Brèves de comptoir #265

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Du côté de l’écriture

Appel à texte chez Projets Sillex : Isekai !

Projets Sillex lance un nouvel appel à textes : Isekai.

Thème :

« Sur l’eau calme voguant sans trêve…
Dans l’éclat du jour qui s’achève…
Qu’est notre vie, sinon un rêve ? »


Réincarnés, transportés ou même invoqués dans un autre monde, les personnages de vos nouvelles, eux, ne rêvent pas : les voilà dans un ailleurs qu’ils ne connaissent pas.Savaient-ils qu’ils s’y rendraient ou y sont-ils apparus malgré eux ? Y seront-ils entourés de merveilles ou pourchassés sans relâche ? Auront-ils à coeur de rentrer chez eux ou chercheront-ils, à l’inverse, à s’adapter à cet espace voire à le transformer ?Toutes ces questions, ce sera à vous d’y répondre !
Avec cet appel à textes, nous vous invitons à réfléchir sur le thème de l’isekai, que nous définissons ici comme un sous-genre dans lequel un ou plusieurs personnages de notre monde se trouvent plongés dans un autre univers, qu’il s’agisse d’un véritable monde parallèle (à la manière de la saga Ewilan, de Pierre Bottero) ou d’un monde alternatif, tel qu’un jeu-vidéo, rendu réel ou se superposant à la réalité (comme dans Sword Art Online, de Reki Kawahara). Vous pensez que vous ne connaissez pas d’œuvres relevant de ce genre ? Voici pourtant quelques exemples très connus que vous aurez probablement déjà croisés : La Quête d’Ewilan, Sword Art Online (déjà cités), Tron, Le Voyage de Chihiro, Space Jam, Le Monde de Narnia ou encore De l’autre côté du miroir (dont est tirée la citation introduisant cet appel à textes).
Vous avez bien sûr toute latitude sur le ton et les intrigues que vous voudrez mettre en avant : plongée dans un monde futuriste, dans une pure fantasy médiévale, récit horrifique, épique, burlesque… Le recueil est de toute façon destiné aux adultes et nous ne plaçons aucune autre contrainte que le thème.

Pour rappel, le précédent appel à textes de la maison d’édition, toujours en cours de financement, est consultable ici.

Voici les consignes :

– La date limite d’envoi des nouvelles est fixée au 15 octobre 2021.
– Les nouvelles doivent s’inscrire dans le thème de l’isekai (pour une définition plus précise, il est possible de se référer à l’article de Wikipédia sur le sujet ou de s’inspirer des exemples cités) et posséder un titre (même provisoire).
– Les nouvelles ne doivent pas s’inscrire dans le cadre d’un univers sous licence et dont vous ne disposez pas des droits (il ne s’agit pas d’un appel à fanfictions).
– Les nouvelles doivent être rédigées en langue française.
– Les nouvelles doivent comporter entre 40 et 80k sec (milliers de signes espaces comprises).
– Il est possible de proposer plusieurs nouvelles, mais si plusieurs d’entre elles sont sélectionnées, il faudra en choisir une seule afin de ne pas léser d’autres participants.
– Vous devez posséder l’intégralité des droits sur votre nouvelle, qu’elle soit inédite ou qu’elle ait déjà fait l’objet d’une publication.
– Les nouvelles peuvent nous être adressées dans l’un des formats suivants : PDF / DOC(X) / PAGES / EPUB
– Les envois se font sur l’adresse contact@projets-sillex.com en indiquant dans l’objet « Soumission de nouvelle pour anthologie ».

Les auteurs et autrices sélectionnés percevront 100€ et recevront 3 a 6% de droits d’auteur sur l’anthologie (30% divisés entre les auteurs et autrices des 5 à 10 nouvelles sélectionnées).

Pour plus d’infos, ça se passe là !

Un nouveau forum d’écriture : l’Atelier Perché !

Sur le modèle de Cocyclics, L’Atelier Perché est un jeune (mais déjà très fourni) forum de bêta lecture et d’entraide autour de l’écriture.
Vous écrivez, ou la plume vous titille ? Allez donc y jeter un œil !

Des salons (on espère) !

Les nouvelles dates de Gresimaginaire

Le salon isérois Gresimaginaire vient d’annoncer ses nouvelles dates. Il aura lieu les 2 et 3 avril 2022 à La Marelle à Crolles (38). Il s’agira en grande partie d’un report de l’année 2020. Au programme : dédicaces des auteurs invités, jeu de rôle, tables rondes, conférences et de nombreuses animations vous seront proposées.
En somme : affaire à suivre !

Étonnants Voyageurs en ligne !

La trentième édition du festival Étonnants Voyageurs aura lieu en ligne, du 22 au 24 mai 2021. Les auteurs seront bien sur place pour les rencontres et autres tables rondes, et celles-ci seront retransmises gratuitement sur le site du festival.

Des conférences, des interviews !

Entretien avec Robert Jackson Bennett

Cet entretien, mené par Gillossen, est à lire sur Elbakin.net !

Stranger Things : dans l’œil des experts

Roland Lehoucq (astrophysicien au CEA et grand amateur de SF ), Natacha Vas-Deyres (Docteur en littérature française et spécialiste de la science-fiction à l’Université Bordeaux Montaigne) et Camille Jeunet (chargée de recherche en neurosciences cognitives et spécialiste des interfaces cerveau-ordinateur, à l’Institut de Neurosciences Cognitive et Intégratives d’Aquitaine – Université de Bordeaux, CNRS, EPHE)

Procrastination sur la chaîne DoctriZ !

Lionel Davoust, Estelle Faye et Mélanie Fazi, soit l’équipe de l’excellent podcast Procrastination était en live vendredi soir sur la non moins excellente chaîne DoctriZ. C’est à (re)voir ici !

Les 25 ans du Bélial’ !

Le premier numéro de Bifrost est paru en 1996 et les éditions du Bélial’ naissaient dans sa foulée. Pour fêter le quart de siècle, et sous la houlette de « Philippe Boulier (gentil animateur tout de noir vêtu), Olivier Girard (rédac’-chef de Bifrost et boss du Bélial’), Pierre-Paul Durastanti (traducteur et éminence grise), Nicolas Fructus (illustrateur au talent pas de ce monde), Roland Lehoucq (M. Sciences, en toute simplicité), et Erwann Perchoc (ex-stagiaire, n° 1½ du Bélial’) » reviennent sur cette aventure.

« Le Mois de » sur Bookenstock !

Ce mois-ci, les Vénérables accueillent Paul Béorn (qui en est déjà à sa sixième page d’interview). Au mois de mai, elles accueilleront Sylvie Kaufhold ! Rendez-vous sur place pour en savoir plus !

Bibliothon, acte II !

Hier, Bulledop organisait la deuxième édition du Bibliothon, créé l’an dernier durant le confinement. Au programme, 12h de live, de midi à minuit, sur sa chaîne Twitch, consacrées à différents sujets littéraires.
Voilà le programme :

  • 12h15-13h : un an après, comment se porte le livre ? Avec Elsa Lafon, Justine de la librairie L’Emile, Hugues Robert et Cordélia.
  • 13h15-14h : le young-adult, avec Audrey Alwett, Olivier Gay et Thomas Hercouet.
  • 14h15-15h : le webtoon, avec Sita, monsieur Box et Josselin Azorin-Lara.
  • 15h15-15h30 : Les p’tits Dops, avec Margaud Liseuse
  • 15h45-16h30 : cours de dessin avec Kaevane
  • 16h45-17h30 : l’auto-édition, avec Garage deloffre, Lisa Mandel et Anne-Gaëlle Huon.
  • 17h45-18h30 : la BD jeunesse, avec Lucy Mazel, Jonathan Garnier, Amélie Fléchais, Gije.
  • 16h45-19h30 : les émotions dans le livre, avec Baptiste Beaulieu, Serena Giuliano, Virginie Grimaldi.
  • 19h45-20h30 : les mangas, avec Jenny, Bruno Pham et Sourya.
  • 20h45-21h30 : la représentativité, avec Baptiste Beaulieu et Grace Ly
  • 21h45-22h30 : concert, avec Anne Sila
  • 22h45-23h30 : les créatrices partent en live, avec Cy et Fannyfique.

Les fonds récoltés seront versés à la Librairie Charybde (ouverte, mais située dans un lieu fermé au public !).

En vrac

Les titres nominés au Prix Hugo 2021

Le Prix Hugo, dont le titre rend hommage à Hugo Gernsback, fondateur d’un des premiers magazines de science-fiction américains, Amazing Stories, créé en 1926, est un prix littéraire américain créé en 1953 et décerné chaque année aux meilleures œuvres de science-fiction et de fantasy de l’année écoulée (en langue anglaise et publiées aux Etats-Unis). Les votants au prix Hugo sont les membres de la World Science Fiction Society (WSFS), qui organise la World Science Fiction Convention.

Meilleur roman

Black Sun, Rebecca Roanhorse (Gallery / Saga Press)
The City We Became, N.K. Jemisin (Orbit)
Harrow The Ninth, Tamsyn Muir (Tor.com)
Network Effect, Martha Wells (Tor.com)
Piranesi, Susanna Clarke (Bloomsbury)
The Relentless Moon, Mary Robinette Kowal (Tor Books).

Meilleure novella :

Come Tumbling Down, Seanan McGuire (Tor.com)
The Empress of Salt and Fortune, Nghi Vo (Tor.com)
Finna, Nino Cipri (Tor.com)
Ring Shout, P. Djèlí Clark (Tor.com)
Riot Baby, Tochi Onyebuchi (Tor.com)
Upright Women Wanted, Sarah Gailey (Tor.com).

Les autres titres en lice pour toutes les catégories sont visibles ici.

Bergères Guerrières en série animée !

L’Incroyable Studio (Nantes) et Vivement Lundi ! (Rennes) ont annoncé avoir pris une option sur les droits de l’excellente série de BD Bergères guerrières, d’Amélie Fléchais et Jonathan Garnier (Glénat). Pour en faire une série animée ! Destinée aux 8-10 ans, la série animée sera constituée d’épisodes de 26 minutes. Le scénario sera confié à Amélie Fléchais et Jonathan Garnier, ainsi qu’à la scénariste Eurydice da Silva.
Voici ce qu’en disent Johan Chiron et Sophie Girard, les cofondateurs de L’Incroyable Studio :

« Avec Jean-François Le Corre et Mathieu Courtois, les producteurs de Vivement Lundi !, nous partagions depuis plusieurs mois le désir de co-développer un projet entre Nantes et Rennes. Quand nous leur avons parlé des Bergères Guerrières, la collaboration est devenue évidente, Jean-François ayant également repéré la BD à sa sortie en 2017. Avec ses héroïnes fortes, l’inversion des rôles dans cette société où les garçons envient le statut des filles, le thème de l’absence et du deuil impossible, le tout porté par un magnifique univers graphique, cette série d’albums nous offre un univers d’une grande richesse et qui se prête admirablement à une adaptation en animation. »

Bon dimanche !

Les Enquêtes d’Enola Holmes #1-3, Nancy Springer et Serena Blasco.

J’avais lu le premier tome de la série de romans Enola Holmes de Nancy Springer il y a une éternité (sans doute vers sa parution, en 2007). Sans grande originalité, j’ai regardé l’adaptation mise en ligne par Netflix en fin d’année dernière, ce qui m’a donné envie de me replonger dans la série de BD de Serena Blasco (une autre adaptation de la même série de romans). C’est chose faite !

Enola Holmes #1 : La double disparition.

Quand Enola Holmes, sœur cadette du célèbre détective Sherlock Holmes, découvre que sa mère a disparu le jour de son anniversaire, en ne lui laissant pour mot qu’un recueil sur les fleurs, et un carnet de messages codés, elle se met rapidement à sa recherche. Elle va devoir recourir à son sens de la débrouille, ainsi qu’à d’ingénieuses techniques de déguisement afin de fuir le manoir familial alors que ses deux frères se sont mis en tête de l’envoyer en pension afin de faire d’elle une vraie « Lady ». Mais rien ne la prépare à ce qui l’attend. Son chemin la conduit rapidement dans les quartiers sombres et malfamés de Londres, et elle se retrouve impliquée dans le kidnapping d’un jeune marquis. Enola arrivera-t-elle à s’en sortir seule, et continuer de suivre la piste de sa mère tout en échappant à ses deux frères?

Ce premier tome est riche du point de vue de l’intrigue !
En effet, le récit présente trois axes : Enola souhaite retrouver sa mère, disparue sans explication le jour de ses quatorze ans ; elle doit également échapper aux griffes de ses frères, qui souhaitent la mettre au pensionnat – une carrière attendue pour toute jeune fille qui se respecte ; parallèlement, elle se trouve à enquêter sur la disparition du jeune vicomte Tewksbury de Basilwether, sur laquelle son illustre frère ne souhaite pas enquêter puisqu’il estime qu’il s’agit d’une simple fugue. D’ailleurs, il y a une petite compétition assez marrante entre Sherlock et Enola sur leurs enquêtes respectives.

« Sherlock a tout d’un héros. D’après ce Dr Watson, il est passé maître dans plusieurs domaines. Esprit cultivé et chimiste accompli, brillant violoniste, tireur d’élite expert en combat à la canne et à l’épée, un sens unique de l’observation et de déduction logique.
Comparons avec ma propre liste de talents. Je sais lire, écrire et compter (longue division incluse), repérer les nids d’oiseaux, déterrer des vers pour la pêche, et attraper du poisson, et… Mouais. En fait, c’est un peu démoralisant.
« 

Malgré cette triple intrigue, j’ai trouvé l’histoire très rapide, avec parfois des enchaînements un peu trop prompts, manquant un peu de logique. Je ne me souviens pas suffisamment du roman pour savoir si c’était pareil dans le roman, ou si c’est dû à l’adaptation en bande-dessinée (forcément moins longue en termes de pages).
Ceci étant dit, le récit fait la part belle aux codes et autre énigmes à décrypter, ce qui rend la lecture d’autant plus passionnante.

Côté personnages, j’ai apprécié le caractère espiègle et lumineux d’Enola. Mycroft et Sherlock, de leur côté, sont globalement odieux (surtout le premier), ce qui offre de bons antagonistes. Mais ils sont aussi de purs produits de leur époque (misogynes, donc).

« Laissez-la en paix, Mycroft. Elle est jeune et son crâne est trop petit pour sa taille. On ne peut pas trop lui en demander.« 

Cette petite perle est de Sherlock, donc.

La BD est complétée par le carnet secret d’Enola (qui occupe un bon cinquième de l’album). C’est un très bon complément, mais j’ai trouvé un peu dommage qu’il faille absolument le lire pour avoir le fin mot de l’histoire (puisqu’on y trouve la réponse codée de la maman).

Dernier point : les graphismes. Réalisées à l’aquarelle, dans des tons pastels, les illustrations sont vraiment magnifiques et portent parfaitement l’histoire !

Une bonne première découverte, donc.

Enola Holmes #1 : La double disparition, Serena Blasco. D’après les romans de Nancy Springer.
Jungle, septembre 2015. 58 p.

Enola Holmes #2 : L’Affaire Lady Alistair.

Londres, 1889. La jeune sœur du célèbre Sherlock Holmes, Enola Holmes, a décidé de vivre seule, suite à la disparition soudaine de sa mère. Après avoir échappée à la vigilance de ses frères, et sous couvert d’une fausse identité, elle ouvre un cabinet de « spécialiste en recherches, toutes disparitions ». Sa première enquête la conduit tout droit sur la piste de Lady Cecily Alistair, fille d’un baronnet et adolescente loin d’être bien comme il faut, qui a disparu dans les dangereux bas-fonds de Londres.

Nouvelle enquête pour Enola, qui cherche toujours à retrouver sa mère. Arrivée à Londres, elle doit toutefois subvenir à ses besoins. Elle monte donc le cabinet du Dr Ragostin, expert en disparitions et prend le rôle d’Ivy Meshle, la jeune assistante de l’enquêteur.
Or, justement, voilà que le Dr Watson vient la consulter concernant … la disparition d’Enola ! Cette « enquête » la met sur les traces de Lady Cecily, une jeune aristocrate qui a elle aussi disparu.

« Si une jeune fille fuit au bras d’un soupirant, elle sera vue comme sotte et naïve. Tandis qu’une lady qui lit Marx sera jugée comme dérangée et prête à n’importe quoi. »

Dans cet opus, on visite donc les bas-fonds de Londres, mais aussi les salons des ladys, les grands magasins… Ce tome est vraiment en phase avec l’époque : on y lit Das Kapital, des « agitateurs » essaient d’initier les travailleur à plus de droits sociaux ; on croise aussi des hypnotiseurs et autres charlatans.
L’intrigue colle assez à l’ambiance des enquêtes classiques de Sherlock. L’histoire tire un peu sur le glauque (on parle d’un homme qui séquestre et hypnotise une jeune lady, quand même !), tout en utilisant tous les artifices que l’on aime retrouver dans ces récits : ruses, déguisements, et autres personnages polymorphes sont donc de la partie.

Le scénario est assez linéaire, mais porté par les illustrations, qui sont toujours de splendides aquarelles.

Encore une fois, la BD se complète d’un large cahier bonus, dans lequel on trouve un récapitulatif des personnages, une table des déguisements favoris de Sherlock et Enola, mais aussi des dossiers plus documentaires sur l’histoire de Das Kapital, l’hypnose, le langage des fleurs, et un gros dossier sur les messages codés.

Ce tome 2 tient donc les promesses du premier volume en proposant une intrigue intéressante, soulignée par de très beaux graphismes.

Enola Holmes #2 : L’Affaire Lady Alistair, Serena Blasco. D’après les romans de Nancy Springer.
Jungle, mai 2016, 64 p.

Enola Holmes #3 : Le Mystère des Pavots Blancs

Londres, printemps 1889. Le Docteur Watson est introuvable !
Voici une nouvelle enquête qui intéresse aussi bien Enola Holmes que son frère Sherlock. Pour cela, Enola doit se construire un nouveau personnage, le dernier ayant été démasqué lors de sa dernière enquête. Cette fois-ci, point de vieille demoiselle ou de jeune fille ingénue, elle va se transformer en véritable lady, élégante et raffinée.
Rendant visite à Mrs Watson, elle aperçoit un bouquet étrange. Selon le langage des fleurs, le message qu’il transmet est « malchance », « mort », « vengeance ». Mauvais présage ?

J’avais aimé croiser le Dr Watson dans l’enquête précédente. J’étais donc ravie de le revoir de nouveau au centre de l’histoire – même s’il a disparu !

C’est le concept qui fait le charme de la série : on retrouve donc encore plein de codes à décrypter, notamment grâce au langage des fleurs. Ici, il est omniprésent, puisqu’Enola découvre un bouquet (moche) de pavot blanc (au lieu du rouge habituel), d’aubépine rouge (on croise plutôt de la blanche), de feuilles d’asperge et de liserons (qui ressemblent à des mauvaises herbes). Évidemment, c’est louche (en plus d’être hideux) et la signification fait froid dans le dos. D’ailleurs on se dit que le Dr Watson a bien de la chance que la jeune fille soit versée dans ce langage des fleurs, sans quoi il aurait sans doute attendu longtemps là où il était retenu !
Forcément, l’enquête met en concurrence Enola et son frère, qu’elle va s’ingénier à éviter (pas toujours avec succès). Cela ajoute à la tension générale !

Comme dans le tome précédent, l’enquête nous emmène dans les endroits les moins reluisants de Londres, puisqu’Enola va carrément s’introduire dans un asile d’aliénés – pas franchement un endroit qui fait rêver. On croise également des personnages angoissants, dont une femme défigurée qui fait vraiment flipper.

Cela fait donc deux tomes que je suis assez surprise par le contenu effrayant dans une BD plutôt destinée à la jeunesse. Cela contraste fortement avec les aquarelles – toujours aussi magnifiques – et cela m’a bien plu !
Côté graphismes, on ne change pas une équipe qui gagne : des aquarelles sublimes, un découpage original, qui servent parfaitement l’intrigue.

Une fois de plus, on a une intrigue vraiment en prise avec son époque, y compris sur la misogynie ambiante – vu son éducation, on comprend que cela fasse râler Enola !

« Comment font les femmes pour porter ça tous les jours? A croire qu’on leur demande de ne pas avoir d’existence propre en dehors de leurs « charmantes fanfreluches ». Si les hommes se sentent obligés de nous contraindre en nous emprisonnant dans des corsets, c’est qu’ils doivent être conscients que nous valons autant qu’eux !« 

Le cahier documentaire final contient un nouvel éclairage sur le langage des fleurs, mais aussi de solides dossiers historiques liés à l’intrigue, à savoir ici la lobotomie, ou l’Affaire Jack l’Éventreur. Là encore, le fin mot de l’histoire se situe dans le carnet final – même si cette fois, cela tient plus du clin d’oeil que de la véritable résolution. Petit point bous : le cahier propose aussi un herbier à compléter !

Arrivée à la moitié, j’apprécie toujours autant la série ! Je ne me souviens plus assez du roman pour juger l’adaptation, mais le format bande-dessinée est tout à fait convaincant. Bonne pioche !

Enola Holmes #3 : Le Mystère des pavots blancs, Serena Blasco. D’après les romans de Nancy Springer.
Jungle, 2016, 63 p.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

J’avais inscrit les tomes 2 et 3 de la série dans mon Cold Winter Challenge 2020, et ils m’ont permis de valider la catégorie Raclette !

[2021] Petit bilan de mars

Carnet de lectures : rayon bulles.

Shirley #1, Kaoru Mori (Ki-oon).

À tout juste 13 ans, Shirley entre au service de Mme Bennett, populaire patronne d’un café londonien. La jeune fille semble avoir un lourd passé, mais la bonté naturelle de sa nouvelle maîtresse lui permet de retrouver le sourire, et parfois même des bribes d’enfance…
J’adore les mangas de Kaoru Mori, et j’ai lu avec beaucoup de plaisir ses séries Emma et Bride Stories (je fais d’ailleurs durer le plaisir et ne suis à jour dans aucune des deux).
Bref, j’ai donc emprunté le premier tome de Shirley à la médiathèque sur la bonne foi du nom de la mangaka ! Et si j’ai globalement apprécié, je dois reconnaître que l’ensemble m’a laissée quelque peu sur ma faim. On suit donc les aventures de Shirley, treize ans, qui devient femme de chambre chez une jeune femme de la bonne société londonienne. Les trois premiers chapitres détaillent leur vie quotidienne, sans vraiment mettre en place de fil rouge. Les deux derniers chapitres, quant à eux, mettent en scène deux autres femmes de chambre, employées ailleurs (et a priori n’ayant aucune connexion les unes avec les autres). L’ensemble est sympathique, mais hyper décousu. Si je mets la main sur le tome 2, je le lirai également pour voir de quoi il retourne, mais ce titre souffre vraiment de la comparaison avec les autres séries de l’autrice.

Les Cerisiers fleurissent malgré tout, Keiko Ichiguchi (Kana).

Keiko Ichiguchi est une mangaka japonaise qui vit en Italie avec son mari. Au début de ce manga, elle apprend par un coup de fil que l’impensable est arrivé au Japon : nous sommes en 2011. Le récit est donc clairement autobiographique : l’autrice y parle de son enfance, durant laquelle on lui a diagnostiqué une maladie, puis, plus tard, de la façon dont la catastrophe a traversé sa vie. Ce qui est intéressant, ici, c’est qu’on n’est pas au Japon, mais en Italie lorsque surviennent les événements. L’autrice raconte donc les heures d’angoisse (lorsqu’il est impossible de savoir qui a été touché, comment, etc.), l’envie de se mobiliser (mais pour faire quoi ? De quelle façon ?), sans négliger la façon dont est impactée sa vie personnelle en Italie. Avec cela, le graphisme épuré, délicat, plein de tendresse porte merveilleusement le récit. Je ne savais pas à quoi m’attendre en ouvrant ce manga, et j’en suis sortie charmée !

Carnet de lectures : rayon romans

Les Infectés, tome 1, Marc-André Pilon (éd. Kennes).

Zachary, Camille et Dilkaram vont au lycée à Cité-les-Jeunes et vivent une existence assez classique de lycéens. Débarque alors une vidéo virale dans laquelle on assiste à un meurtre bestial : réalité, ou montage ? Or, rapidement, la maladie qui semble avoir frappé l’agresseur… prend de l’ampleur et transforme les humains en monstres sanguinaires assoiffés de sang.
Je n’ai pas du tout été emballée par ce roman de zombies extrêmement classique. L’histoire s’attache au début et au développement de l’infection mais nous impose un récit extrêmement répétitif. Entre chaque chapitre consacré au trio de protagonistes, s’intercalent des interludes narrant (systématiquement) l’infection d’un personnage lambda sans aucun rapport avec les personnages (à une ou deux exceptions près). Globalement, c’est toujours la même chose, et c’est un peu lassant. Par ailleurs, le développement du récit n’apporte rien de neuf au genre (les persos sont séparés, tombent sur de l’aide qui finalement n’est pas si aidante, la fille manque de se faire violer, etc.), ce qui ne m’a pas aidée à m’impliquer dans ma lecture. J’ai trouvé que les personnages n’étaient pas suffisamment creusés, et que la fin était vraiment, vraiment trop expédiée. Seul point positif : Dilkaram fait partie de la communauté sikh, et j’ai trouvé que cela changeait un peu ! Bref, je ne lirai pas la suite et dans le même style, je conseillerais plutôt In the after.

Tops/Flops

Au rang des seconds, j’ai parlé ci-dessus des Infectés, sur lequel je ne reviens donc pas.
L’autre lecture en demi-teinte, ce mois-ci, a été Le Grand jeu, de Benjamin Lupu.
Autant j’ai aimé l’aspect steampunk et la débauche d’idées toutes plus originales les unes que les autres, autant la complexité de l’univers m’aura un peu perdue. L’intrigue présente plusieurs ramifications qui dessinent un schéma assez dense et à plusieurs reprises, j’ai manqué d’explications pour tout bien suivre.

A côté de cela, j’ai eu deux excellentes, excellentes découvertes !

Tout d’abord, le premier tome de La Machine, de Katia Lanero Zamora, qui nous plonge dans une fantasy largement inspirée de la guerre civile espagnole – une époque qui me passionne. Ici, pour ne rien gâcher, Katia Lanero Zamora dresse une fresque familiale, dans laquelle se mêlent conflits politiques et intenses questionnements personnels. C’est brillant ! J’ai dévoré le roman, j’ai hâte de lire le second volet !

Enfin, deuxième excellente découverte avec Derniers jours d’un monde oublié, le premier roman de Chris Vuklisevic – qui a remporté le concours du premier roman d’imaginaire de FolioSF, ce qui est quand même la grande classe. Et c’est amplement mérité ! Le roman raconte, via trois personnages, les douze derniers jours d’un monde en train de s’effondrer et c’est hyper prenant. J’attends avec impatience ses prochains titres !

Citations.

« La grêle carillonnait avec une violence redoublée sur son visage, lui bleuissant les pommettes de froid et d’hématomes. Qu’importe ! Contrairement au commun des mortels, elle avait un faible pour le temps abominable de son pays. Elle adorait le grondement de l’orage, la pluie lui dégoulinant dans les yeux, les frimas givrant ses cheveux, elle saisissait la neige à pleines mains pour la goûter du bout de la langue. Elle était une Funestrelle aguerrie, fille du froid et de la glaise, attachée comme jamais à la Rocaille. »
Rocaille, Pauline Sidre.

« Les étoiles des pentagrammes ont combien de branches, déjà ? Quatre ou six ?
– Cinq, voyons ! C’est dans leur nom ! Tu n’es pas censé être bon en maths ?
– Oh. Comme un pentagone à cinq côtés, approuva-t-il. Je n’avais jamais fait le rapprochement !
Polly roula des yeux au ciel. »
Fingus Malister #2, Ariel Holzl.

« On ne doit jamais confier à autrui ses crimes, sauf s’ils sont trop grands pour être dissimulés – et dans ce cas, on les qualifie de politiques ou de mesures d’État. »
Le Chant de l’épée, Bernard Cornwell.

« Le matin où les étrangers arrivèrent sur l’île, la Main de Sheltel fut la première à les voir.
Elle allait revêtir son masque quand, par la fenêtre, elle aperçut un point sombre à l’horizon. Un mirage, crut-elle ; un tremblement de la chaleur sur l’eau. La mer était vide, bien sûr. Rien ne venait jamais de l’océan.
Elle ne lança pas l’alerte. »
Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic.

« Était-ce elle qui attirait le bruit et la misère, ou le monde entier était-il fait uniquement de cris de détresse ? »
Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic.

Brèves de comptoir #264

Le dimanche, l’actu de l’imaginaire en bref !

Des podcasts

Le podcast de Tolkiendil

Laura Martin-Gomez y présente ses travaux de thèse, réalisée entre 2015 et 2020, et portant sur la réception de l’œuvre de J.R.R. Tolkien par ses fans aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France entre 1955 et 1992.

Red Team, la SF au rapport !

Nicolas Martin, dans La Méthode scientifique, a reçu les auteurs Laurent Genefort et Xavier Mauméjean, ainsi que Fabienne Casoli, présidente de l’Observatoire de Paris, pour parler de la Red Team, un groupe d’auteurs de SF recrutés par l’armée pour envisager les conflits du futur. A écouter ici !

Des appels à texte, des ateliers d’écriture !

Le Grand Prix 404 Factory

Pour la 5e année consécutive, la plateforme d’écriture collaborative 404 Factory organise le Grand Prix 404 Factory, créé en hommage à Lola Salines, en, en partenariat avec ActuSF, CNEWS et SYFY.
Voici le principe du concours :

  • 3 mois d’écriture
  • 8 genres littéraires possibles : apocalypse, fan fiction, fantasy, gaming, sci-fi, steampunk, super-héros et #LOL
  • 5 finalistes choisis par la team 404
  • 1 grand gagnant élu par un prestigieux jury
  • 1 publication papier et e-book avec un contrat d’auteur chez 404 éditions à gagner

Toutes les infos ici !

Réouverture des soumissions de manuscrits aux éditions du Petit Caveau !

La maison d’édition se consacre aux vampires et aux récits gothiques. Tous les genres sont acceptés en romans, feuilletons et novellas, à envoyer à l’adresse suivante : manuscrits[@]editionsdupetitcaveau.com (sans les crochets)
Toutes les infos ici !

Nuit virtuelle de l’Atelier d’Hettange !

Jean-Sébastien Guillermou organise, le samedi 29 mai, une nuit virtuelle de l’écriture.
A 20h, il révèlera sur sa page Facebook un thème imposé. Les participants auront alors quatre heures pour écrire le premier jet d’une nouvelle inspirée de ce thème, peu importe le style de l’auteur (roman noir, Science-Fiction, romance…). Cette nuit sera un prétexte pour écrire une histoire en intégralité, la session se terminera (officiellement…) à minuit. Plus de détails à venir courant mai et en attendant, toutes les infos ici.

Des interviews, des dossiers !

Les secrets d’écriture de Jean Krug

A l’occasion de la sortie du Chant des glaces, Jean Krug a répondu aux questions d’Actusf.

De la fantasy au Point Pop !

Claire Duvivier, David Meulemans et Guillaume Chamanadjian ont répondu aux questions du Point Pop à propos de la parution (prochaine) de La Tour de Garde aux Forges de Vulcain, « une grande saga de fantasy en train de naître », d’après Phalène de la Vallette et Lloyd Chéry ! L’article est à lire ici.

Entités titanesques et leur histoire !

Ce dossier thématique de Cinak évoque ces entités légendaires et fabuleuses tirées de mythes et légendes, récits de fantasy et autres histoires dans les étoiles. A lire sur SyFantasy !

Des événements !

La Science en BD

Raymond Poirier recevra Christian Quesnel, Richard Vallerand, Karine Gottot, Martin PM, Mathieu Lampron et la libraire Marie-Hélène Vaugeois pour parler de la Science en BD. La diffusion en live (dimanche 11 avril, 1h, UTC +2) se fera ici.

Rue des Livres

Le festival rennais a eu lieu fin mars ; vous pouvez revoir leurs cinq émissions thématiques (Ville, Jeunesse, Imaginaire, Voyage, histoires). A (re)voir ici !

Murder Party en ligne : le gâteau était presque parfait !

La médiathèque parisienne La Canopée La Fontaine organise une murder party, accessible du 11 au 17 avril. Voici le scénario :

Pour fêter ses 5 ans, la médiathèque a commandé un fabuleux gâteau à la célèbre pâtisserie primée « De Belles Manières ». Le jour J, le gâteau n’est pas livré et l’équipe de la Canopée commence à s’inquiéter. On apprend très rapidement qu’un drame est arrivé…
A vous de mener l’enquête ! Cette murder party en ligne est bilingue Français/ LSF.

Et ça se passe ici !

En vrac !

Avez-vous vu… la version russe (amateur) du Seigneur des Anneaux ?
Ce téléfilm d’une cinquantaine de minutes, tourné à tout petit budget et intitulé Khraniteli, a été diffusé en 1991 !
Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire l’article du Monde qui lui a été consacré.

Bon dimanche !

Le Grand jeu, Benjamin Lupu.

1885, Constantinople.
Le tsar est tombé depuis 60 ans et une nouvelle puissance s’est levée à l’est. Le Nouvel Empire russe est devenu la première dictature industrielle. Ses dirigeables géants, ses chars et ses exosquelettes à vapeur ont assis sa domination face à l’Alliance de l’Ouest. L’Empire ottoman survit dans une fragile neutralité et sa capitale est le théâtre d’un jeu d’espions sanglant.
Martina Krelinkova, aventurière et monte-en-l’air, débarque à Constantinople avec une réputation sulfureuse alors que le Primat Imperator russe s’apprête à restituer au sultan un diamant légendaire : le Shah. À peine arrivée, elle découvre que sa sœur a mystérieusement disparu.
Tandis qu’un jeu du chat et de la souris s’enclenche à un rythme effréné, les obstacles se multiplient pour la voleuse. Parviendra-t-elle à retrouver sa sœur et à s’emparer du Shah, tout en mettant au jour les sombres intrigues du Grand Jeu ?

Du steampunk, un peu d’uchronie, un cambriolage audacieux, de l’espionnage, le tout avec Constantinople en toile de fond ? Je signe avec enthousiasme !

Le Grand jeu regorge d’excellentes idées. Tout d’abord, l’auteur a pris soin de rebattre les cartes géopolitiques de l’époque. Le monde semble divisé entre deux grandes puissances : le Nouvel empire russe, une dictature industrielle qui a pris le pas sur le pays des tsars et l’Alliance de l’Ouest. Entre les deux, notre toile de fond : l’empire ottoman, qui tente de se faire tout petit tout en conservant sa neutralité.
C’est dans ce panorama politique à peine stable que débarque Martina, bien décidée à faire main basse sur une merveille de plus, tout en retrouvant sa sœur disparue.

On suit essentiellement le personnage de Martina (hormis quelques infidélités) : si elle est parfaitement campée, les autres personnages sont plus effacés, quasiment tous au même niveau de personnages secondaires.

À partir de là, l’intrigue alterne entre plusieurs fils narratifs : la préparation du casse, la traque de la sœur disparue, la montée en puissance de l’empire russe sur les terres ottomanes, et le parcours d’un homme infiltré au sein de la dictature industrielle. Tout cela contribue à créer une intrigue certes linéaire, mais néanmoins assez dense, car le début du récit accumule les scènes apparemment sans liens les unes avec les autres.
En effet, les intérêts sont multiples et il faut un long moment avant que l’on ne discerne le schéma général qui sous-tend le récit. De plus, l’univers est lui aussi assez complexe. L’auteur utilise un vocabulaire spécifique pour désigner les inventions et machines de l’empire russe qu’il faut rapidement assimiler. À cela s’ajoute de nombreux passages de dialogues, d’exclamations ou d’interjections en russe ou en turc… sans forcément de traduction. Tout cela est parfait du point de vue de l’immersion et de l’originalité du récit mais pour une raison qui m’échappe, cela m’a plus embrouillée qu’autre chose.

Pourtant, le rythme est entraînant, et le mélange d’uchronie et d’espionnage vraiment bien trouvé. Il y a un côté roman d’aventures mâtiné de découvertes hyper sombres (notamment dans le camp russe !) qui fonctionne à merveille.

En bref, Le Grand Jeu est un roman d’aventures mêlant steampunk et uchronie sur une toile de fond originale et bien trouvée. L’intrigue, dense à souhait, joue sur plusieurs trames narratives qui se nourrissent les unes les autres, tout en dessinant un univers complexe.  C’est finalement lui qui m’aura empêchée de profiter à fond de ma lecture, me sentant un peu larguée dans les diverses ramifications de l’histoire.

Le Grand jeu, Benjamin Lupu. Bragelonne, février 2021, 360 p.

Brèves de comptoir #263

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

La Revue de presse

« Les fans contestent de plus en plus l’autorité des auteurs sur leurs œuvres »

Cet entretien entre Pablo Maillé et Anne Besson est à lire sur Usbek & Rica.

La Sélection de Xavier Dollo

L’auteur, libraire et éditeur, fin connaisseur (entre autres) des littératures de l’imaginaire, a livré à son tour sa liste des 10 livres (pas uniquement SFFF) de la décennie à Babelio. En avez-vous en commun ?

Reflets de lune est dans Numerama !

Le magazine numérique liste 4 bonnes raisons de lire le dernier roman d’Estelle Faye.

Des Prix

Prix Rosny aîné 2021 : il est temps de voter !

Depuis 1980, le prix Rosny aîné récompense des œuvres de science-fiction (romans et nouvelles) parues en langue française sur support papier au cours de l’année civile précédente.
Il est l’heure de voter et ça se passe ici. Vous pouvez voter pour cinq titres, et en proposer cinq autres qui ne seraient pas dans la liste si vous le souhaitez.

Des interviews, des conférences

Christophe Thill parle de la biographie de Lovecraft

Celle-ci, écrite par ST Joshi, a été traduite par Christophe Thill, qui en parle avec Jérôme Vincent. C’est à revoir/écouter ici.

Trois questions à Roland Lehoucq

L’auteur, invité de la 48 BlueCon (qui aura lieu du 13 au 22 août 2021), répond aux questions d’Ugo Bellagamba ! A revoir ici.

Des nouvelles du tome 3 de Chronique du Tueur de Roi !

Non, il n’est pas encore sorti ! Mais Patrick Rothfuss s’est exprimé à propos de son processus d’écriture dans une interview récente :

Des financements participatifs

La Quête d’Ewilan en animé !

Le studio Andarta travaille sur une adaptation animée du cycle Ewilan de Pierre Bottero et a lancé un financement participatif sur Kickstarter. Celui-ci a été complété en seulement 3 heures, mais si vous souhaitez soutenir le projet, il vous reste 12 jours pour le faire !

Lanfeust de Troy en version audio !

Blynd souhaite adapter en version audio la série de BD Lanfeust de Troy. Voici le trailer du projet :

Là encore, le projet est financé, mais il reste 13 jours pour participer !
Si vous êtes un peu dubitatifs sur la BD en version audio, vous pouvez écouter sur France Culture l’adaptation de La Zizanie d’Uderzo et Goscinny !

En vrac !

Dragons sur ArteTV

La série conçue par le conteur Nicolas Mezzalira et l’illustrateur John Howe est à (re)voir sur ArteTV !

Noob VS Démonistes : la partie de jeu de rôle

Le 31 mars à 21h30, Olivier Gay animera une partie de jeu de rôle sur Twitch dans l’univers de sa BD Démonistes (Drakoo), avec comme invités, les acteurs de la série Noob interprétant Gaea, OmegaZell, Sparadrap et Arteon.
Toutes les infos ici.

Bon dimanche !

Une pincée de magie #1, Michelle Harrison.

Chez les Widdershins, on compte trois sœurs : Fliss, l’aînée, sage et pondérée. Charlie, la petite dernière, espiègle et à la frimousse adorable. Et au milieu, il y a Betty, qui ne rêve que d’aventures et de voyages. Pourtant, elle n’a jamais quitté la petite île brumeuse de Crowstone où les trois sœurs vivent avec leur grand-mère, Bunny. Donc, en cette soirée d’Halloween, c’est décidé : Betty part à l’aventure. Oh, pas loin, dans un premier temps, juste sur le continent, séparé de Crowstone par un petit bras de mer.
Elle est loin de se douter qu’une terrible malédiction pèse sur les femmes de sa famille… condamnées à rester à Crowstone à tout jamais, sous peine de mourir dans les 24 heures. Heureusement, avec une pincée de magie et deux sœurs aussi fantastiques qu’agaçantes, rien n’est impossible !

Une bonne pioche dans ma PAL de boulot ! Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de fantasy pour préadolescents et j’étais assez contente de cette lecture, suffisamment pour être curieuse de lire la suite de la trilogie !

Première chose à savoir : bien qu’il s’agisse d’un premier tome, le récit propose une intrigue complète, avec une conclusion très satisfaisante.
Michelle Harrison installe son récit avec une ambiance à mi-chemin entre morose et carrément sombre. D’une part, le récit débute avec Halloween, sur un île entourée d’une brume opaque. Or, quel est LE point phare de cette île ? Sa prison. Tout à fait. On est donc assez loin de l’endroit où il fait bon vivre et où la population est hyper joyeuse. D’autant que les sœurs Widdershins sont non seulement assignées à résidence mais, en plus de cela, elles souffrent de l’absence de leur père, enfermé à la prison.

La première fois que Betty Widdershins entendit parler de la malédiction qui pesait sur sa famille, elle fêtait son treizième anniversaire. Treize est un nombre que certains considèrent comme maudit, mais pas Betty. Elle était bien trop rationnelle pour croire à cette superstition et, d’une manière générale, à la plupart des superstitions absurdes dont sa grand-mère raffolait.

Sur ces débuts ô combien riants, débarque donc l’histoire de malédiction – qui, je dois dire, m’a agréablement changée de la traditionnelle prophétie avec l’élue, même s’il y a tout de même un peu de ça ici. Et c’est en même temps que surgit la magie dont les fillettes ignoraient, jusque-là, l’existence et qui va, sans surprise, lancer l’intrigue.

Celle-ci est construite sur deux récits enchâssés. D’une part, l’histoire actuelle des sœurs Widdershins qui tentent de briser la malédiction et, d’autre part, l’histoire de Sorsha, la sorcière à l’origine de la malédiction et dont le destin semble inextricablement lié à celui des trois jeunes filles. Les deux récits sont menés à la première personne mais on sait toujours très vite dans quelle temporalité on se trouve, ce qui évite de se sentir perdu entre les deux narrations. Sans grande surprise, les chapitres alternent entre les deux récits, qui s’alimentent l’un l’autre et font grimper la tension. Les rebondissements sont dans l’ensemble bien amenés même s’ils ne sont pas toujours surprenants.

Si l’intrigue s’avère assez classique, ce sont vraiment le système de magie et les personnages qui m’ont le plus emballée dans ce roman.
La magie, donc. Elle est très peu fréquente et semble même cantonnée à la famille Widdershins. Mieux : elle est liée à trois objets (un sac à main qui permet de se téléporter, des poupées russes qui rendent invisibles, un miroir pour converser à distance), dont les pouvoirs répondent à une et une seule femme de la famille. Et je dois dire que j’ai trouvé ça plutôt original et bien trouvé !
Deuxième bon point, donc : les personnages, qui font preuve d’une belle complicité – malgré quelques chipotages, qui font partie des petits plaisirs entre frères et sœurs. J’ai aimé qu’elles n’hésitent pas à se mettre en quatre les unes pour les autres, en dépit des petits agacements qu’elles peuvent ressentir. C’est plein de tendresse ! La grand-mère, de son côté, n’est pas en reste : après une entrée en matière terrifiante (elle se téléporte sur le bateau sur lequel Betty essaie de fuir, alors qu’ils sont perdus dans la brume), et un côté très directif (très « grand-mère », quoi), elle laisse entrevoir un bon caractère, et vient compléter une chouette galerie de personnages.

J’ai donc passé un très bon moment avec Une pincée de magie, qui met en scène une sororité très attachante, luttant contre une malédiction ancestrale frappant leur famille. Si l’intrigue, qui fait intervenir deux récits enchâssés, est assez classique, l’univers, le système de magie et les personnages m’ont vraiment convaincue. Au point d’être curieuse de lire la suite, déjà parue en VO, bien que ce premier tome n’appelle pas vraiment à une suite !

Une pincée de magie #1, Michelle Harrison. Traduit de l’anglais par Elsa Whyte.
Seuil jeunesse, janvier 2021, 384 p.

Terminus, Tom Sweterlitsch.

Depuis le début des années 80, un programme ultrasecret de la marine américaine explore de multiples futurs potentiels. Lors de ces explorations, ses agents temporels ont situé le Terminus, la destruction de toute vie sur terre, au XXVIIe siècle.
En 1997, l’agent spécial Shannon Moss du NCIS reçoit au milieu de la nuit un appel du FBI : on la demande sur une scène de crime. Un homme aurait massacré sa famille avant de s’enfuir. Seule la fille aînée, Marian, 17 ans, serait vivante, mais reste portée disparue. Pourquoi contacter Moss ? Parce que le suspect, Patrick Mursult, a comme elle contemplé le Terminus… dont la date s’est brusquement rapprochée de plusieurs siècles.

J’avais comme une envie de SF en ce début d’année (car oui, cette lecture date de janvier) donc je me suis penchée sur Terminus (qui se trouvait être dans la sélection SF du Prix Livraddict, et dans ma PAL de Cold Winter Challenge, pour la catégorie « Fantômes du passé« ). Et c’était une très bonne découverte !

Le récit se déroule en cinq parties alternant entre 1997, le temps de l’enquête en cours de Shannon Moss, et 2015, la TFI (Trajectoire Future Inadmissible) dans laquelle enquête Shannon. Le principe de la TFI ? Avancer de 19 ans dans le futur pour voir quelles ont été les conclusions de l’enquête ou les indices qui se sont dégagés par la suite, voire aller directement interroger discrètement des proches de l’affaire à l’époque. Mais cette fois, ce n’est pas tout. Outre l’enquête sur l’assassinat de la famille Mursult, Shannon a un second objectif : contenir le Terminus et empêcher que le secret de son origine, comme de la réalité du Terminus, ne soient découverts (car alors, on pourrait l’enlever pour rendre cette trajectoire future certaine et réaliste, voire faire capoter la lutte contre le-dit Terminus). Les TFI peuvent énormément varier : des technologies auront été découvertes ou pas, des attentats se seront bien produits ou auront été déjoués, avec tout ce que cela suppose d’impacts sur les vies des personnages.
Comme toujours avec les histoires de voyage dans le temps, j’avais quelques appréhensions (est-ce que ça va être bien ficelé ? Est-ce que les explications vont tenir la route ?). Mais pas de panique : même si les concepts scientifiques de base sont assez trapus, l’auteur a vraiment bien expliqué et ficelé les boucles temporelles et les TFI (à propos desquelles j’ai beaucoup aimé l’image du fouet de cuisine utilisée pour expliquer l’espace-temps). J’ai trouvé le principe même du voyage dans le temps bien trouvé : il ne peut se faire que vers le futur. Le passé est immuable et le présent est qualifié de « terre ferme ». Tout cela entraîne l’utilisation d’un vocabulaire maritime assez prononcé (mais c’est assez logique puisque l’enquête se situe dans l’univers de la Navy). En tout cas, cela donne au récit une coloration particulière !

On suit Shannon comme personnage principal d’un bout à l’autre du roman, mais le récit présente tout de même quelques variations de narration. En effet, tout ce qui se déroule en 1997 est narré par un narrateur externe, alors que les parties qui se déroulent en 2015, sont en narration interne et menées par Shannon au présent de l’indicatif.

Contrairement à ce à quoi je m’attendais initialement, Terminus est plus un roman d’ambiance que d’enquête – c’est en tout cas l’impression que m’ont donné les deux premiers tiers. Mais c’est tout de même un roman très prenant, que j’ai vraiment eu du mal à lâcher en cours de lecture. Le temps que l’on passe dans chaque époque est assez long, ce qui permet le développement d’arcs narratifs secondaires intéressants et bien menés. Le récit se présente comme une intrigue à tiroirs, avec des liens entre les uns et les autres que j’ai parfois eu du mal à soupçonner, ce qui n’a fait qu’augmenter le côté très addictif du roman.
Il n’y a guère que dans la quatrième partie que j’ai trouvé quelques longueurs, entièrement dues à la mise en place d’un nouveau tiroir de l’intrigue et des explications, mais le tout se justifie par la suite (donc ça n’a été qu’un bref moment à passer).
Cette ambiance prenante tient sans doute au mélange très réussi entre SF et thriller, avec quelques scènes assez gores (que ce soit dans les découvertes de cadavres ou les descriptions apocalyptiques du Terminus). Le rythme imposé par l’approche rapide du Terminus donne au récit un aspect inéluctable qui renforce rythme et suspense, en même temps qu’un léger sentiment d’angoisse. Je ne m’attendais pas à un récit aussi sombre, mais c’est aussi ce qui fait le charme du roman !

J’ai trouvé la fin vraiment bien amenée (l’épilogue et ce qui le précède) : elle conclut logiquement l’ensemble, ce qui n’était pas forcément gagné dans un récit de boucle temporelle !

J’ai été bluffée par la maîtrise dont a fait preuve l’auteur dans cette intrigue qui tient aussi du thriller que de la SF. L’ambiance, très noire, est très réussie et les explications quant aux voyages temporels tiennent bien la route. Un récit dense et original !

Terminus, Tom Sweterlistch. Trad. de l’anglais (États-Unis) par Michel Pagel.
Albin Michel (Imaginaire), avril 2019, 440 p.

La Honte de la galaxie, Alexis Brocas.


An 300 000 et des poussières. Sur une planète sans loi aux confins de la Voie lactée. Meryma, 17 ans, se noie dans les drogues et la mélancolie pour oublier son passé tumultueux d’héroïne des guerres impériales – ainsi que le scandale qui a fait d’elle la honte de la Galaxie. Un matin, un convoi plein de ses ex-sœurs d’armes fait escale dans son ciel. Mission : explorer la zone inconnue de Nixte, qui abriterait les vestiges d’une civilisation extraterrestre depuis longtemps disparue, et où se produiraient des prodiges… Or, Meryma a toujours été fascinée par Nixte – c’est d’ailleurs ce pourquoi elle a trahi. Avec l’Orphelin, le petit voleur qu’elle a adopté sur Frontière, elle se débrouille pour intégrer le convoi, et se retrouve cuisinière sur un immense vaisseau qui cache bien des secrets dans ses soutes. Meryma va les lever un par un, tout en vivant mille aventures, avant d’affronter la plus grande énigme de ces 10 000 dernières années. Le mystère de Nixte.

Voilà un roman qui m’intriguait diablement et que je suis plus que ravie d’avoir lu !

Et pourtant… tout n’a pas débuté sous les meilleurs auspices. Car en effet, le roman s’ouvre sur un avertissement écrit par la protagoniste, Meryma, qui nous présente un épais dossier documentaire supposé nous introduire à son univers, et qu’elle nous invite à lire, ou à sauter pour débuter directement l’histoire. De mon côté, j’ai choisi de le lire immédiatement et peut-être n’aurais-je pas dû attaquer ce roman juste avant de me coucher, car je dois dire que j’ai trouvé le début quelque peu ardu (uniquement en raison de mon état de fatigue, je me dois quand même de le préciser !).
Mais j’ai trouvé ce début extrêmement original, d’autant que Meryma nous annonce dès le départ qu’elle a choisi de présenter, entre autres documents, l’avis du fondateur de la nation antagoniste, Patrie Bleue.

Après cette introduction originale, on plonge dans la découverte d’un univers vraiment, vraiment riche. Le fait de débuter le récit après la fin de la guerre est vraiment intéressant : pour ainsi dire, tous les enjeux stratégiques sont passés et il s’agit de vivre ensemble dans cet univers galactique. Cela change un peu dans le paysage du planet opera. Heureusement, il reste le mystère de Nixte à se mettre sous la dent, puisque dans ce système planétaire, outre les vestiges d’une antique civilisation, on trouve des phénomènes physiques vraiment étranges, que les scientifiques s’expliquent difficilement, ce pourquoi tout le monde veut aller voir de plus près ce qu’il s’y passe. Or, le voyage pour s’y rendre est semé d’embûches, ce qui fait que l’on retombe sur d’autres motifs auxquels nous a habitués le genre !

De fait, l’intrigue, à l’instar de l’univers, est extrêmement riche. Le roman est découpé en quatre grandes parties qui structurent parfaitement l’intrigue et lui permettent d’avancer à bon train. Les chapitres, à l’intérieur, sont assez courts, ce qui assure un rythme extrêmement prenant au texte. Et l’auteur a mis le paquet niveau péripéties car il se passe énormément, énormément de choses dans ce roman. A tel point qu’à la fin de ma lecture, j’ai eu l’impression d’avoir lu une trilogie complète ! Mais sans avoir l’impression d’avoir traîné sur un livre mal équilibré ou trop riche. Loin de là ! Le rythme, l’enchaînement des péripéties, révélations, rebondissements, tout est géré au poil et d’une main de maître, ce qui permet à l’intrigue de vraiment s’étaler sur la totalité du roman, sans se perdre en longueurs, et sans faire non plus l’impasse sur quoi que ce soit. C’est magistral !

Au fil des chapitres, on aborde aussi pas mal de sujets. Il y a évidemment l’addiction (puisque Meryma est complètement accro à la spéculine, une drogue qui permet de revivre ses souvenirs heureux), et les relations familiales (en raison de l’adoption de l’Orphelin par Meryma). Mais d’autres thèmes émergent dont certains sont vraiment liés au genre SF, comme le clonage, l’intelligence artificielle, l’humain augmenté ou la conquête spatiale. Évidemment, la guerre a aussi une place hyper importante dans l’histoire, avec ce qu’elle suppose de questionnements autour du positionnement (y a-t-il des gentils dans une guerre ?, par exemple), mais aussi autour de l’endoctrinement des troupes, des traumatismes et, avec eux, de la mémoire et des souvenirs. Bref : des thèmes riches, pour accompagner un univers complexe et une intrigue vraiment dense !
D’ailleurs, je n’en ai pas parlé plus tôt, mais j’ai vraiment adoré rencontrer des races extraterrestres originales (mention spéciale aux Ruby), avec des caractéristiques, des façons de penser et de communiquer bien différenciées et qu’on ne croise pas si souvent (il me semble).

En bref, La Honte de la galaxie a été une excellente, excellente découverte – et même le premier coup de cœur de l’année ! Alexis Brocas nous embarque dans une aventure extrêmement prenante, à la densité incroyable, menée d’un style particulièrement fluide. Les divers thèmes s’entremêlent à merveille au récit et le font encore gagner en richesse. Et pour ne rien gâcher, la fabrication est sublime, avec une couverture bleue brillante du plus bel effet !

La Honte de la galaxie, Alexis Brocas. Sarbacane (Exprim’), 6 janvier 2021, 486 p.

Brèves de comptoir #262

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Revue de presse

Le steampunk, engrenages et hauts de forme !

C’est un copieux dossier consacré au genre, à lire sur SyFantasy !

Un guide de lecture Ursula K. Le Guin !

Vert, de Nevertwhere, a publié un colossal guide de lecture consacré à l’autrice Ursula K. Le Guin !

Des prix

Les 5 finalistes du PLIB :

Le Prix Littéraire de l’Imaginaire BooktubersApp vient d’annoncer les 5 titres retenus en shortlist. Voici donc les cinq titres entre lesquels les jurés doivent trancher :

La Princesse au visage de nuit, David Bry (L’Homme sans nom).
La Ville sans vent, Éleonore Devillepoix (Hachette).
Steam Sailors #1, E.S. Green (Gulf Stream).
Rouge, Pascaline Nolot (Gulf Stream).
Rocaille, Pauline Sidre (Projets Sillex).

Pour une fois, je ne suis pas trop en retard dans mes lectures, j’en ai déjà lu trois !

Des podcasts, des rendez-vous !

La FAQ littéraire de Morgan of Glencoe !

Après un premier épisode, Morgan of Glencoe et Lionel Davoust reviennent pour une nouvelle FAQ littéraire. Elle aura lieu le vendredi 26 mars, à 20h30, sur la chaîne Twitch de l’autrice.

Alain Damasio : « Je voudrais être lanceur de pistes plutôt que lanceur d’alerte »

L’auteur était au micro de Lucile Commeaux, dans l’émission « Affaires culturelles » (sur France Culture) : il y est question de son parcours personnel et de ses romans !

Rencontre avec Jean-Claude Dunyach !

L’auteur était invité de Scientilivres, festival de découverte et de sensibilisation aux sciences et à la lecture. Évidemment, tout s’est déroulé à distance, ce pourquoi la rencontre avec Jean-Claude Dunyach est visible ici :

Il y a d’autres contenus à découvrir sur leur chaîne !

Le live ActuSF !

Six auteurices des éditions Actusf étaient invités à discuter du thème « J’ai déjà/J’ai jamais » dans l’univers de l’écriture et la littérature. Isabelle Bauthian, Célia Flaux, Anne-Sophie Devriese, Katia Lanero Zamora, Damien Snyers et Fabien Clavel étaient réunis sous la houlette de Gaëlle Giroulet et c’est à voir ici.

Bon dimanche !