futur.e.s (ex Futur en Seine), celui-ci n’ayant pas prévu de rémunérer les auteurs en intervention, ce qui n’est pas légal.

Samantha Bailly, présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse s’est également exprimée sur le sujet au cours des Imaginales, au cours d’une conférence enregistrée par ActuSF. Le comble de l’ironie, lorsque l’on a découvert que le festival n’était pas totalement honnête sur la rémunération des auteurs en intervention.

– Vous pouvez également écouter Boomerang, l’émission d’Augustin Trapenard sur France Inter, dans laquelle Joann Sfar a bien évoqué les tenants et aboutissants de la situation actuelle.

Et vous pouvez suivre le mouvement sur le site officiel de Paye ton auteur (et en parler sur les réseaux sociaux sous le hashtag consacré : #Payetonauteur). N’hésitez pas à indiquer en commentaire vos propres ressources, manifestations, pétitions, ou vos arguments !

 

 

Bon dimanche (malgré tout) !

Brèves de comptoir #181

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : mais pourquoi les personnages de fantasy lisent-ils autant ?

C’est une question étudiée par Anne Ewbank dans un article qu’elle publie dans Courrier international. La version numérique est en accès payant et peut se lire ici.

Lundi encore : L’Odyssée de l’Espace, 50 ans plus tard !

Christine Masson et Laurent Delmas ont consacré un épisode de leur émission On aura tout vu, diffusée sur France Inter au film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. C’est à écouter ici.

Le site Konbini a également publiée une interview de Katharina Kubrick, Keir Duella et Jan Harlan sur les dessous de la conception du long-métrage.

Lundi toujours : appel à textes du fanzine !

est un fanzine consacré à la SF et aux teen-movies ; l’équipe lance un appel à textes pour trois nouvelles dystopiques :
– 1 nouvelle de SF
– 1 nouvelle « Teen »
– 1 nouvelle SF dont le héros est adolescent.

Les textes devront respecter le thème de la dystopie ; la nouvelle « Teen » doit se dérouler dans une société dystopique, sans pour autant être de la SF (il peut s’agir d’un monde sombre mais sans technologie par exemple, une société d’adultes qui semble dystopique aux adolescents, etc.). Les nouvelles ne devront pas dépasser les 9000 caractères, espaces incluses. Vous pouvez participer à une ou plusieurs des catégories, en précisant le genre dans l’objet du mail (fanzineh2@gmail.com). Deadline : 10 août 2018, minuit.
Infos subsidiaires ici.

Mardi : les Deep Ones aux Imaginales !

Le groupe a donné quatre lectures-concerts, respectivement consacrées à La Messagère du Ciel (Lionel Davoust), Les Chants primordiaux des Étoiles (Stefan Platteau), Satinka (Sylvie Miller), L’Épée sorcière (Nathalie Dau). Vous pouvez les réécouter sur leur chaîne Youtube !

Mardi encore : nouvelle série SF sur Netflix !

La chaîne a commandé une nouvelle série de 10 épisodes de SF, intitulée Away, qui sera écrite par Andrew Hinderaker et supervisée par Jason Katims et Matt Reeves (La Planète des singes).
L’histoire, inspirée d’un article de Chris Jones (publié dans le magazine Esquire) narre l’histoire de la première mission humaine sur Mars, par une équipe d’astronautes commandée par Emma Green, une femme laissant derrière elle son mari et sa fille adolescente, pour une année (au moins). La série devrait mêler histoire d’amour et survival haletant ; aucune date n’a encore été annoncée, mais on peut tabler pour une parution en 2019.

Mardi toujours : l’interview de Steven Erikson !

Babelio a rencontré Steven Erikson et voici un court entretien avec l’auteur du Livre des Martyrs.

Mercredi : une nouvelle série fantasy annoncée !

Ici, on entre dans le domaine de la probabilité car le projet en question n’est pas encore sur les rails, mais Brandon Sanderson travaillerait à l’élaboration d’une série, qui serait produite par FremantleMedia North America (qui avait déjà produit l’adaptation d’American Gods de Neil Gaiman). Plus qu’une simple série, Dark One sera un véritable projet multimédia avec bande-dessinée, saga de romans sur les personnages secondaires et un podcast en sus de la série télévisée.
L’histoire, spécialement conçue pour devenir un média visuel, sera celle d’un jeune garçon qui ferait face à des visions (supposément hallucinatoires) d’un univers de fantasy, dans lequel il serait amené à semer destruction et ruine – le projet ne s’appuie donc pas sur l’univers Cosmere développé dans la plupart des romans de l’auteur.

Mercredi encore : les finalistes du prix Halliennales !

Les festival Les Halliennales se déroulera le 6 octobre, à Hallennes-lez-Haubourdins. Voici les finalistes pour le prix 2018 :

– Marie Caillet, Les Rumeurs d’Issar (Hachette)
– Morgane Caussarieu, Rouge Toxic (Actusf)
– Aurore Gomez, L’espoir sous nos semelles  (Magnard Jeunesse)
– Floriane Soulas, Rouille (Scrinéo)
– Vincent Tassy, Comment le dire à la nuit (éditions du Chat Noir).

Mercredi toujours : hommage à Ursula K. Le Guin !

Le site Literary Arts a publié une longue vidéo d’hommage à Ursula K. Le Guin, visible ici.

Jeudi : clap de fin pour les éditions Walrus !

Voilà un genre de brève qu’il n’est jamais agréable de rédiger. Les éditions numériques Walrus viennent d’annoncer qu’elles fermaient leurs portes. Leurs livres seront encore disponibles quelques temps, avant de disparaître du marché dans le courant de l’été.
Vous pouvez lire le communiqué du fondateur et de l’éditeur sur le site internet de Walrus.

Jeudi encore : anthologie caritative Donnez-moi des nouvelles !

L’anthologie caritative Donnez-moi des nouvelles paraîtra le 15 septembre 2018. Le projet est de faire découvrir 10 nouvelles SFFF de 10 auteurs différents et une illustration. Chaque créateur soutiendra une association de son choix. L’anthologie est gratuite et sous licence creative commons ; à l’issue d’une lecture, vous serez libres de financer la création comme vous le souhaitez ; l’argent sera entièrement reversé aux associations soutenues !
Voici les auteurs qui portent le projet : Célia Chalfoun, Emmanuel Chastellière, Christophe Collins, Dave Côté, Sara Doke, Julia El Puma, Doris Facciolo, Katia Lanero Zamora, Sebastian Marchese, Diane Özdamar et Damien Snyers.

La page Facebook du projet donnera, au fil des semaines à venir, des informations sur les associations, les auteurs, le contenu de l’anthologie !

Vendredi : Le Terminal, expo très éphémère à Lyon !

Le Terminal (42, rue Raulin, Lyon 7e), situé dans un hangar destiné à être détruit à la fin de l’été 2018, accueille un ailleurs SF jusqu’au 21 juin ! L’équipe d’artistes composée de Romain Lardanchet, Kalouf, Julien Menzel, Kat.Arzis ont eu moins de 5 moins pour investir les lieux et créer des œuvres à partir de matériaux de récupération. Celles-ci sont fortement inspirées de pop-culture !
L’entrée est gratuite et vous pouvez voir quelques photos ici.

Vendredi encore : cartes et romans de fantasy !

Venez tester vos connaissances sur ce test de Playbuzz, qui vous invite à retrouver les titres de romans de fantasy via les cartes d’univers.

Vendredi toujours : opération 10 romans, 10€ !

Comme tous les ans depuis son dixième anniversaire, Bragelonne reconduit l’opération 10 romans, 10€. Voici les titres de l’année :

Les Dossiers Dresden, Jim Butcher.
La Marque, Jacqueline Karey.
Le Conclave des ombres – l’intégrale, R. E. Howard.
Royaume désuni, James Lovegrove.
L’Algébriste, Iain M. Banks.
La Fée des Dents, Graham Joyce.
Le Destin des nains, Markus Heitz.
L’Âge du feu, l’intégrale I, E.E. Knigth.
L’Homme-rune, Peter V. Brett.
Les Autres, James Herbert.

 

Bon dimanche !

Ceux des limbes, Camille Brissot.

Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

Après les interrogations sur la vie après la mort dans La Maison des Reflets, un roman à l’atmosphère très prenante, Camille Brissot change d’ambiance avec cette aventure se déroulant dans un univers post-apocalyptique. D’ambiance, mais pas totalement de sujet… car dans Ceux des limbes, il est aussi question de rapport à la mort ! Sauf que cette fois… on est confrontés à des zombies ! Eh oui, messieurs-dames !

Dans cet univers résolument futuriste, une pandémie a donc éradiqué une bonne partie de l’espèce humaine, laissant quelques rares rescapés – dont fait partie la communauté d’Otolan, largement isolée. La société post-épidémie a reproduit le schéma de la société d’avant et se retrouve donc très largement clivée entre nantis et miséreux – rien de neuf sous le soleil, donc, l’humain dans la fiction comme dans la réalité apprenant rarement de ses erreurs. L’intrigue va donc mêler des personnages issus des cercles supérieurs (les riches, en somme) et d’autres issus des cercles inférieurs (les bouseux). Otolan est un cas particulier car, s’il est issu d’un cercle pas super bien noté dans le classement, il a brièvement vécu chez les riches et puissants : ce n’est pas vraiment un transfuge, mais cela a fortement marqué son évolution et certains des choix qu’il fera par la suite.
De fait, le roman est vraiment porté par les personnages, Oto en tête de file. Autour de lui gravitent des enfants issus de tous les cercles et parmi lesquels il y a, sans trop de surprise, une petite amie qui ne se laisse pas faire, un meilleur ami parfois tête de pioche, un antagoniste à baffer (mais qui a aussi ses contradictions), et d’autres. Ça pourrait sembler cliché mais, curieusement, ça ne l’est pas, car les personnages ont des profils et des psychologies assez finement détaillés, qui permettent de nuancer vraiment le propos. Ainsi, Otolan n’est pas toujours très héroïque et fait de nombreuses boulettes ; Naha n’est pas seulement une petite amie boiteuse qu’il faut protéger ; Rostre, malgré tout, n’est pas un monstre sans cœur (s’il n’avait pas de cœur, ça lui simplifierait d’ailleurs grandement la vie : mais il n’y aurait pas eu d’histoire !).

Côté intrigue, le rythme prend doucement : le départ est assez lent mais dès quitte l’on quitte la cité, la tension commence à grimper – n’oublions pas que nous sommes en pleine nature, cernés par les zombies ! À cela, il faut évidemment ajouter les tensions internes au petit groupe et à l’apparition non prévue d’Otolan à l’extérieur. Après quoi, l’intrigue suivra un chemin assez classique, qui a tout d’un récit initiatique. Si toutes les péripéties ne font pas bondir de surprise, Camille Brissot nous en a tout de même réservé quelques-unes, que ce soit dans les retournements de situation ou dans les décisions des personnages.

Ceux des limbes, ce sont donc environ 400 pages d’adrénaline, d’odeur d’humus et d’émotions fortes, dans un univers post-apocalyptique fouillé, dont la forêt ne cache vraiment pas l’arbre de l’inégalité : zombies ou pas, les survivants ont perpétué un schéma bien connu, dont l’iniquité et l’absurdité sautent littéralement aux yeux. Mais le roman n’est pas non plus un plaidoyer pour le vivre-ensemble : c’est, avant tout, un page-turner bourré d’action et de rebondissements savamment menés, qui ne fait que confirmer la présence de Camille Brissot sur ma liste des auteurs-à-suivre-à-l’avenir !

Ceux des limbes, Camille Brissot. Syros, avril 2018, 473 p.

Brèves de comptoir #180

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : Roland Lehoucq et Simon Bréan en direct !

Dans le cadre du MOOC SF dispensé par l’Université d’Artois (et toujours en ligne), Roland Lehoucq et Simon Bréan étaient en direct. La vidéo est visible ici !

Lundi encore : Nnedi Okorafor dans La Méthode scientifique !

L’autrice de Qui a peur de la mort ? (entre autres) était au micro de Nicolas Martin dans La Méthode scientifique : Afrique, retour vers le futur. Le podcast se réécoute ici.

Mardi : hommage à Ray Bradbury !

Blow Up, une émission d’Arte, a mis en ligne son hommage à Ray Bradbury – réalisé au moment de la mort de l’auteur, en 2012.

Mercredi : une archive de Tolkien sur la BBC !

Dans le cadre d’une exposition consacrée à Tolkien, à la Bodleian Library, la BBC met en ligne un court extrait d’interview dans laquelle on entend JRR Tolkien parler du Hobbit. C’est à écouter ici !

Mercredi encore : l’anthologie officielle du Salon Fantastique !

Elle sera intitulée Dragons et publiée par les éditions Elenya. Voici les auteurs prévus au sommaire : Florent Baudry, Pierre Brulhet, Emmanuel Chastellière, Fabien Clavel, Doris Facciolo, Estelle Faye, Valérie Frances, Jacques Ouroboros Fuentealba, Thomas Geha, Sylvie O’Scaryne Vannier et Carine Roucan. L’illustration de couverture, elle, est signée Mathieu Coudray.

Mercredi toujours : Faut-il tuer la mère en SFFF ?

C’est un article d’Alex Evans à lire sur son blog !

Jeudi : prochaines Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres !

La date vient de tomber : elles tomberont le samedi 24 novembre, et à Sèvres, évidemment ! Toutes les infos sur la page de l’événement.

Jeudi encore : la bande-annonce de Dragons 3 !

Ce troisième opus s’intitulera Dragons : le monde caché et il est toujours signé Dean DeBlois. Voici le résumé :

Alors qu’Harold et Krokmou réalisent leurs rêves de vivre en paix entre Vikings et dragons, une sombre menace planant sur le village et l’apparition d’une femelle Fury Nocturne vont mettre à mal leurs liens d’amitié comme jamais auparavant.

Rendez-vous dans les salles obscures le 6 février 2018 !

Vendredi : soirée fantastique !

Le samedi 30 juin aura lieu la soirée officielle du Salon Fantastique aux Caves Saint-Sabin à Paris. Infos ici. Le salon, lui, aura lieu du 2 au 4 novembre, à l’Espace Champerret (Paris).

Vendredi encore : pilote pour un spin-off de Game of Thrones !

HBO vient de commander un épisode pilote pour l’un des spin-offs de GoT, à partir du projet de G.R.R. Martin et Jane Goldman. La série devrait narrer des événements survenus des milliers d’années avant l’histoire de la série-mère, au moment du passage de l’Âge des Héros à la Longue Nuit et révéler un tas de secrets de l’histoire de Westeros.
Il faudra attendre la validation du spin-off par la chaîne avant de savoir si la série est lancée ou non ; auquel cas, Jane Goldman deviendrait scénariste, mais aussi productrice exécutive, aux côtés de Daniel Zelman, Vince Geraldis et G.R.R. Martin.

 

Bon dimanche !

 

Indéterminés, Les Stagiaires #3, Samantha Bailly.

Le stage et le CDD sont désormais de lointains souvenirs et, parmi la petite bande des débuts, seules Alix et Ophélie ont eu la chance d’être engagées en CDI chez Pyxis. Une chance, vraiment ? Rien n’est moins sûr. Propulsée directrice du département Communication en à peine 5 ans, Ophélie a fort à faire, d’autant que ses journées de travail sont loin d’être de tout repos. Pyxis, petite entreprise familiale, vient en effet d’être rachetée par Game Vision, un bien plus gros poisson, ce qui met tout le monde sur la sellette et surtout, surtout… le détestable Arthur Mareuil revient dans l’entreprise !

Cinq ans ont passé depuis la fin du premier volume mais on retrouve les personnages comme si on les avait quittés la veille ! Leurs préoccupations professionnelles ont quelque peu évolué, évidemment, mais ils n’ont pas fondamentalement changé. Comme dans les tomes précédents, Samantha Bailly dresse un portrait du monde de l’entreprise extrêmement réaliste, qui le révèle dans toute sa cruauté : nombreux sont les sujets ô combien d’actualité à être balayés par le roman : harcèlement moral et sexuel, souffrance et violence au travail, déshumanisation des rapports, droit à la déconnexion, précarité… Elle montre parfaitement comment un travail passionnant au départ a fini par ne pus être qu’une occupation purement alimentaire, permettant de remplir le frigo et de surseoir aux différentes factures. Ce n’est guère emballant, mais c’est malheureusement parfaitement réaliste. Malgré tout, une petite lueur d’espoir subsiste, grâce aux personnages !

Il est intéressant de voir comment certains sont devenus exactement ce vers quoi ils tendaient, tandis que d’autres ont radicalement changé de voie (ce qui pour certains est on ne peut plus surprenant). Les personnages offrent un parfait aperçu de la génération Y, sacrifiée sur l’autel de la crise, et qui essuie les plâtres d’une société en perte de sens, qui n’est plus tournée que vers un certain profit et en oublie l’essentiel. D’ailleurs, la boucle est bouclée, pour ainsi dire, lorsque l’on croise Lou et Sonia, les protagonistes de la série Nos âmes : avec elles, c’est l’occasion d’évoquer la précarité des auteurs-illustrateurs et la triste situation dans laquelle la création française se trouve !

Le roman est construit sur l’alternance des points de vue d’Ophélie et d’Arthur : deux facettes très différentes de ce qui se joue à Pyxis. En effet, Arthur est embauché en vue de la restructuration, tandis qu’Ophélie a une vision bien plus humaine du problème. Sans surprise… des étincelles sont à prévoir !

Indéterminés vient clôturer un portrait de la génération Y et du monde du travail actuel. C’est évidemment un brin déprimant tant c’est réaliste, mais les personnages instillent une petite lueur d’espoir qui nous garde sur le fil. Une bonne conclusion !

◊ Dans la même série : Les Stagiaires (1) ; À Durée déterminée (2).

Les Stagiaires #3, Indéterminés, Samantha Bailly. JC Lattès, mars 2018, 446 p.

La Fille de l’eau, L’Île des Disparus #1, Camilla et Viveca Sten.


La timide Tuva n’a pas grand-chose en commun avec ses camarades de classe. Elle ne se sent bien que sur l’île où elle habite, dans l’archipel de Stockholm dont elle connaît chaque recoin. Mais, alors que l’automne arrive, le changement se profile dans ce havre si tranquille. Des gens disparaissent en mer, des ombres se cachent sous les vagues et d’étranges lueurs éclairent la forêt. Lors d’une sortie, l’un des élèves s’évapore à son tour. La jeune fille se retrouve embarquée dans une terrible aventure, là où les vieilles superstitions des marins rencontrent la mythologie nordique…

Chouette surprise que cette Fille de l’eau !
Le roman débute tout en douceur : Tuva, la protagoniste, représente l’archétype du personnage malmené par ses camarades de classe. Pourtant, on sent dès le départ qu’il n’y pas que cela : un malaise certain plane sur le récit, sans doute induit par les disparitions inquiétantes dont il est question et l’atmosphère à la fois captivante et sinistre qui plane sur cet archipel perpétuellement caché dans les brumes. Ce qu’on ne connaît pas ou ne comprend pas fait peur et, dans l’archipel de Stockholm, il se passe beaucoup de choses totalement incompréhensibles.

Ainsi, si le roman débute comme un polar, avec la disparition d’un enfant, on bascule extrêmement vite dans une ambiguïté parfaitement maintenue : y a-t-il des forces surnaturelles à l’œuvre, ou l’archipel est-il aux prises avec un dangereux criminel ? Difficile à dire, dans un (long) premier temps et c’est bien ce qui est aussi palpitant. Tuva étant la seule narratrice, on progresse dans l’intrigue au même rythme qu’elle, la tension est donc bien présente.
L’intrigue fait la part belle à la mythologie et au folklore nordiques, comme aux mythes liés aux environnements maritimes – ce qui participe évidemment de l’ambiance fantastique qui se déploie.

Côté personnages, l’intrigue est essentiellement portée par Tuva (la narratrice) et Rasmus, le nouvel élève qui débarque de la ville et dont elle se fait rapidement un ami et un allié dans l’enquête. Autour d’eux gravitent d’autres personnages, comme une cohorte d’adultes plus ou moins bienveillants ou porteurs de réponses. Évidemment, les services de police mènent eux aussi l’enquête mais, comme c’est souvent le cas dans les disparitions en mer, ils abandonnent assez vite l’affaire, ce qui laisse toute latitude aux deux enfants pour enquêter (parfois maladroitement, il est vrai).
L’intrigue progresse donc lentement, au rythme de leurs maigres avancées mais l’ambiance est tellement prenante qu’il est difficile de s’arrêter dans sa lecture.

Malgré tout, les résolutions ne sont pas toutes follement surprenantes mais j’ai trouvé très intéressants les parallèles mis en place entre mythologie et écologie – ce dernier point étant nettement plus clair une fois que l’on a lu la postface.

En bref, La Fille de l’eau initie une trilogie mêlant polar, écologie et mythologie scandinave. Ce premier tome disposant d’une véritable conclusion (ouverte), j’ai hâte de voir à quels mythes se frotteront les suivants.

L’Île des disparus #1, La Fille de l’eau, Camilla et Viveca Sten. Traduit du suédois par Marina Heide.
M. Lafon, février 2018, 320 p.

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