Pepper Page sauve l’univers !, Landry Q. Walker & Eric Jones

Pepper Page, une jeune orpheline de 15 ans, n’aspire qu’à une chose : s’évader de son quotidien en trouvant refuge dans les bandes dessinées de son héroïne favorite, Supernova.
Une expérience scientifique aux résultats inattendus menée par le Professeur Killian, son enseignant en science, va la propulser dans la peau et dans l’univers de sa super-héroïne fétiche. Accompagnée de Mister McKittens, un chat qui part malencontreusement avec elle dans cet univers fantastique, Pepper va être confrontée à la vie pleine d’action, d’aventure et de mystère d’une vraie héroïne et comprendre par la même occasion que la réalité est parfois plus étrange que la fiction !

Et hop, encore un titre de ma PAL boulot avec lequel j’ai passé un très bon moment !
Ce comics nous plonge dans un univers futuriste : les voitures savent voler, les cours au lycée sont truffés de termes comme « transdimensionnel », « intergalactique », « interstellaire », voire « intertransdimensionnel »… et, pire !, on ne lit plus sur papier !
Sauf Pepper Page qui, en plus d’être une lectrice compulsive, a un faible pour les comics à l’ancienne, qu’elle chine et chérit de tout son cœur, tant ils sont un refuge pour elle. Elle lit notamment avec ferveur les aventures de Supernova, son héroïne fétiche, dont elle connaît si bien les aventures qu’elle est capable de citer le numéro, les illustrateurs, ou la couverture du volume dans lequel se déroulent les péripéties.

L’intrigue est assez classique du point de vue de l’évolution (un super-méchant, une super-héroïne qui s’ignore, des pouvoirs extraordinaires), mais l’ensemble tient vraiment bien la route. Le récit est hyper dynamique, et ponctué de touches d’humour qui m’ont vraiment plu. La narration alterne entre les aventures de Pepper, et les chapitres des comics qu’elle dévore sans cesse. Avec, de fait, deux styles graphiques bien marqués : pour les comics sur papier, beaucoup de petits points, des couleurs affadies, des traits chargés et des interactions en anglais (avec traductions en bas de page !). Pour les aventures de Pepper, on a une palette plus chaude, plus colorée, qui donne à l’ensemble un côté très gai. C’était très enthousiasmant à lire !

Malgré l’univers science-fictif, et les aventures survoltées de Pepper, le récit traite de sujets d’actualité qui parleront au lectorat (les préadolescents). Pepper est orpheline (dans un orphelinat robotisé), a des difficultés à l’école, et s’intéresse surtout à ses comics. Il est donc question de construction de soi, d’amitié, ou du besoin de trouver sa place. C’est justement traité, sans prendre le pas sur le reste des aventures. Bref : c’est bien fait !
En plus de cela, le comics rend un très bel hommage à la lecture en général, à celles des BD/Comics en particulier, alors je dois dire que j’étais heureuse comme tout !

Très bonne surprise avec ce comics jeunesse de science-fiction, donc ! C’est frais, c’est amusant, plein de gaieté, tout en proposant une aventure pleine de rebondissements, qui touche en plus à des thèmes d’actualité. Que demander de plus ? Le tome s’achève sur la mention « à suivre ? » et j’ai été bien en peine de trouver des infos sur une potentielle suite. Le récit a une vraie conclusion, mais j’avoue que je rempilerai sans problème pour une suite !

Pepper Page sauve l’univers, Landry Q. Walker et Eric Jones.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Alice Delarbre. Rue de Sèvres, 15 juin 2022, 208 p.

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