[2017] Petit bilan de mai.

Au mois de mai, il y a eu les Imaginales et, encore une fois, c’était un excellent week-end, l’occasion de rencontrer auteurs, copinautes et lecteurs dans les allées du parc spinalien du cours. En plus, le soleil était de la partie, du moins pour les deux jours que j’y ai passés, donc c’était vraiment chouette.
Pas de carnet de lectures ce mois-ci car, comme en avril, je chroniquerai toutes mes lectures – un de ces quatre.

Côté ciné. 

Sword Art Online : Ordinal Scale.
Ce mois-ci, je suis allée voir l’adaptation pour le cinéma de Sword Art Onlineun light novel que je n’avais pas spécialement adoré, mais dont l’univers fait un tabac – il y a un manga, un anime, etc. Donc, direction le cinéma, pour une histoire inédite, portée à l’écran sous la forme d’un film d’animation. De ce point de vue-là, c’est hyper réussi : les images sont belles, les animations aussi – mais la scène finale part un peu trop tous azimuts pour être parfaitement compréhensible.
Hormis cela, j’ai retrouvé le sexisme assez exaspérant que j’avais déjà noté dans le light novel : Kirito ne branle rien de tout le film, c’est Asuna qui gère mais c’est quand même à lui que revient l’honneur et le privilège de sauver tout le monde à la fin – et Asuna parce que, évidemment !!, il y a une damoiselle en détresse. Je savais à quoi m’attendre, mais ça ne m’a pas aidée à être plus encline à laisser passer ce genre de choses.
Quoi qu’il en soit, si l’univers de SAO vous botte, le film devrait vous plaire car l’intrigue est très inventive et assez prenante, malgré tout – donc même si certains points m’ont bien bien bien gonflée, j’ai passé un bon moment.

Tops & flops. 

Du côté des seconds, je suis restée un tantinet sur ma faim avec Les Écailles d’orle deuxième volet de la série de bande-dessinée Yin et le dragon, signée par le duo Richard Marazano et Xu Yao. L’histoire est toujours aussi prenante, car elle mêle à merveille Histoire et trame fantastique mais j’ai trouvé que ce tome était mené sur un rythme un peu indolent et qu’il n’était guère plus qu’une transition. Intéressante, certes, mais pas aussi palpitante qu’escompté.

Alléchée par l’excellente lecture qu’avait été la trilogie Legend, j’ai lu la nouvelle série de Marie LuYoung Elites mais, là aussi, j’ai été un peu déçue : je n’ai adhéré ni au personnage principal, ni aux frontières de l’intrigue. J’ai trouvé que les personnages n’étaient pas toujours en adéquation avec leurs actes et motivations, ce qui était un peu dommage.

Heureusement, il y a eu un tas de belles découvertes parallèles à ces petites déceptions.

J’ai adoré lire Water Knife, de Paolo Bacigalupi, qui a une fois de plus réussi à m’embarquer très efficacement dans son univers ô combien désertique et aride, dans lequel se débattent des personnages en proie à un destin qui se joue d’eux comme de marionnettes. Un grand roman d’anticipation, qu’un certain président américain ferait bien de lire avant de s’aviser de continuer à nous polluer.

Ensuite, j’ai enfin découvert La Fille aux cheveux rougesle premier tome du Projet Starpoint, écrit par Marie-Lorna Vaconsin et j’ai adoré ma plongée dans cet univers d’une grande originalité et aux reflets steampunk bien agréables. L’histoire est un peu folle, complètement fantastique (voire un peu science-fictive) et d’une incroyable efficacité. J’ai hâte de lire la suite !

Enfin, j’ai eu un gros coup de cœur, ce mois-ci, pour Les Seigneurs de Bohenle dernier roman en date d’Estelle Faye – dont j’avais adoré la trilogie La Voie des oracles. Cette fois, elle nous embarque dans un roman de fantasy épique, une plongée incroyablement prenante dans la décadence d’un Empire rongé par la base. Génial !

 

Citations. 

« Tu crois que j’ai envie de bosser pour un autre bureau juridique de défense de l’eau ? Je vais pas rester un gratte-papier toute ma vie.
– Tu n’as pas vraiment le choix. Il n’y a pas grande monde pour t’offrir un billet de sortie pour l’Arizona.
– Tu sais, Lucy, parfois je pense que tu es la personne la plus intelligente que je connaisse et, soudain, tu dis quelque chose comme ça et je me rends compte à quel point tu es conne. Tu penses petit.
– T’ai-je déjà complimenté sur tes qualités sociales ? demanda Lucy.
– Non.
– Bien. ça aurait été un mensonge. »
Water KnifePaolo Bacigalupi.

***

« Elle parla des familles, des enfants qui mouraient sur les berges, dans les taudis inondés près du fleuve. Des miséreux que les gardes refoulaient, sans fin, des places et des jardins de la haute ville où ils tentaient de trouver un abri. Elle évoqua la crue qui approchait, plus terrible encore que les précédentes. Alors, cette fois, les pauvres n’iraient pas mendier pour un coin de terre spongieuse dans le préau des puissants. Cette fois, ils allaient prendre la place les armes à la main. Ils allaient marcher sur le Palais d’Ambre Vert. Après tout, depuis que les margraves avaient fui la ville, il y avait des logements vacants là-bas. Sigalit parlait et le fleuve semblait gonfler dans sa voix, les cailloux du fond de l’eau roulaient dans ses paroles, sous la bruine qui frappait la cour de La Sirène. »

« Assise sur son trône barbare dans le castel près de la boucle du fleuve, dans le demi-jour obscurci par l’averse, la princesse Yule, abbesse de Serna Chernik, contemplait le pendentif qu’elle portait depuis plus de vingt ans, l’étoile en lirium de l’Eglise, comme si elle le voyait pour la première fois. L’éclat du métal précieux était à peine terni par la pénombre, par l’atmosphère cafardeuse entre les vieux murs. Des hommes mouraient pour ce métal, par milliers, par millions sans doute au fil des âges. Tant de morts que c’en était vertigineux, même pour un cœur bien trempé que celui de Yule. On tuait pour lui, aussi. Ce métal coulait jusque dans les fondations de l’Empire. La princesse inclina le bijou, et un instant celui-ci accrocha le faible soleil qui filtrait par la fenêtre. Un rai de lumière semblable à un sanglot céleste glissa à sa surface. Un spectacle splendide, certes, mais l’on pouvait percevoir autant de grâce sans doute dans un bourgeon de fleur fraîche, un crépuscule sur la lande, un reflet turquoise dans l’océan… »

« Heureusement que c’est toi qui es coincé dans mon crâne, soupira Sainte-Étoile, et pas l’inverse. Tu ferais une moins bonne façade sociale que moi. »
Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye. 

*** 

« C’est curieux, comme ce sont les petits gestes qui tracent les plus grands sillons dans nos cœurs. »
À durée déterminée, Samantha Bailly. 

 

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2 commentaires sur “[2017] Petit bilan de mai.

  1. Acr0 dit :

    Le roman d’Estelle Faye me donne envie 🙂 J’aimerai bien découvrir Water Knife, aussi !

    J'aime

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