L’Escalier hurleur, Lockwood & co. #1, Jonathan Stroud.

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Un terrible fardeau s’abat sur Londres : des fantômes envahissent les rues de la ville, s’introduisent dans les maisons et terrorisent leurs occupants… La jeune et talentueuse Lucy Carlyle, promise à une grande carrière de chasseuse de spectres, vient d’intégrer la modeste agence du déjanté Anthony Lockwood et du discret George Cubbin. Mais leurs affaires vont mal. Les agences d’extermination de fantômes fleurissent et la concurrence est rude. Impossible de refuser le moindre contrat, même si la mission s’avère des plus dangereuses… C’est ainsi que Lockwood, George et Lucy se retrouvent en pleine nuit dans la terrifiante demeure de la famille Hope, à traquer le fantôme du sanguinaire duc rouge. Un escalier hurlant, une chambre de torture, des squelettes derrière toutes les portes… un seul mot d’ordre : ressortir vivants !

Eh bien, voilà un roman à ne pas lire la nuit, surtout si on est du style à sursauter au moindre craquement suspect ! Et ce d’autant plus que le roman commence sournoisement tout en douceur …
C’est même avec une certaine lenteur que Jonathan Stroud débute son récit : cette lenteur concocte une merveilleuse ambiance qui sied tout à fait à l’intrigue. D’ailleurs, n’attendez pas immédiatement l’escalier hurleur, il n’intervient que dans les tous derniers chapitres.

On profite donc des premiers chapitres pour découvrir un Londres alternatif, peuplé de fantômes et autres apparitions ectoplasmiques que ne perçoivent que les enfants et adolescents. Les agences les emploient donc à tour de bras. Sauf chez Lockwood où, au grand dam des autorités, ils s’emploient eux-mêmes, sous la houlette du très spécial Anthony Lockwood. À ses côtés, le très calme et organisé George Cubbins et Lucy Carlile, qui nous raconte l’histoire.

On perçoit, très vite, la dynamique (souvent bancale) qui sous-tend l’agence Lockwood et l’incomparable talent qu’a notre petit trio pour, systématiquement, prendre des décisions au mieux, irréfléchies, au pire, fâcheuses. De fait, les missions sont de plus en plus catastrophiques. On est donc dans un fort effet d’attente au moment où intervient celle, fameuse, de l’escalier hurleur. Jonathan Stroud fait monter la pression crescendo, en nous montrant la lente mais ferme déchéance de l’agence, ajoutée à un mystère qui ne cesse de s’épaissir.
Pourtant, difficile de compatir vraiment sérieusement tant le récit des mésaventures du trio est fait avec un humour décapant. Humour pince-sans-rire tout britannique et réparties acerbes fusent de toutes parts !

Ce qui est intéressant et très prenant, c’est qu’il y a autant de scènes dévolues aux enquêtes qu’aux relations qui unissent – ou désunissent, selon les cas – nos trois protagonistes. Lucy débarque dans cette agence et va devoir jouer des coudes pour se faire sa place, comprendre qui sont ses acolytes et découvrir le passé de l’agence. Ainsi, la psychologie des personnages et du trio est creusée et apportent une consistance bien agréable à l’histoire générale.

Voilà donc un excellent début de saga. Jonathan Stroud y présente trois personnages creusés, aux relations complexes et qui sont sans doute appelées à évoluer. Si l’histoire débute lentement, c’est pour mieux surprendre le lecteur et atteindre, dans les derniers chapitres, des paroxysmes d’angoisse ! Rythmé, amusant, enlevé jusqu’au bout : j’attends impatiemment la suite !

Lockwood & co.,tome 1, L’Escalier hurleur, Jonathan Stroud. Traduit de l’anglais par Jean Esch. 
Le Livre de Poche, 24 février 2016, 443 p.

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7 commentaires sur “L’Escalier hurleur, Lockwood & co. #1, Jonathan Stroud.

  1. Tesrathilde dit :

    Ayant adoré Bartimeus, et avec ton avis éclairé, je me jetterai sans hésiter sur la série dès que je tombe dessus !

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    • Sia dit :

      J’avais commencé Bartiméus mais je l’ai abandonné faute de temps (partiels à réviser, tout ça) mais ça me donne vraiment envie de le reprendre. Et comme je le disais à la fin de ma chronique, j’attends impatiemment la parution en poche du tome 2 !

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  2. Camille dit :

    Oh je ne connaissais pas du tout mais ça donne rudement envie! Même si je suis une trouillarde!

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    • Sia dit :

      C’est flippant, mais pas trop, ça va ! Moins que la scène dans la cave de L’Epouvanteur, je dois dire (mais j’étais plus jeune aussi). Ceci dit, les derniers chapitres sont hyper survoltés et prenants ici ^^

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  3. Lupa dit :

    Cela fait un bail que je suis tentée par l’univers de Jonathan Stroud, donc belote et rebelote ^_^
    Je n’ai plus une seule excuse… sauf peut-être l’étendue vertigineuses de ma PAL, ça compte ? 😀

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