Memorex, Cindy van Wilder.

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2022. La vie de Réha a basculé depuis un an. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Cela fait aussi un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale, afin de travailler sur les projets de recherche de Memorex, sa multinationale pharmaceutique, qui mène des expérimentations sur la mémoire. Un an également qu’Aïki, le jumeau de Réha, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui fait souffrir tant et plus la jeune fille.
Or, voilà. En ce mois de novembre, tous trois vont se retrouver sur Star Island pour commémorer le triste anniversaire de leur mère et épouse. Réha a bien l’intention de forcer la conversation, de lever les tabous et les mystères, de se débarrasser de ce qui la hante, de retrouver les siens et de tourner la page sur ce qu’elle ressasse depuis un an. Mais entre les rancœurs familiales, les non-dits, et les convoitises que génère Memorex, les vacances ne vont pas être de tout repos.

Virage à 180° pour Cindy van Wilder ! Après la fantasy urbaine, la voilà qui explore le genre du thriller haletant.
Dès les premières pages de Memorex, on plonge dans une ambiance pleine de tensions : Rhéa va mal et, si on ne connaît pas encore toutes les raisons de son malaise, on ne tarde pas à avoir quelques informations, qui soulèvent une multitude de questions : qui a tué la mère des jumeaux ? Pourquoi Magali, leur tante, a-t-elle jugé utile de se répandre en calomnies dans la presse ? Pourquoi leur père fait-il autant de mystères autour du Memorex, le vaccin sur lequel il travaille et sur les circonstances exactes du décès de leur mère ? Pourquoi Aïki, le jumeau de Rhéa, semble-t-il s’être si bien remis du deuil et ignore-t-il à présent totalement sa sœur ? Et quelle mouche l’a donc piqué pour qu’il fasse entrer une étrangère dans leur sanctuaire, sans en parler à qui que ce soit ?
Vraiment, la situation est incroyablement complexe et pleine de suspens.

Et ce n’est pas le rythme qui vient calmer tout cela. Aux questions sans réponses succèdent une avalanche d’événements imprévus et de révélations fracassantes. L’auteur multiplie les fausses pistes pour mieux perdre le lecteur et, malgré quelques points que l’on voit venir, l’ensemble est aussi prenant qu’efficace. De plus, le fait que l’action se déroule sur une île et sur à peine quelques jours, renforce les sentiments d’urgence et de pression.

Rhéa est un personnage passionnant à suivre : elle est déterminée, courageuse, mais aussi profondément blessée et traumatisée et cela vient souligner à point nommé le récit. Celui-ci opère des allers-retours entre présent et passé, ainsi qu’entre les pensées des divers personnages, ce qui permet au lecteur de se construire peu à peu une vision plus globale et complète de la situation.

Mais là où cela devient extrêmement prenant, c’est lorsqu’on examine un peu mieux les questions qui sous-tendent l’intrigue. Sans en révéler de trop, sous le Memorex et l’accident de la mère de jumeaux, ce sont des questions scientifiques et éthiques toutes d’actualité qui apparaissent. À quel prix fait-on avancer la science ? Jusqu’où un esprit obsédé est-il prêt à aller ?
La figure du savant fou est intelligemment utilisée et le tout est d’autant plus réaliste que l’intrigue se déroule en 2022 – autant dire demain.

En somme, voilà un roman que j’ai lu d’une traite – dans le train ! – sans jamais sentir l’intérêt faiblir. L’intrigue est rondement menée et soulève des questions intéressantes, autour de l’éthique scientifique ou de la famille. Le thriller flirte avec l’anticipation, sur fond de drame familial et c’est littéralement passionnant. À ne pas manquer !

Memorex, Cindy van Wilder.  Gulf Stream (Electrogène), mai 2016, 403 p.

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N’oublie pas, Expérience Noa Torson #3, Michelle Gagnon.

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Fuir, c’est vivre. S’arrêter, c’est mourir.
Quatre. Ils ne sont plus que quatre : l’Armée de Persefone a été décimée. Noa, Peter et les autres sont traqués, dévastés, épuisés… Mais où qu’ils aillent, quoi qu’ils fassent, leurs ennemis parviennent toujours à les retrouver, et l’étau se resserre. Pourtant, ils n’abandonnent pas. Ils veulent affronter l’homme qui a créé le monstrueux Projet Perséphone.
Quitte à se jeter dans la gueule du loup. Après tout, ils n’ont plus rien à perdre.

Fin des aventures pour Noa et l’Armée de Perséphone ! Et, il faut le dire, si Michelle Gagnon a de nouveau signé un page-turner, c’est au détriment de la consistance de l’intrigue – paradoxe, s’il en est.

De l’Armée de Perséphone, il ne reste que 4 personnes : Noa, Peter, Téo et Daisy. Les autres sont, au mieux, portés disparus, au pire, morts. Autant dire que le mouvement ne va pas très bien. Noa non plus, d’ailleurs. Alors qu’elle semblait être une véritable machine n’ayant besoin ni de sommeil ni de nourriture, voilà qu’elle a des absences la clouant au lit, que la nourriture la dégoûte et qu’elle ne cicatrise plus. Autant de points fort inquiétants. À cela s’ajoute le fait que les sbires de Pike semblent débusquer nos quatre adolescents quoi qu’ils fassent en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Ainsi, la majeure partie du roman est constituée d’une course-poursuite dont les causes et conséquences se répètent inlassablement. Même lorsque de nouveaux personnages sont introduits, on ne change guère de direction. Pourtant, malgré l’effet répétitif, il faut reconnaître que le tout est hautement efficace. Les péripéties s’enchaînent, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le point qui fâche, c’est que cela semble vraiment très mécanique, ni très vivant ni très passionnant.

Côté personnages, ce n’est pas mieux : dans le deuxième volume, l’auteur s’embourbait dans les relations amoureuses des uns et des autres. Sujet qui, une nouvelle fois, va prendre une place folle dans l’intrigue. Peter est toujours nostalgique d’Amanda – désormais clouée sur un lit d’hôpital depuis qu’elle a contracté la PEMA – mais en pince aussi et sans aucun doute pour Noa, celle-ci n’a pas fait le deuil de Zeke et Téo et Daisy n’ont d’œil que l’un pour l’autre. Bon sang que c’est long et superficiel ! Car, en effet, les interrogations ne sont pas bien profondes et on reste sans cesse en surface des choses.

Heureusement que les interrogations éthiques autour des actions de Charles Pike suscitent un peu plus d’intérêt ! Au fil des découvertes, les personnages s’interrogent en effet sur la nécessité de mettre tout en oeuvre pour faire avancer la science : où s’arrête la recherche et où commencent les délits ? Si les questions de fonds soulevées ne sont pas traitées avec autant de sérieux et de profondeur que dans La Fabrique de doute de Paolo Bacigalupi, le roman permet tout de même de s’interroger.

Le blurb d’Harlan Coben en couverture (« Un thriller palpitant ») n’est donc pas tout à fait exact : si Michelle Gagnon signe un page-turner très efficace et suscitant une saine interrogation sur les limites entre science et crimes, le côté trop mécanique et superficiel de l’ensemble pêche quelque peu. On reste donc sur notre faim avec la fin de la trilogie. 

◊ Dans la même série : Ne t’arrête pas (1) ;  Ne regarde pas (2).

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La Fabrique de doute, Paolo Bacigalupi.

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Toute la vie d’Alix n’est qu’un mensonge. C’est ce que ne cesse de dire le jeune homme mystérieux qui la traque et porte des accusations troublantes contre son père. Elle commence alors à enquêter : son père serait à la tête d’une entreprise qui manipule l’information à des fins lucratives. Est-il possible qu’il couvre les méfaits d’entreprises qui ont entraîné la mort de centaines de personnes ? Le séduisant Moïse et le groupe radical de militants adolescents dont il est le leader, pourraient-ils être dans le vrai ? Alix doit faire un choix, et le temps lui est compté. Mais prendra-t-elle le risque de dénoncer le père qui l’aime et l’a élevée ?

Alix a une petite vie bien tranquille, jusqu’au jour où un gigantesque canular, au lycée, la place dans une position désagréable : 2.0, la bande qui a monté la farce accuse son père de manipuler les masses, en couvrant les méfaits d’entreprises pharmaceutiques faisant leur business sur la mort des gens qu’ils sont censés soigner. Impossible. Alix connaît bien son père et ses parents. Certes, elle fréquente une école très huppée, vit dans une gigantesque maison, et profite des moyens apparemment sans limites dont semble disposer son père. Mais quand même ! Impossible. D’ailleurs, l’affaire semble s’arrêter là… avant de repartir de plus belle et de placer Alix face à ses responsabilités.

Voilà un excellent thriller que nous propose Paolo Bacigalupi ! Tout d’abord à cause de la personnalité d’Alix. Si elle en a l’air, la jeune fille n’a rien d’une petite dinde écervelée : elle a un cerveau et elle n’hésite pas à s’en servir, et plutôt bien avec ça ! Mais contrairement à la plupart de ses congénères (entendons les héros et héroïnes de récits young-adults), Alix n’embrasse pas la cause avec autant de ferveur que d’aveuglement crasse en deux secondes. Loin de là. Lorsqu’on lui demande de trahir les siens, Alix accepte. Avant de prévenir qui de droit du double-jeu qu’on lui demande de jouer. Et ça, c’est parfaitement réaliste.
En effet, Alix a foi en ses parents : ne pas se livrer au chantage est donc une réaction parfaitement normale. Au vu de la promptitude des protagonistes habituels à jeter aux orties leurs convictions passées dans les romans, on peut dire que la franchise et la confiance (peut-être naïve, certes !) d’Alix sont rafraîchissantes !

Ce réalisme se retrouve dans l’intrigue elle-même. Point de théorie du complot ou de touches de science-fiction : et pourtant, l’histoire fait aussi froid dans le dos qu’un bon roman d’anticipation. Imaginez un peu, des sociétés dont le travail consiste à procurer une virginité aux géants pharmaceutiques afin de dissimuler les torts – mortels – qu’elles causent et à ensevelir les rapports publics mettant en doute la sécurité des produits, en les taxant de manque d’objectivité. 2.0 appelle la société du père d’Alix « La Fabrique de doute ».
Et on parle de centaines de milliers de victimes, à peine évoquées dans les journaux et autres publications grand public, enterrées sans plus de cérémonie par le travail colossal fourni par la Fabrique. Or, la façon dont Paolo Bacigalupi présente les montages et l’ensemble de l’affaire est, elle aussi, parfaitement réaliste… et donc terrifiante. Difficile, après ça, de prendre sereinement les banals antidouleurs qu’on peut avoir l’habitude de sortir au moindre bobo.

Et avec ça, on touche du doigt à un sujet – malheureusement ! – au cœur de l’actualité la plus brûlante : la dissimulation de la vérité dans l’espace public ou, pas mieux, la déformation de l’information publique pour de l’argent afin de permettre à des magnats de l’industrie et à des politiciens véreux de continuer à faire leur beurre. Et il faut se rendre à l’évidence : lutter contre cette engeance-là est loin d’être une évidence.

Du coup, 2.0 (et Alix, dans une certaine mesure) est obligé de mettre les bouchées doubles afin de trouver des solutions efficaces et innovantes, aptes à, d’une part, contrecarrer les plans de la Fabrique et, d’autre part  – point plus essentiel – à attirer l’attention des médias (le nerf de la guerre dans ce genre d’affaires). Parallèlement, on voit comment le père d’Alix et ses comparses – milices privées et FBI à l’appui – essaient de les contrer. Le jeu des uns envers les autres est passionnant.
La narration, de son côté, s’intéresse tour à tour à tous les personnages et ça aussi, c’est passionnant. Car, mine de rien, à force de les suivre tous, ils s’humanisent et on se retrouve à compatir sincèrement aux angoisses et questionnements de tout un chacun, même les plus pourris. Et encore plus intéressant, si c’était possible : l’auteur ne fige pas son récit. Malgré les péripéties et les progressions, c’est sur une fin ouverte que s’achève l’histoire, ce qui rend le propos d’autant plus percutant !

Avec La Fabrique de doute, Paolo Bacigalupi signe un excellent thriller, porté par des personnages creusés et très humains. L’ensemble est parfaitement mené et atteint un degré encore supérieur dans le dernier quart, véritable concentré d’action, de suspens et d’émotions. Sans se montrer vindicatif ou adepte de théories complotistes, l’auteur cherche à sensibiliser le lecteur avec une intrigue qui interroge l’éthique pharmaceutique. Et il y arrive. Un vrai coup de cœur !

La Fabrique de doute, Paolo Bacigalupi. Au Diable Vauvert, 2015, 457 p.

Les Fragmentés, Neal Shusterman.

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Connor est un adolescent un peu turbulent, comme il y en a tant d’autres, ce qui ne pose pas beaucoup de problèmes. Sauf que dans la société de Connor, depuis la Seconde Guerre civile, la Charte de la vie est appliquée. Celle-ci stipule que, s’il est interdit d’avorter, la vie de l’enfant étant sacrée jusqu’à ses 13 ans, on peut toutefois « fragmenter » un adolescent entre 13 et 18 ans. Cette « résiliation » le réduit à un simple assemblage d’organes divers, mis à disposition des gens en attente d’une greffe… un genre d’avortement rétrospectif, en somme, doublé d’une réutilisation des ressources. 
Pas de chance pour Connor, vu que son nom arrive sur la liste. Une seule solution pour échapper à ça : fuir, se cacher et se débrouiller pour survivre. Lui, et tous les autres fragmentés en fuite. 

On l’a remarqué, ces derniers temps, la dystopie a sacrément le vent en poupe : Hunger Games, Divergent, Starters, sont autant de titres phares du genre. Les Fragmentés fait partie du lot, certes, mais plutôt dans la catégorie « dessus du panier ».

Dans une société traumatisée par une guerre civile, la vie a pris un caractères sacré assez étrange : l’avortement est interdit, mais l’avortement rétrospectif, lui, ne pose problème à personne, et l’abandon non plus. D’autant que cette résiliation des adolescents permet de sauver la vie des autres : au lieu de les tuer bêtement, on les découpe en morceaux, et chaque partie du corps peut être greffée à un patient en attente (les techniques de greffe ayant atteint des sommets de raffinement). Un mal pour un bien, en quelque sorte. Histoire de ne pas trop perturber les adolescents, on leur explique bien qu’ils continueront à vivre, d’une certaine manière, et qu’il vaut de toute façon mieux vivre « en morceaux » que ne pas vivre du tout.
Le récit s’ouvre sur la découverte de Connor, qui s’aperçoit que ses parents ont tout bonnement signé un ordre de fragmentation le concernant : plutôt que de régler leurs problèmes avec leur fils, ils ont préféré s’en débarrasser, comme des milliers d’autres parents. C’est violent, cruel, et quelque peu choquant, avouons-le. On se révolte, comme Connor, à l’idée qu’il sera rayé de la circulation sans autre forme de procès, et à l’idée que le corps n’est qu’une marchandise.
Pas très convaincu par les arguments fallacieux qu’on lui sert sur la fragmentation et sa chance de servir le bien commun, Connor (qui est un jeune cancre un peu rebelle sur les bords) s’enfuit. Dans sa fuite, il retrouve Risa, sur la liste car elle n’est pas assez performante dans ce qu’elle fait et quantité négligeable, et Lev, un jeune homme promis à la fragmentation depuis sa naissance, et heureux de servir la communauté. Trois profils et trois parcours bien différents, donc, qui vont se compléter, s’entrecroiser, et enrichir le portrait de cette société ô combien merveilleuse.

Le concept de cette société est, finalement, assez répugnant : loin de la greffe et du don d’organes que l’on connaît, c’est une société qui s’arrange pour prendre aux uns ce qu’il manque aux autres, et tant pis s’il faut, pour cela, arrêter brutalement l’existence des premiers. Les adolescents sont plus vus comme des réservoirs de matière première que comme des êtres vivants avec une conscience et un libre arbitre, et c’est assez dur à intégrer – autant que l’amour immodéré des parents qui signent sans sourciller l’ordre d’assassinat sur leur progéniture. Par ailleurs, loin de réellement gommer des inégalités, comme annoncé, ce procédé ne sert qu’à les accentuer : vous êtes malade des poumons mais pauvre ? Pas de problème ! On vous greffera ces poumons asthmatiques dont personne ne veut. Vous n’aimez pas votre nez ? Parfait ! Il y en a en stock, de tailles et formes différentes.

Et pourtant, c’est extrêmement prenant, car le roman est maîtrisé de bout en bout. On est choqué, certes, révolté, même, devant les incohérences de cette société qui affirme chérir la vie, mais permet qu’on abandonne (au mieux) des enfants. On est répugné devant la description de la fragmentation, horrifié par celle des camps de collecte, qui en rappellent d’autres, de sinistre réputation. Le récit est plein de tension et, quand on ne frémit pas d’horreur, c’est d’anxiété.
Malgré le côté un peu gore, on est scotché, captivé par les tribulations des personnages, et retenus par le suspens, qui tient le roman de bout en bout. C’est haletant, passionnant, et très réussi. Le récit alterne les parcours des différents personnages, avec des chapitres très rythmés : l’alternance permet de faire monter la tension, et cela fonctionne extrêmement bien. Mieux : Neal Shusterman nuance constamment le propos, étayant ça et là le portrait d’une société sclérosée, mettant en valeur les motivations des personnages. Mieux : il est sans concessions, et ne se satisfait pas des solutions de facilité. Rien n’est jamais acquis, et l’auteur propose des rebondissements inattendus, durs, mais bien trouvés.

À travers ce récit, Neal Shusterman aborde les difficiles questions de la responsabilité parentale, la gestion des enfants difficiles, le passage de l’adolescence à l’âge adulte, ou la quête identitaire de chacun, de façon un peu radicale, certes, mais aussi originale qu’efficace. Ce qui est choquant, ici, ce n’est pas tellement que cette loi existe, mais que tout le monde semble trouver ça parfaitement normal (sauf les principaux concernés, évidemment).

Les Fragmentés est un excellent roman jeunesse, prenant à souhait, bourré de qualités, et qui pose pas mal de questions. Le lecteur est maintenu dans un savant état de fébrilité et d’anxiété globale qui l’empêche de refermer ce roman, le poussant à en savoir toujours plus, tout révolté qu’il soit par le contenu de l’intrigue. C’est un vrai concentré d’adrénaline, avec une bonne réflexion philosophique sous-jacente : que demander de plus ?
À ne surtout pas laisser de côté ! 

 Les Fragmentés #1, Neal Shusterman. Éditions du Masque (MsK), 2008, 447 p.
9/10. 

 

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