Les Ailes de l’enchanteur, Merlin #5, T.A. Barron.

merlin-5-les-ailes-de-l-enchanteur-t-a-barron

L’esprit du mal Rhita Gawr se prépare à envahir Fincayra. Le seul espoir de le vaincre, c’est que tous les peuples de l’île s’unissent contre lui. Cette nouvelle mission revient à Merlin, le seul à pouvoir l’accomplir. Mais les Fincaryens sont plus divisés que jamais, le temps est compté et les dangers se multiplient dans l’île…

Fin du premier cycle des aventures de Merlin ! Et le seul mot qui vient à l’esprit est : « Enfin ! ». « Enfin » car s’il y a une seule chose que l’on retient à propos de ce titre, c’est combien il est lent et poussif. Et, malheureusement, le tome 5 ne déroge pas à la règle, alors que l’on attend depuis le premier tome que la série prenne son envol.

Ce tome cristallise tous les défauts déjà listés précédemment : Merlin reste un insupportable petit personnage confit de suffisance qui répète sans arrêt les mêmes erreurs, se fourre seul dans les ennuis, et se plaint ensuite copieusement. Évolution nulle depuis le départ, et on finit par le prendre en grippe. Et les autres personnages souffrent du même défaut : pas de profondeur psychologique, peu d’évolution, des stéréotypes en pagaille. Rhia et Hallia souffrent du peu d’attention qui leur est accordé – alors qu’elles font une partie du boulot ici, c’est tout de même un comble.

De plus, on retrouve toujours le même schéma narratif, et cela devient franchement lassant : Fincayra est menacée, Merlin est – évidemment – le seul à pouvoir faire quelque chose – ce qui ne l’empêche pas de mobiliser tous ses camarades dans le combat – et il se plaint systématiquement du fait qu’il n’est pas à la hauteur, il franchit tout de même les embûches avec une extrême facilité, se fourre dans les ennuis tout seul parce qu’il ne prend pas le temps de réfléchir, mais résout la situation avec brio. Autant cela pouvait fonctionner dans les premiers tomes, autant au bout de 5 volumes, la répétition commence à particulièrement lassante.
D’autant qu’on sombre – à nouveau – dans les clichés les plus éculés de la fantasy… et c’est agaçant de voir que rien n’a changé depuis le départ.

Bref, au bout de cinq tomes, on ne note aucune amélioration et c’est bien dommage, car le projet de narrer les aventures de Merlin avant qu’il ne devienne la figure de légende que tout le monde connaît ne manquait pas d’intérêt. Malheureusement, la série accumule les clichés, l’histoire est bourrée d’épouvantables longueurs, et les péripéties – généralement induites par les âneries répétitives du personnage principal – manquent de variété. L’évolution des personnages manque clairement d’ampleur, et on arrive au bout du tome 5 en soupirant à l’idée qu’il en reste encore 7. Voilà une série avec une excellente idée de départ, mais qui aurait peut-être méritée d’être prévue sur une longueur moindre, pour la rendre plus intéressante. 

◊ Dans la même série : Les Années oubliées (1) ; Les Sept pouvoirs de l’enchanteur (2) ; L’Épreuve du feu (3) ; Le Miroir du destin (4).

 

Merlin #5, Les Ailes de l’enchanteur, T. A. Barron. Nathan, juillet 2014, 345 p.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

Le Miroir du destin, Merlin #4, T. A. Barron.

merlin-4-le-miroir-du-destin-barron

Alors que Merlin pensait pouvoir profiter de sa famille et d’Hallia, il tombe par hasard sur une étrange créature, un ballymag. Qui lui apprend que les marais de Fincayra sont infestés de goules aussi terribles que terrifiantes. Merlin se rend donc sur place, afin de régler le problème. Là, il rencontre Antor, un curieux jeune homme… et comprend que les goules ne sont pas le problème principal. Non. Le vrai problème, lui, est bien plus dangereux… et vient du futur. 

Avec ce quatrième tome, on arrive au tiers de la série de l’auteur américain T.A. Barron revenant sur la jeunesse et la formation de Merlin l’enchanteur. Après avoir découvert Fincayra, ses pouvoirs, et combattu les dragons, le combat du jeune apprenti va se partager entre les goules, et une menace venue de son propre futur.

Comme dans le tome précédent, Merlin pèche de nombreuses fois par excès d’orgueil : l’auteur semble vouloir démontrer qu’orgueil et suffisance ne servent qu’à attirer des ennuis. Si le procédé est assez lourd (c’est répété depuis le tome un), le message a le mérite d’être clair. L’ennui, c’est que Merlin manque toujours quelque peu de nuances, et ce défaut est partagé par Hallia – puisque ce sont quasiment les deux seuls personnages habituels que l’on croise ici. Leur psychologie est peu fouillée, et ils s’avèrent caricaturaux à souhait. Vraiment dommage.
Durant leurs pérégrinations, les personnages sont amenés à croiser quelques créatures mythiques. Si les goules sont assez semblables à ce qu’on pouvait en attendre, le ballymag – créature des marais au caractère affirmé – se démarque par un langage coloré. Chaque mot – ou presque – qu’il utilise est construit soit en accolant substantif et adjectif (les humains, sales après un voyage mouvementé sont donc les humainsales), soit en amalgamant deux synonymes. Si cela demande parfois une certaine concentration pour deviner le sens, le résultat est assez drôle et provoque sont petit effet.
Au gré des chapitres, on retrouve également un personnage déjà croisé dans les premiers tomes : Nimue (Viviane pour les intimes). Celle-ci commence à prendre de l’importance, et se rapproche de plus en plus de l’image qu’on a gardée d’elle, celle de l’enchanteresse qui se joue de Merlin, et il est intéressant de voir comment l’auteur parvient à greffer son histoire au mythe.

Le volume précédent semblait plus enlevé que les deux premiers mais celui-ci, malheureusement, retombe au niveau en dessous. C’est long, c’est même très très long. On l’a dit, Merlin est confit de suffisance : comme précédemment, cela lui attire des ennuis et, comme précédemment, le procédé semble assez artificiel – ce qui fait qu’on a du mal à éprouver de l’empathie pour le jeune homme. Si on ajoute à cela que le scénario, reposant sur de nombreux clichés de la fantasy, est très prévisible, on comprendra que la progression semble minime. C’est vrai pour les deux premières parties de ce quatrième tome.
Car la troisième et dernière partie, elle, s’avère nettement plus prenante et intéressante, car elle aborde enfin la question de cette menace venue du futur. Voilà un passage consistant et digne d’intérêt ! Non seulement il permet de raccrocher la saga au mythe bien connu mais, en plus, il relance l’intrigue générale qui commençait à s’essouffler. Dommage qu’il soit si court, comparé au volume total du livre, on aurait volontiers poursuivi les découvertes.

Comme les premiers tomes, celui-ci s’avère un peu frustrant par son intrigue simple, ses nombreux clichés, et ses personnages manquant un peu de consistance. Si l’intrigue manque globalement de rythme, la dernière partie est nettement plus prenante et passionnante que le reste, et relance l’intérêt général pour le roman, et l’intrigue générale. On a l’impression de lire un tome de transition, et on espère que le volume suivant fera décoller une saga dont l’idée de départ est intéressante.

 

◊ Dans la même série : Les Années oubliées.
Les Sept pouvoirs de l’enchanteur. 
L’Épreuve du feu. 

 

 Merlin #4, Le Miroir du destin, T. A. Barron. Nathan Jeunesse, 2014, 257 p.
5,5 /10. 


Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

pug-l-apprenti-magicien-chroniques-de-krondor-r-e-feist

L’épreuve du feu, Merlin #3, T. A. Barron.

merlin-3-l-épreuve-du-feu-t-a-barron

Un terrible danger menace la terre enchantée de Fincayra : Valdearg, le dernier dragon empereur, vient de s’éveiller d’un long sommeil. D’après une prophétie, Merlin est le seul qui puisse le combattre. Mais un sortilège le prive de ses pouvoirs ! Sans eux, comment affronter les flammes du dragon ?

T. A. Barron s’est fixé comme objectif de révéler l’histoire de jeunesse de Merlin, enchanteur mythique, s’il en est, en s’attardant sur les épisodes nébuleux de sa vie. Après Les Années oubliées, qui revenait sur l’arrivée de Merlin sur une île enchantée, et Les Sept pouvoirs de l’enchanteur, qui expliquait la façon dont Merlin avait été initié à ses pouvoirs magiques, L’Épreuve du feu s’attachera à développer de nouvelles péripéties de l’apprentissage du jeune enchanteur.
Dès le départ, on peut noter plusieurs points : Merlin était une tête à claques, et le reste. Il est confit d’orgueil, souvent pédant, et est manifestement atteint du complexe du héros – celui qui touche une (trop) large proportion des personnages masculins en fantasy, et qui consiste à leur faire faire n’importe quoi, parce que c’est leur « destin ». Ne dérogeant pas à la règle, et à l’attitude qu’il a prise dès le départ, Merlin fait donc fi des conseils qu’on pourrait lui donner et s’en va le nez au vent – non sans se plaindre qu’après tout ce qu’il a fait, ce n’est quand même pas juste que son apprentissage tourne aussi mal. A quoi le lecteur a simplement envie de répondre : « Bien fait ! ». Les personnages restent très stéréotypés, et manquent de nuances, c’est extrêmement agaçant.
Les péripéties s’enchaînent et notre apprenti enchanteur se trouve subitement coupé de ses pouvoirs, ce qui le place en (très) mauvaise posture pour affronter le dragon, d’autant qu’il est censé n’en pas réchapper.

Dans ce troisième tome, on retrouve donc beaucoup de clichés fantasy : le pauvre héros solitaire, dépourvu de pouvoirs, dont l’apprentissage tourne mal, qui se sous-estime lui-même, et pourtant objet d’une prophétie annonçant qu’il va sauver le monde (car bien sûr, seul un ado de 13 ans peut sauver le monde), mais qu’il va également mourir au passage. C’est du déjà-vu, et du très souvent déjà-vu, malheureusement. L’auteur n’apporte évidemment pas grand-chose au genre puisque, loin de détourner les clichés, il les utilise tels quels, sans s’en détacher.  C’est un peu dommage, surtout que l’on s’attend à tout ce qui arrive au héros : il y a très peu de suspens, et le scénario reste, malheureusement très convenu. Tout cela ressemble donc beaucoup aux deux premiers tomes.

Il faut pourtant reconnaître que cet opus est moins lent que les précédents ; les péripéties s’enchaînent plus vite, les longues et belles descriptions sont mieux intégrées au cours du récit, et on ressent moins l’effet « remplissage ». De ce point de vue-là, ce troisième tome est indubitablement meilleur que les premiers, sans toutefois s’avérer d’excellente facture.

En dépit d’une narration mieux maîtrisée, et une organisation des péripéties meilleure que précédemment, L’Épreuve du feu pèche par manque de psychologie, et son scénario beaucoup trop cliché. On voit très rapidement où l’auteur va en venir, et il est dommage de constater que le personnage évolue fort peu. Malgré cela, l’auteur défend un intéressant point de vue dans son histoire, avec l’idée que la violence résout rarement les conflits. Dommage que tout cela soit un peu trop cousu de fil blanc. 

 

◊ Dans la même série : Les Années oubliées.
Les Septs pouvoirs de l’enchanteur.
Le Miroir du destin (4).

 

Merlin #3, L’Épreuve du feu, T. A. Barron. Nathan jeunesse, 2013,
5,5 /10.

 

Si vous aimez Merlin, vous aimerez peut-être…

Une autre réécriture dans la geste arthurienne, excellente celle-là !

Les Sept pouvoirs de l’enchanteur, Merlin #2, T. A. Barron.

les-sept-pouvoirs-de-l-enchanteur-merlin-2-t-a-barron

En chassant l’esprit maléfique Rhita Gawr du trône de Fincayra, le jeune Emrys, qui a pris le nom de Merlin, a ramené l’espoir sur l’île enchantée. Mais Fincayra vit toujours sous la menace – et la première victime n’est autre que la mère de Merlin. L’adolescent n’a pas le choix : s’il veut la sauver, il doit maîtriser chacun des Sept Chants de Magie… et pour cela, affronter un ogre dont le moindre regard peut le tuer.

Second tome des aventures du jeune Merlin. Après avoir chassé le maléfique Rhita Gawr de Fincayra, Merlin se voit confier la Harpe fleurie, assorti de la mission de rendre leur vie aux Collines obscures, desséchées par le règne de Rhita Gawr.

Bien que le jeune homme soit censé être nettement plus mature, une de ses premières actions est de tâcher de retrouver sa mère, bien que tout le monde lui serine que cela risque de leur causer – à tous – beaucoup de tort, d’autant qu’il est chargé de refleurir le pays, une mission absolument capitale. Le jeune homme préfère n’en faire qu’à sa tête. Fatalement, l’arrivée de la mère de Merlin la plonge immédiatement dans un état grave, et sa mort est annoncée. Pour la sauver, Merlin devra acquérir sept pouvoirs, dont chacun est détenu par un peuple bien particulier de l’île de Fincayra – et laisser tomber la mission capitale dont il était chargé jusque-là. C’est un peu grossier comme ressort narratif…
On est donc partis pour une sorte de chasse au trésor grandeur nature, mais sans surprises, puisque le titre annonce d’ores et déjà qu’il réussira à s’approprier tous ces pouvoirs. Le procédé est un peu artificiel, et c’est dommage : il y a assez peu de suspens dans ce tome, et la quête n’est pas très entraînante, malgré l’urgence de la situation. Associé au manque flagrant de maturité du personnage, et son insupportable orgueil, cela rend le roman assez pénible.
D’autant que, comme dans le premier tome, l’intrigue se déroule très lentement, et souffre d’un manque de dynamisme certain, ce qui fait que la lecture s’avère  ennuyeuse par moments.

Tout cela avait tout de même une bonne raison : si Merlin est excessivement orgueilleux, arrogant et tout bonnement insupportable au départ, sa quête va le faire redescendre sur terre. Si, dans le premier tome, il était à la recherche de ses origines, celui-ci bascule totalement du côté du roman initiatique. Les sept chants représentent les sept étapes sur le chemin de la sagesse avant le défi ultime.
Au fur et à mesure de ses découvertes, les leçons de sagesse s’égrènent. Certaines se voient venir d’assez loin, et toutes sont empreintes d’un bon sens très marqué, ce qui fait que les jeunes lecteurs réussiront à s’en imprégner facilement. Au final, on obtient le guide pour être un parfait enchanteur… et, dans une moindre mesure, un parfait gentleman. Chaque réussite est marquée par l’apparition, sur le bâton de Merlin, d’un nouveau symbole, dont la forme change à chaque fois. C’est ludique, et motive les troupes.

L’intrigue s’accélère nettement sur la fin, et l’auteur fait des révélations fracassantes. Si certaines étaient prévisibles, d’autres prennent de court et donnent un tour nettement plus passionnant à l’intrigue. De plus, si le tome dispose d’une fin propre, l’auteur donne suffisamment d’éléments pour titiller la curiosité du lecteur en vue d’un prochain tome. De plus, T. A. Barron a glissé certains éléments bien connus de la légende. Ainsi, Merlin découvre une épée ancestrale ; une certaine prophétie lui apprend qu’un roi devra la tirer d’un rocher, bien des années plus tard. Voilà qui donne envie de savoir comment Merlin évoluera d’ici là, et s’il sera conforme aux diverses images qu’on lui a données.
Si ce second tome est un peu lent, et parfois ennuyeux, la partie initiatique est bien menée, et fait un peu évoluer le personnage. Entouré de ses acolytes, il progresse à la fois sur sa quête personnelle et dans la mission qu’on lui a fixée. Les révélations finales laissent supposer que l’auteur nous réserve encore de beaux éléments pour les tomes à venir. Espérons que la suite s’améliore vraiment.

 Merlin #2, Les Sept pouvoirs de l’enchanteur, T. A. Barron. Nathan Jeunesse, 2013, 326 p.
5 /10

Les Années oubliées, Merlin #1, T. A. Barron.

merlin-les-annees-oubliees-t-a-barron

Le jeune Emrys ignore tout de son identité. Ses premiers souvenirs remontent à l’âge de sept ans, lorsqu’il s’est réveillé sur une plage…
Une femme guérisseuse, Branwen, prétend être sa mère. Mais il refuse de la croire.
Aujourd’hui adolescent, Emrys est déterminé à découvrir qui il est. D’autant qu’il s’est mis à développer des pouvoirs hors du commun, qu’il ne parvient pas à contrôler.
Sa quête le mène sur la mystérieuse île de Fyncaria, peuplée de créatures aussi merveilleuses qu’inquiétantes.

 

Merlin ; tout le monde en a une image très différente, qu’elle soit issue des innombrables adaptations qui lui sont consacrées, ou de l’image qu’en a donnée Walt Disney. Avec cette saga, T. A. Barron nous propose de remonter aux origines du personnage, en explorant sa vie depuis sa prime jeunesse.

Le projet est ambitieux, et s’étale sur une douzaine de tomes. Dans ce premier opus, on découvre l’enfance de l’emblématique personnage, et les événements se déroulant aux altentours de sa douzième année.
Des rivages de Gwynedd à l’île bénie de Fincayra, les découvertes sont nombreuses, et le chemin non dépourvu d’embûches.

En s’appuyant sur les multiples récits autour de Merlin, T. A. Barron déploie une histoire fouillée. Tant et si bien que le début – jusqu’à la moitié, environ – est très long à démarrer, en raison de la volonté marquée de l’auteur de bien mettre tous les éléments en place. L’ensemble est très visuel, clair, presque didactique. Une fois que l’on a pris le parti de cette intrigue très contemplative, on peut profiter de l’histoire tissée autour des mythes. Ajoutant sa propre mythologie, il propose par exemple une flore particulière, ainsi que des personnages, ou des créatures originaux. Tout cela en collant d’assez près au mythe bien connu : ainsi, le père du jeune Emrys est considéré par ses pairs comme un démon, et sa mère n’est pas si bien vue que ça de la population de leur village.
Heureusement, T. A. Barron inclut son petit grain de folie dans ce schéma classique. Ainsi, loin d’être velu, le jeune Emrys (futur Merlin) est affublé d’une particularité physique qui le distingue du reste des enfants, et que je vous laisse découvrir. Cette particularité est parfaitement utilisée par l’auteur, qui a su intégrer ses modifications à son histoire.
De ce point de vue-là, le récit est donc très bien maîtrisé ; cette réinterprétation de la vie de Merlin est assez audacieuse, mais elle part plutôt bien.

La quête d’Emrys lui fait découvrir un certain nombre de contrées, qui sont autant de prétextes à l’exploration des grandes histoires et des hauts-lieux de la mythologie celte. On l’a déjà dit, le tout est très visuel : il y une quantité de détails incroyable, dont on suppose que la plupart sera réutilisée dans la suite, mais qui arrivent parfois au détriment de l’intrigue. On est tellement concentrés sur la description des contrées que l’intrigue se dilue parfois quelque peu.

Côté personnages, T. A. Barron propose un bel assortiment. Entre ceux tout droit issus de la légende et ceux purement inventés, il y a de quoi faire. L’auteur met minutieusement en place la psychologie de ses personnages, ce qui nous permet de nous familiariser avec eux.
En raison de la quête à accomplir, on ne peut éviter les passages héroïques, à l’avantage du jeune protagoniste : ils se marient plutôt bien à l’ensemble, et on n’a pas l’impression d’avoir affaire à une intrigue trop manichéenne. Même la scène finale en est dépourvue, et c’est bien agréable.

Au final, ce premier tome est un roman certes pas dénué de défauts, mais assez agréable à lire, en dépit des multiples longueurs dont il souffre, probablement dues à la nécessité de vouloir mettre trop de détails en place. Gageons que la suite sera aussi intéressante, un peu plus dynamique, et nous permettra d’en savoir un peu plus sur cette nouvelle version de la vie de Merlin!

 

◊ Dans la même série : Les Sept pouvoirs de l’enchanteur (2) ; L’épreuve du feu (3) ; Le Miroir du destin (4) ; Les Ailes de l’enchanteur (5).

 

Merlin #1, Les Années oubliées, Thomas Archibald Barron. Nathan jeunesse, janvier 2013, 359 p.
6/10.

 

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être…

dons-chroniques-rivages-ouest-u-k-le-guin