Le Bingo de l’été !

C’est l’été et, pour certain•e•s, vous serez en vacances. Or, que lire pendant ces vacances ? Pas d’idées ?
J’ai repris le bingo littéraire proposé par Gallimard jeunesse, et tenté de remplir toutes les cases avec des titres, SFFF évidemment, que je vous recommande plus que chaudement !

Un livre drôle : La Mort est une femme comme les autres, Marie Pavlenko (Pygmalion).

C’est l’histoire d’Emm, la Grande Faucheuse… qui fait une dépression et décide d’arrêter de travailler. Conséquence : plus personne ne meurt. C’est cool ? Pas tant que ça, en fait ! Le tout est raconté par une Emm particulièrement désabusée, qui découvre la Terre et ses pratiques dont elle ignore à peu près tout, en multipliant les quiproquos, malentendus et autres erreurs décalées. Hilarant !

Un road-trip : Le Jardin des Épitaphes #1, Celui qui est resté debout, Taï-Marc Le Thanh.

Le monde a sombré suite à l’Apocalypse. Hypothénuse, Double-Peine et Poisson-Pilote tentent de gagner le Portugal en partant de Paris. Le road-trip les amène à croiser des scientifiques cinglés, des zombies (type Snyders et Romero), des fous du volant, des gens retournés à la nature, des dangers publics et des personnes bienveillantes. Ébouriffement garanti !

Une histoire de vacances : Memorex, Cindy van Wilder.

2022. Les vacances de la Toussaint de Rhéa commencent plutôt mal : elle retourne, en compagnie de son jumeau Aïki, sur leur île privée, pour une cérémonie de commémoration du décès de leur mère, disparue dans un attentat un an plus tôt. Or, Aïki, qu’elle ne reconnaît plus, emmène sa petite amie, une étrangère. Et les choses se corsent lorsque l’île est investie par une bande armée… dont les intentions sont moins que bienveillantes ! Des vacances reposantes en perspective !

Une romance : The Curse #1, Marie Rutkoski (Lumen).

Kestrel est connue pour son addiction au jeu et aux paris en tous genres ; personne n’est donc surpris qu’elle achète aux enchères pour une somme dithyrambique, Arin, un esclave du peuple Herrani. Ce qu’elle ignore, c’est qu’Arin n’est pas seulement un beau gosse et un talentueux forgeron. Il se pourrait bien qu’il amène la perte et la ruine non seulement de la famille de Kestrel, mais aussi de sa nation, les Valoriens. Il va donc de soi qu’un quelconque rapprochement entre les deux serait du plus mauvais effet – diplomatique. Devinez la suite ?
Mon résumé n’est pas transcendant, mais je vous promets que j’ai adoré. Alors même que la romance me donne habituellement de l’urticaire !

L’histoire d’une bande de copains : Projet Starpoint #1, La Fille aux cheveux rouges, Marie-Lorna Vaconsin (La Belle Colère).

La rentrée commence assez mal pour Pythagore Luchon : son père est toujours dans le coma ; il aura sa mère comme prof de maths ; sa meilleure amie, Louise, s’est accoquinée avec la nouvelle, Foresta Erivan – avec qui elle n’a rien, mais RIEN en commun ! – et lui bat froid. Mais voilà : lorsque Foresta vient trouver Pythagore en lui expliquant que Louise a disparu… il met ses réserves de côté et file à sa recherche. Et il pourrait même trouver Foresta plus sympathique que prévu ! Aventures échevelées et dépaysantes au programme, mais pleines d’amitié tout de même !

 

Un livre haletant : Feed #1, Mira Grant (Bragelonne).

Shaun, Georgia et Buffy sont des blogueurs nouvelle génération : accros à l’adrénaline et à la vérité, ils n’hésitent pas une seconde à se mettre en danger pour offrir à leurs lecteurs un point de vue non biaisé sur la situation. Et les voilà qui couvrent une campagne présidentielle haute en couleurs, dans un univers infesté de zombies (mais ça fait pas flipper, promis !), de parasites (humains !) en tous genres et de gens assez peu recommandables. Ambiance survoltée, frissons et surprises garantis !

Un Pôle Fiction : La Passe-Miroir #1, Les Fiancés de l’Hiver, Christelle Dabos (Gallimard Jeunesse).

Bon, évidemment, c’est un tag publié par Gallimard jeunesse, donc il y a leurs collections dedans, comme Pôle fiction. Mais ça tombe bien, La Passe-miroir fait partie de la collection 🙂
La Passe-Miroir, c’est Ophélie, une jeune femme venant de l’arche d’Anima et, en tant que telle, possédant le pouvoir de lire le passé des objets… et celui de voyager en traversant les miroirs, au passage. Cette série fait partie de mes séries chouchoutes ; je pourrais relire les romans sans jamais m’en lasser !

Une histoire dans un lieu isolé : Phobos, Victor Dixen (R. Laffont).

Phobos est le nom d’un des satellites de Mars. Mars sur laquelle 12 adolescents, 6 filles et 6 garçons ont été envoyés par une société privée qui développe un programme spatial… en même temps qu’une télé-réalité de speed-dating. Une fois sur Mars, les 12 devront constituer 6 couples et… vaille que vaille. Car une fois là-bas, pas de retour possible. Et, bien sûr, il se pourrait que la production ait un tantinet menti sur ses objectifs !

Un récit surnaturel : Testament #1, L’Héritière, Jeanne-A. Debats (ActuSF).

Agnès travaille chez son oncle, notaire. Un notaire un peu particulier, qui gère uniquement les affaires des surnaturels : vampires, loups-garous et autres gobelins, donc. Outre sa profession un peu particulière, Agnès a le talent rare et peu apprécié de voir… les fantômes. Un vrai handicap pour la vie de tous les jours ! Du coup, pas de surprise, on croise un tas de créatures peu conventionnelles, qui ont d’ailleurs des activités elles-mêmes peu conventionnelles ! En bonus, une scène de baston délirante au centre Pompidou ! (Aucun bâtiment n’a été malmené durant le tournage, pas de panique).

Une histoire de famille  : VéridienneChloé Chevalier (Les Moutons électriques).

Dans le royaume du Demi-loup et celui des Éponas, les héritiers et héritières au trône sont accompagnés d’un Suivant ou d’une Suivante, un enfant né le lendemain de la naissance du prince ou de la princesse, arraché à sa famille, élevé par la famille royale et prêt à seconder son altesse dans sa vie et ses activités.
Au Demi-Loup, elles sont 5 : deux princesses, trois suivantes, suite à un malentendu. Cinq jeunes filles qui grandissent, jouent, rêvent ensemble, font des découvertes ou se disputent. Un beau jour, le prince héritier, disparu des années plus tôt, revient en fils prodigue. Et c’est le début de la fin ! Les histoires de famille, c’est toujours compliqué, mais là, on atteint des sommets !

Un livre au titre estival : L’Océan au bout du chemin, Neil Gaiman (Au Diable Vauvert).

Pour moi, l’été, ça veut dire la plage et à la plage, il y a l’océan. Doooonc, voilà. Mais en vrai, ça parle pas des masses d’été, loin de là. C’est l’histoire d’un mec qui revient chez lui pour des obsèques et retrouve des gens qu’il connaissait dans son enfance, une famille aux pouvoirs étranges et fantastiques qui l’emmènent loin, sur les terres de l’enfance et au pays des songes – et des cauchemars. Onirique et merveilleux à souhait !

L’histoire d’un autre monde : Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye (Critic).

Bon, j’avoue, cette rubrique n’a pas été difficile à remplir, surtout vu mes lectures ! Mais le premier auquel j’ai pensé, c’est donc Les Seigneurs de Bohen, qui s’appuie en partie sur la mythologie et la culture slaves, tout en étalant un univers, des personnages et une mythologie vraiment bien particulières et qui m’ont littéralement emballées ; d’ailleurs, ça a été un vrai coup de cœur, cette découverte !

Avec un animal : La Nuit de la lune bleue #1, Simon R. Green (Milady).

Alors ici, il n’y a pas qu’un animal emblématique. Il y en a deux : la licorne et le dragon. La première parle et ne se gêne pas pour faire connaître son avis, généralement désagréable ou malvenu. Le dragon, quant à lui, attend désespérément de se débarrasser de la princesse qu’il a en garde pour pouvoir se consacrer entièrement à sa collection de papillons. Ça vous semble déjanté ? Ça l’est totalement. Les personnages sont hauts en couleur, et ça vaut son pesant de cacahuètes juste pour le dragon et la licorne !

Riche en action : Louis Pasteur contre les loups-garous, Flore Vesco (Didier jeunesse).

Paris, 1880. Louis Pasteur débarque à Paris, où il découvre l’institution Saint-Louis, les cours de chimie, des loups-garous dans les couloirs et… la gent féminine. Deux mystères d’égale importance sur lesquels il se sent obligé d’enquêter, erlenmeyer et produits chimiques dangereux en main, tandis que Constance assure ses arrières avec son fleuret. On ne s’ennuie pas un seul instant car l’année scolaire est plus que mouvementée et les découvertes absolument passionnantes !

Dépaysant : Le Sang et l’Or #1, Les Filles de l’orage, Kim Wilkins (Bragelonne).

Je sais ce que vous allez dire, la fantasy, c’est souvent dépaysant, d’ailleurs, c’est un peu le concept. Mais là, j’avoue avoir été carrément surprise par l’univers, que j’ai trouvé hyper rustique (des petits châteaux qui ressemblent à des grosses fermes, des vallées, des royaumes à taille humaine), ce qui ne l’empêchait pas d’être assez complexe – ce qui se confirme dans le tome 2 ! En plus, c’est l’histoire de 5 princesse (oui, encore !), plutôt badass, donc ça ne gâche braiment rien. Ça avait d’ailleurs été un vrai coup de cœur.

Choc : Quelques minutes après minuit, Patrick Ness (Gallimard jeunesse).

Celui-ci, c’était plus un coup de poing qu’un coup de cœur : c’est l’histoire de Conor, 7 ans, dont la maman est très malade. Toutes les nuits, quelques minutes après minuit, un monstre vient dans sa chambre, lui raconter des histoires, à la suite desquelles Conor devra lui raconter lui-même une histoire.  C’est beau, c’est sombre, ça prend aux tripes mais on n’en ressort pas forcément indemne !

 

Alors, qu’emporterez-vous pour les vacances ? 

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TTT#10 : les 10 auteurs dont vous attendez avec impatience un nouveau livre.

Le T.T.T., kesskeucé ?

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Le TTT est un petit rendez-vous hebdomadaire, fixé au mardi, et qui consiste à faire un petit top 10, d’où son nom : Top Ten Tuesday. On y parle, de préférence, de sujets en rapport avec les livres, ou la lecture et ce rendez-vous consiste à lister 10 points (souvent 10 titres) en rapport avec le thème donné. Techniquement, ce thème était celui du 8 mars 2016, mais un léger contretemps le porte à cette semaine – et la vie étant bien faite, un vendredi. Bref : tout pour plaire.

Et donc, cette semaine-là, on planchait sur le thème suivant :

les 10 auteurs dont vous attendez avec impatience un nouveau livre.

Tous les ans depuis l’ouverture du blog – ou presque – j’ai réalisé un top ten des 10 auteurs préférés découverts dans l’année ; nul doute que ce top ten en recoupera certains !

10. Olivier Truc.

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Découvert en 2013 avec Le Dernier laponje me suis jetée sur Le Détroit du loup à l’été 2014. Depuis… j’attends une hypothétique troisième aventure de Nina et Klemet en Laponie, qui me permettrait d’arpenter la toundra (enneigée ou non), d’en apprendre plus sur la culture sami et de profiter d’une nouvelle intrigue policière aux petits oignons ! Siouplaît ?

9. Olivier Péru.

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Je rejoins la Zombie Walk de lecteurs, les yeux hagards et la bave aux lèvres, déambulant au son de « Martyyyyyyyrs« …. Donc, c’est quand la suite ? Bouh que j’ai envie de retrouver Irmine et Kassis !
À défaut, les aventures de Darryl Ouvremonde, en cours d’écriture, feraient tout à fait l’affaire 🙂

8. Mel Andoryss.

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J’attends Mel Andoryss sur plusieurs fronts ! (Vous avez dit « pression » ?). Je sais que le tome 3 du Soufflevent sort avant l’été et dire que j’ai hâte frise l’euphémisme !
J’attends encore plus impatiemment la suite des Enfants d’Evernight, qui semble être actuellement en stand-by, à mon grand désarroi…
Mais, bonheur ! Cette année paraîtra, chez Castelmore, L’Architective, un roman jeunesse qui s’annonce prometteur au vu du résumé !

Armand, 15 ans, est architective. Imaginez : vous entrez dans un bâtiment et, en retenant votre respiration, vous avez accès à son âme, à toute sa mémoire, à ses souvenirs et à ses blessures, à ses pièces cachées et à ses moindres secrets. Les murs ont des oreilles, les murs se souviennent, et ils racontent leur histoire à ceux qui savent écouter… Entre deux enquêtes pour le compte de son père, architective lui aussi, Armand essaie de mener la vie normale d’un adolescent parisien de 15 ans qui entre au lycée…

7. Cindy van Wilder.

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L’an dernier, j’ai littéralement dévoré la trilogie des Outrepasseurs, une trilogie de fantasy urbaine et médiévale (pour le tome 1) absolument géniale, dont j’ai impatiemment attendu le tome 3.  Depuis le début de l’été dernier, j’attends donc un autre titre. Et, ça tombe bien ! Cindy van Wilder publiera Memorex, toujours chez Gulf Stream en mai, dont vous pouvez lire une présentation ici. J’ai hâte !

memorex-cindy-van-wilder

6. Timothée de Fombelle.

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Je n’ai découvert Timothée de Fombelle que récemment, avec l’excellentissime Tobie Lolnessdont j’ai particulièrement aimé le tome 2. J’ai ensuite littéralement dévoré Le Livre de Perle, un énorme coup de cœur.
Il a récemment sorti un superbe album jeunesse illustré par Eloïse Scherrer, La Bulle (et dont je vous parle un de ces quatre). Alors, il me reste un tas de ses romans à lire (en tête desquels Vango, qui me fait de l’œil !), mais je surveille tout de même son actualité !

5. Gabriel Katz.

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Après avoir couiné dans un train devant l’insupportable cliffhanger du Fils de la Lune, adoré Le Puits des Mémoiresapprécié Maîtresse de guerre et Aeternia (quoiqu’un poil moins que la première trilogie) et bien ri aux déboires de Ben, j’attends M. Katz au tournant de son prochain bouquin. Un autre roman en vue pour des lecteurs aux abois ?

4. Neal Shusterman.

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Haaa, Neal Shusterman ! Un auteur qui me semble injustement méconnu en France alors que ses livres sont absolument géniaux. Je l’ai découvert avec le premier tome des Fragmentés, une des meilleures dystopies qu’il m’ait été donné de lire – et dont il me reste à lire le tome 4, Les Libérés. J’ai également grandement apprécié sa trilogie des Illumières, dans un registre beaucoup plus fantastique et poétique, mais tout aussi géniale.
Et là, c’est byzance, car le résumé de son nouveau titre, Scythe, qui paraîtra en VO le 29 novembre 2016, me botte tout à fait :

Scythe se déroule dans un futur où les humains ont éradiqué les maladies et où la population est contrôlée par les Scythes, chargés d’éliminer aléatoirement les autres – le procédé est appelé «gleaning». Deux adolescents, Citra et Rowan, sont choisir pour devenir apprentis scythes, un rôle qu’aucun des deux ne souhaite embrasser. Or, ils apprennent que pour atteindre le statut d’apprenti, ils doivent d’abord s’entre-tuer…

Il n’y a plus qu’à espérer une date de parution VF !

3. Ruta Sepetys

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Ruta Sepetys m’a fait une très forte impression avec Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, un excellent roman jeunesse portant sur la Deuxième Guerre mondiale. Elle m’a également charmée avec Big Easy, qui évoque cette fois la Nouvelle-Orléans des années 20. Elle vient de sortir un troisième romanSalt to the sea, – dont j’espère qu’il sera bientôt traduit – où elle évoque à nouveau la guerre.

1945. La Deuxième Guerre mondiale touche à sa fin en Prusse orientale  et des milliers de réfugiés se sont lancés dans une marche désespérée vers la liberté, chacun d’entre eux ou presque ayant quelque chose à cacher. Parmi eux, Joana, Emilia et Florian, dont les parcours convergent vers le bateau synonyme de liberté, le Wilhelm Gustloff. Forcés par les circonstances, ils s’unissent, trouvent force et courage et leur confiance mutuelle est testée à chaque étape de leur périple vers la sécurité. Juste lorsqu’il semble que la liberté est à portée de main, la tragédie frappe. Aucun pays, aucune culture, aucun statut n’entre en ligne de compte quand 10 000 personnes se battent pour la même chose : survivre. 

2. Erik L’Homme.

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Si vous êtes familiers de ce blog, vous devez connaître l’amour immodéré que je porte aux romans d’Erik L’Homme, dont j’ai dévoré – presque – toute la bibliographie. Le Livre des Etoiles et Les Maîtres des Brisants ont été des lectures de jeunesse et, A comme Association a marqué bien des moments enchanteurs. Il n’y a, à ma connaissance, pas de titre annoncé pour l’instant, mais soyez sûrs que je garde un œil acéré là-dessus !

1. Patrick Rothfuss.

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Paaaaat … !! C’est quand, le tome 3 ??! On dépérit !!
Mais prends ton temps pour nous livrer un troisième tome à la hauteur des deux précédents – et si vous n’avez pas lu Chronique du tueur de roiil est temps de s’y mettre.

 

TTT #9 : 10 phrases de la page 81.

Le T.T.T., kesskeucé ?

TopTenTuesday

Le TTT est un petit rendez-vous hebdomadaire, fixé au mardi, et qui consiste à faire un petit top 10, d’où son nom : Top Ten Tuesday. On y parle, de préférence, de sujets en rapport avec les livres, ou la lecture et ce rendez-vous consiste à lister 10 points (souvent 10 titres) en rapport avec le thème donné.

Et donc, cette semaine, on planche sur le thème suivant :

les 10 phrases de la page 81 de vos dernières lectures.

Un thème original, ça change un peu !

Ce ne sont pas exactement les 10 derniers romans lus car, parfois, la page 81 ne recelait rien qu’il soit possible de citer hors contexte – dans le choix présenté ici, ce n’est d’ailleurs pas toujours évident. J’ai donc dû, pour certains titres, remonter un peu plus haut que les 10 dernières lectures. Si chronique il y a, un clic sur la couverture vous y mènera !
Allons-y pour dix extraits !

10. « On ferait mieux de l’achever pour soulager ses peines, ce serait plus charitable ! »

les-sous-vivants-johan-heliot

Dure dure, la vie dans le Paris post-apocalyptique recouvert d’une jungle de Johan Heliot qu’il décrit dans Les Sous-vivants ! Les adolescents Purs n’y vont pas par quatre chemins quand il s’agit de nettoyer la Surface !

9. « – L’Apostropocalypse », dit Richard en estropiant un peu le mot, qui était difficile à prononcer même quand on était sobre, or il avait passé une bonne partie de la journée à la taverne du Schloss Hundschüttler. »

les-deux-mondes-1-le-réseau-stephenson

Ne me demandez pas d’expliquer, cela fait partie des choses qui me sont restées un poil obscures dans Le Réseau de Neal Stephenson – un bon roman d’espionnage, au demeurant, mais trop ardu à mon goût.

8. « Je n’aurais jamais cru qu’il soit le genre d’homme que les femmes trouveraient attirant. »

l-if-et-la-rose-agatha-christie-mary-westmacott

On parle évidemment d’un connard fini, odieux et imbu de sa personne, personnage central de L’If et la Rose. Agatha Christie avait tout compris !

7. « Mais je crois qu’il a surtout besoin de moi, reprit-elle en bâillant, parce qu’il est très petit pour un humain. »

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Ainsi Petite, la passeuse de rêves du roman éponyme de Lois Lowry prend-elle son rôle très à cœur !

6. « Alice est une chaudasse. »

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Phrase qui, malheureusement, résume merveilleusement le nœud de La Vérité sur Aliceun roman adolescent vraiment intelligent de Jennifer Mathieu sur le harcèlement scolaire.

5. « Ce que Théo ne comprend pas et que je veux savoir, c’est s’il ressemble à ces extrémistes que l’on voit dans les reportages à la télévision. »

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Question qui, de bout en bout de Little Sister, taraudera Lena, la courageuse héroïne de Benoît Séverac !

4. « Il n’avait pas envie de faire connaissance avec mes phalanges en acier. »

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Et nous non plus ! Il ne rigole pas des masses, Jérôme Dracéna, le héros de Jean-Pierre de Lucovich, lorsqu’il enquête sur le corbeau qui ennuie Arletty dans le Paris de l’Occupation !

3. « Voilà qu’elle recommençait avec son histoire de voyage dans le temps. »

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Où Andrea en est encore à la phase de déni quant à la provenance de Pénélope, son encombrante clandestine, dans le très savoureux roman Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous de Nathalie Stragier.

2. « Le moindre changement, dans la vie d’un seul individu, peut avoir des répercussions qui s’étendent au reste de la population, une série de réactions en chaîne impossibles à prévoir. »

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Et ça, c’est ce que Callie, l’héroïne de Pintip Dunn dans Forget Tomorrow était loin, très très loin d’avoir compris… et la raison qui va causer tous ses problèmes !

1. « Sans être non plus une forteresse imprenable, ce n’était pas dans n’importe quelle bibliothèque que j’allais devoir m’introduire. »

la-stratégie-des-as-damien-snyers

Han, le délinquant qui va piller une bibliothèque !! James, cambrioleur elfe de son état, organise casses et arnaques en Nouvelle-Pologne, jusqu’à tomber sur un os – dans le très bon La Stratégie des As, de Damien Snyers.

Et quel est votre top ?

Les 10 auteurs préférés découverts en 2014

Aujourd’hui, comme les années précédentes à la même époque, c’est un  top 10 des auteurs préférés découverts dans l’année qui nous occupe. Comme toujours, le choix a été rude. Comme toujours, les auteurs sont classés non par ordre de préférence ou de découverte, mais par ordre alphabétique.
En revanche, contrairement aux autres années, je n’ai lu qu’un seul titre pour la plupart des auteurs cités !

Mel Andoryss.

m’a particulièrement charmée avec les deux premiers volumes des Enfants d’Evernight, De l’autre côté de la nuit et L’Orphelinat du Cheval-Pendu (le roman, car la B.D. m’a laissée plus mitigée). J’ai particulièrement apprécié les aventures de Camille, qui se déroulent dans un univers extrêmement évocateur, très onirique, bourré de références et clins d’œil, et j’ai beaucoup aimé pouvoir en discuter amplement avec l’auteur aux Imaginales !
Inutile de préciser, j’imagine, que j’attends le troisième (et dernier ?) tome avec une impatience certaine ?
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visiter son blog !

              les-enfants-d-evernight-1-de-l-autre-côté-de-la-nuit-mel-andoryss         les-enfants-d-evernight-2-l-orphelinat-du-cheval-pendu-mel-andoryss


Thomas Geha.

m’a beaucoup frustrée avec la fin du premier volume du Sabre de Sang, et m’a particulièrement enchantée lors de son Mois sur Bookenstock, puis lors de notre rencontre aux Imaginales, qui restera parmi mes plus beaux souvenirs de festivals !
Sa nouvelle « Chuchoteurs du dragon », parue dans l’anthologie du festival (édition 2012) m’a également bien plu, notamment la fin. Maintenant, je lirais bien Les Créateurs (son meilleur titre, d’après lui) et la suite du Sabre de Sang ! Son blog est disponible à cette adresse.

                    le-sabre-de-sang-1-histoire-de-tiric-sherna-thomas-geha        reines-et-dragons-imaginales-2012


Mira Grant, de son vrai nom Seanan McGuire.

m’a beaucoup impressionnée avec Feed, le premier tome de sa trilogie zombiesque que j’ai littéralement adoré : moi qui ne suis pas particulièrement fan de zombies, j’ai été scotchée, incapable de lâcher le roman, et j’ai même eu un coup de cœur ! J’ai immédiatement prêté le livre, et il a également beaucoup plu ! Comme j’ai déjà la suite, je ne tarderai sans doute pas à poursuivre cette passionnante affaire. Son site est visible ici.

feed-mira-grant


Marin Ledun.

m’a bluffée avec L’Homme qui a vu l’homme, un thriller politique décapant, d’une rare justesse, sur un sujet délicat qu’il traite merveilleusement. Chapeau, car l’exercice était très périlleux ! On m’a particulièrement recommandé ses autres romans, mais j’attends avec impatience Au fer rouge, son prochain titre, qui paraîtra en janvier 2015 (toujours chez Ombres Noires. Avis aux amateurs, L’Homme qui a vu l’homme sort à la même date chez J’ai Lu en poche). Plus d’informations sur son site.

l-homme-qui-a-vu-l-homme-marin-ledun


Shannon Messenger.

a su me faire replonger en enfance avec les aventures de Sophie, la petite elfe télépathe qui se découvre, dans Gardiens des cités perdues avec lequel je me suis régalée ! La suite est sur le point de paraître, et je dois dire que je suis très impatiente de retrouver l’univers, avec toutefois cette petite anxiété : apprécierai-je autant ?
Elle a également écrit une autre série, Let the sky fall, qui me tente pas mal ! Son site avec plein d’infos est .

                               gardiens-des-cités-perdues-shannon-messenger       gardiens-des-cités-perdues-exil-shannon-messenger

Lise Syven 

m’a touchée avec Subliminale, le premier tome de La Balance Brisée. Et ça mérite bien une palme, car je n’étais pas du tout disposée à la lecture ni à apprécier quoi que ce soit quand je l’ai lu ! J’ai beaucoup aimé les personnages, j’ai trouvé le ton très juste, l’aventure prenante même si elle est classique. Bref, une très bonne découverte. Évidemment, je suis très impatiente de découvrir la suite, Phénoménale. Je découvrirais également avec plaisir Au sortir de l’ombre, un roman fantastique qui semble assez sombre.
Pour en savoir plus sur l’auteur, regardez ici.

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Adrien Tomas

a eu l’honneur d’être mon premier coup de cœur 2014 avec La Geste du sixième royaume, un roman de fantasy très dense, mais très réussi. Le projet est ambitieux et m’a beaucoup plu ; d’ailleurs, je lirais bien volontiers la suite du cycle, La Maison des mages. D’Adrien Tomas, j’ai également lu la nouvelle «Ophëa», parue elle aussi dans l’anthologie des Imaginales citée plus haut, dont j’ai particulièrement apprécié la tournure et la chute qui, même si on la sent venir, tombe à pic !

                             la-geste-du-sixième-royaume-adrien-tomas     reines-et-dragons-imaginales-2012


Cindy van Wilder

m’a conquise avec le premier tome des Outrepasseurs, Les Héritiers ! J’ai beaucoup aimé cette sombre et médiévale histoire de fées (fés, d’ailleurs), le mélange entre légende et préoccupations de personnages plus actuels, le tout dans une ambiance hivernale fort agréable. J’ai suffisamment aimé pour mettre le tome 2 sur ma liste-de-Noël, et je suis assez curieuse de lire ce second volume !
Pour ne rien rater, ça se passe .

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Laurent Whale

m’a captivée avec son road-trip post-apocalyptique sur les routes catalanes, Les Damnés de l’asphalte, que j’ai littéralement englouti, et au cours de son Mois de (toujours sur Bookenstock, on ne change pas les bonnes habitudes). Maintenant, je lirais bien volontiers Les Étoiles s’en balancent, dans le même univers et Les Pilleurs d’âmes (d’ailleurs, ça ne saurait tarder).

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Yoss, de son vrai nom José Miguel Sánchez Gómez.

m’a fascinée avec Planète à louer, une parabole diablement efficace sur Cuba, via le prisme de la science-fiction ; j’étais très intriguée de lire ce roman de science-fiction d’un auteur cubain, et je ne suis pas déçue. Je lirais bien volontiers Interférences (mais en VO), car la conférence qu’il a donnée aux Imaginales, et notre discussion, m’ont donné bien envie de découvrir ce titre ! Encore un auteur charmant, au demeurant !

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En guise de conclusion… 

Mais oui, vous les avez vues venir, des statistiques !
Sur ces 10 auteurs, 6 sont français, 2 sont américaines, 1 est belge, et le dernier est cubain : un poil moins chauvin que l’an passé, mais les auteurs français (et francophones !) dominent toujours ! Et la parité est même respectée.
Cette fois, c’est presque un perfect SFFF, car hormis un auteur de polar, j’ai découvert tous les autres via l’imaginaire ! Et voilà 10 auteurs dont je lirai très certainement d’autres titres (suites ou pas, d’ailleurs) et dont je compte suivre l’actualité littéraire de près !

Et vous, quels sont vos auteurs préférés découverts en 2014 ?

TTT #8 : Les 10 personnages secondaires sur lesquels vous aimeriez avoir un livre.

Le TTT, kesskeucé ?

TopTenTuesday

Le TTT est un petit rendez-vous hebdomadaire, fixé au mardi, et qui consiste à faire un petit top 10, d’où son nom : Top Ten Tuesday. On y parle, de préférence, de sujets en rapport avec les livres, ou la lecture et ce rendez-vous consiste à lister 10 points (souvent 10 titres) en rapport avec le thème donné.
Initié sur la blogosphère anglosaxonne par The Broke & the Bookish, il a été repris en français par Iani.
Ce thème était celui du 4 novembre 21 octobre mais il est resté en brouillons un certain temps… et le top ten du jour ne m’inspirant pas des masses, il était temps de sortir celui-ci !

Et donc, cette semaine-là, on planchait sur le thème suivant :

les 10 personnages secondaires sur lesquels vous aimeriez avoir un livre.

J’avais déjà réalisé une sélection des 10 personnages secondaires les plus mémorables et il est évident que ce T.T.T. risquait d’en recouper quelques-uns… Sauf deux. Car depuis la rédaction de ce T.T.T., mes vœux ont été exaucés ! Le spin-off sur Sonax sort tout bientôt (fin novembre) est maintenant sorti, et Patrick Rothfuss a décidé d’écrire une nouvelle sur les aventures d’Auri – qui nous aidera à patienter pour le tome 3…

Alors voici 10 personnages dont j’aimerais connaître un peu mieux l’histoire ; attention, je suis susceptible de révéler des détails d’intrigue : si vous ne voulez rien savoir, sautez les titres !

10. La mère de Tom, dans L’Épouvanteur (Joseph Delaney). 

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Tom devient, sans grande surprise, l’apprenti de Maître Gregory, l’épouvanteur local. C’est son destin, en tant que septième fils d’un septième fils. Dès le premier tome, on sent qu’il y a anguille sous roche avec sa mère, une femme pour le moins étrange, qui le rassure quant à ses capacités à vaincre l’obscur. Dans le second tome, elle laisse carrément une lettre à Tom lui expliquant qu’elle l’a mis au monde pour vaincre l’obscur, justement. M. Gregory semble bien la connaître… sans qu’on sache d’où. Mais surtout, le mystère se renforce (et commence à se dévoiler) avec le récit du père : il aurait trouvé la mère de Tom, longtemps auparavant, enchaînée à un rocher, entravée par une chaîne d’argent – une arme redoutable contre les sorcières.
Si, dès le tome 2, on a peu de doutes sur l’identité de la génitrice de notre apprenti épouvanteur préféré, un tome consacré exclusivement à ses aventures serait certainement très emballant !

9. Chord, dans Dualed & Divided (Elsie Chapman).

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Chord est le meilleur ami de Luc, le frère aîné de West. Lorsque celle-ci se retrouve seule au monde, Chord devient sa bouée, son phare. C’est lui qui veille à ses arrières, lui encore qui la protège des dangers auxquels elle s’expose et d’elle-même, lui qui l’épaule quand elle en a besoin. Il ne laisse pas West indifférente, bien qu’elle essaie désespérément de l’éloigner d’elle, pour le protéger plus efficacement.
La romance entre Chord et West ne prend pas la première place dans le roman, ce qui est hautement appréciable et, dans le second tome, ce n’est guère qu’une toile de fond, tant West essaie de protéger Chord. Or celui-ci poursuit les mêmes buts, mais de façon nettement plus ténue (vu que West est la narratrice). Et à plusieurs reprises, je me suis dit que j’aurais apprécié de connaître les pensées, raisonnements et sentiments de Chord envers West, ses activités, ou lui-même. Ne serait-ce que pour nuancer ceux de West ! Oui, ça mériterait carrément un spin-off !

8. Renard dans Widdershins (Ari Marmell).

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Aaah, Renard. Imaginez un homme svelte, roux, moustachu, museau pointu, plutôt insignifiant si ce n’est sa tenue : extravagant couvre-chef à plume, chausses multicolores, manières exagérées… Renard passe inaperçu par excès de visibilité. Après tout, qui irait soupçonner cet extravagant mirliflor d’être… ce qu’il est ?
Au-delà de l’image du dandy maniéré et aux choix chromatiques pour le moins originaux, Renard est un personnage aussi fin que le laisse supposer son prénom. On le soupçonne assez vite de ne pas nourrir que de tendres sentiments fraternels pour Shins, et on se doute que son rôle ne se limite pas à ce que la narration nous montre. Celle-ci étant essentiellement centrée sur Shins, on aimerait en savoir plus sur les sentiments et volontés de cet énigmatique gentleman cambrioleur. Car même si Ari Marmell nous donne suffisamment d’éléments pour cerner Renard, les aventures du gentleman cambrioleur davillonnais ne manqueraient certainement pas de piquant !

7. Mamma K, dans L’Ange de la nuit (Brent Weeks). 

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Restons dans l’univers des guildes de détrousseurs. Mamma K est une vieille amie de Durzo Blint, le maître pisse-culotte de Kylar. Sous des airs de maîtresse fatiguée, Mamma K dissimule des compétences acérées.
Les quelques scènes entre Durzo Blint et elle laissent entendre que leur histoire a débuté bien avant l’arrivée de Kylar dans l’affaire. Et on aimerait bien savoir ce qui couve entre ces deux-là. Un spin-off sur la vie de Durzo existe déjà et peut-être que Mamma K y tient une grande place ; mais elle mériterait d’avoir son propre spin-off !

6. Butler dans Artemis Fowl (Eoin Colfer).

Domovoi Butler et Artemis Fowl, talentueusement immortalisés par San-Chan5

Domovoi Butler et Artemis Fowl, talentueusement immortalisés par San-Chan5

Butler peut se traduire par « majordome » en français. Cela tombe bien, Butler est le majordome de la famille Fowl, entièrement dévoué au service du très jeune – et très malhonnête – Artemis. Butler n’est pas le majordome stylé, silencieux, élégant et muet que l’on imagine (façon Agatha Christie). Butler est une armoire à glace (et à peu près aussi souriant et loquace que la-dite armoire), qui maîtrise plusieurs langues, autant d’arts martiaux qu’il en existe et plus d’armes que l’on peut imaginer. Butler peut également s’inquiéter sincèrement pour son jeune employeur, sans sombrer dans le ridicule.
Eoin Colfer a imaginé un personnage très énigmatique, complexe, et pour lequel on aime s’inquiéter. Assez pour trembler dans un certain tome, avoir le cœur serré dans d’autres. Et on aimerait vraiment savoir comment il en est arrivé à travailler pour la famille Fowl, et ce qu’il a fait à son service avant de se dévouer à celui d’Artemis – un roman d’espionnage avec Butler au centre de l’affaire, pour faire simple !

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5. Chien de la lune, Les Maîtres des Brisants (Erik L’Homme). 

Comme dit l’illustrateur, Ornicar, Chien-de-la-lune a un petit côté Albator.

Chien de la lune, c’est le surnom du capitaine du vaisseau sur lequel embarquent Mârk, Xâvier et Môrgane pour leur stage. Un capitaine quelque peu controversé, qui navigue dans les brisants à bord d’un antique vaisseau spatial, qui semble bien loin des champions de l’astroport.
Chien-de-la-lune est un baroudeur, tendance flibustier, un aventurier intrépide, qui cache aussi de lourds secrets. Entre l’histoire qu’il noue avec La Pieuvre, ses relations atypiques avec les devineresses du vaisseau et son côté casse-cou intrépide, il a tout pour faire le personnage idéal.
Les trois tomes de l’excellente série Les Maîtres des Brisants d’Erik L’Homme laissent la part belle aux jeunes stagiaires et si le capitaine est souvent présent, certains pans de sa personnalité n’en restent pas moins dans l’ombre.
J’ai de suite apprécié ce personnage, je fonds pour les romans d’Erik L’Homme, j’aime les récits mâtinés d’aventure et de S.F. donc un spin-off pour me parler de la jeunesse de Chien-de-la-lune ne pourrait que me plaire !

4. Norah, dans Le Puits des Mémoires (Gabriel Katz). 

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Norah est une jeune femme… somme toute insignifiante, qui travaille comme lingère. Mais voilà, elle a tapé dans l’œil du taciturne Nils. Nils est sans aucune doute mon larron préféré dans le trio du Puits des Mémoires, car le plus mystérieux, et le plus taiseux. Il aime les chevaux, dort avec son arme, parle uniquement quand c’est vital (ou presque)… et s’amourache d’une lingère-espionne. Leur histoire est super mignonne (sans être guimauve, et en étant crédible et réaliste) et la fin… laisse le lecteur sur sa faim, justement. Quand La Maîtresse de guerre a été annoncé, il était simplement question d’un roman dans le même univers, avec une femme pour protagoniste. Et j’ai secrètement espéré que ce serait Norah. Comme ça n’a pas été le cas, je continue d’espérer. Je verrais tout à fait un spin-off de ses aventures !

3. Lord Akeldama, dans Le Protectorat de l’ombrelle (Gail Carriger). 

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Imaginez… un vampire. Un VIEUX vampire. Un vampire élégant de l’époque victorienne. Élégant et… coloré. Vraiment très coloré. Un vampire rococo, en somme. Lord Akeldama est le type d’homme que vous ne pouvez ignorer dès l’instant où il entre dans la pièce, tant sa mise est extravagante.
Mais, à l’instar d’autres personnages dans son genre, Lord Akeldama a beaucoup d’autres talents que celui de marier les tissus et couleurs les plus improbables. Vampire solitaire, à la tête d’un véritable réseau d’informateurs, il sait tout, sur à peu près tout – des derniers potins de la jet-set aux derniers complots en cours. Si Lord Akeldama passe souvent dans le paysage des aventures d’Alexia Tarabotti, sa personne mériterait bien une aventure rien qu’à elle !

2. Samuel Cornick, dans Mercy Thompson (Patricia Briggs). 

Bran et Sam, illustrés par MathiaArkoniel.

Sam est le fils de Bran, le compagnon d’enfance de Mercy. Vieux loup-garou solitaire, médecin, chanteur et musicien virtuose, c’est un bourru qui vit très bien tout seul. Mais qui squatte tout de même le mobil-home de Mercy, qui est (semble-t-il) secrètement amoureuse de son coloc’.
Le personnage de Sam est quelque peu torturé, et on ne compte pas le nombre de fois où l’on se demande s’il va s’en sortir. La rivalité entre lui et Adam est très bien mise en valeur et, si le militaire chef de meute a du charme, le barde gallois ne se défend pas mal du tout. La vie de Sam comportant de grandes zones d’ombre, un spin-off qui lui serait consacré ne serait pas pour me déplaire. Comme, de plus, il y en a déjà un sur Charles, son frère… on peut toujours espérer !

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1. McGonagall, dans Harry Potter (J.K. Rowling). 

Bon, on ne la présente plus. Si ? Allez, présentons-la. Dans les films, elle est interprétée par la talentueuse Maggie Smith, qui la campe à merveille. Mais pour moi, Minerva McGonagall ressemblerait plus à ça, rapport à la description qui en est faite lorsqu’Harry la voit la première fois :

Une grande sorcière aux cheveux noirs, vêtue d'une longue robe vert émeraude se tenait dans l'encadrement. Elle avait le visage sévère des gens qu'il vaut mieux éviter de contrarier, pensa aussitôt Harry.

Rogue et McGonagall discutant de Quidditch, par le talentueux Ehay.

McGonagall est donc la directrice d’études de Harry, en tant que directrice de la Maison Gryffondor ; c’est une sorcière plus que talentueuse, membre de l’Ordre du Phénix, résistante à l’envahisseur, sage et digne – sauf lorsqu’il est question de Quidditch ; il y a tout de même des priorités dans la vie. On la découvre dans la fleur de l’âge (35 ans dans ma tête quand j’ai commencé la saga… ), mais finalement, on ne sait pas exactement comment elle en est arrivée là. Quelle étudiante était-elle ? Comment est-elle devenue la tyrannique directrice de Gryffondor ?
Je sais qu’aucun nouveau roman ne verra le jour mais… mais j’aurais aimé un roman dont Minerva McGonagall aurait été la protagoniste !
(Ceci fonctionne aussi avec Severus Rogue. Mais il était déjà cité dans le top des personnages secondaires préférés, j’ai donc préféré varier les plaisirs).

Et vous, sur quels personnages auriez-vous aimé un livre ?

Cet été, je lis des dystopies !

C’est l’été, pour certains ce sont même les vacances, et vous vous demandez quoi mettre dans vos valises. Voici une petite sélection de dystopies ado à déguster pendant vos vacances !

La dystopie, qu’est-ce que c’est ? 

À priori, si vous lisez pas mal de romans ados ou suivez l’actualité littéraire, vous avez dû entendre de ce nouveau phénomène de mode littéraire qu’est la dystopie. Mais, au final, c’est quoi une dystopie ?
Car il faut reconnaître que le terme est accrocheur, vendeur, mais qu’on y met un peu tout et n’importe quoi. L’ami Larousse n’ayant pas trop d’idée sur la question, on va reprendre la définition qu’en donne Babelio, et qui me semble tout à fait potable.

« Une dystopie – ou contre-utopie – est un récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s’oppose à l’utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. La différentre entre dystopie et utopie tient moins au contenu (car après examen, nombre d’utopies positives peuvent se révéler effrayantes) qu’à la forme littéraire et à l’intention de son auteur.»

Si ça vous semble un peu aride, retenez qu’une dystopie met en scène une société généralement autoritaire et liberticide, et que l’auteur souhaite dénoncer.

Maintenant, il y a quelques subtilités. Une dystopie peut prendre place dans le futur, dans une société plus avancée technologiquement que la nôtre – c’est pourquoi, en ce moment, tout ce qui a vaguement l’air scientifique ou qui ressemble à un roman d’anticipation se retrouve aussitôt – à tort – qualifié de dystopie. Mettons-nous d’accord : la dystopie est certes un courant de la science-fiction, mais toute science-fiction n’est pas dystopique. Mission Nouvelle Terre d’Amy Kathleen Ryan, par exemple, ce n’est pas de la dystopie ; c’est de la science-fiction (sinon on pourrait aussi dire que c’est du space-opéra, vu qu’il y a des vaisseaux et une histoire de conquête spatiale).

La dystopie peut également prendre place dans un univers ayant souffert un fort traumatisme (guerre civile ou mondiale, épidémie, cataclysme…) : on parle alors d’univers post-apocalyptique. Mais ce n’est pas parce que c’est post-apocalyptique que c’est forcément dystopique et vice-versa. Veronica Roth, dans le premier tome de Divergent, présente un univers dystopique ayant subi une guerre meurtrière. En revanche, Apocalypse Zombie de Jonathan Maberry n’a rien d’une dystopie (pour ce titre, allez lire les très bonnes chroniques de Lelf, et Balckwolf), bien qu’il soit post-apocalyptique. Il en va de même pour la trilogie d’Amy Kathleen Ryan citée plus haut.

Voilà pour le décor. La dystopie, ce sont également des réflexions, généralement sur la société qui nous est présentée : les protagonistes ont à cœur de mettre à bas les régimes liberticides qu’ils subissent ou, à tout le moins, de les faire évoluer vers quelque chose de plus souple. Dans la plupart des romans, la réflexion peut être étendue à notre propre société, et c’est ce qui rend le genre si intéressant – et les romans si terrifiants, lorsqu’on lit sans problème le parallèle avec notre monde – et explique très probablement le succès du genre !

Et donc, vu que l’été est là et que vous allez peut-être avoir la chance d’avoir un peu plus de temps pour lire, je vous propose une petite sélection de quelques dystopies ado/jeune adulte qui m’ont marquées soit par l’univers et les personnages mis en scène, soit par le message que souhaitait faire passer l’auteur et qui, de mon point de vue, gagneraient à être connues – et qui ne sont pas, contrairement à beaucoup de dystopies actuelles, une bête romance sur vague fond de gouvernement autoritaire. Comme toujours, un petit clic sur la bannière pour accéder à la chronique entière.

 

◊ Une Planète dans la tête ◊ 
Sally Gardner.

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La planète dans la tête, c’est celle à laquelle rêve Standish, un jeune garçon dyslexique de la Zone 7 – une zone sous surveillance constante. Cette planète imaginaire, il l’a inventée avec l’aide d’Hector, son meilleur ami, «disparu» au début du roman (comprendre : probablement enlevé et supprimé par le gouvernement). Du système politique, on ne saura pas grand chose, car c’est Standish qui raconte l’histoire, et lui-même n’en sait trop rien. Mais entre les lignes des pensées oniriques et de l’imaginaire poétique du jeune garçon, on perçoit un régime totalitaire, qui n’est pas sans rappeler certaines des heures les plus noires de notre histoire. Ici, point d’univers fouillé, mais une angoisse sous-jacente, qui amène à réfléchir, et à tirer les conclusions qui s’imposent, le tout avec beaucoup de poésie. Ce n’est peut-être pas le titre qui plaira le plus aux amateurs d’univers fouillés, mais peut-être que son côté très poétique et, en même temps, très censé, vous plaira !

 ◊ Dualed
Elsie Chapman.

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À Kersh, chaque enfant est issu d’une manipulation génétique qui lui a donné un jumeau, en tous points identique. Pour devenir un citoyen de Kersh, chaque adolescent doit faire la preuve de sa valeur en se débarrassant de son double. Pour cela, il a 30 jours, ni plus ni moins.
Dans cet univers ô combien sympathique, on va suivre West, une ado frappée par un deuil assez lourd à porter, mais néanmoins courageuse et prête à survivre. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le jour J, elle est incapable de faire face à ses responsabilités, et va passer plus de temps à tenter de les fuir qu’à leur faire face.
Dans Dualed, l’intérêt réside dans la psychologie du personnage de West, qui est loin d’incarner l’héroïne parfaite et dure au mal auxquelles la dystopie nous a habitué. Elle doute profondément, ce qui lui fait faire tout un tas de bêtises plus grosses les unes que les autres. En confrontant West à ses démons, l’aute
ur pousse le lecteur dans ses retranchements
. La narration fait en sorte que l’on s’identifie à West (le récit est mené au présent à et la première personne du singulier) mais l’intérêt réside bien dans l’exploration des penchants les plus noirs et des démons du personnage, qui est à l’image de sa société déliquescente.

 1984
George Orwell.

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Faut-il encore présenter 1984 ? Allez, oui.
1984 est donc un roman d’anticipation illustrant une contre-utopie… donc une dystopie (le renouvellement du langage étant ce qu’il est – thème également traité dans le roman, au passage). Dans 1984, on suit Winston, qui travaille pour le gouvernement (évidemment) et est en charge de réécrire l’Histoire. Dans la société de Winston, tout est extrêmement contrôlé par Big Brother (expression désormais passée dans le langage courant). 1984 a été publié en 1948. Et pourtant, c’est un texte terriblement actuel. Tellement actuel qu’il en est tout simplement terrifiant. Car à la lecture, on ne peut s’empêcher de penser à la censure des médias, aux manipulations de l’information et des foules, et on ne peut que se dire qu’Orwell a vu… très juste. En bref, une dystopie redoutable, et dont la lecture intéressera très certainement les fans du genre ! (Et ce n’est pas parce que c’est un classique de la SF qu’il faut s’imaginer que c’est très difficile à lire, bien au contraire !)

◊ Zen City ◊ 
Grégoire Hervier.

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Si vous avez aimé 1984, lisez Zen City, qui en est assez proche – quoique un peu moins poussé que le premier. Dans Zen City, on suit un quidam lambda qui signe pour un programme de vie clefs en main, et s’installe dans une communauté extrêmement sécurisée et aseptisée, quasiment coupée du monde extérieur. Le roman va jouer sur les codes du journal intime (qui est assez drôle), du thriller, du roman d’espionnage. Ce dont parle Grégoire Hervier, ici, c’est de l’emprise de la société de consommation sur nos vies, et le contrôle accru exercé par les autorités sur la population via les technologies de la communication. Saisissant, mais réaliste car on voit nettement comment la population glisse doucement dans un univers extrêmement contrôlé et liberticide. Un peu moins puissant que 1984, mais un bon cru tout de même !

 Legend ◊ 
Marie Lu.

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Dans cette série, Marie Lu oppose deux personnages : Day, l’ennemi public numéro 1 et June, petit prodige de la nation, chargée de capturer le premier. Le tome initial n’est pas mal, mais reste encore un peu faible ; ce sont vraiment les deux derniers tomes qui proposent les meilleurs points. Dans cette dystopie, l’auteur présente des personnages avec un grand recul sur leur pays, ce qui est assez rare. Généralement, les personnages veulent renverser le système ; ici, ils ont conscience que tout n’est pas à jeter, mais que quelques améliorations pourraient suffire… et ils vont s’y employer, ce qui change agréablement des rébellions tout feu tout flammes. Évidemment, si l’auteur avait choisi des protagonistes un poil plus vieux (ils n’ont que 15 ans au début du récit), ce serait plus crédible mais, dans l’ensemble, l’histoire fonctionne bien telle qu’elle est.  D’autant que les personnages sont extrêmement humains, et très crédibles dans leurs réactions. Via cette série, l’auteur encourage à réfléchir à notre condition pour l’améliorer, plutôt que vouloir systématiquement faire table rase de l’existant. Un bon point de départ !

◊ Hunger Games 
Suzanne Collins.

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Dans Hunger Games, on va trouver un système à la Battle Royale : les candidats d’un jeu télévisé sont obligés de s’entre-tuer jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul survivant. Des trois tomes, c’est le dernier qui est le plus efficace, car il va développer des thèmes propres à la dystopie (qui sont, évidemment, présents dès le début : répression, contrôle des médias, chantages… mais qui se révèlent réellement dans le dernier tome). Il sera donc question de manipulations psychologiques par le contrôle des média, mais surtout une profonde réflexion sur la guerre et ses désastreuses conséquences, tant du point de vue physique que psychologique. La fin, notamment, établit un douloureux parallèle avec ce que l’on connaît, et propose une conclusion très pertinente.

◊ Aussi libres qu’un rêve
Manon Fargetton.

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Fin du XXIe : les dates de naissance déterminent les métiers auxquels vous avez droit. Début d’année : métier côté ; fin d’année : dommage, ce sera un métier dont personne ne veut. Silnöa et Silnëi sont jumelles : l’une est née le 31 décembre, et l’autre le 1er janvier. Toutes deux tentent de lutter contre la tyrannie des Dates de naissance, un combat dans lequel elles vont trouver quelques alliés.
Ce roman date de 2006, et est donc paru avant la déferlante des dystopies actuelle. Dans Aussi libres qu’un rêve, Manon Fargetton met en scène des jeunes actifs dans l’évolution de leur société, tentant de combattre une tyrannie très crédible et cohérente avec l’univers mis en place et que l’on imagine sans peine. Bonus : c’est aussi original que bien écrit, et c’est plein de suspens. Bien que cette lecture date quelque peu, j’ai encore en mémoire la fin, extrêmement marquante, qui classe ce roman dans les premiers rangs des mes dystopies favorites.

◊ Les Fragmentés
Neal Shusterman.

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Et en dernier lieu, je vais vous parler de la série Les Fragmentés de Neal Shusterman – si vous êtes familiers de ce blog, vous savez déjà que c’est ma série de dystopie favorite ; si je ne devais en citer qu’une, ce serait celle-là. Dans Les Fragmentés, Neal Shusterman met en scène un univers en déliquescence : le système scolaire s’est effondré, libérant des milliers d’adolescents, perçus comme des menaces. Une loi permet donc de « résilier » ses enfants, entre 13 et 18 ans, les réduisant à une somme d’organes disponibles pour toutes sortes de chirurgie, pour la plus grande joie des adultes (qui peuvent désormais changer de nez à volonté) et au plus grand désarroi des adolescents concernés. Dans ce monde un peu gore (il faut l’avouer), Shusterman nous parle – entre autres – de responsabilité parentale, de quête identitaire, d’éthique et, bien sûr, de manipulation des masses. L’univers de Shusterman est glauque à souhait, mais l’histoire affreusement prenante, car l’auteur crée un lien extrêmement étroit entre sa fiction et notre univers, notamment en citant des articles… réellement publiés. Glaçant mais extrêmement percutant. Une des meilleures séries du genre !

Et voilà pour cette petite sélection de dystopies (que vous pouvez, évidemment, lire également en hiver), parmi mes titres favoris, qui m’ont marquée pour différentes raisons.
Avant de vous laisser vous ruer en librairie, une petite demande : j’ai chipé la silhouette utilisée sur la bannière des Fragmentés sur Booknode mais impossible de lire le nom de l’artiste. Donc si quelqu’un a des yeux d’aigle, j’aimerais le connaître !

Bonnes lectures !

 

Êtes-vous un lecteur éclectique ?

Cela fait quelques jours que ce petit questionnaire tourne sur les réseaux, initialement lancé par PKJ et repris par pléthore de blogs. Je pense pouvoir remplir les 30 questions sans me forcer, mais c’est l’occasion de (re)parler de titres que j’ai aimés !
Comme toujours, si chronique il y a, il suffit d’un clic sur la couverture.

Voici donc les 30 questions qui permettent de voir (en théorie) si votre bibliothèque est variée. Attention, les titres ne doivent pas être cités deux fois !

Avez-vous dans votre bibliothèque… 

1) un roman de fantasy

Non. J’en ai plein. Dur a été le choix, d’ailleurs ! Ça a failli se jouer à pile-ou-face, à la courte-paille ou au dé, mais j’ai fini par trancher, en faveur d’un de mes titres favoris (au cas où certains en douteraient encore…) ! Si vous n’avez pas encore lu Le Puits des Mémoires, il va falloir y remédier !

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2) un roman contemporain : 

1988. Pinochet propose au Chili un référendum : le peuple doit décider s’il souhaite, ou non, que le dictateur reste au pouvoir. Incroyable : il permet à l’opposition de faire campagne. Les Jours de l’arc-en-ciel, c’est la campagne du Non, et un roman aussi tragique que lumineux.

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3) un roman considéré comme un classique de la littérature française

Dans À rebours, il ne se passe pas grand-chose. En fait, pour être exacte, il ne se passe rien. On se focalise plutôt sur le personnage Des Esseintes, une sorte de dandy décadent poussant l’art de la décadence dans les extrêmes. Et en fait, c’est plutôt efficace, car le portrait est aussi saisissant que réussi (mais difficile à résumer : bref, allez voir). Une lecture obligatoire au départ, qui m’a finalement éminemment plu !

4) un roman considéré comme un classique de la littérature britannique

Faut-il encore le présenter ? Cela fait tellement longtemps que je me suis penchée dessus qu’une petite relecture va rapidement s’imposer !

5) un roman considéré comme un classique de la littérature américaine

Le Pays d’Oz, les souliers argentés de Dorothy, Glinda et les différentes sorcières… voilà un grand classique de la littérature américaine, récemment remis au goût du jour par le Cherche-midi, qui publie pour la première fois en France les histoires inédites de Lyman Frank Baum (oui, car nous étions hyper en retard). Si vous ne connaissiez que le film, plongez-vous vite dans les aventures de Dorothy, c’est bien mené et bien écrit, et on ne s’y ennuie pas !

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6) une romance

La romance, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. La romance paranormale non plus. Je l’ai compris aux alentours du troisième chapitre (jusque-là, je me disais que ça pouvait encore s’améliorer) de cette bouse intéressante incursion dans un domaine qui m’était inconnu. Je résumerais en disant que c’était… une découverte.

7) un roman de bit-lit

Je suis assez frileuse en matière de bit-lit. Je déteste quand cela tourne subitement à la romance sur vague fond fantasy. Heureusement, quelques séries nous épargnent les galipettes en série, de préférence aux pires moments du roman. Les deux séries de Patricia Briggs, Alpha & Oméga et Mercy Thompson sont de celles-là !

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8) un roman de science fiction

Lorsque ce titre est sorti, je me suis dit qu’il fallait absolument que je le lise : imaginez un peu, de la SF écrite par un auteur cubain et parlant de la situation à Cuba ! Incroyable. Quelques mois plus tard, c’est chose faite, et je ne regrette pas : c’était épatant. Les thèses développées sont passionnantes, et ce serait dommage de passer à côté !

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9) une dystopie

La dystopie, on le sait, est hyper à la mode ces derniers temps. Et on y fourre de plus en plus de titres, pas nécessairement bons, d’ailleurs. Heureusement, il y a aussi de bonnes découvertes ! Les Fragmentés, de Neal Shusterman, est de celles-là. C’est sombre, c’est gore, c’est terriblement prenant et surtout, ça pose de très bonnes questions. Si je n’avais qu’un titre à retenir en dystopie, ce serait celui-là !

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10) une uchronie

De Connie Willis, j’ai lu Sans parler du chien, que j’ai littéralement adoré, et qui était une uchronie parfaite… mais je ne le possède pas. Je ne suis pas certaine que Black-Out soit réellement une uchronie mais, au vu du résumé, ça m’en a tout l’air donc… le voici.

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11) un roman steampunk

L’esthétique steampunk mêle aventures ébouriffantes, roman historique et beaucoup, beaucoup de machines délirantes impliquant l’utilisation de vapeur. Le Protectorat de l’ombrelle, de Gail Carriger mêle tous ces bons éléments, des vampires, des loups-garou, et un humour à toute épreuve ! Excellente découverte !

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12) un roman fantastique

Un classique indémodable, dont la lecture m’avait enchantée ! C’est probablement de là que me vient mon léger a priori contre les vampires un poil trop sympathique (mais j’essaie de me soigner). Visez au passage la magnifique couverture… !

13) un roman de chick-lit

Première lecture du genre avec les aventures d’Andrea dans le terrifiant univers de la mode, aux ordres de Miranda, la papesse du Runway. À l’époque, il m’avait vraiment plu ! Pas sûre que ce soit à nouveau le cas, mais j’avais trouvé le roman prenant et assez marrant.

14) un roman d’horreur

Pour une fois, c’est un livre que je n’ai pas aimé. Mais ça tient peut-être au fait que je lis très peu d’horreur, car je ne suis pas super fan. King’s Game donc, est censé être horrible et hyper bien ficelé et je me suis copieusement ennuyée. Pas de bol.

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15) un roman young adult

J’ai découvert Le Livre de Saskia en suivant les avis des copinautes (malgré mes fortes réticences envers le prénom de l’héroïne !) et… j’ai été très agréablement surprise. Pour tout dire, je n’ai toujours pas lu le troisième tome car je n’ai pas très envie de quitter l’univers créé par Marie Pavlenko !

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16) un roman pour enfant

Gardiens des cités perdues est une série destinée à la jeunesse, comprenant un tas de bons éléments : personnages attachants, univers soigné, intrigue fouillée… En bref, un gros coup de cœur, et pile poil le genre de roman que j’aurais adoré lire à l’âge de 10 ans !

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17) un conte

Parmi les contes, j’avais un vaste choix, mais cet album de Pierre Bottero et Jean-Louis Thouard m’a éminemment plu, tant du point de vue de l’histoire que des dessins. Coup de cœur aussi, et qui m’a poussée à dégotter cet album après l’avoir emprunté en librairie (et vu qu’il était épuisé, ça n’a pas été une mince affaire).

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18) de la poésie

Un recueil découvert, comme tant d’autres, au lycée… et dont j’apprécie de relire quelques pages de temps en temps !

19) du théâtre

Une pièce dont je ne me lasse pas !

 


20) un roman publié au 18e siècle

Un autre roman dont je ne me lasse pas, même si Des Grieux est probablement un des personnages les plus nunuches qui soit en littérature, et que je le trouve profondément agaçant – je vous en avais parlé ici !

21) un roman publié cette année

Lise Syven a plusieurs romans à son actif, mais c’est avec La Balance brisée que je l’ai découverte. Et c’était une très bonne découverte. L’intrigue est bien ficelée, la magie originale, le personnage attachant et la plume fluide. Que demander de plus ?

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22) un livre écrit pendant l’antiquité

 Histoire de ne pas mettre L’Iliade et l’Odyssée, comme tout le monde (mais que je possède et ai lus, avec une préférence nette pour L’Iliade), j’ai choisi Eschyle, et ses pièces de théâtre. J’en ai lu un certain nombre  pendant mes études et  j’avais bien apprécié !

23) un roman épistolaire

C’est l’histoire de Tachi, un cheval de Przewalski issu de Mongolie, expédié en Angleterre pour assurer la reproduction. C’est le grand-père de Kitty qui s’en occupe, mais Kitty raconte tout à Baryut via de longues lettres, le jeune homme qui, le premier, a découvert Tachi en Mongolie, et attend avec impatience les réponses de son ami.
J’ai acheté ce livre sur un vide-grenier (5 francs, il y a encore l’étiquette) lorsque j’étais en CP (… ça date !) et je l’ai lu dans la foulée. Gros coup de cœur, et j’ai dû le lire une bonne dizaine de fois ! Indispensable pour les amoureux des équidés !

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24) un thriller ou policier

L’Homme qui a vu l’homme n’a pas toujours été facile à lire mais, au final, c’est un roman absolument époustouflant. Terrible, mais réaliste et très prenant. J’ai adoré !

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25) un livre de non fiction

50 questions, pour tout savoir. Simple, complet, efficace !

26) une biographie ou autobiographie

Lawrence d’Arabie, ou l’archétype de l’aventurier. Michel Renouard propose ici une biographie passionnante, vraiment bien menée, et qui ressuscite avec justesse une figure de légende. Pour tous les amateurs d’Histoire !

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27) une nouvelle ou un recueil de nouvelles

Initialement paru chez Dystopia, ce recueil vient tout juste de paraître chez Folio SF. Si vous aimez le fantastique, foncez. Ce recueil est tout simplement génial. On frissonne délicieusement, on s’angoisse doucement, on cogite et, en plus, c’est merveilleusement écrit. À ne pas rater !

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28) une BD ou un manga ou un comics

Je ne connais pas des masses de romans graphiques. A vrai dire, Sailor Twain était même le premier. Mais quel premier ! J’ai eu un coup de cœur pour le trait de Mark Siegel, et l’histoire m’a littéralement embarquée. Merveilleuse découverte !

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29) un roman très populaire

Inutile de le présenter, j’imagine. Harry Potter remplit les deux conditions du terme « populaire » : c’est super connu et répandu ET ce n’est pas de la littérature élevée (paraît-il). N’empêche que c’est une de mes séries favorites, et que je la relis régulièrement avec grand plaisir (les lectures d’enfance ont souvent cet effet-là).

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30) un roman quasi inconnu

Pas facile, cette question. Comment savoir si ce roman, là, est réellement inconnu ? Si ça se trouve il passe de main en main au loin de notre cercle et on n’en sait trop rien. J’avais pensé citer Le Cercle des jeunes élues, car il m’a semblé passer totalement inaperçu sur la blogosphère (laquelle n’est pas nécessairement un indicateur très fiable) alors qu’il est vraiment bon, surtout si vous aimez les histoires de sorcières, mais vu qu’il a été édité par France Loisirs, j’ose espérer que d’autres personnes vont le découvrir !
Donc, finalement, ce sera un roman que j’ai beaucoup aimé lorsque j’étais plus jeune, et qui ne me semble pas particulièrement connu : Sauve-toi, Bouc, sauve-toi ! (Mais si vous l’avez lu, faites-vous connaître).
C’est l’histoire d’un petit garçon qui vit en montagne, en Italie, dont le père est le garde du Parc national du Gran Paradiso et qui, un jour, découvre un jeune bouquetin dont la mère vient d’être abattue par des braconniers, et qu’il va prendre sous son aile jusqu’à ce qu’il puisse être relâché. Dan continue de le surveiller de loin en loin, jusqu’à ce qu’une gigantesque grève soulève les gardes des parcs nationaux. Grève qui laisse libre champ aux braconniers. C’est un roman plein d’aventures, je me souviens de l’avoir lu pendant des vacances en montagne, et d’avoir passé un excellent moment !

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Sans surprise, donc, j’ai rempli les trente points, mais voyons ce que disait le test initial :

De 0 à 5 points: à la vue de votre bibliothèque, on peut facilement repérer votre genre de livres préféré. De là à dire que vous n’aimez rien d’autre? Pas sûr!
De 6 à 15: vous avez de la diversité sur vos étagères, mais ne nous mentons pas, vous avez aussi vos petites préférences!
De 16 à 25: vous êtes un touche à tout, vous aimez varier les plaisirs niveau lecture, ce qui se reflète parfaitement dans votre bibliothèque.
De 26 à 30: vous êtes soit une librairie, soit une bibliothèque, soit un lecteur avec des goûts très éclectiques, prêt à tout lire! Félicitations!

Ceci étant, le genre « historique » n’est pas représenté. Pourquoi ? Mystère. De même, les classiques de la littérature anglaise et américaine sont assez… classiques, justement. Il y a tout un tas d’autres pays dont la littérature est fort peu représentée et qui témoigneraient, à mon sens, d’une bibliothèque éclectique ! Sans compter qu’il y a au moins 7 choix pour les littératures SFFF, ce qui paraît astronomique par rapport aux autres genres…
Mais c’est assez amusant à faire, et ça permet de remettre le nez dans des lectures plus anciennes ! Et vous, êtes-vous un lecteur éclectique ?