[2015] Petit bilan d’avril.

Carnet de lectures.

Pfiou, un mois de plus d’écoulé ! Et vu le soleil radieux qui s’est globalement montré au mois d’avril, ça a représenté pas mal de looongs instants de lecture au soleil. Délicieux !

Rayon romans.

les-loups-blessés-christophe-molmy

Je me suis offert une virée polar, avec Les Loups blessés, de Christophe Molmy. C’est un premier roman, mais l’auteur a la particularité de diriger la BRI, et de bosser sur le grand banditisme. Du coup, côté enquête et réalisme, le polar se tient franchement bien.
C’est un roman assez étonnant ; on suit en parallèle le commissaire Renan Pessac et le bandit Matteo Astolfi : le suspense est donc assez léger – hormis le fait qu’on se demande à quel moment vont arriver les étincelles. Je l’ai trouvé assez étonnant parce que je m’attendais plus à un roman grand spectacle alors que l’auteur se concentre vraiment sur les personnanges, auxquels il donne une vraie profondeur : finalement, c’est difficile de détester l’ami Astolfi, et on se fait même au commissaire hyper taciturne (même s’il ressemble à des milliers d’autres flics en dépression et brisés, le pardessus moche en moins). Le roman se lit vraiment bien et on passe un bon moment, malgré les défauts qui semblent inhérents au premier roman (un style parfois maladroit, et des péripéties pas toujours bien amenées).

Second roman, et virage à 180°. Si vous me connaissez un peu, vous savez que la romance, ce n’est franchement pas ma tasse de thé mais, comme il paraît que seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis, de temps en temps je me fends d’une petite lecture du style, de préférence piochée au roman historique ou urban-fantasy – on ne se refait pas. Pas de chance, cette fois-ci encore, ce sera une rencontre plutôt très mitigée, avec Le Lys pourpre, tome 1 : Le Contrebandier, de Sklaerenn Baron (bien que j’adore le prénom de l’auteur).
Comme j’ai la ferme intention de spoiler salement la totalité de l’intrigue, si le roman vous intéresse, je vous invite à passer votre chemin et à sauter directement au rayon bulles ci-après 🙂

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Plantons le décor. L’histoire débute en Savoie, au printemps 1789 : à l’époque, la Savoie est plus ou moins indépendante. On découvre très rapidement la jeune protagoniste (15 ans au début du roman) : Alix de la Chaussée d’Arville. Unique héritière, elle a bénéficié d’une éducation soignée : couture, musique et bonnes manières par sa mère, équitation, chasse et escrime par son père. Elle quitte enfin le pensionnat pour faire son entrée dans le monde. Mais l’époque est troublée, la révolte gronde et, bientôt, c’est carrément la Révolution en France : Alix est sans nouvelles de sa meilleure amie, Béatrice, rentrée à Paris et les voisins, le comte et la comtesse de Saint-Clair, déplorent la disparition de leur fils aîné, Louis, la vingtaine, suite au saccage de leur hôtel particulier à Paris.
Voilà pour le contexte. L’histoire, finalement, va débuter lentement, mais ce n’est franchement pas gênant, car l’auteur plante le décor : en rentrant du pensionnat, Alix tombe sur une escarmouche dans laquelle un cavalier est mis à mal par une bande de malotrus. Elle le secourt, mais le jeune homme disparaît promptement après un échange acide. Elle aurait pu l’oublier si elle n’était pas retombée sur lui, quelques temps plus tard, au cours de son premier bal, où elle est ardemment courtisée par le voisin, Armand, le frère cadet de Louis. Or ce bel inconnu – masqué – semble avoir des occupations un peu louches et liées à la contrebande et au trafic humain, en même temps qu’une dégaine qui la fait défaillir, d’autant qu’il l’embrasse sauvagement – hormones, bonjour. Vous vous en doutez, Alix va (très vite) se languir du beau gosse mal élevé et celui-ci n’est pas insensible au charme de la donzelle. Débute donc une relation en dents de scie (le goujat n’ayant laissé aucune adresse), mais marquée par des billets doux et des retrouvailles torrides – du moins pour l’époque – lorsque les crapuleuses affaires de Sylvain Roche le ramènent en Savoie : second couteau du Lys pourpre, un bandit au grand cœur qui sauve les nobles de la vindicte révolutionnaire, il supervise pour son patron l’émigration des nobles inquiétés par le pouvoir révolutionnaire.
Franchement, ça présentait bien : la Révolution, la Terreur, et tout ce qui s’en est ensuivi est un super contexte historique et l’auteur a fait un réel effort de style pour coller à l’époque. Et manque de chance, c’est la première chose qui blesse : la narration est menée au passé (alleluia !), et on trouve même quelques subjonctifs imparfaits qui traînent (double alleluia !), ce qui fait vraiment «couleur locale» et s’avère particulièrement agréable à lire. Mais les dialogues et les récits de pensée… ça ne va pas du tout ! Le style direct est bien trop direct, on perd l’utilisation des verbes tarabiscotés, et les tournures sont à la limite de l’anachronisme, parfois, ce qui induit un gros décalage entre la narration et les paroles. Et ça, c’est franchement dommage. Pour rester dans l’effet «couleur locale», les mesures sont données dans le système royal : lieues, pouces, toises, livres… ce qui est super ! Ce qui est moins super, ce sont les innombrables notes de bas de pages qui se réfèrent à ce système et dont l’utilité reste à démontrer. La meilleure ? «Il n’avait pas bougé d’un pouce*.» Contenu de la note : «Aujourd’hui, on dirait : « Il n’avait pas bougé d’un millimètre ». » C’est fou, ça. On ne s’en serait pas douté ! Au début j’ai trouvé ça plutôt marrant mais, à la longue, ça a commencé à me courir sérieusement sur le haricot (j’avais, accessoirement, l’impression d’être dans un roman très jeunesse vu les explications redondantes et souvent inutiles).
En plus de cela, il y a des incohérences à hurler de désespoir, induites par ce contexte historique, justement (dans un roman contemporain, ce serait passé sans souci). Allez, j’ai gardé la meilleure (bon accessoirement, le roman n’en est pas truffé, hein. C’est juste qu’on les remarque parce que ça nous sort du contexte. Mais celle-ci m’a fait rire). Scène de séduction.

«Rose d’émotion, elle se rapprocha de lui, ses seins frôlèrent sa poitrine et Sylvain put en voir les pointes durcies se dresser vers lui.»

Sylvain, en plus d’être un affreux cachottier, laisse-moi te dire que tu es un satyre à l’imagination aussi lubrique que débridée. Mais comme tu es un expert en séduction féminine (vu tes prouesses), j’imagine que tu n’ignores rien de la vêture d’une femme. As-tu entendu parler du corset ? Humm ? Tu vois, cette camisole qui emprisonne le torse pour, justement, faire pigeonner la poitrine ? Eh bien tu ne peux donc pas voir les pointes des seins – mais tu peux imaginer, tu fais ce que tu veux, après tout.
Sur le coup, je me suis dit qu’Alix n’en portait tout simplement pas, ce qui est franchement surprenant pour l’époque, mais on sait qu’elle s’habille en mec et, croyez-moi, un corset c’est le summum de l’anti-pratique, donc il était plausible dans le contexte qu’elle fasse l’impasse sous sa robe. Sauf que, page suivante :

«Puis, tout en continuant de l’embrasser, il commença à dégrafer avec habileté ses vêtements, sa robe, son corset…».

Ha, le voilà ! Donc définitivement, il y a un problème dans la scène – et maintenant, je me demande quel vêtement il peut bien dégrafer par-dessus la robe. Avec habileté en plus. Bref.). Il y en a une autre où elle sent la caresse de la main de Sylvain sur sa cuisse nue… sauf qu’elle est en pantalons. J’ai cherché, je n’ai pas trouvé comment faire.
Les personnages, maintenant. Le pitch me plaisait beaucoup. Et j’ai été mortellement déçue de découvrir qu’Alix était, en fait, un cliché ambulant : elle est jeune, elle est belle, elle est célibataire, et elle est presque riche. Allez, ça, ce sont les pré-requis pour être noble. Elle est  hyper instruite : à nouveau, le bât blesse. Elle sait donc jouer du piano, danser, lire, écrire, broder (encore une fois, ça ce sont les pré-requis) mais elle sait aussi se battre à l’épée, à la dague et au pistolet, monter à cheval (comme un homme, suppose-t-on, puisqu’il n’est jamais fait mention de monte en amazone), chasser, escalader, pêcher, survivre dans la nature et soigner par les plantes. Ajoutons à cela qu’elle est noble dans tous les sens du terme, a le sens du travail, de la justice, ne traite pas les domestiques comme des sous-merdes, et s’y entend en politique (à 15 ans). C’est une fille forte, indépendante, qui ne s’en laisse pas compter, et va jusqu’à refuser le mariage pour ne pas être à la botte d’un époux. Vous je ne sais pas, mais une telle perle rare, je trouve que ça fait trop, et cela perd en crédibilité, ce qui est franchement dommage. À côté de ça, elle est nunuche ! Il lui faut des plooombes pour comprendre que son voisin (le cadet) est raide dingue d’elle (alors qu’il essaie de la mettre dans son plumard depuis le début).
Côté intrigue, cette fois, c’est un curieux mélange entre longueurs (mais qui collent tellement à l’univers et l’insupportable attente à laquelle Alix est soumise que ça passe comme une lettre à la malle-poste, d’autant que les descriptions sont très riches), péripéties rocambolesques et fournies (parfois trop) et un tel degré de prévisibilité que ça en devient cocasse. Attention, c’est maintenant que je spoile. Je ne vais pas mentir, le roman n’est pas illisible, ni désagréable – j’aurais adoré, plus jeune ! Mais côté surprises, c’est maigre. En fait, dès le début du roman, j’en avais deviné la fin. Ok, c’est une romance, à la fin les tourtereaux convolent ; c’est le pacte passé avec le lecteur, donc tout va bien. Mais le mystère sur l’ensemble ne plane pas une seule minute. Dès l’instant où j’ai lu cette affaire de fils disparu (dans les premiers chapitres, donc), j’ai su qu’il n’était pas disparu pour tout le monde. De même, il n’est pas dur de deviner que l’ami Sylvain n’est pas un sous-fifre (on le devine dès la deuxième fois qu’on le voit), mais rien de moins que le Lys pourpre lui-même. De là à additionner deux et deux, en moins de trois chapitres j’avais prédit qu’Alix s’enticherait du Lys pourpre, que c’était l’inconnu qu’elle avait sauvé et que c’était aussi son voisin disparu (cousin, accessoirement, de sa meilleure amie qui en est raide dingue et qui avoue à Alix qu’elle meurt d’envie de l’épouser sans lui révéler son nom. Ça aussi, niveau indice…). Du coup… bah il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent. La toile historique n’est pas tout à fait assez creusée pour être consistante (mais offre un décor fantastique), et les péripéties, tout « grand spectacle » soient-elles (ça ferait un film de divertissement génial) ne laissent que peu de place au suspens. Et je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue de constater que, finalement, ça reste une histoire de jeune donzelle un peu naïve qui s’entiche du bad guy local.
Dans l’ensemble, c’est donc une romance sur toile de fond historique en bonne et due forme, divertissante (c’est vrai !), rocambolesque à souhait, bardée de péripéties ; elle manque un peu de surprises, mais on ne passe pas non plus un moment désagréable. Je n’ai donc toujours pas trouvé LA romance qui me plaira : wait & see. 

Section ado, j’ai lu un très très bon et très court roman de Jo Witek : Trop tôt.

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C’est l’histoire de Pia, 15 ans, qui a décidé que ces vacances d’été seraient celles du grand amour. Après avoir fait le mur avec sa cousine Marthe, elle perd sa virginité dans les bras de Nathan. Le lendemain, cruelle désillusion : elle n’a été qu’un vulgaire coup d’un soir. Pia en est malade.
Sauf que. Rapidement, elle comprend que ce n’est pas la déception amoureuse qui la rend malade.
Jo Witek signe un excellent roman ado, à mettre entre toutes les mains et à poser sur toutes les bibliothèques ! L’angle d’attaque est très original puisqu’en fait, le roman va autant aborder la question des émois amoureux et de l’éveil à la sexualité que celle de l’avortement. Et si sur le second on a pas mal de titres, sur le premier, c’est plus rare (car tabou ?). Bref : peu de pages, mais un propos sensible et percutant. Génial !

Rayon bulles !

biland-bd-avril-2015

J’ai enfin découvert le début de la série B.D. Princesse Sara. Le roman a été une de mes lectures d’enfance (gros coup de cœur) et j’avais également adoré le film. Ce premier tome nous présente l’histoire, vu qu’il s’arrête au moment de l’anniversaire de Sara où Miss Minchin apprend que le père de Sara est mort en étant ruiné et que la gamine lui reste sur les bras. C’était franchement sympa de redécouvrir cette histoire (même si j’ai une petite préférence pour le roman et le film) et l’adaptation est plutôt bonne. Ceci étant dit, je ne me souviens absolument pas de cette histoire d’automates… je suis certaine qu’ils ne sont pas dans le film, mais mes souvenirs du roman sont un peu plus flous… Peut-être que cela vient du dessin animé ! Si j’en ai l’occasion, je lirai la suite, d’autant que l’histoire semble couvrir une période plus large que celle du roman de Frances Hodgson Burnett.

J’ai mis le nez dans Bran, une histoire de l’île d’Errance, signé Grimaldi et Maike Plenzke.
Sur l’île d’Errance, les Humains se méfient comme de la peste des Créatures, des êtres magiques aux pouvoirs redoutables. Au cours d’une partie de chasse dans la Forêt Interdite, le jeune et très arrogant prince Bran blesse mortellement une biche aux cornes d’or, une de ces fameuses Créatures. La biche lui jette alors un terrible sort : Bran se changera en corbeau doué de parole le jour, pour ne redevenir humain qu’une fois la nuit tombée, seulement capable de coasser. Rejeté par les Humains, terrifié, Bran se réfugie auprès de Macha, une sorcière capable se transformer en renard, guérisseuse de génie. Il se décide à la suivre dans sa recherche d’un remède capable de guérir une Créature sur le point de mourir en espérant que le-dit remède pourrait lui servir…
Eh bien elle était super, cette B.D. ! Déjà j’ai carrément adhéré au dessin tout en douceur, avec pas mal de détails et une esthétique générale qui me parle. On se prend assez vite au jeu des aventures du très détestable prince Bran – et on se réjouit presque de voir qu’il est maudit. L’alliance avec Macha est l’occasion pour lui d’évoluer un peu, au gré de diverses péripéties : pas de temps mort, un bon background, des personnages intéressants et un message qui passe bien… ma foi, tout est bon dans ce titre ! J’espère vivement qu’il y aura une suite (l’histoire se conclut sur une fin ouverte).

Rayon histoire, j’ai découvert Sauvage : biographie de Marie-Angélique Le Blanc (1712-1775). Alors, ne vous laissez pas rebuter par le titre un peu austère, car derrière cette looongue accroche se cache une très très bonne biographie en bande-dessinée. Marie-Angélique s’appelle, à l’origine, Mahwena, elle est issue d’une tribu mesquakie. Ruinée, ne parvenant pas à nourrir sa fille, la mère de Mahwena la remet à un officier de l’armée, qui l’emmène dans sa garnison et la laisse aux bons soins de sa mère, qui tente d’éduquer la petite sauvage. Mais ça ne se passe pas exactement comme prévu…
1731. Le petit village champenois de Songy flippe à mort : il y a un monstre hirsute, sale, griffu, hululant et courant très vite qui attaque les animaux. Après un seau d’eau et du savon, on s’aperçoit que c’est une jeune fille s’exprimant par cris inarticulés… et vivant à l’état sauvage. Marie-Angélique Le Blanc a vraiment existé, et à fasciné le XVIIIe siècle par sa reconversion intellectuelle. Rejetée, protégée, à nouveau rejetée par la société, elle passera par l’indigence la plus profonde avant de s’établir une vie confortable, mais marquée par des problèmes de communication avec ses pairs, et de profonds trous de mémoire sur son enfance. C’est dense, c’est bien mené, c’est hyper intéressant, et cela remet au goût du jour une figure totalement oubliée. Banco !

Pour continuer rayon historique, j’ai découvert un super beau titre chez Sarbacane : Emmett Till : Derniers jours d’une courte vie, signée Arnaud Floc’h.
Emmett Till était un jeune noir américain, originaire de Chicago. Sa vie a été, malheureusement, intimement liée à la lutte pour les droits civiques des noirs aux Etats-Unis. Son histoire s’est déroulée avant l’éclat de révolte de Rosa Parks ; selon les historiens, c’est l’histoire d’Emmett qui a initié la lutte.
Emmett Till, donc, arrive à Money (Mississippi) courant août 1955 : il quitte Chicago pour cueillir du coton avec ses cousins et son oncle. A Chicago, la ségrégation est moins violemment appliquée qu’à Money, ce qu’Emmett va apprendre à ses dépens. Il siffle Carolyn Bryant, l’épicière. Fous de rage, le mari et le beau-frère de la femme se mettent en tête de laver l’affront. Définitivement. Ils débusquent Emmett, l’enlèvent, le séquestrent, le torturent longuement sur un chemin de terre (les cris sont miraculeusement pas entendus), et le jettent au fond du Mississippi. Le corps n’est retrouvé que deux jours plus tard. Vous vous sentez mal ? Vous n’avez rien vu. Il y a donc un procès. Trois jours. 67 minutes de délibération. Les 12 jurés déclarent Roy Bryant et J. W. Milam non coupables. Ils sont libres. En 1956, les deux hommes vendent leur confession très cher au magazine Look, et y avouent impunément le meurtre. Eh oui, aux Etats-Unis, on ne peut être jugé deux fois pour le même crime.
Arnaud Floc’h a choisi de raconter cette histoire avec une voix off, celle de Luther, désormais âgé, mais qui n’avait que 13 ans au moment des faits. Il est interviewé par un journaliste musical qui veut soi-disant parler du blues, mais s’intéresse en fait à l’histoire d’Emmett. Alors, fatalement, l’histoire donne carrément envie de vomir. On ressent parfaitement tout le malaise qui plane sur la ville, et la tension jusqu’à l’horrible dénouement. On ne va pas se voiler la face, c’est révoltant, mais la B.D. est extrêmement bien menée et attire l’attention sur les discriminations raciales qui sont toujours d’actualité. Bref, s’il fallait acheter un album sur le racisme et la ségrégation, ce serait celui-là (c’est un album estampillé Amnesty International, soit dit en passant).

Top & Flops.

Cette fois, je vais allègrement déroger à la règle du 3 et 3 pour présenter 4 et 2 titres !

                                     l-héritière-1-melinda-salisbury    divergent-raconté-par-quatre-veronica-roth

Au nombre des flops, donc, il y a eu L’Héritière, de Melinda Salisbury. J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman, mais il n’a pas tenu toute les promesses. Si j’ai trouvé l’univers et la mythologie géniaux, les personnages stéréotypés m’ont agacée plus qu’autre chose.

Divergent raconté par Quatre, dont je vous parle tout bientôt, ne présente pas un grand intérêt. Il a les mêmes défauts que la série et je persiste à dire que, pour une fois, l’alternance de points de vue aurait été nécessaire !

Bon, rayon bonnes découvertes, il y a de quoi faire !

  même-pas-peur-ingrid-astier  une-terre-d-ombre-ron-rash  les-étoiles-s-en-balancent-laurent-whale  martyrs-2-oliver-peru

Tout d’abord, Même pas peur, d’Ingrid Astier m’a littéralement embarquée. J’ai adoré la voix de Stephan dans ce roman adolescent intelligent sur l’amour et la confiance en soi. Superbe découverte !

En roman noir, j’ai dévoré Une terre d’ombre, de Ron Rash, un petit bijou de poésie et d’amour tragique. Un roman noir qui me laisse un superbe souvenir !

Côté SFFF, j’ai littéralement adoré Les étoiles s’en balancent, du sieur Laurent Whale, qui livre un post-apo rondement mené, très efficace et avec lequel on ne s’ennuie pas un seul instant. Je signerais bien pour le troisième volet des aventures Costa ! (ceci est un message non subliminal).

En fantasy, cette fois, j’ai englouti Martyrs II d’Oliver Péru. J’aime j’aime j’aime !! Mais… c’est quand le 3 ?! Encore plus prenant que le premier, déroutant sur plein de points, maîtrisé, complexe… En gros, génial.

Citations.

«Et pour la première fois de sa vie, il se demanda si les gens heureux avaient conscience de leur chance. Conscience que le bonheur se résumait à ces brefs instants dont il fallait profiter.»
Martyrs, II, Oliver Péru.

«Mais mourir, même si c’était dès aujourd’hui, ce n’était pas le pire. Être seule dans le vallon, comme l’hiver précédent, voilà ce qui serait le pire. Morte et encore de ce monde, c’était pire que morte et sous terre. Morte et sous terre vous donnait au moins l’espérance du paradis.»
Une terre d’ombre, Ron Rash.

«Et quand je serai adulte, le col serré dans une chemise, à traiter de grandes affaires avec l’air le plus sérieux du monde, est-ce que l’amour restera le seul sujet ? Est-ce que je parlerai bilan de l’année, tandis que mon cœur, sous ma belle chemise blanche, continuera de saigner ?»
Même pas peur, Ingrid Astier.

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16 commentaires sur “[2015] Petit bilan d’avril.

  1. Didine dit :

    Je te souhaite un excellent mois de mai! 🙂

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  2. LittleDaisy dit :

    Et bien dit donc, tu n’as pas chômé niveau lecture en avril ! Pour ce qui est de la BD de Princesse Sarah, elle ajoute bien des automates qui n’étaient pas ailleurs avant 🙂
    Je ne connais pas Bran mais Sauvage et Emmett Till sont des pépites.

    Bonnes lectures pour le mois de mai !

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  3. Acr0 dit :

    Je te confirme bien que pour Princesse Sara, il n’y a aucun automate 🙂 C’est un choix des auteures d’y ajouter du steampunk. Je passe mon chemin pour ce hors série de Divergente.

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    • Sia dit :

      Ha, merci, je me disais bien que ça ne me rappelait que dalle !
      Tu peux tout à fait passer ton chemin sur le hors-série de Divergent… ce que j’aurais dû faire ^^

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  4. Mince, dommage pour Quatre (déjà en français je trouve son nom ridicule, Four, ça sonne beaucoup mieux, mais passons). La couv de l’Héritière m’a totalement séduite à son arrivée à la librairie, mais j’avoue que le résumé ne m’inspire pas des masses…
    Je te souhaite autant de belles lectures pour le mois de mai 🙂
    A bientôt !

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    • Sia dit :

      Pour Quatre c’est très dommage, mais « dommage » ça résume mon avis sur l’ensemble de la saga 😦 L’Héritière, ma foi… j’attendais mieux !

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  5. Mariejuliet dit :

    Joli ce top!

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  6. Un très bon mois ^^ je te souhaite encore mieux pour mai 🙂

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  7. Flora dit :

    Eh beh, un beau mois, ça a bien carbureé ! Je note Trop tôt, ça me tente vachement ! Et ça fait un bail que j’ai envie de découvrir la BD Princesse Sara, tu me donnes encore plus envie maintenant ! Je note aussi la BD historique, elle me botte carrément. Merci ! 😀

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    • Sia dit :

      Maintenant que j’ai lu le tome 1, j’ai bien envie de découvrir la suite de cette adaptation ! Si tu veux lire Trop tôt, je peux le faire voyager sans problème !

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  8. Lupa dit :

    Rien de tel que la lecture au soleil, c’est délicieux je confirme ! Avec des tops aussi tentants, je crains que ma wish-list ne prenne +4 dans la vue directement ^^ Mais il faut savoir vivre dangereusement 😀

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