Le Joyau des Valoris, Les Sept Cités #1, Pierre Pevel.

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Dans la cité corrompue de Samarande, Iryän Shaän, voleur aux yeux de drac, est engagé pour voler un précieux diadème. Il s’acquitte de sa mission mais les joyaux qui ornaient le diadème sont dérobés peu après. Pourquoi ? Par qui ? Pour se disculper, Iryän et ses complices devront le découvrir et vaincre par la ruse et le fer de nombreux adversaires : voleurs, assassins, mages et spectres.

Cette série est un spin-off de la série Haut-royaume mais, si vous ne l’avez pas lue, pas de panique : les romans sont lisibles indépendamment (pour peu qu’on accepte d’être un peu largués au départ dans l’univers). En effet, l’histoire débute sur les chapeaux de roues et s’ouvre sur le vol commis par Iryän : ni une ni deux, on découvre univers et personnages d’un coup.

Et c’est délicieusement complexe ! Les cambrioleurs opèrent par bandes, aux intérêts pas toujours bien définis et, parfois, il peut être un peu difficile de savoir qui est train de trahir qui au juste. Il faut, de plus, faire la part des choses entre magiciens, voleurs et autres mercenaires. Bref : on ne sait pas où donner de la tête et cela donne au récit un côté aussi efficace qu’entraînant.
Toutefois, on regrettera que les personnages soient un peu semblables, ce qui les rend difficile à différencier de prime abord. De plus, pour qui n’apprécie guère les stéréotypes, il faut reconnaître que nos personnages s’inscrivent parfois dans ce cadre : ce n’est pourtant pas gênant ici, car cela permet de mieux discerner les rôles de chacun au sein de l’histoire, d’autant que celle-ci n’est pas très longue. Elle l’est cependant suffisamment pour que l’on se surprenne à se prendre d’attachement pour tel et tel personnage, malgré ses défaillances, ses petites compromissions et ses agissements parfois peu louables.

L’histoire, si courte soit-elle (elle tient en 200 petites pages !) est agréablement complexe – on l’a vu, notamment parce qu’elle oppose des bandes de malandrins aux intérêts souvent divergents. Il reprend ici tous les codes de la fantasy à capuches : l’ensemble est parfaitement ficelé et porté par la plume à la fois fluide et entraînante de l’auteur qui, décidément, s’y entend pour créer des récits très efficaces.
J’évoquais une certaine nébulosité au départ : en effet, on découvre tout de go l’univers des Sept Cités, ses subtilités et la mythologie particulière qui s’y rapportent. Mais l’intrigue étant ce qu’elle est, l’auteur donne assez vite les clefs nécessaires à la compréhension de l’histoire : qui (ou ce que) sont les dracs, alliances et inimitiés principales, réputations, spécificités géographiques… C’est bref, certes, mais suffisant pour rattraper un lecteur perdu ! Ainsi, cette trilogie est parfaitement accessible à qui n’aurait pas lu – comme moi – la série principale.

Finalement, le seul point que l’on pourrait regretter serait la brièveté de cette aventure. Car, si la novella semble s’achever sur une conclusion positive, on a envie de retrouver l’univers et les personnages tant l’ambiance de cette première aventure était prenante. Point positif : les deux tomes suivants sont déjà parus.

Les Sept Cités #1, Le Joyau des Valoris, Pierre Pevel. Bragelonne, 25 mai 2016, 288 p.

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5 commentaires sur “Le Joyau des Valoris, Les Sept Cités #1, Pierre Pevel.

  1. Ah oui, 200 pages c’est court! Bon, je me dis qu’il faudrait déjà que je finisse Haut-Royaume 🙂

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  2. Camille dit :

    Moi ce qui m’énerve c’est que le format n’est ni le même que Haut-Royaume en Bragelonne ni celui de Milady! Ils ont fait un entre deux qui fait que dans la bibliothèque c’est nul si on veut le mettre à côté de la série mère!
    Par contre j’ai lu le tome 1 de Haut-Royaume et c’est très très bien! Pierre Pevel sait y faire avec l’écriture!

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    • Sia dit :

      Ha pareil, ça fait un format tout ridicule dans la bibli !! Et vu comment il est fin, une intégrale des trois tomes eût été parfaite ; là, ça fait cher la trilogie de novellas…

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