Les mannequins ne sont pas des filles modèles, Olivier Gay.

les-mannequins-ne-sont-pas-des-filles-modèles-olivier-gay

John-Fitzgerald, dit Fitz, est un parasite assermenté, noceur, noctambule, dealer à ses heures. Ecumant les soirées avec Deborah et Moussah, il mène la belle vie. Et voilà que Moussah est en couple et même amoureux. Cette fois, on dirait que c’est la bonne ! Cerise est superbe, et elle est mannequin. 
Mais elle disparaît subitement, à l’aube d’un concours de beauté qui aurait pu changer sa vie. Difficile de penser qu’elle ait pu tout plaquer sur un coup de tête… Moussah insiste, et Fitz finit par céder : il accepte de ré-endosser le manteau d’enquêteur, et plonge dans l’univers du mannequinat. Qui aurait cru que ces créatures de rêve pouvaient se transformer en criminelles ? Et Fitz a toujours eu un faible pour les filles modèles… 

 

Vous voulez un polar enlevé, original et drôle ? N’allez pas plus loin, Les mannequins ne sont pas des filles modèles devrait vous plaire. Le roman peut être lu indépendamment de la première aventure de Fitz, Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, avec lequel l’auteur a fait une entrée remarquée dans l’univers des auteurs de polars.

Les mannequins ne sont pas des filles modèles plonge le lecteur dans l’univers de la mode et du mannequinat, un monde impitoyable, s’il en est. Un univers que Fitz ne tarde pas à découvrir, dès l’instant où il commence à enquêter sur la disparition de la très belle Cerise, tout dealer qu’il est. Et malgré son métier quelque peu borderline, Fitz se comporte quasiment comme un flic traditionnel. On retrouve donc tous les codes de la littérature policière : investigations, interrogatoires, filatures, couvertures, tout y est. Saupoudré des petites entourloupes concoctées par Fitz et ses camarades. Vous l’aurez compris, il y a décalage entre la méthode et le personnage d’enquêteur.

Et cela fonctionne. C’est drôle, prenant, et ça se lit d’une seule traite. Fitz est caustique et blasé à souhait, et a la dégaine de celui qui a la désagréable habitude de finir dans les emmerdes les plus sombres, contre son gré généralement. Dommage, en revanche, que les autres personnages soient moins étoffés que Fitz… on aurait apprécié qu’ils aient tous autant de consistance.
Le roman est bien équilibré : il y a du suspens, des scènes grotesques hilarantes (notamment la scène de l’interrogatoire dans la chambre d’Aurélie… fantastique !), et des moments plus intenses. Et l’auteur se paye même le luxe d’égratigner subtilement mais efficacement l’univers de la mode !
Il y a tout de même quelques clichés qui se baladent de-ci de-là, mais la plupart sont allègrement détournés, toujours avec une ironie subtile, donc on finit par ne retenir que ceux-là.

Alors, ces mannequins ? Eh bien c’est une très bonne pioche. Olivier Gay trouve le juste milieu entre polar et humour, et sert un roman enlevé, réjouissant, léger et prenant. Le tout d’un style maîtrisé ! Vraiment, il n’y a rien à redire. En plus, il peut se lire indépendamment du premier.
Si vous êtes en manque de paquets sous le sapin, pensez-y : c’est le genre de polar impertinent qui peut plaire à tout le monde !

Les mannequins ne sont pas des filles modèles, Olivier Gay. Éditions du Masque, 2013, 349 p.
Publicités
Cette entrée a été publiée dans Policier.

5 commentaires sur “Les mannequins ne sont pas des filles modèles, Olivier Gay.

Mettre son grain de sel

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s