[2018] Petit bilan de février.

Carnet de lectures.

Rayon romans.

Un lapin peut changer une vie, Sandrine Kao (Syros).
Chez les Ribout, il y a… Agathe, l’aînée indomptable qui, par inadvertance, se retrouve molle comme une guimauve face à un garçon. Mais aussi… Paul, le père, qui fait semblant d’aller travailler et n’ose avouer où il passe réellement ses journées. Emmanuelle, la mère qui dessine des plats mijotés à défaut de pouvoir les cuisiner. Et puis Alicia, la cadette « première de la classe » devenue « paria » à cause d’une sombre histoire de poux. Et last but not least… Django, le lapin qui va tout changer !
Voilà une saga familiale à la fois enjouée, drôle et pétrie de profondes réflexions. En effet, Sandrine Kao s’est intéressée tour à tour à chacun des personnages et aux problèmes qu’ils peuvent rencontrer. Alicia, la plus jeune, est placée contre son gré aux côtés de …, une fillette de la communauté Rom et contre laquelle elle a une pléthore de préjugés (elle qui se pense si bonne !). Agathe, elle, doit se dépêtrer de ses histoires de cœur. Du côté des parents, il faut faire bouillir la marmite, et ce n’est pas toujours évident. J’ai aimé l’attention accordée à chacun des membres de la famille, mais l’histoire, dans l’ensemble, ne m’a guère passionnée. Cela partait bien, mais j’ai trouvé que c’était globalement trop plein de bons sentiments, et de moins en moins crédible au fil de l’avancée. À terme, l’intrigue desservait même le message de tolérance et de bienveillance que semblaient vouloir diffuser les Ribout. Un peu dommage !

Quand vient la vague, Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier (Rageot).
Bouleversée, Nina quitte le domicile familial et jette ses clés dans une bouche d’égout… Quelques mois plus tard, son frère Clément se met à sa recherche. De Lacanau à Bordeaux puis Paris, il découvre la raison de sa fuite, ces « vagues » qui l’ont submergée, l’obligeant à tout quitter.
Ce roman adolescent réunit deux auteurs que j’apprécie mais il faut que j’avoue que la sauce n’a pas vraiment pris, bien que le roman se lise d’une traite ou presque. J’ai apprécié la quête de vérité des personnages, mais le secret n’a guère fait long feu en ce qui me concerne, ce qui fait que l’ensemble a quelque peu manqué de surprises. Néanmoins, c’était intéressant de voir comment un même secret peut avoir des retentissements très différents sur les mêmes membres d’une famille. De plus, les révélations s’enchaînent à bon train et les descriptions donnent envie d’aller se balader du côté de Lacanau !

Le Royaume blessé, tome 1, L’âge des assassins, R. J. Barker.
Girton est l’apprenti de la plus célèbre criminelle des Terres lasses et se destine à une prometteuse carrière d’assassin… même si être affublé d’un pied bot corse légèrement l’affaire. Sa nouvelle mission lui apporte un défi inédit : il s’agit cette fois de sauver une vie. Un mystérieux traître a tenté d’assassiner l’héritier du trône, et Girton et sa maîtresse sont recrutés pour le protéger en secret, ce qui s’avèrera plus facile à dire qu’à faire dans ce milieu de mensonges, faux-semblants et autres complots.
Alors là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Franchement, l’histoire avait tout pour me plaire. L’ai-je lu alors que je n’étais pas dans de bonnes dispositions ou l’ai-je tout simplement comparé inconsciemment à L’Ange de la nuit de Brent Weeks (ma référence forever en matière de fantasy à capuches ?). Aucune idée. Toujours est-il que j’ai trouvé le début assez confus et que je ne me suis pas suffisamment impliquée dans l’intrigue… j’ai abandonné. Une lecture que je retenterai peut-être plus tard !

Rayon bulles.

Vies volées, Matz et Mayalen Goust.
Argentine, 1998. Mario est secoué par la révélation de l’affaire des bébés volés pendant la dictature, lui qui ne ressemble pas à ses parents. Accompagné de Santiago, son meilleur ami, il va faire des tests ADN à la clinique. Des tests dont le résultat va bouleverser les vies des deux jeunes hommes.
J’aime beaucoup tout ce qui touche à l’Amérique latine, tout comme les bandes-dessinées scénarisées par Matz. Forcément, le titre de celle-ci m’a attirée et je ne regrette pas, c’est une belle découverte ! Sans surprise, le sujet est assez lourd mais le trait de Mayalen Goust, léger, lui apporte une certaine fraîcheur bienvenue ! L’intrigue est bien menée et montre à quel point l’affaire a pu avoir des répercussions différentes (mais toujours dramatiques) sur les différentes familles. À un certain moment, j’ai trouvé que la quête des personnages prenait un peu le pas sur eux : du coup, ils n’étaient pas toujours suffisamment creusés à mon goût mais, en même temps, l’histoire parvenait à atteindre une certaine universalité (donc ça n’était pas gênant). Comme je le disais au départ, bonne découverte, donc ! Sur le même sujet (ou presque), vous pouvez lire Le Sang des papillons de Vivian Lofiego (qui parle plus des opposants qu’on a enlevés que des bébés) et Mala vida (qui évoque les bébés volés sous la dictature franquiste, en Espagne).

Tops & Flops.

J’ai parlé de trois titres qui ne m’ont pas tellement emballée juste au-dessus, alors on va passer directement à la meilleure découverte du mois, à savoir La Couleur du mensonge, d’Erin Beaty (Lumen).
En vrai, ça partait mal, car le résumé puait la romance à plein nez mais finalement, il était beaucoup plus question d’espionnage et de stratégie que de romance (même si, je ne vais pas mentir, il y en a). J’ai apprécié LE retournement de situation qui change tout dans le bouquin : même si je l’ai vu venir, j’ai trouvé qu’il était suffisamment bien mené pour donner tout même envie d’en savoir plus et de connaître la suite. J’attends désormais le tome 2 avec impatience !

J’ai terminé la nouvelle série de Ben Hatke, j’ai nommé Jack le Téméraire. Encore une fois, c’est un concentré d’aventures, d’amitié, de découvertes et d’univers étranges (on visite cette fois les bas-fonds d’un château truffé de gobelins). Si je suis un peu triste de déjà dire au revoir aux personnages, l’épilogue me laisse espérer une nouvelle série qui, peut-être, fera elle aussi des clins d’œil à Zita, la fille de l’espace – première série de l’auteur que j’aie lue et que je te recommande tout aussi chaudement. Affaire à suivre, donc !

Citations.

« Ils se sentent affreusement coupables, tu sais.
– C’est toujours comme ça. Ce sont pas les pires qui se sentent le plus coupables. C’est une des curiosités de la nature humaine. »
Vies volées, Matz & Mayalen Goust.

« Le manque de Nina est un creux palpitant qu’il sent en permanence dans sa poitrine, comme un cœur manquant, un organe fantôme. Il n’en a découvert l’existence qu’après la disparition de sa sœur. Avant, il ignorait qu’il était heureux. Et depuis, il sait qu’il ne l’est plus. »
Quand vient la vague, Manon Fargetton & Jean-Christophe Tixier.

 

 

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2 commentaires sur “[2018] Petit bilan de février.

  1. Un bilan de février pas si petit! J’espère que tu as eu de belles lectures en mars 🙂

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