[2017] Petit bilan de février.

Février aura été un mois plutôt faste, question lectures ! On en parle ci-dessous !

Carnet de lectures. 

En février, j’ai découvert la série de mangas Barakamon, un shonen de Satsuki Yoshino. Et si je n’ai lu que le premier volume, j’ai littéralement adoré ! Barakamon, c’est l’histoire de Seishû Handa, étoile montante de la calligraphie japonaise, qui collectionne les prix d’excellence pour son travail. Seishû est jeune, beau et talentueux, mais d’une arrogance sans bornes. Arrogance qui le pousse, un jour, à assommer un éminent conservateur (et membre du jury), qui a eu l’outrecuidance de juger son travail « formaté et sans saveur ». Pour expier son regrettable coup de sang, Seishû est expédié sur une petite île, au fin fond de la campagne, loin de toute civilisation. L’occasion idéale de pratiquer l’Art dans le plus grand calme, de méditer, de se ressourcer. Sauf que ça, ce sont les idées de citadin de Seishû : la réalité de la vie à la campagne est toute autre. Les voisins débarquent sans prévenir, les enfants du voisinage squattent en permanence et tout le monde se mêle de tout.
J’ai adoré parce que l’histoire est pleine de fraîcheur et fait s’opposer Seishû et ses idées un brin rigides (un parfait citadin arrogant) à la décontraction des villageois. Le premier tome nous fait découvrir un village où l’on vit essentiellement dehors, les uns chez les autres et les uns avec les autres – ce en quoi Seishû n’est pas hyper doué. Mention spéciale à Naru, la fillette qui semble avoir décidé que la maison de Seishû est aussi la sienne et qui parvient toujours à s’introduire chez le jeune homme – pour mettre un peu de bazar dans sa vie. Les personnages sont à la fois irritants (surtout notre cher calligraphe) et super attachants ! L’histoire, de son côté, est pleine de vie, de fantaisie et particulièrement prenante. Du coup, j’ai hâte de lire la suite 🙂

Côté ciné.

Eh bien, on reste au Japon avec le très très beau Garden of words, de Makoto Shinkai. Takao, qui rêve de devenir cordonnier (et créateur de chaussures), sèche les cours (de préférence les jours de pluie !) pour dessine des chaussures dans un jardin de style japonais. Il y fait la rencontre d’une mystérieuse femme, Yukino, qui est plus âgée que lui, et qui semble, elle aussi, passer beaucoup de temps dans ce parc. Peu à peu, les rencontres les jours de pluie se multiplient, sans qu’ils se soient concertés l’un et l’autre. À force de se côtoyer, tous deux vont lier connaissance.
La première chose qui marque dans Garden of words, c’est la beauté des images, d’une précision incroyable. Les rendus sont fabuleux, et on en prend plein les yeux. L’histoire, de son côté, est empreinte de silences et de poésie et narre une jolie rencontre. Le film est court (c’est un court-métrage d’environ 45 minutes), mais fiou, quelle claque !

Tops & Flops.

Ce mois-ci, il n’y a guère qu’une lecture qui ne m’ait pas des masses passionnée – que je n’ai pas encore chroniquée, mais ça ne va pas tarder.

Lock & Mori, d’Heather W. Petty, raconte la jeunesse de Sherlock Holmes et James Moriarty. Quitte à réécrire l’histoire, l’auteur a choisi de faire de James Moriarty une jeune fille. Evidemment, les deux ados ne vont pas se contenter de rester seulement amis. Et ce qui est dommage, c’est ce que tout cela finit par prendre le pas sur l’enquête, dont les conclusions ne sont guère difficiles à trouver. De plus, j’ai trouvé que l’ensemble (quoique prenant !) était un peu attendu. Donc c’était sympa, mais certainement pas inoubliable.

Heureusement, j’ai aussi fait quelques très chouettes découvertes.

Tout d’abord, il faut que je vous parle de l’album Je serai cet humain qui aime et qui navigue de Franck Prévot et Stéphane Girel (aux éditions HongFei, qui font vraiment de très belles choses). Là, l’album allie de superbes illustrations à l’aquarelle, lumineuses à souhait, et un texte éminemment poétique, qui évoque la transmission entre un grand-père un peu bourru et son petit-fils sensible. C’est superbe et c’est un album qui invite à plusieurs lectures !

Ensuite, j’ai découvert The Curse, de Marie Rutkoski, premier tome d’une trilogie. Je ne partais pas en confiance, d’autant qu’il y a pas mal de romance. Mais en fait, l’histoire était bien plus subtile et intéressante que ça et menée à un train d’enfer, qui fait que j’ai eu du mal à lâcher le roman. Je suis même très curieuse de lire la suite !

Je partais en totale confiance avec le nouveau titre de Neal Shusterman, La Faucheuseet j’ai bien fait, car ça a été un superbe coup de cœur ! J’y ai retrouvé le cynisme et l’art de conter de Shusterman, dans une histoire à la fois prenante et soulevant un tas de questions traitant de l’éthique et de la morale. Bref : encore un super roman de Neal Shusterman 🙂

Citations. 

« Dis, monsieur… Est-ce que tu es un boys band ?
– Quoi ?
– Naru, sois polie…
– Miwa, elle dit que les beaux mecs, c’est tous de boys band ! Et toi, tu es canon ! Donc tu en es un, c’est forcé !
– Belles capacités de déduction, mais en fait, ce monsieur est maître calligraphe…
– Ok, chef ! J’ai capté ! C’est un boys band qui sait écrire ! »
Barakamon #1, Satsuki Yoshino.

***

« La malédiction du vainqueur, c’est l’emporter à la fin, mais uniquement au prix fort. Payer si cher qu’on regrette la victoire. »

« Le bonheur se nourrit de la liberté, disait souvent son père, et la liberté de courage. »
The Curse, Marie Rutkoski.

***

« En gros, pendant qu’on était en train de faire nos courses, vous pensiez à votre future victime ? dit Rowan.
– J’ai de la peine pour vous, fit remarquer Citra. Même quand vous faites votre shopping, la mort se cache derrière le pack de lait. »

« Tu vois au-delà des apparences de ce monde, Citra Terranova. Tu ferais une bonne faucheuse.
La jeune fille tressaillit.
— Jamais je ne voudrais en devenir une.
— C’est justement la première condition.
Sur ces mots, il sortit et s’en alla tuer leur voisine. »
La Faucheuse, Neal Shusterman.

***

« Le chagrin consume, et rien ne brûle sans combustible. Il emporte quelque chose de vous. »
La Maison des Reflets, Camille Brissot. 

***

 

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