TTT #13 : 10 romans avec un mode de transport sur la couverture

Le TTT est un petit rendez-vous hebdomadaire orchestré par Frogzine, fixé le mardi, et qui consiste à faire un petit top 10, d’où son nom : Top Ten Tuesday. On y parle, de préférence, de sujets en rapport avec les livres ou la lecture et ce rendez-vous consiste à lister 10 points (souvent 10 titres) en rapport avec le thème donné. S’ils ont été chroniqués, un petit clic sur l’image vous mènera à la chronique.
Pour être tout à fait honnête, ce thème était celui de la semaine dernière, mais le destin (pas moins) en ayant décidé autrement, je n’ai pas pu toucher au blog ces derniers jours. Mais je tenais vraiment au thème donc, ma foi, mieux vaut tard que jamais !

Et donc, la semaine dernière, on planchait sur le thème suivant :

10 romans avec un mode de transport sur la couverture

Et en faisant quelques petites recherches pour la constitution de ce top, je me suis aperçue que des modes de transport, en littératures SFFF, il y en a pas mal ! Évidemment, on retrouve les moyens de transport traditionnels, comme la voiture, le train ou l’avion, bref, les classiques (quoique je n’aie, de mémoire, lu aucun roman de l’imaginaire avec un bus, un tram ou un métro en couv’, même si ça peut s’y dérouler). À côté de ceux-là, il y a également quelques moyens plus originaux ou moins usités !
Pour plus de simplicité, c’est donc par type de transport que je les ai classés.

Où l’on circule en train :


Vous le voyez, là-bas, dans le fond ? Oui, c’est bien un train à vapeur. Mieux, c’est le mythique Transcontinental américain, construit à la sueur du front de milliers d’esclaves de travailleurs émigrés très volontaires au XIXe siècle, aux États-Unis. Dans Satinka, ce fameux chantier de construction a une importance capitale, au point qu’il devient quasiment un personnage de l’histoire, aussi incroyable cela puisse-t-il vous paraître ! Si le roman a quelques faiblesses, c’est une excellente plongée dans l’histoire des États-Unis.
Satinka, Sylvie Miller.

Et un deuxième train à vapeur ! Si c’est pas la preuve que ce moyen de transport reste éminemment romantique à nos yeux…
De mémoire, le train n’a pas une importance aussi capitale que dans Satinka ; il sert juste de moyen de transport, emmenant les personnages d’un point A à un point B, au gré de leurs pérégrinations. Ce qui est assez drôle, dans le fond, quand on sait que dans cet univers, ils peuvent aussi bien se déplacer en dirigeable qu’en rose des vents — un petit dispositif fort pratique qui permet peu ou prou de se téléporter dans les couloirs de la Citacielle. Du coup, le train… un moyen de transport romantique, disait-on !
La Passe-Miroir, tome 2, Les Disparus du Clair de Lune, Christelle Dabos.

Où l’on navigue gaiement – ou pas :

  

Alors là, on mise et on double ! Dans les deux premiers tomes de sa série L’Empire des tempêtes, Jon Skovron accorde une immense importance aux navires – de guerre, marchands, de pirates/corsaires… Et nos personnages y passent un temps considérable, quand ils ne sont pas directement aux commandes. Du coup, si vous aimez les romans riches en batailles maritimes… vous savez quoi lire !
L’Empire des tempêtes, tome 1 Hope & Red et tome 2, Bane & Shadow, Jon Skovron.

Là non plus, la couverture ne ment pas car, comme dans les romans cités juste au-dessus, les personnages passent un temps incroyable — si ce n’est tout le roman ! — vissés dans leur barque, parcourant les flots déchaînés dans la campagne anglaise, et tentant d’échapper à leurs redoutables poursuivants (qui n’hésitent pas à utiliser un hors-bord, les fourbes). Et puis, mine de rien, la barque est si importante qu’elle a donné son nom au titre !
La Trilogie de la poussière, tome 1, La Belle sauvage, Philip Pullman.

Où l’on pollue avec un vieux Diesel en écoutant du hard-rock à plein tubes :

C’est vrai que la pollution n’est pas la préoccupation principale des personnages dans ce futur, tant la Terre a été ravagée. Mais mine de rien, ce n’est pas évident de s’en sortir tranquillement : il y a des machines tueuses un peu partout, des personnages étranges à tous les coins de rues, et des zombies en cavale (courant ou marchant, Snyder ou Romero, au choix) par-dessus le marché. Raison de plus de rouler en faisant rugir le moteur et en chantant à tue-tête !
Le Jardin des Épitaphes, tome 2, Aimez-moi, Taï-Marc Le Thanh.

Où l’on se prend pour Philéas Fogg :

Ici, on a l’embarras du choix : dirigeable, montgolfière, à vous de choisir ce qui vous fera le plus plaisir. Il faut dire que lorsque l’on se déplace avec la troupe de l’Aero Circus, il y a de quoi faire ! Sans surprise, l’intrigue est aussi steampunk qu’elle en a l’air et on y passe un temps considérable dans les transports !
Dresseur de fantômes, Camille Brissot.

Où l’on arpente les étoiles et le vide spatial :

On voit pas mal de vaisseaux sur cette couverture, mais le plus important, c’est celui qui est au premier plan, celui dans lequel on a l’impression d’avoir posé le pied pour regarder les Brisants. À bien y réfléchir, je crois d’ailleurs que l’ensemble de l’intrigue de ce premier tome se déroule à bord du vaisseau. Je suis certaine que les deux tomes suivants se déroulent (au moins en partie) sur le plancher des vaches (galactiques), mais pour celui-ci… le doute subsiste !
Les Maîtres des Brisants, tome 1, Chien-de-la-Lune, Erik L’Homme.

Où l’on gambade au tintinnabulement des sabots de sa monture :

En fantasy, se déplacer à cheval (ou de quelconque autre équidé) est plutôt fréquent. À dos de moutons, en revanche, c’est plus original et c’est bien ce qui fait le sel de la bande-dessinée Bergères guerrières ! Ça et l’inversion des rôles totalement assumée entre gents masculine et féminine… qui s’avère extrêmement efficace en termes de révélations ! Bref : ne vous fiez pas (totalement) à la couverture.
Bergères guerrières #1, Amélie Fléchais et Jonathan Garnier.

 

J’aimerais vous dire qu’on ne se déplace pas si souvent que ça à cheval en SF, mais le fait est que j’ai au moins un autre titre qui me vient en tête (Sanglornis Prima de Didier Quesne).
Dans Les Damnés, il ne reste pas vraiment d’autre façon de se déplacer, si on ne veut pas traînasser à pieds : le carburant a disparu et l’hélico solaire reste rare. En plus, nos personnages partent de la Côte d’Azur pour rallier Tortosa en Espagne – ça n’a pas l’air si loin que ça sur la carte, mais il y a quand même des montagnes au milieu. Du coup, on pataclope gaiement en tentant d’échapper aux écueils du trajet !
Les Damnés de l’asphalte, Laurent Whale.

Où la monture a plutôt tendance à cracher du feu et à fumer sec :


Ici, on se déplace quand même pas mal à pieds, sauf sur la fin quand, vraiment, tout part en cacahuètes et qu’il faut aller vite. Vous le voyez, le petit dragon mignon, à droite ? Eh bien la monture, c’est lui ! Mais oui ! Je ne vous divulgâche rien, mais sachez que les apparences sont souvent trompeuses. Et si vous voulez en savoir plus, ma foi, foncez lire cet excellent roman jeunesse !
La Fille qui avait bu la Lune, Kelly Barnhill.

Et on est déjà à 10 !

Et vous, avez-vous des moyens de transports originaux, surprenants, ou bien classiques, croisés en littérature, à partager ?

2 commentaires sur “TTT #13 : 10 romans avec un mode de transport sur la couverture

  1. PatiVore dit :

    De belles couvertures qui donnent envie de lire les romans 😉 Récemment j’ai voyagé en ambulance aérienne avec Sovok de Cédric Ferrand https://pativore.wordpress.com/2018/08/13/sovok-de-cedric-ferrand/ et je viens de voyager sur un paquebot coréen avec Le camphrier dans la ville flottante de Nicolas Labarre (note de lecture pas encore publiée) : deux romans de SF 😉

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    • Sia dit :

      Ha tiens, j’ai moi aussi lu Sovok, mais il ne m’était pas revenu à l’esprit ! Merci d’en avoir reparlé 😉
      Je ne connaissais pas l’autre titre, en revanche : de quoi parle-t-il ?

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