Le Dossier Handle, David Moitet.

Montana. Thomas Handle, 15 ans, voit sa vie basculer lorsque ses parents se font assassiner devant lui. Il n’a pas le choix, il doit fuir les criminels qui veulent le kidnapper. Un ancien policier et une petite mamie seront les seuls alliés de sa cavale. Cette équipe brinquebalante va finement mener l’enquête et aider Thomas à comprendre ce qui lui arrive. Est-il poursuivi à cause de son don particulier ? Qui sont vraiment ses parents ? Et peut-il faire confiance à la police ? En remontant le fil de son histoire, Thomas va découvrir une réalité terrifiante.

J’ai découvert David Moitet l’an dernier avec son excellent New Earth project ; mais avant d’écrire pour la jeunesse, il écrivait surtout des polars pour adultes… et son nouveau titre fait le condensé des deux !

L’intrigue démarre sur les chapeaux de roues, ou presque : alors que l’on suit Thomas, 15 ans, ses parents sont brutalement assassinés sous ses yeux et lui contraint de faire tout ce qui est en son pouvoir pour échapper aux meurtriers. Et justement, du pouvoir, Thomas en a pas mal car, tenez-vous bien, il possède la faculté de se déplacer à une vitesse surhumaine — inutile de grogner, dans le fond, car on découvre l’étendue de ses incroyables capacités aux alentours du deuxième chapitre.
Et ce qui est intéressant, c’est qu’on a affaire à un personnage certes doté d’extraordinaires capacités, mais dont les pouvoirs ne sont pas tellement au centre de l’intrigue. Alors, évidemment, c’est la raison pour laquelle il est orphelin et ils prennent une place importante dans l’enquête, mais David Moitet a vraiment axé celle-ci autour du secret de famille et de l’évolution des personnages. Les pouvoirs ne sont là qu’en toile de fond et c’est bien agréable de ne pas se retrouver totalement aspiré par l’aspect fantastique de l’intrigue. De fait, celle-ci se concentre vraiment sur les humains !

Parmi ceux-ci, Thomas tient donc la vedette et il est difficile de ne pas compatir à ses ennuis : ses parents meurent, il détient un énorme secret et, pire, la police semble salement impliquée dans l’affaire, les meurtriers s’étant réclamés des forces de l’ordre, et les enquêteurs ayant décrété qu’il ressemble à s’y méprendre à un suspect. Oui, c’est la cata. Heureusement, le jeune homme trouve assez vite du soutien en la personne de Saul, ex-policier, cantonné à sa maison de repos et à son fauteuil roulant depuis un accident de service. Et Saul, voyez-vous, a été mon coup de cœur de ce roman, tant j’ai trouvé le personnage extraordinaire. À travers lui, ce sont des sujets assez peu évoqués qui ressortent, comme la question de la fin de vie, du deuil et de la vieillesse. N’allez pourtant pas croire que cela prend le pas sur le roman ou que c’est déprimant ! Que nenni ! Mais cela offre un intéressant contre-champ à l’enquête survoltée que mène Thomas et nous place par là-même dans un décor aussi innovant qu’intéressant : la maison de retraite. Car c’est flanqué de deux pensionnaires de choc que l’on remonte la piste des meurtriers en compagnie de Thomas !
En face d’eux, la police, donc, en la personne de Duncan, qui en a gros sur la patate et pas mal de choses à se pardonner avant de pouvoir avancer. Là encore, on a un personnage vraiment fouillé (malgré la brièveté du roman), qui a du corps et pour lequel il n’est pas compliqué de se passionner. J’ai été prise par l’enquête, c’est vrai, mais j’ai vraiment craqué sur les personnages du roman !

L’enquête, de son côté, est menée tambour battant, avec moult scènes d’action, et gouvernée par un irrépressible sentiment d’urgence qui pimente allègrement le tout. Le surnaturel n’est présent qu’à petites doses et flirte sérieusement avec l’anticipation – tout comme l’intrigue. Celle-ci, de plus, aligne tous les bons éléments d’un polar, sans lorgner du côté des clichés – une vraie bénédiction !
J’ai déjà parlé des thèmes qui affleurent mais je dois vraiment avouer que c’est l’autre énorme bon point que récolte ce roman. Outre ceux cités, l’intrigue nous pousse à nous interroger sur l’éthique et notre propre morale, via des péripéties souvent assez salissantes, sombres comme il faut, parfois dérangeantes mais absolument passionnantes. Oui, c’est un polar qui n’en a pas l’air, comme ça, mais qui touche à plein de choses et qui ne laisse pas indifférent !

En somme, excellente découverte à nouveau avec ce polar survolté de David Moitet. L’auteur nous embarque dans une intrigue à la fois sombre, pleine d’espoir, portant sur un large choix de sujets (du plus émouvant au plus dérangeant), mâtinée d’un brin de surnaturel (à mi-chemin entre l’anticipation et le fantastique) et portée par des personnages lumineux. Théoriquement, c’est un roman pour adolescents, mais ce serait vraiment dommage de se priver si votre adolescence est passée depuis longtemps !

Le Dossier Handle, David Moitet. Didier jeunesse, janvier 2018, 224 p.

 

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[2018] Petit bilan de septembre.

Carnet de lectures.

Le Livre perdu des sortilèges, tome 1, Deborah Harkness.
J’avais ce bouquin dans ma PAL depuis tellement longtemps que je ne sais même plus dans quelles circonstances il l’a rejointe (ce qui est rare !). Bref, l’été étant là, j’ai eu envie de me plonger dans ce roman de sorcières (au lieu de lire les livres que j’avais emportés, c’est du propre !)
On y suit les tribulations de Diana Bishop, une jeune universitaire qui est également sorcière, mais se tient éloignée de ses pouvoirs et mène une vie simple. Jusqu’au jour où elle demande, à la bibliothèque, un manuscrit intitulé Ashmole 782, qui déchaîne les passions des créatures surnaturelles comme les vampires, les sorcières et les démons. À partir de là, Diana va devenir le centre de l’attention de ses congénères surnaturels, en bien, comme en mal, et attirer notamment un certain Matthew Clermont, vampire et chercheur de son état…
C’est une série recommandée par pas mal de lecteurs.trices dont je suis généralement les avis, ce qui a sans doute amené ce livre dans ma PAL. En plus, j’avoue tout net, je ne résiste pas aux histoires de sorcières. Et celle-ci avait vraiment tout pour me plaire ! Malheureusement, on ne peut pas dire que j’ai été conquise… Ce n’était pas un loupé total, non, mais je me suis souvent ennuyée durant ma lecture. Ce que j’ai aimé, là-dedans, c’est l’ambiance de fantasy urbaine, avec toutes ces créatures surnaturelles en goguette, aux intérêts souvent divergents. Les décors de l’université d’Oxford, évidemment, et la bibliothèque de Selden End dans laquelle se déroule une énoooorme partie de l’intrigue (mon petit cœur de bibliothécaire a évidemment été conquis instantanément). De plus, l’histoire en elle-même promet de bonnes choses, puisque l’on parle de pouvoirs secrets, de clans de surnaturels qui ne peuvent pas se blairer et d’un mystère vieux de centaines d’années qui resurgit subitement. De même, le fait d’avoir des vampires qui traversent les siècles est plutôt sympa, car cela permet de nombreuses et intéressantes plongées dans l’Histoire.
Là où le bât blesse, c’est sans doute du côté du rythme et des personnages. Diana est d’une effarante mollesse et ses atermoiements incessants ont sans doute eu raison de ma patience. Matthew, de son côté, s’il est plus actif, m’a prodigieusement agacée avec ses réflexes sexistes. Ok, il est d’une autre époque, mais s’il a réussi à se faire à la magie d’internet, des téléphones portables, et des fringues en synthétique, un petit effort social ne devrait pas lui arracher les crocs, non ? Bouh qu’il est pénible. Là-dessus, vient évidemment se greffer une romance sans intérêt tellement elle est prévisible et d’une niaiserie affligeante. Oui, je suis sévère mais oui, j’ai été plus qu’irritée par les personnages.
La suite m’interpelle malgré tout, car il semblerait que ce soit un poil moins agaçant, mais je ne sais pas encore si je la lirai. Au pire, je regarderai la série…

Opération Lovelace, Emmanuelle Kécir-Lepetit (Le Pommier, collection Les Savantissimes).
Hiver 2030 : un virus géant paralyse les systèmes informatiques occidentaux. Plus rien ne fonctionne. Au Pentagone, des experts internationaux tentent de trouver une solution. Selon le Professeur Watson, une seule issue : se transporter en 1943, à l’université de Philadelphie, où a été conçu le premier ordinateur, et réparer le mal à la source. Nancy, sa fille de 12 ans, s’empare de la machine à voyager dans le temps mais se retrouve propulsée à Londres, en 1843 ! Le programme s’est trompé d’un siècle et de continent ! Heureusement, Nancy y rencontre Oliver Holmes, un jeune garçon féru d’enquêtes et surtout Ada Lovelace, mathématicienne et première programmeuse informatique !
J’étais curieuse de découvrir cette collection de romans mettant à l’honneur les plus grandes figures de l’histoire des sciences et c’est celui portant sur Ada Lovelace qui a emporté la mise. J’avoue avoir été un brin circonspecte au départ, mais le fait est que le roman d’Emmanuelle Kécir-Lepetit est à la fois prenant, drôle, et très documenté tant du point de vue historique que scientifique. Pour Nancy, fraîchement débarquée du XXIe, le dépaysement est total : non seulement elle doit survivre dans un monde qui ne connaît ni l’eau courante, ni internet, mais qui, en plus, ne reconnaît absolument pas la place des femmes, ce qui la choque. Et ce choc ne passe pas en rencontrant Ada Lovelace puisque la mathématicienne de génie a, elle, parfaitement intégré les clivages sexistes. Le roman les déconstruit donc l’un après l’autre et c’est très bien fait, car c’est parfaitement intégré à l’intrigue, au suspense et à l’évolution des personnages. En plus de cela, le récit nous maintient parfaitement en haleine, tout en expliquant de façon limpide des concepts scientifiques qui donneraient de l’urticaire aux moins matheux du coin. Bonne pioche !

La Prophétie de l’horloge, John Bellairs (Castelmore).
À la mort de ses parents, Lewis va habiter chez son oncle Jonathan, qu’il imagine ordinaire et ennuyeux. Mais Oncle Jonathan et sa voisine, Mme Zimmermann, sont tous les deux des magiciens ! Lewis est ravi… au début. Puis il se met lui-même à faire de la magie et ressuscite par mégarde l’ancienne propriétaire de la maison, Serenna Izard. Or Serenna et son mari ont autrefois caché dans les murs de la maison une horloge, une horloge qui a le pouvoir d’anéantir l’Humanité tout entière… Et seuls les Barnavelt peuvent l’arrêter.
Ce roman a été initialement publié en 1973 et vient d’être réédité et adapté au cinéma (il doit d’ailleurs être encore en salles). Donc cela se ressent un peu côté style, mais l’intrigue n’a pas tellement vieilli, ce qui est plutôt chouette. L’histoire, assez classique, est plutôt prenante et mêle magie et adolescence, Lewis étant à l’orée de cet âge redouté. Son personnage est presque essentiellement tourné vers l’histoire de magie mais, de temps à autres affleurent d’autres thèmes comme l’obésité, le sentiment de solitude, les relations familiales et l’amitié. Sans être follement surprenant ou révolutionnaire, le roman est agréable à lire et prenant juste comme il faut. Comme il est assez court et sans grande difficulté, il peut même être lu par de plus jeunes lecteurs (dès 10 ans). PS : je vous mets la couv VO parce que celle de la VF est vraiment trop vilaine… !

Rayon bulles.

Route : End, tome 1, Kaiji Nakagawa (Ki-oon).
Taji travaille pour une entreprise de nettoyage spécialisée dans les scènes de crimes. Une voie qu’il n’a pas choisie par hasard car, enfant, c’est lui qui a trouvé le corps de sa mère alors qu’elle venait de se suicider. Les nettoyages de scènes de désolation sur lesquelles il travaille opère comme une véritable catharsis. Pourtant, son quotidien est bouleversé lorsque son quartier devient le théâtre de meurtres en série. Les victimes sont découpées en morceaux, lesquels forment à chaque fois le mot « END ». L’affaire vire au cauchemar lorsque Taji découvre que son patron, qui l’a traité comme un fils, est peut-être impliqué dans ces horribles mises en scène…
J’ai beaucoup aimé le premier tome de ce seinen. Évidemment, l’intrigue est sombre et affreusement sordide, mais pleine de suspense. Le volume ne sert pas seulement à planter le décor mais nous offre un vrai début d’enquête, comme des personnages déjà assez fouillés – du moins assez pour attiser ma curiosité et me donner envie d’en savoir un peu plus.

Je reviens vers vous, Olivier Tallec (Rue de Sèvres).
Une illustration par page, avec une petite phrase ou pas, souvent tirée du dialogue en cours dans la scène. C’est lapidaire, mais toujours suffisant et, surtout, généralement hilarant ! Le choix des sujets est aussi vaste que varié. Les dessins, sous couvert d’humour, touchent à de nombreux sujets de société : consumérisme, philosophie, art et art de vivre, éducation… On se retrouve aisément dans les planches (et si non, cela reste très drôle). Un album hyper cocasse, truffé d’absurdités et autres loufoqueries en tout genre. Caustique et facétieux, absolument génial !

Tops & Flops.

Comme je le disais en début d’article, Le Livre perdu des sortilèges ne m’a pas franchement transcendée, donc je ne m’étendrai pas plus sur la question.
Côté bonnes lectures, j’ai eu la main heureuse, avec quelques titres qui ont émaillé ma fin d’été.
Tout d’abord, le premier tome des Entremondes, de Sean Easley, L’Hôtel invisible, édité chez Lumen. Une fois n’est pas coutume, c’est un roman qui s’adresse plus aux 10-12 ans qu’aux ados (malgré son épaisseur incroyable). L’histoire est assez prenante, sise dans un univers extrêmement original et qui cachait, de façon assez surprenante, l’évocation de thèmes d’actualité vachement plus lourds que l’aspect purement divertissant des débuts du roman. Bonne surprise que ce tome 1, donc !

J’ai ensuite lu le deuxième tome des Extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé, de Raphaël Albert, intitulé Avant le déluge. Ma lecture du premier tome remontait un peu, donc j’avais quelque peu oublié certaines péripéties, mais le rythme est vite revenu. Cette deuxième enquête démarre assez doucettement et on tire peu à peu les différents fils d’une toile assez vaste. J’ai adoré retrouver le ton désabusé et cynique de Sylvo et surtout ce Panam alternatif si bien troussé. Il ne me reste qu’à lire la suite !

Citations.

« Je ne vais pas t’aimer d’avantage si tu es fort, ni cesser de t’aimer si tu es faible ! Ça ne marche pas comme ça ! Même les loups ont besoin d’être nourris par leurs parents quand ils sont petits et perdent leurs forces avec l’âge… mais ils n’en restent pas moins des loups beaux et fiers ! »
Bride Stories, tome 10, Kaoru Mori.

« De quoi s’agit-il, cette fois ?
– Il paraît que s’échanger un objet sous la corde du mât pousse le bateau à grimper des montagnes.
– Je suis pressée de voir ça… gravir les montagnes à bord d’un voilier, c’est une expérience qu’on fait rarement ! »
Isabella Bird, tome 3, Taiga Sassa.

« C’est marrant comme les nantis ont besoin de casquer pour se persuader qu’ils ont ce qui se fait de meilleur. Si vous n’êtes pas hors de prix, ils se figurent que vous êtes un médiocre, ils ont l’impression d’acheter au rabais, de consommer basse caste. (…) Mes tarifs variaient donc du simple au triple selon les contrats, voire davantage si j’étais d’humeur facétieuse. »
Avant le déluge, Sylvo Sylvain.

« Grandir ce n’est pas renoncer à ses illusions… C’est assumer ses responsabilités ! »
Un Français sur Mars, Alex Alice.

Brèves de comptoir #191

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : anticipation et effondrement !

C’est un article de Pablo Maillé à lire sur Usbek & Rica !

Lundi encore : Mois de l’Imaginaire !

Le calendrier complet (autant que faire se peut) est visible ici. N’hésitez pas à renseigner les événements manquants dont vous auriez connaissance !

Lundi toujours : une carte pour Le Cycle de Syffe !

Elle est visible ici, avec les explications de l’auteur sur les différents choix de représentations opérés.

Mardi : diorama La Chute de la cité blanche !

Et c’est à Tarbes que ça se passe : au cours du salon Hobbies Passions Tarbes, les Dagors Thorondor exposeront leur diorama La Chute de la cité blanche, inspiré de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, les 27 et 28 octobre prochains. 8 m³ de polystyrène extrudé, 3 m³ de bois, 60 litres de peinture, 4000 vis, 80 kilos de colle, 200 kilos de sable, plus de 3000 figurines méticuleusement peintes et des milliers d’heures de travail dont vous pouvez avoir un aperçu ici.

Mardi encore : l’intelligence artificielle, entre science-et fiction !

C’est le sujet dont débattront Romain Lucazeau, Jean-Gabriel Ganascia et Jean Bonnefoy autour d’une table ronde, samedi 27 octobre, de 15h à 17h, à la médiathèque parisienne Marguerite Duras (115, rue de Bagnolet, Paris 20e).

Mardi toujours : résultats du prix Halliennalles !

Le festival s’est tenu le week-end dernier et a décerné son prix annuel. Cette année, c’est Rouge toxic de Morgane Caussarieu (Actusf) qui est récompensé. Félicitations !
Les autres titres en lice étaient les suivants :

Les Rumeurs d’Issar, Marie Caillet (Hachette)
– Aurore Gomez (Magnard Jeunesse),
Rouille, Floriane Soulas (Scrineo)
Comment le dire à la nuit, Vincent Tassy (Chat Noir).

Mercredi : pourquoi la France a-t-elle un problème avec l’imaginaire ?

C’est une tribune de Stéphane Marsan (éditeur chez Bragelonne) à lire dans Bibliobs !

Mercredi encore : sélection #NosFuturs du SLPJ !

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse vient de publier une sélection de documents pour évoquer nos futurs. Elle est consultable ici !
Certains titre sélectionnés me laissent cependant un peu perplexe….

Mercredi toujours : Les Dossiers Dresden de retour à la télé ?

Pas de quoi s’affoler encore, mais les droits des romans de Jim Butcher viennent d’être rachetés Fox21 Television Studios, une filiale de la Fox. Ni scénariste ni date n’ont encore été révélés.
Les romans avaient connu une première adaptation, en 2007, qui n’avait pas dépassé la saison 1. Affaire à suivre, donc !

Jeudi : un film pour Le Visiteur du futur !

La web-série va devenir un long-métrage : François Descraques, créateur de la série en question, planche actuellement sur le scénario ; le film sera produit par Pyramide Productions et affichera, en sus du casting original, de nouveaux acteurs et actrices. Il n’y a pour l’instant aucune date annoncée, mais voici ce que dit François Descraques du projet :

« C’est un projet sur lequel je bosse en secret depuis maintenant 4 ans », écrit-il. « Dès la fin de la saison 4, il a été question d’écrire un film sur Le Visiteur du Futur […] L’ambition du projet est double : produire un film accessible au grand public ET aussi à destination des nombreux fans de la série […] Le Visiteur du Futur – Le Film est une nouvelle histoire qui sera accessible à TOUT LE MONDE…mais ce n’est pas un reboot à proprement parler ».

Point bonus : si vous n’avez pas vu la série, elle ne sera pas nécessaire à la compréhension du film !

Jeudi encore : précommandes dédicacées des Utopiales !

Comme tous les ans, les éditions Actusf vous proposent de recevoir votre exemplaire dédicacé des anthologies des Utopiales, dédicacée par un maximum des auteurs et autrices présents.
Cette année, ils étendent également l’opération à 35 titres et 13 auteurs, dont voici la liste :

  • l’anthologie officielle des Utopiales 2018
  • l’anthologie Utopiales jeunesse 2018 de Sylvie Denis, Sylvie Lainé et Danielle Martinigol
  • Les Ballons dirigeables rêvent-ils de poupées gonflables ?, Fées, weed & guillotines, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie et Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu de Karim Berrouka
  • Mission M’Other de Pierre Bordage et Melanÿn (dédicace uniquement de Pierre Bordage)
  • Crimes, aliens et châtiments de Pierre Bordage, Laurent Genefort et Laurent Whale
  • Rouge Toxic de Morgane Caussarieu
  • L’Héritière, Alouettes (grand format et format poche), Humain.e.s, trop humain.e.s et Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats
  • Royaume de vent et de colères (grand format et version luxe) et Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro
  • Pèlerinage de Sylvie Denis
  • Sorcières associées et L’Échiquier de jade d’Alex Evans
  • L’Affaire du Rochile de Laurent Genefort
  • Le Miroir aux éperluettes, Espaces insécables, Marouflages, Fidèle à ton pas balancé (grand format et format poche), de Sylvie Lainé
  • Les Abîmes d’Autremer, Les pierres qui pleurent, Le maître-chêne, La fleur de fer et L’homme au chat rouge de Danielle Martinigol
  • Le dernier bleuet de Danielle Martinigol et Isabelle Fournié (dédicace de Danielle Martinigol uniquement)
  • Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps de Laurent Queyssi
  • Underground Airlines de Ben H. Winters.

Pour ce faire, il vous suffit de commander les ouvrages avant le 30 octobre ! Toutes les infos ici.

Vendredi : les trois derniers titres en lice pour le Prix Imaginales des Écoliers !

Le PIE rejoint ses aînés, le PIC et le PIL ! Et voici les titres sélectionnés, qui seront départagés par les écoliers d’Épinal (3 classes de CM1-CM2) :

Les Guerriers de glace, Estelle Faye (Nathan).
Le Dernier bleuet, Danielle Martinigol et Isabelle Fournié (Actusf)
Les Filles de la pluie, Jérôme Leroy (Syros).

Vendredi encore : trailer officiel pour Good Omens !

L’adaptation du roman de Terry Pratchett et Neil Gaiman, De bons présages, se dévoile dans son trailer :

Co-produite par la BBC et Amazon, la série paraîtra en avant-première sur Amazon Prime dans le courant du premier semestre 2019 et sera ensuite diffusée sur la BBC2 et à l’international.

 

Bon dimanche !

Brèves de comptoir #190

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

 

Lundi : le Mois de l’imaginaire, on y est !

Et pour ne rien rater des dédicaces, animations et événements organisés (car je vais sans doute en rater), rendez-vous sur la page Facebook de l’événement, qui en recense un paquet !

Lundi encore : mettez de la SF dans votre rentrée littéraire !

C’est un article proposé par Marcus Dupont-Besnard sur Huffington Post !

Lundi toujours : l’invité d’honneur aux Rencontres de l’imaginaire de Sèvres !

Le festival se déroule le samedi 24 novembre 2018, à Sèvres, donc. Et l’invité d’honneur de cette année n’est autre que Peter F. Hamilton !

Mardi : les nominés au prix Julia Verlanger !

La fondation Julia Verlanger a été créée par Jean-Pierre Verlanger, en 1990, sous l’égide de la Fondation de France, afin de perpétuer la mémoire de son épouse (1929-1985), auteure de nombreux romans de science-fiction sous le pseudonyme de Gilles Thomas. Tous les ans, le prix récompense un ouvrage de science-fiction. Et voici les titres en lice cette année :

Les Livres de la terre fracturée, Nora K. Jemisin (J’ai Lu Nouveaux millénaires, traduction de Michelle Charrier).
After Atlas, Emma Newman (J’ai Lu Nouveaux millénaires, traduction de Patrick Imbert).
Station : la chute, Al Robertson (Denoël Lunes d’encre, traduction de Florence Dolisi).
Le Pouvoir, Naomi Alderman (Calmann Levy, traduction de Christine Barbaste).
– Issa Elohim, Laurent Kloetzer (Le Bélial).
♥ L’Enfant de poussière, Patrick K. Dewdney (Au Diable Vauvert).

Le lauréat sera révélé le vendredi 2 novembre, durant les Utopiales.

Mardi encore : expo sur les littératures de l’imaginaire !

Et c’est tout d’abord à Arras que cela se passe. Dans le cadre du Mois de l’imaginaire, du 3 au 31 octobre, la bibliothèque universitaire d’Arras et la BULCO (Bibliothèque de l’Université du Littoral-Côte d’Opale) accueillent une exposition sur les littératures de l’imaginaire, conçue par les bibliothèques de l’université d’Artois, de l’université Picardie Jules Verne et la BULCO.
L’expo sera ensuite visible ailleurs ! Voici les lieux et dates :
– bibliothèque universitaire de Dunkerque : du 4 au 21 décembre.
– BU de Saint-Omer : du 8 janvier au 1er février.
– BU de Boulogne : du 4 février au 1er mars.

Toutes les infos adéquates ici !

Mardi toujours : le concours de nouvelles Visions du futur 2019 !

L’Ascenseur vertical, par Manchu !

Et voici leur communiqué :

« Aaaaahhhhhhh, le voici, le voilà ! Vous en rêviez ? Nous l’avons fait ! Mais quoi donc ? La nouvelle édition du concours Vdf bien sûr !
Le jury a réfléchi, le jury a discuté, le jury a mangé, le jury a bu et le jury a tranché : il a choisi les sujets de ce millésime 2019.

Les textes soumis devront donc s’inspirer d’un (et seulement d’un) des thèmes ou citations suivants :

a.   « Si vous trouvez ce monde mauvais, vous devriez en voir quelques autres… » Philip K. Dick
b.   « La terre frémit, le sol fume,

         Au milieu de la grande nuit. » Louise Michel
c.   « On avait surpris le garçon à commettre un acte répugnant […]. Âgé de huit ans, il faisait ça depuis déjà plusieurs années. »  
Théodore Sturgeon
d.   Le vent se lève 

Affûtez votre esprit, cajolez votre imagination, soyez drôle, émouvant, inventif, bref, faites-vous (et faites-nous) plaisir ! Prenez le temps de laisser votre texte reposer, relisez-le, il n’en sera que meilleur ! »

Deadline : dimanche 7 avril, minuit.
Le règlement, les conditions et les autres infos importantes sont visibles ici.

Mercredi : remise du PLIB 2018 !

Le Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubers App 2018 sera remis le 13 octobre prochain, à Lyon. Voici les titres encore en lice pour le prix :

Ariel Holzl (Mnémos).
Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye (Critic).
Sirius, Stéphane Servant (Le Rouergue).
Lebenstunnel, Oxanna Hope (Rebelle).
– Shades of magic, Victoria Schwab (Lumen).
La Faucheuse, Neal Shusterman (R. Laffont)
Le Souffle de Midas, Alison Germain (Le Chat Noir).

Et les auteurs invités à la remise des prix :

– Estelle Faye
– Ariel Holzl
– Vincent Tassy
– Alison Germain
– Jean Vigne
– Rod Marty
– Ruberto Sanquer.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur site !

Mercredi encore : Les Chroniques de Narnia bientôt sur Netflix ?

La plateforme et la C.S. Lewis Company sont parvenues à un accord portant sur l’adaptation de l’ensemble du cycle de l’auteur irlandais.
Celle-ci se ferait en séries (une pour commencer), comme en longs-métrages. Quant au projet d’adaptation du Fauteuil d’argent par Joe Johnston (dont je vous parlais ici), pas de nouvelles… pas de nouvelles.
Bref : affaire à suivre !

Jeudi : Clément Bouhélier sous toutes les coutures !

L’auteur de Passé déterré (entre autres !) a répondu aux questions d’Elbakin.net.
Et profitez de l’occasion, le mois d’octobre est « son Mois de » sur Bookenstock ! Il y répond directement à vos questions !

Jeudi encore : un RPG Harry Potter en préparation ?

Je précise qu’à ce stade, on n’en est vraiment à la rumeur. Aucune certitude !
Une vidéo a traîné sur la Toile avant d’être retirée, qui annoncerait un RPG Harry Potter à la 3e personne, dans l’univers créé par J.K. Rowling, mais manifestement indépendant de la saga. Au XIXe siècle, vous (étudiant-e) de 5e année), êtes témoin d’étranges événements dans la Forêt Interdite et chargé, en compagnie du professeur Elezar Fig, de faire la lumière sur ce qui se trame.
Il serait a priori possible de choisir entre 8 classes de personnages, sa maison et la voie que l’on veut suivre, celle du bien ou celle du mal ! Ce serait le studio Avalanche Software, propriété de Warner Bros., qui serait à l’origine du projet.

En attendant des nouvelles de celui-ci, il ne reste qu’à guetter celles de Wizards Unite, développé par Niantic (à qui l’ont doit notamment Pokémon Go).

Vendredi : Prix Imaginales des Bibliothécaires !

Lancé en 2018, le Prix Imaginales des Bibliothécaires est le 4e prix spécial décerné par le festival spinalien des Imaginales. À ce titre, il côtoie ceux des lycéens, des collégiens et des écoliers. Sous la houlette du comité de sélection (composé de Stéphanie Nicot, 6 bibliothécaires référents et deux responsables éditoriales de Premier Chapitre), les bibliothécaires lisent les 5 titres de la sélection, qu’ils classent à l’issue de la période de lecture (de janvier à avril). En attendant la sélection finale, voici la présélection pour 2019 :

Dernières fleurs avant la fin du monde, Nicolat Cartelet (Mü).
Le Cycle de Syffe, tome 1 : L’enfant de poussière, Patrick K. Dewdney (Au Diable Vauvert).
Le Dieu oiseau, Aurélie Wellenstein (Scrinéo).
Calame, tome 1 : Les deux visages, Paul Beorn (Bragelonne).
Femmes d’argile et d’osier, Robert Darvel, (Les Moutons électriques).
Opération Sabines, Nicolas Texier (Les Moutons électriques).
La Crécerelle, Patrick Moran (Mnémos).
Grish-Mère, Isabelle Bauthian (ActuSF).
L’Automne des magiciens, tome 1 : La Fugitive, Hélène P. Mérelle (Bragelonne).
La Marque rouge, Ruberto Sanquer (Scrinéo)
Le Chaudron brisé, Natalie Dau, (Les Moutons électriques).
Presque Minuit, Anthony Yno Combrexelle (404 éditions).
Rouille, Floriane Soulas (Scrinéo).
Des Sorciers et des hommes, Thomas Geha (Critic).
La Cité exsangue, tome 1, Les Nouveaux Mystères d’Abyme, Mathieu Gaborit (Mnémos).
Shâhra : Les Masques d’Azr’Khila, Charlotte Bousquet (Mnémos).
Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu, Karim Berrouka (Actusf).
Entre Troll et Ogre, Marie-Catherine Daniel (Actusf).
Osukateï : l’âme de l’arbre-mère, tome 1, Le Seigneur de la branche, Geoffrey Legrand (éditions d’Utoh).

J’ai eu l’immense plaisir de participer l’année dernière, j’espère bien remettre le couvert cette année !

 

 

Bon dimanche !

Les Filles de l’astrologue #1, Laurence Schaäck et Françoise de Guibert.

Thérèse : née sous le signe du Capricorne, élément Terre.
Ariane : née sous le signe du Verseau, élément Air.
Philomène : née sous le signe du Verseau, élément Air.
Soledad : née sous le signe du Lion, élément Feu.

Elles sont filles d’astrologue. Et elles sont en danger, car le monde change. Suite à l’arrestation de leur père par le roi Louis XIV qui a interdit la pratique de l’astrologie, elles doivent quitter le domaine familial et se séparer. Avec les astres pour seuls guides, chacune doit désormais suivre sa voie.

Vous avez dévoré la série Les Colombes du Roi-Soleil ou les romans mêlant Histoire et enquêtes et signé Annie Jay ? Alors Les Filles de l’Astrologue devrait vous plaire !
On y suit donc les heurs et malheurs des trois filles Lavol de Sauvagnac, Thérèse (17 ans) et les jumelles, Ariane et Philomène (15 ans). La quatrième est Soledad del Alba, leur cousine espagnole orpheline. Elles coulent une adolescence heureuse sur les terres ensoleillées de Sauvagnac, sous l’égide de Germain, leur père et oncle, astrologue de renom.
La situation bascule assez vite, avec l’incompréhensible condamnation de Germain et les ennuis qui tombent sur les filles.

Les Filles de l’astrologue est un chouette roman historique se déroulant au XVIIe, à peu près à l’époque de l’Affaire des Poisons, qui a jeté le discrédit sur les sciences dites occultes jusque-là tellement appréciées. Et côté ambiance, tout y est ! Si le vocabulaire est tout à fait moderne, les petits détails de l’époque sont bien présents : on découvre ainsi les affres des voyages en carrosse (non seulement c’est inconfortable, mais en plus il y a des bandits à tous les coins de forêts), la dramatique situation des filles (bonnes à marier ou… à marier), ou les petites superstitions qui traînent.
Pour ceux qui s’attendent, vu le titre, à un traité d’astrologie, sachez que celle-ci est plutôt là en toile de fond, ou en tête de chapitre, pour des intitulés aussi mystérieux qu’abscons — mais qui font leur effet, il faut le reconnaître. En revanche, on en parle comme d’une vraie science et c’est intéressant de l’aborder sous un autre angle que le malheureux encart dans le magazine de la salle d’attente du médecin. Ici, on nous parle d’astrologie via des calculs mathématiques, des sommes et traités scientifiques en latin ou en anglais (dont il faut apprendre la langue, donc). Parallèlement à cet aspect scientifique, la magie s’invite dans l’intrigue. Car si Ariane est très clairement la scientifique de la sororité, Philomène, elle, est celle qui a des pouvoirs extraordinaires : douée de visions énigmatiques, elle est également capable de communiquer avec leur mère, pourtant décédée quelques années plus tôt.

Il faut pourtant attendre un bon deux tiers du roman avant que l’intrigue et les personnages n’évoluent un peu. Les filles sont assez semblables, jusqu’à ce qu’elles soient séparées par les aléas du voyage. Et même là, j’ai trouvé que les auteures ne prenaient pas grand risque avec leurs personnages : les événements, si tragiques ou dangereux fussent-ils, semblent glisser sur les quatuor qui, malgré les obstacles rencontrés, n’est jamais vraiment en grande difficulté. C’est dommage, car l’intrigue progresse à bon rythme et propose son lot de péripéties. Entre Thérèse qui vit des aventures incroyables avec les contrebandiers, Ariane qui se voit proposer le mariage avec un vieillard pour de l’argent, Philomène qui explore ses dons de voyance et Soledad qui tente d’entrer à la Cour, on est servis question variété — mais sans trop de frissons, donc.
La fin cueille nos jeunes filles encore plus dans la panade qu’au début, mais sur une progression minime quant à l’objectif initial, malgré tout ce qu’elles ont traversé.

En bref, Les Filles de l’astrologue, malgré une certaine facilité, a été vite et bien lu. J’ai apprécié la plongée historique au XVIIe siècle, sur les traces de savants un peu étranges faisant des calculs la tête dans les étoiles. Voilà un roman à proposer aux jeunes lecteurs et lectrices avides de fictions mêlant Histoire et petites enquêtes se déroulant dans ce siècle troublé !

Les Filles de l’astrologue #1, Françoise de Guibert et Laurence Schaäck. Rageot, mars 2018.

 

Brèves de comptoir #189

Tous les dimanches, l’actu de l’imaginaire en bref !

Lundi : la SF sur les bancs de la fac dans La Méthode scientifique !

Dans La Méthode scientifique (sur France Culture), Nicolas Martin s’interroge sur la façon dont la SF est étudiée aujourd’hui. Retour sur les bancs de la fac, et ça s’écoute ici !

Lundi encore : Planète Star Wars en deuil …

En effet, Gary Kurtz, producteur des premiers épisodes de la saga Star Wars, est décédé ce 23 septembre 2018, à l’âge de 78 ans.

Mardi : les finalistes du prix ActuSF de l’uchronie !

Le prix Actusf de l’Uchronie récompense des œuvres d’horizons variés mettant à l’honneur l’uchronie. Placé sous la présidence d’Eric Henriet, spécialiste de l’uchronie, le jury est composé d’Étienne Barillier, Jean-Luc Rivera, Karine Gobled, Jean Rebillat, et Bertrand Campeis. Résultats mi-novembre !
Et voici les finalistes :

Prix littéraire :

Espérer le soleil, Nelly Chadour(Les Moutons électriques).
Le Reich de la Lune, Johana Sinisalo (Actes Sud).
Rouille, Floriane Soulas (Scrinéo).
Sang maudit, Ange (Castelmore).

Prix graphique :

Mickey et l’océan perdu, Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni (Glénat).
– Les Trois fantômes de Tesla,
Richard Marazano et Guilhem (Le Lombard).
– Archangel,
William Gibson (Glénat)
Le Visiteur du futur : La Brigade temporelle, Alexandre Desmasiass, François Descraques et Guillaume Lapeyre (Ankama).

Prix Spécial :

Star Marx : Guide de l’aventurier des mondes imaginaires, Maximilien, La Moitié et David Cochard (Leha).
Guerres & Histoires  : Et si ça c’était passé autrement ? (Guerres & Histoires, hors-série n°3)
– Drop Frame
#1, Nariie Shinichirô (Doki Doki).
History’s creed, Ben de Nota Bene (Arte), visible ici.

Mardi encore : Imagibière à la Brasserie de l’Être !

La Brasserie de l’Être (7ter, rue Duvergier, Paris 19e) accueillera, samedi 20 octobre, Imagibière, un festival de littérature fantastique. De 15h à 22h, vous pourrez fêter la littérature et leurs bières tout à la fois. Renseignements ici.

Mardi toujours : dédicaces en librairie pour le Mois de l’imaginaire !

Librairie Critic (19, rue Hoche, Rennes) :

Samedi 13 octobre : rencontre avec Étienne Clunge
Mercredi 24 octobre : rencontre avec les éditions Aux Forges de Vulcains avec Thomas Spok et Franck Thomas.
Lundi 29 octobre : rencontre avec Mélanie Fazi.
Mardi 6 novembre : rencontre avec un invité anglo-saxon surprise et Patrick Dewdney.
Vendredi 16 novembre : rencontre avec John Howe.
Samedi 17 novembre : rencontre avec Fabien Cerruti.

Infos ici.

Librairie Omerveilles (5 rue Bayard, Grenoble) :

Le samedi 20 octobre, rendez-vous avec Étienne Clunge, Laurent Genefort et Didier Reboussin. Infos ici.

Librairie Sauramps (Le Triangle, Montpellier) :

Mercredi 10 octobre, de 19h30 à 22h30, soirée Meurtres & Mystères : Les Lames du Cardinal.
Synopsis :

« Montpellier, 1633. Il fait nuit noire dans les rues quand l’alerte est donnée : les gardes ont découvert le corps d’un homme, poignardé. Rapidement, la garde se disperse dans la ville à la recherche d’éventuels suspects. Elle est accompagnée dans sa quête par plusieurs Mousquetaires de la Maison du Roi.
Très vite, le capitaine de la garde de Montpellier, Albert de RAISSERGUES et le capitaine des Mousquetaires, Jean de BERARD de MONTALET, tombent face à cinq individus singuliers. Dont un Sang-Mêlé… »

Le tarif est de 5€ ; renseignements ici.

Vendredi 19 octobre, rencontre avec Patrick K. Dewdney et Catherine Dufour.
Samedi 20 octobre,
rencontre avec Elisabeth Ebory.

Mercredi : Les Crimes de Grindelwald, la bande-annonce !

Et voici enfin la bande-annonce de la suite des Animaux fantastiques !

Mercredi encore : interview de Christopher Priest !

A l’occasion de la parution Conséquences d’une disparition, Denoël propose une interview de Christopher Priest :

Jeudi : festival Autres Mondes à Lambesc !

La 10ème édition du Festival de l’imaginaire Autres Mondes aura lieu à Lambesc du 10 au 14 octobre.

Au programme : rencontres, dédicaces et animations, avec la participation d’auteurs et de maisons d’éditions. Vous y trouverez entre autres Jean-Luc Bizien, Frédéric Czilinder ,Cécile Duquenne, Manon Fargetton, Victor Fleury, Gilles Francescano, Pierre Gaulon, Olivier Gay, Hervé Jubert, et Nicolas Le Breton.

Les réservations, ouvertes dès le 28 septembre, se font au 04.42.17.00.63  !

Jeudi encore : clap de fin pour Ad Astra…

Après 8 ans d’existence, les éditions Ad Astra tirent leur révérence. Vous pouvez lire ici le très émouvant texte de Xavier Dollo, cofondateur de la maison.

Vendredi : Soirée de l’Imaginaire chez Decitre !

A l’occasion du Mois de l’Imaginaire, la librairie Decitre de Grenoble (9-11 Grande Rue, Grenoble) vous convie à sa Soirée de l’imaginaire, samedi 27 octobre, de 19h15 à 21h30.
Lionel Davoust, Thomas Geha et Clément Bouhélier
y seront pour célébrer le Mois de l’imaginaire !
Infos subsidiaires ici.

Vendredi encore : colloque du CERLI 2018 !

Du 3 au 5 octobre, l’université de La Rochelle accueille le colloque du CERLI sur le thème Rebelles figures et représentations de la contestation sociale dans les littératures de l’imaginaire. Infos sur leur site.

 

Bon dimanche !

La Part des ombres #2, Gabriel Katz.

Dans le royaume de Goranie déchiré par l’occupation, la nasse se resserre autour de la rébellion naissante. Sous la poigne du redoutable chef de guerre Akhen Mekhnet, les Traceurs sont en chasse, et la fragile résistance menée par celui qu’on appelle le Fantôme semble vivre ses dernières heures.
Mais rien n’est encore joué. La lutte se poursuit sur tous les fronts, par le sang, la diplomatie ou la trahison, de forêts en marécages, de chaumières en palais… Pourquoi la princesse Miljena, après avoir échappé à un mariage forcé, est-elle retournée d’elle-même épouser une brute sanguinaire ? Où se trouve le dernier témoin du massacre qui a donné naissance à la révolte ? Dans un jeu de miroirs et de faux semblants, le roi, le gouverneur et les grandes figures de cette guerre civile s’affrontent pour le contrôle du pays… Olen, Kaelyn et Desmeon parviendront-ils à tirer leur épingle du jeu ?

Inutile de préciser, j’imagine, combien j’avais hâte de lire ce second opus de La Part des ombresni combien j’ai dû me réfréner au cours de ma lecture pour en faire un peu plus qu’une demi-bouchée.
Car une fois de plus, l’intrigue reprend là où on l’avait laissée : la princesse Miljena, revenue de sa fugue, s’apprête à épouser Inoran Slegeth, le fils du Gouverneur — et accessoirement celui qui a déclenché la guerre civile qui nous occupe. Du coup, la reprise est très fluide et on retrouve bien vite ses marques.

Et cette fois, la situation est bien plus instable que dans le premier opus : alors que nos trois personnages doivent gérer et animer au mieux la timide rébellion gorane, ils se retrouvent aussi à devoir faire avec un tas de problèmes parallèles dont ils se seraient bien passé et qui les oblige à surveiller leurs arrières plus que jamais : querelle d’amoureux qui a dégénéré, aversion viscérale entre deux personnes, bataille d’orgueil mortelle… les sous-intrigues sont riches en péripéties, elles aussi. Et tout cela fournit l’intrigue générale d’éléments et rebondissements passionnants, d’autant que chacun d’entre eux est susceptible de modifier profondément la guerre en cours.

Tout cela rend donc l’intrigue particulièrement instable et on se demande bien comment l’ensemble va évoluer. Sans surprise, le suspense est donc au rendez-vous ! Ce qui, évidemment, rend la lecture particulièrement prenante. J’ai toutefois regretté que ce soit si court et que les développements aient parfois l’air un brin sabrés. Ainsi, on découvre qu’un personnage est tout simplement doté de facultés extraordinaires, mais cela se fait en passant, sans plus de détails, ni explications. C’est un peu dommage ! Heureusement, tous les points laissés en suspense connaissent leurs conclusions.
Et celles-ci sont parfois loin de ressembler à ce qu’on aurait pu imaginer ! Gabriel Katz semble s’être donné comme ligne directrice de détourner les motifs habituels des récits de fantasy. Ainsi, un ennemi peut ici s’avérer finalement nettement plus sympa qu’il n’y paraissait, quelqu’un qui pense ne faire que des petits riens être un véritable héros et, dans tous les cas, le meilleur plan se fracasser sur les écueils de la réalité. Ce que la fin ne dément pas !

En bref, ce second volume était aussi palpitant que le premier et, en creusant encore un peu le trio de protagonistes, a permis d’éclairer quelque peu leurs positionnements précédents qui pouvaient être un peu flous. De plus, on retrouve ici tout ce qui fait un roman de fantasy palpitant : de l’aventure, des combats épiques (qu’ils soient personnels ou sur un champ de bataille), des questions existentielles, des sentiments et, comme il semble de mise avec Gabriel Katz, une fin particulièrement marquante !

◊ Dans la même série : La Part des ombres (1) ;

La Part des ombres #2, Gabriel Katz. Scrinéo, février 2018, 324 p.