[2014] Petit bilan de juillet.

Juillet en bref : des chroniques, des chroniques, un petit test amusant et un article à thème. Tout ça, ça se trouve là.

Carnet de lectures. 

Si vous suivez ce blog, vous savez que la littérature contemporaine, ce n’est point trop ma tasse de thé (mais j’en lis quand même dedu-soleil temps en temps). Ce mois-ci, j’ai lu deux titres, dont un m’a beaucoup plu et l’autre… nettement moins. Commençons par celui-ci : Du soleil en boîte, de Christine Leunens.

Du soleil en boîte, c’est l’histoire de Nancy, professeur d’astrophysique dans une université néo-zélandaise, heureuse épouse de Mike,  heureuse maman de Chloe, et moins heureuse belle-fille d’Edith, la très envahissante mère de Mike. Edith est partout, tout le temps. Même lorsque Mike emmène Nancy et Chloe en vacances aux îles Fidji, Edith trouve le moyen de casser sa tirelire pour les suivre « pour les aider ». Elle est tout bonnement tyrannique, mais pleine de bonne volonté. Et ce serait drôle si ça ne tournait pas au drame. Car l’omniprésence d’Edith va provoquer un accident, lequel va coûter la vie à Mike. Et Nancy doit désormais faire avec ça et sa belle-mère.
L’auteur explore donc les rapports belle-mère/belle-fille tout au long du roman ; un projet intéressant, mais un peu trop lent et contemplatif à mon goût. Il ne se passe pas grand-chose et j’ai franchement eu du mal à me passionner pour les pérégrinations des deux femmes, malgré quelques scènes drôles ou émouvantes qui m’ont tirées de ma léthargie. Bref : ce titre n’était pas fait pour moi !

les-jours-de-l-arc-en-ciel-antonio-skarmetaÀ côté de ça, j’ai lu un autre roman qui m’a nettement plus emballée : Les Jours de l’arc-en-ciel, d’Antonio Skármeta.
Le titre fait référence à une période bien particulière de l’histoire du Chili : cette période, en 1988, où Pinochet (au pouvoir depuis 1973), décide de lancer un référendum pour demander au peuple s’il souhaite le voir conserver le trône… et où il autorise les partis de l’opposition à tourner UN spot publicitaire de 15 petites minutes pour le contrer. Pinochet n’est pas fou, il prend le meilleur publicitaire du pays, don Adrián Bettini, au chômage depuis que le gouvernement l’a blacklisté. Mais Bettini refuse pour respecter ses convictions et parce qu’il craint les représailles. Le même jour, l’opposition lui fait la même offre… et il accepte. Le voilà en train de plancher sur un spot pour lequel il n’a malheureusement pas la moindre petite idée et qui l’angoisse plus qu’autre chose. On suit donc les pérégrinations de don Adrián, ainsi que celles de sa fille et du petit-ami de celle-ci, Nicomaque Santos, qui a vu son père (professeur de philosophie) se faire arrêter en pleine classe. Les trois histoires se croisent et s’entremêlent et offrent un portrait saisissant de l’ambiance de Santiago à ce moment-là. C’est un roman qui laisse différents sentiments, car il est à la fois porteur d’espoir et éminemment tragique. Sur un sujet pourtant similaire, je l’ai trouvé nettement plus émouvant que Le Sang des papillons, de Vivian Lofiego. J’aimais déjà la plume de Skármeta, et ce roman me donne envie d’en lire d’autres !

Lectures à bulles. 

 

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J’ai découvert (ou presque) trois œuvres à bulles ce mois-ci (dont une en deux tomes).
Premièrement, l’adaptation en comic du roman Riverdream de G.R.R. Martin, qui m’a laissé un sentiment quelque peu mitigé. J’ai apprécié l’adaptation (qui est bien faite), mais les dessins ne m’ont pas toujours emballée. De plus, et cela tient uniquement au format, on perd l’ambiance mystérieuse et étouffante qui empreint le roman… et c’est un peu dommage (car c’est ce qui fait tout son charme). Ceci étant, il était intéressant de découvrir cette vision personnelle de l’histoire !

Rayon manga, j’ai lu le premier volume de la série Silver Spoon : c’est l’histoire d’un jeune homme qui intègre un lycée agricole pour – en gros – être sûr d’atteindre le premier rang des étudiants et… il découvre que le monde agricole peut être très technique et pointu, et que ça ne va pas être de la tarte. C’est drôle, c’est prenant (car on veut savoir quelle sera la prochaine déconvenue), et on évolue dans un univers soigné. Je lirai la suite !

Enfin, j’ai lu la B.D. Tueurs de mamans, un thriller glaçant. C’est l’histoire de 5 orphelines qui se retrouvent dans la chapelle désaffectée de leur collège et s’appellent elles-mêmes la bande des Nonnettes. Là, elles prennent leur déjeuner (et évitent la cantine), échangent des potins, et médisent sur le compte de leurs mères respectives. Un jour, elles tombent sur un site internet, Castigo, qui propose de punir les parents trop méchants. Pour rire, les filles entrent des punitions plus farfelues les unes que les autres (de la claque à la mort, en passant par la case choux de Bruxelles). L’ennui, c’est que ce n’est pas un jeu… et qu’on ne peut pas l’arrêter.
La trame est franchement glaçante, et le tout est plutôt bien tourné ; le tome 1 finit sur une note angoissante au possible. Le second tome était un peu plus mou, ce qui était un peu dommage. Et la fin ne m’a pas emballée plus que cela, elle manquait un peu d’explications à mon goût (même si la chute est bien trouvée). Bref : une petite BD pour avoir quelques bons frissons !

Tops & Flops. 

imposteur-suzanne-winnackerCe mois-ci, un seul roman m’a un peu déçue (et surtout parce que le synopsis vendait du rêve, j’avoue) : j’ai beaucoup aimé l’univers d’Imposteur (de Suzanne Winnacker, chez R), le fond de l’intrigue, et les relations qui se dessinent entre les personnages, et l’ambiance très « super-héros ». Mais tout cela restait trop survolé, l’enquête trop superficielle et la romance bien trop rapide, c’est un peu dommage. Ceci dit, j’ai quand même envie de découvrir la suite.

En revanche, côté bonnes découvertes, j’ai été servie !

la-balance-brisee-1-subliminale-lise-syvenTout d’abord avec Subliminale, le premier tome de la série La Balance Brisée de Lise Syven : j’ai adoré l’univers et la magie si originale que développe l’auteur. J’ai également apprécié les personnages, très touchants, et l’intrigue est à la fois passionnante et bien menée. Bref, un excellent opus, et j’attends maintenant la suite avec une certaine impatience.

Viennent ensuite deux coups de cœur, incroyable !

Tout d’abAinsi_naissent_les_fantomes_Folio_SF_lisa-tuttleord pour le recueil de nouvelles fantastiques Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle, choisies et traduites par Mélanie Fazi. Sept nouvelles fantastiques donc, parfois horrifiques, souvent oppressantes, autour de thèmes comme la maternité, l’amour, ou le couple. La plume de Lisa Tuttle vaut vraiment le détour et, surtout pour qui apprécie le fantastique. Une vraie petite pépite !

cool-sweet-hot-love-erin-mc-cahanEt le dernier coup de cœur en date va droit à Cool sweet hot love, d’Erin Mc Cahan, un roman ado drôle, caustique, intelligent et bien mené ! J’ai fondu pour le personnage de Josie, ses questions, ses petites obsessions et sa profonde détestation de son futur beau-frère, l’insupportable Geoff. C’est un roman qui pose de très bonnes questions, et qui apporte des réponses plus que satisfaisantes et bien tournées. Une vraie petite pépite !

Citations. 

«Pourquoi ce vampire n’est-il jamais là quand on a besoin de lui, et toujours là quand on n’en a pas besoin ?
– C’est une forme d’art. »
Jeu de piste, Gail Carriger.

«Sur la table s’alignent des boîtes qui débordent de mouchoirs en papier blancs et rêches. Combien de larmes faut-il pour tremper ce stock ? Combien de mouchages de nez ? Combien de sanglots étouffés ? Sur le côté du carton, le fabricant devrait imprimer : Quantité prévue pour une rupture, quatorze films tristes, ou la mort d’un petit chien. »
Et puis après ?, Katie Williams.

«Nous sommes des poupées russes passant notre vie à nous débarrasser de vieilles versions de nous-mêmes. »
Du soleil en boîte, Christine Leunens.

3 commentaires sur “[2014] Petit bilan de juillet.

  1. Acr0 dit :

    Ouh, « tueurs de mamans », rien que le titre annonce des intrigues glaçantes. J’ai acquis « Les chambres inquiètes » de Tuttle… que je n’ai pas encore lu (oups).

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    • Sia dit :

      Oui, le titre en jette. J’ai lu le tome 1 en me disant « Beuh, mais c’est gore, cette histoire ! ». Mais une fois le premier fini, il faut le 2 immédiatement (le bibliothécaire avait prévu le coup, il nous a prêté d’office les deux tomes). C’était glaçant, mais on passe un bon moment !

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  2. […] Kaoru Mori (à égalité avec Emma, son autre série). Bakuman, Takeshi Obata & Tsugumi Ohba. Silver Spoon, Hiromu […]

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