Dangereux élevage, Sanglornis Prima #2, Didier Quesne.

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Les Sanglornis – cette nouvelle espèce de carnassiers particulièrement hostiles et sauvages – sont désormais partout. Les hommes ont dû s’adapter pour survivre : regroupés dans des villages ou des fermes fortifiées pour échapper aux sauvages et incessantes attaques des Sanglornis. Tant bien que mal, les hommes s’organisent pour survivre en autarcie. 
Marc Soters, éleveur de chevaux, apprenti sorcier à ses heures perdues, crée dans son laboratoire de fortune une nouvelle espèce de chevaux, plus endurants, et surtout plus rapides que les prédateurs. Mais la nouvelle se répand très vite, et fait des envieux. Alors que le gouvernement régresse en Empire moyenâgeux, doté de milices et d’une force inquisitoriale, chez les Soters, on tente de protéger les découvertes… 

Dans Les Chasseurs, on assistait à la prolifération des Sanglornis, et au début d’effondrement de la société. Ici, l’action démarre quelques 200 ans plus tard : on change donc de lieu, et de personnages. On découvre l’élevage Soters, véritable ferme fortifiée : Marc, le père, a des velléités scientifiques, et se met en tête de faire de la manipulation génétique à son tour. Croisant chevaux et chameaux, il crée une nouvelle race d’équidés : les chemaux. Rapides, grands, agressifs, ils devraient avantageusement remplacer les montures traditionnelles, et permettre de faire face aux dangereux prédateurs.

Ce tome amorce doucement le passage de la science-fiction à la fantasy, et on perd la dimension horrifique du premier tome. L’auteur poursuit sa déconstruction progressive, déjà visible : l’électricité existe toujours, mais le matériel et les techniques scientifiques, par exemple, se sont un peu perdus. On sent également cette déconstruction dans le langage, qui commence à être marqué par l’emploi généralisé de structures familières.

Les personnages souffrent du même défaut que ceux du tome 1 : globalement stéréotypés, on a du mal à s’attacher à toutes les histoires, tant les clichés sont nombreux. Entre le fils de l’éleveur (naturellement humble et doué, et parfait par-dessus le marché), la jeune femme au passé traumatisant grande gueule et revêche (forcément victime d’une agression expliquant son épouvantable caractère), et la fille coincée car croyante (et forcément peu encline au développement d’une nouvelle race), on peut dire que le panel de clichés est suffisant. Là où c’est un peu dommage, c’est qu’on tombe systématiquement dans la surenchère : on aurait pu comprendre les caractères des personnages, mais quel besoin y avait-il de les charger autant ? Les figures sont toutes plus stéréotypiques que les autres ; c’est agaçant, et les messages sous-jacents passent nettement moins bien.

De plus, le récit est très bavard : rien n’est laissé à la sagacité du lecteur, tout est pointé du doigt. Cela manque un peu de fluidité, du coup. Alors que le tome 1 se lisait sans aucune difficulté tant le récit était fluide, ce second tome s’avère un peu plus poussif et pénible à lire : truffé de dialogues, il est trop descriptif.

Cela étant, Sanglornis Prima reste une série originale et intéressante à lire : le concept fait froid dans le dos, et le projet général est digne d’intérêt. Malgré les petits bémols liés au style ou aux stéréotypes glissés entre les pages, l’univers et la trame retiennent l’attention. À voir si le tome 3 redresse la barre ! 

 ◊ Dans la même série : Les Chasseurs, tome 1. 

 

Sanglornis Prima #2, Dangereux élevage, Didier Quesne. Nestiveqnen (Fractales), 2002, 288 p.
5,5 /10. 

 

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Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

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Les Damnés de l’asphalte, de Laurent Whale.

 

 

Game, I Hunt killers #2, Barry Lyga.

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Jazz est le fils de Billy Dent, le plus sanglant tueur en série que les États-Unis aient connus. Après une période dense aux côtés des forces de police de Lobo’s Nod, Jazz accepte de seconder un enquêteur new-yorkais dans la traque d’un mystérieux criminel. Se sentant coupable d’avoir précipité les événements précédents, Jazz va redoubler d’énergie pour apaiser le climat d’angoisse. Mais les rues de New-York recèlent bien des surprises… 

Dans I Hunt killers, Jazz n’avait eu de cesse de se démarquer de son tristement célèbre père, en traquant un dangereux tueur en série. Pas de chance : le paternel a réussi à s’évader, et erre donc de nouveau dans la nature, au grand dam de Jazz qui pensait en être définitivement débarrassé. Portant difficilement sa croix de fils de serial-killer, Jazz s’empresse d’accepter la proposition d’un inspecteur new-yorkais : mettre à profit sa connaissance du milieu, et traquer un tueur qui écume la Grosse Pomme.
On quitte donc la campagne profonde pour la métropole : nouveau lieu, nouvelle ambiance, ce qui n’est pas forcément au goût de Jasper, repris par ses pulsions.

Si, dans le tome 1, Jasper était trop porté sur l’introspection, il faut remarquer qu’il s’est un peu calmé dans ce second tome – quoique pas tout à fait assez. Désormais, ses rêves se parent d’une nouvelle dimension: c’est un peu artificiel, mais on comprend assez bien où l’auteur souhaite en venir avec ce nouvel élément, plutôt bien exploité par la suite. Pourtant, Jazz assomme encore le lecteur de longues pensées introspectives, quant à sa nature, son ascendance, et son côté obscur – voire très obscur. Mais ici, tout cela sert l’analyse psychologique assez intéressante de l’intellect du fils Dent : contrairement au premier tome (qui avait des accents un peu trop prononcés de lamento), Jazz se montre beaucoup plus touchant dans ses inquiétudes.
On a de nouveau droit aux leçons de Billy mais, cette fois, elles sont plus d’ordre stratégique qu’anatomique : cela fait toujours froid dans le dos, mais on perd un peu de l’aspect gore et malsain qui faisait tout le charme du premier ouvrage, sans toutefois sombrer dans une ambiance sereine et colorée! Barry Lyga parvient à concilier un juste milieu entre les deux extrêmes.
Quoi qu’il en soit, Jazz reste un personnage très fouillé (au même titre que Connie et Howie, les deux autres personnages principaux), abonné à l’humour noir et macabre, et c’est justement pour cela qu’on s’y attache tant.

Côté intrigue, si les événements de I Hunt killers vous ont retourné les tripes, passez votre chemin sur ce volume-là. L’histoire est sombre, très sombre, et les crimes vraiment très glauques. D’ailleurs, en-dessous de 15 ans, ce n’est peut-être pas la meilleure lecture à conseiller à un jeune lecteur (sauf si vous êtes disponible toute la nuit pour aller allumer une veilleuse dans sa chambre, évidemment). L’histoire a de quoi donner des sueurs froides : pas tellement parce que c’est stressant ou oppressant, mais plutôt parce que les meurtres sont – en plus d’être nombreux – assez spectaculaires.
La trame de l’histoire est originale est bien trouvée : le suspense est entretenu jusqu’à la fin et l’on cherche désespérément à comprendre comment s’emboîtent les morceaux de l’intrigue. Je n’évoque qu’à mots couverts le coup de théâtre sur lequel s’achève le roman et qui vous fera probablement grogner de frustration (même si, à la réflexion, c’était un rebondissement que l’on aurait pu prévoir). Le rythme est intense, trépidant : on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer ! Hormis le fait que faire appel à un ado de 17 ans pour rivaliser avec les meilleurs profileurs du FBI peut sembler aussi incohérent qu’improbable, il faut reconnaître à Game son scénario très bien ficelé et son ambiance prenante. Le cliffhanger final (et qui s’applique à tous les protagonistes) vous laissera sans voix !

Game est une suite à la hauteur des promesses de I Hunt killers : si l’on peut regretter l’ambiance épouvantablement glauque du tome 1, on appréciera le scénario bien ficelé, l’originalité de l’intrigue et l’évolution de l’histoire. Le récit se lit sans aucune difficulté : suspens et rythme dynamique étant au rendez-vous, on n’a pas le temps de s’ennuyer ! C’est avec grand plaisir que l’on retrouve Jazz, Connie et Howie dans leurs nouvelles pérégrinations, et avec beaucoup de frustration qu’on les quitte, tant le cliffhanger final est ébouriffant. En somme : un bon thriller qu’on lit d’une traite, mais à réserver peut-être aux ados les plus aguerris. Prévoir également de s’armer de patience avant le troisième tome ! 

 

◊ Dans la même série : I Hunt killers. (1) ; Sang pour sang (3).

 

I Hunt killers 2, Game, Barry Lyga. Éditions du Masque (MsK), novembre 2013, 485 p.
8,5/10.

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Prodigy, Legend #2, Marie Lu.

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Réfugiés à Vegas, June et Day rencontrent les Patriotes, ces rebelles rêvant de reformer les États-Unis d’Amérique, qui acceptent de les aider à s’enfuir. 
À une condition. 
Prêts à tout, conscients de leurs options limitées, les deux fugitifs acceptent. D’autant que l’objectif de la mission leur plaît. 
Mais June doute : font-ils le bon choix ? Déchirée entre son instinct, son sens du devoir et son cœur, June se prépare des choix difficiles. Et rien ne dit que Day sera encore de son côté… 

Legend était déjà un très bon cru : avec Prodigy, Marie Lu transforme l’essai.
Le tome commence quelques jours après les événements de la fin du volume précédent : on se replonge sans peine dans l’ambiance. Laquelle est nettement plus sombre que dans le tome 1, ce qui colle tout à fait au caractère nettement plus mature des personnages.

Ceux-ci sont en proie à d’intenses tiraillements : Day, car il a vu mourir sa famille et que, finalement, c’est quand même à cause de June. June, parce qu’elle ne sait plus si elle doit suivre son cœur ou sa raison. Chacun se perd donc dans les méandres de ses questionnements : les deux adolescents sont nettement plus fouillés que dans le premier volume. Marie Lu explore très finement leurs sentiments, leurs souhaits, leur psychologie. S’ils semblaient un peu monolithiques dans le tome 1, ils se dessinent ici tout en nuances. June et Day se montrent très humains dans ce tome, et on est loin du cliché des héros tout-puissants et à qui tout réussit en un clin d’œil – ou après quelques efforts.

L’intrigue est à l’avenant. Si l’on pouvait reprocher au premier opus des facilités de scénario, ce volume comble les lacunes ; l’intrigue se complexifie, de nouvelles données entrent dans l’équation et le roman est riche en rebondissements. Bien sûr, passé un certain point, on devine aisément certains développements, mais cela ne gâche en rien le plaisir de lecture. Le style est aussi vif et direct que dans Legend ; Marie Lu a conservé sa narration alternant les points de vue de June et de Day, ce qui rend le récit très dynamique et prenant.
Prodigy se démarque des autres dystopies car Marie Lu n’y propose pas un point de vue unilatéral. Dans de nombreuses dystopies, l’action se déroule dans un pays où il ne fait pas bon vivre, les habitants rêvent d’un mieux, et l’imaginent par leurs propres moyens. Généralement, ce pays est fermé ; soit physiquement, soit parce qu’on ne nous parle pas le moins du monde des pays limitrophes (comme dans Hunger Games, par exemple). Ici, on nous parle depuis le début des fameuses et merveilleuses Colonies, en guerre contre la République dans laquelle vivent June et Day. Mais dans le premier volume, l’une est conditionnée par la propagande d’État, et l’autre vit dans la rue, donc c’est assez limité côté connaissance du contexte. Ici, on finit par découvrir ce merveilleux voisin, remarquant par la même occasion que la situation n’y est pas plus brillante, malgré l’intense propagande menée depuis le début. C’est intéressant, car on voit la République d’un autre point de vue (celui des Colons), et la découverte de ce nouveau système offre un grand recul aux personnages sur les systèmes politiques en général, et sur le leur en particulier, ce qui leur permet de moins se comporter en têtes-brûlées, et plus en personnes réfléchies (et ça ne fait franchement pas de mal). Le contexte, seulement esquissé jusque-là, s’avère complexe et bien pensé. De plus, il est agréable de tomber sur une dystopie pensée à l’échelle mondiale (car on imagine bien, dès lors, que les autres pays présentent eux aussi des régimes sinon totalitaires, du moins peu propices au bonheur personnel), et pas seulement nationale : cela donne plus de profondeur à l’ensemble du roman! Par ailleurs, l’auteur détourne le triangle amoureux qui semble de plus en plus inhérent (malheureusement) aux romans adolescents : triangle amoureux il y a, certes, mais intelligemment tourné et mis en scène. Plutôt que d’apporter d’artificiels frissons et un faux suspens, il sert le questionnement des personnages, et – finalement – leur évolution. C’est très bien vu, et l’auteur prouve à nouveau son talent d’analyse des personnages.

Si l’on ajoute à tout cela le très bon scénario de ce second tome, bien équilibré entre actions, pauses,  truffé de rebondissements audacieux, et plus tenu que celui du premier tome, on sait qu’on tient là une excellente suite.

Prodigy est donc une suite très mature de Legend : plus complexe, plus dense, plus sombre, ce second opus relève haut la main le défi posé par le premier, et s’avère même meilleur. Les personnages se dessinent en nuances, sont très humains, et l’auteur analyse finement leur psychologie. Le style est vif, l’intrigue bien menée, et Marie Lu se démarque des autres dystopies en proposant des points de vues originaux, ainsi qu’un détournement des clichés du genre. En somme, Prodigy est une réussite. Si vous avez aimé le tome 1, celui-ci devrait vous plaire ; si, au contraire, le premier tome vous avait semblé trop facile ou trop léger, lisez ce second tome qui devrait vous convaincre !

Et merci aux éditions Castelmore & à Livraddict pour ce partenariat !

 

◊ Dans la même série : Legend (1), Champion (3).

 

Legend #2, Prodigy, Marie Lu. Castelmore, 2013, 438 p.
8,5/10

 

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Week-end à 1000 : le bilan !

Ce week-end, nous avons donc à nouveau participé au week-end à 1000, sympathique challenge orchestré par Lilibouquine, et consistant à lire 1000 pages du vendredi soir (19h) au dimanche (minuit). Cette fois-ci, j’ai moins communiqué que la fois d’avant, car le week-end était plutôt chargé ! Voici donc le billet récapitulatif, et le suivi lecture qui va bien avec. Comme la fois précédente, toutes les photos sont sur la page Encres & Calames.

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Vendredi 9h : tous les livres sont sortis, nous avons choisi nos lectures. Le carnet à chroniques et le stylo sont sortis et nous avons même préparé des marque-pages (mais pas les mêmes que la dernière fois, il faut que ça tourne). Au menu de cette édition : Game (Barry Lyga), Dangereux élevage (Didier Quesne) et Prodigy (Marie Lu) pour moi ; Par-delà la lune bleue (S. R. Green), Game (le même) et la fin de La Coupe mortelle (Cassandra Clare) pour mon partenaire de challenge.

Vendredi 20h20 : je rentre de cours, j’ai mal à la gorge, je suis frigorifiée et épuisée. J’allume le feu sous la soupe et tente vainement de me réchauffer les mains à la vapeur.

Vendredi 21h : le challenge est commencé depuis deux heures, mais je n’ai toujours rien lu. J’essaie de me réchauffer!

Vendredi 21h30 : Dilemme. Lecture ou repassage ? Hummm, je lirais bien quand même. Mais le tas de repassage atteint des sommets vertigineux… Bon, ok, repassage.

Vendredi 22h30 : j’en ai ma claque. Je saute dans le canapé et entame Game et mon challenge, tout en écoutant NCIS d’une oreille.

Vendredi 23h : finalement, je suis épuisée, je vais continuer sous la couette.

Samedi 00h03 : 64 pages. Je ne suis pas très efficace ; mon co-challenger, lui, est toujours à zéro.

Samedi 10h : la matinée passe à toute allure. Pas le temps de lire, nous avons le nez dans nos valises.

Samedi 13h : ça y est, on est à pied d’œuvre ! Installés dans le train, pique-nique à portée de main, livres et provisions sortis. C’est parti !

Samedi 14h : on lit, on lit, on lit. En même temps, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. 110 pages pour moi, 65 pour mon partenaire.

Samedi 14h48 : nous en sommes respectivement à 200 et 185 pages. On se traîne, mais je vais tâcher de conserver ma légère avance!

Samedi 16h15 : 300 pages dans Game : ça avance bien !

Samedi 16h30 : ça avance tellement bien qu’on a droit à un petit spekuloos, tiens.

Samedi 17h : Argh, mais c’est que ça se corse salement dans Game ! Je galope frénétiquement vers les 350 pages. Sur l’autre siège, on fait une pause à 255 pages.

Samedi 18h09 : Game terminé ! Et quelle fin ! J’en suis à 395 pages. Je vais maintenant chasser du sanglier transgénique avec Dangereux élevage, de Didier Quesne, pour la petite 1/2 heure de trajet qu’il reste.

Samedi 18h40 : terminus, tout le monde descend ! C’est parti pour un merveilleux périple en transports en commun. Vous serez sûrement très étonnés d’apprendre que nous ne lisons rien, si ce n’est le plan du métro…

Samedi 19h40 : enfin arrivés ! Il était temps.

Samedi, plus tard dans la soirée : finalement, nous ne lisons pas non plus. Pas le temps.

Samedi 23h : c’est donc avec délices que je plonge sous ma couette et repars dans un monde où les manipulations génétiques n’ont plus de limites. Je ne lis pas trop car, demain, le réveil sonne à une heure indue.

Samedi minuit : 90 pages dans Dangereux élevage ; ça m’emmène donc à 485 p.

Dimanche 5h45 : j’entends le café se déclencher. Humm, allez, encore 5… Raté. Le réveil sonne. Grumpf.

Dimanche 6h10 : Reprise des hostilités autour d’un café. Je prends de l’avance pendant que mon partenaire fait la grasse mat’, lui.+20 pages au p’tit déj. 505 pages.

Dimanche 6h30 : j’attends au bout de la rue. Ça caille. Genre bien comme il faut. Je ne comptais pas en arriver là, mais j’enfile mes gants, mon bonnet, et je rabats ma capuche.

Dimanche 7h : Je gèle sur place. J’ai trop froid, je ne sors pas mon livre, alors que les lieux sont plutôt bien éclairés. Pour lire, il faudrait que j’enlève le haut de mes gants, et les mitaines me font moyennement envie par 5° dans la nuit noire et obscure, voyez-vous.

Dimanche 11h50 : Retour au chaud. J’en suis à 510 pages. Techniquement, j’en suis donc à la moitié. Reste à savoir si je vais réussir à lire les quelques 500 pages manquantes d’ici ce soir.

Dimanche 12h30 : je m’attaque à la préparation du repas. Je n’ai pas lu grand chose de plus, à vrai dire. J’avoisine les 540 pages.

Dimanche 17h30 : bouh, l’aprèm file à toute allure ! En fait, Dangereux élevage ne me passionne pas des masses… ça joue sûrement sur la vitesse de lecture !

Dimanche 22h30 : 580 pages. Là, c’est clair que c’est foutu ! J’aurais mieux fait de prendre Prodigy, plutôt que Dangereux élevage. Mon co-challenger reprend (enfin) sa lecture, histoire de passer les 300 pages.

Dimanche 23h30 : Je jette l’éponge et m’arrête là. Mon partenaire, lui, a abandonné la partie en cours de route !

Résultat des courses : j’ai lu 631 pages, et mon compagnon de route 395. On pourrait faire comme si on avait fait le challenge en équipe, en fait, mais je ne suis pas sûre que ça compte dans les modalités de participation ! Encore une fois, nous n’avons pas pris en compte nos chronos respectifs, mais je peux vous certifier que j’ai lu pendant près de 5h30 d’affilée, dans le train (quoique pas avec assiduité, les voisins ayant été remarquablement et terriblement… bavards et bruyants !).
À nous deux, nous avons exploré les univers de :
S. R. Green, avec Par-delà la lune bleue (tome 4 de Darkwood, série que j’apprécie tout particulièrement.
Didier Quesne, avec Dangereux élevage (tome 2 de Sanglornis Prima, que j’avais nettement plus apprécié à la première lecture).
Barry Lyga, avec Game (tome 2 de I Hunt Killers, qui est vraiment très bon).

J’ai passé encore moins de temps que la dernière fois sur les réseaux, mais ça ne m’a pas fait lire plus ! Encore une fois, merci aux pompom girls, et aux participants qui ont offert leur soutien moral durant cette édition.
Comme la dernière fois, n’hésitez pas à faire suivre vos propres bilans en commentaires.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle, Jonas Jonasson.

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Le jour de ses cent ans, alors que les notables de la ville et les autres pensionnaires l’attendent pour fêter l’événement, Allan Karlsson s’échappe par la fenêtre de sa chambre à la maison de retraite, quelques minutes avant le début des festivités. Ses plus belles charentaises avachies aux pieds, le vieil homme se rend à la gare routière, dérobe une valise en espérant y trouver des chaussures, et prend le car pour une destination inconnue. L’ennui, c’est que la valise, fermée à clefs, en contient pas de chaussures, mais quelque chose de beaucoup, beaucoup plus précieux. Allan se retrouve rapidement avec la police et tout un tas de malfrats aux trousses. 
Commence alors une incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi un voyage – pour le lecteur – pas moins étonnant au cœur du XXe siècle, au fils des événements majeurs auxquels l’ami Karlsson, génie de la dynamite, a été successivement mêlé, bien souvent par le plus grand des hasards !

«Un road-trip déjanté», disait la couverture : voilà un excellent résumé. Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle, ce sont deux histoires en une, aussi déjantées et aventureuses l’une que l’autre : l’histoire d’Allan, jeune centenaire décidé à sécher sa fête d’anniversaire, parti arpenter les routes suédoises avec plus ou moins de bonheur ; et l’histoire d’Allan jeune, embarqué par toute une suite de péripéties plus rocambolesques les unes que les autres dans un tour du monde incroyable et qui l’amènera à croiser quelques grands noms de l’histoire, et non des moindres. À ses côtés, on revisite la révolution russe, les deux guerres mondiales, la guerre civile espagnole, l’invention de la bombe atomique, la montée du communisme, le goulag, l’apparition des deux Corées, la guerre du Vietnam, les événements de 68, la guerre froide, et bien d’autres encore. Expert en explosifs, roi de la dynamite, Allan Karlsson est de tous les bons coups, et dans les petits papiers de bien des dirigeants, qui voient tout l’intérêt de ses multiples talents. L’ennui, c’est qu’Allan déteste la politique, ce qui l’entraînera dans des malentendus et quiproquos sans nom.

Jonas Jonasson propose là une aventure baroque, loufoque, déjantée, dynamique et pleine d’humour. Aux aventures incroyables vécues par Allan s’ajoutent les non-moins extraordinaires péripéties en cours. C’est bien simple, on dirait que la malchance le poursuit, mais qu’il s’en sort toujours pour le mieux, par d’heureux coups du sort, une ingéniosité formidable, et un sens de l’à-propos remarquable. Le récit est très bien mené : c’est drôle, original, surprenant, et suffisamment loufoque pour nous faire oublier les quelques longueurs. L’humour fait mouche, et on est happés par la curiosité quant au déroulé des pérégrinations d’Allan. Les récits des deux époques se succèdent sans heurts, les transitions sont naturelles, et on navigue sans aucune difficulté entre passé et présent.

La galerie de personnages vaut également le détour : aussi déjantés que le récit, ils collent tout à fait à l’aventure. Les aventures d’Allan lui font rencontrer quelques figures historiques, toutes croquées avec beaucoup d’originalité et d’inventivité.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle est un roman trépidant, bien écrit, hilarant et qui a, en plus, le mérite de vous faire revoir votre histoire du XXe siècle. Extrêmement divertissant, il est inventif, drôle à souhait, et se lit avec autant de plaisir que de facilité : en bref, un vrai coup de cœur ! Voilà un roman idéal à glisser sous le sapin !

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle, Jonas Jonasson. Trad. de Caroline Berg. Pocket, 2012 (VO 2009), 504 p.
9/10. 

Lecture choisie par Camille7.

Effacée #1, Teri Terry.

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Angleterre, futur proche. 
Les criminels de moins de 16 ans sont condamnés à perdre tout souvenir de leur passé. Réapprenant à vivre, placés dans des familles aimantes, ils deviennent des Effacés. Malgré son récent Effacement, Kyla est taraudée par de terribles cauchemars. Comme si d’affreux souvenirs remontaient à la surface. Peu à peu, le doute s’insinue en elle : est-elle coupable ? Mérite-t-elle son sort ? Privée de souvenir, de personnalité, Kyla est incapable de savoir qui elle est. Attirée, effrayée par ce passé, Kyla se pose de plus en plus de questions… et va partir en quête de sa propre histoire, coûte que coûte. 

Imaginez… un monde où les criminels de moins de 16 ans sont condamnés à l’effacement de leurs souvenirs, de leur personnalité, en expiation des fautes commises. Rééduqués, formatés, ils sont vierges de tout souvenir, et contrôlés par un Nivo, sorte de bracelet d’humeur qu’ils gardent jusqu’à leur majorité, qui se charge de les rappeler à l’ordre si leur moral est trop bas. L’objectif du gouvernement est simple : des Effacés heureux sont des Effacés dociles, loin de la délinquance, et leurs anciens travers sont donc oubliés. Simple, non ? Dans le cas contraire, le bracelet les déconnecte et leur fait perdre connaissance, ce qui coupe court à toute velléité de rébellion.
Kyla, toute jeune Effacée, débarque donc dans sa nouvelle vie, sa nouvelle famille, et avec son nouveau moi qu’elle doit apprivoiser.

Comme tout Effacée, Kyla doit tout réapprendre, et se réadapter à son environnement. La procédure étant très efficace, elle a non seulement oublié son nom, mais aussi des choses beaucoup plus terre-à-terre, comme l’art de la vaisselle, ou le fait qu’une lame de couteau coupe. Kyla est plutôt dégourdie et, rapidement, il s’avère qu’en plus des affreux cauchemars qui la hantent, il est possible qu’elle ne soit peut-être pas une Effacée comme les autres, ce qui lui fait se poser d’innombrables questions sur elle, bien sûr, mais aussi (et surtout) sur l’effacement. Ne se lançant pas seule dans l’aventure, elle va tâcher de retourner à la source de ce passé dont on l’a coupée, et d’en savoir plus sur l’effacement.

Effacée, c’est donc un roman qui reprend la quête existentialiste adolescente, le suspens et l’amnésie forcée en plus. La situation (celle de Kyla, celle des autres Effacés, ou des élèves qui disparaissent sans laisser de traces) est inquiétante, et les questionnements de Kyla légitimes. L’effacement est un acte d’une violence extrême, et permet de mettre en balance la question de la constitution de l’esprit d’une personne, de sa personnalité, de son moi, autant de thèmes que l’auteur s’attache à valoriser.
Pourtant, Kyla reste – malheureusement – assez froide, et ne va pas toujours au bout des choses. Des pistes sont lancées, des idées avancées, mais cela reste un peu trop superficiel, et fait que le roman manque un peu de force, malheureusement, alors même que tout le côté sordide et dérangeant de l’affaire est bien mis en valeur. On aurait aimé une psychologie plus poussée, une enquête s’attachant plus aux détails. Néanmoins, l’auteur construit un univers convaincant : Kyla ayant tout à apprendre, on nage avec elle en plein brouillard, et on ressent d’autant mieux tout le côté troublant de la société dans laquelle on évolue. Il y a des mystères, des points sont éclaircis, entraînent de nouvelles questions, et tout cela contribue à créer un suspens latent, et un malaise indéfinissable et durable. Côté univers, Effacée se défend très bien.

Avec ce premier tome, Teri Terry initie une nouvelle série dystopique, à l’univers bien construit, mais dont on regrettera les quelques faiblesses, à chercher du côté d’une psychologie des personnages trop peu mise en valeur. Le roman se lit tout de même sans aucune difficulté, et avec une grande curiosité, car le style est fluide, et l’Effacement reste une procédure assez nébuleuse dans son implication ; tout cela sera probablement plus détaillé dans la suite, qu’on attend donc avec une certaine impatience. 

Effacée #1, Teri Terry. De la Martinière Jeunesse, 2013 (parution VO 2012), 378 p.
7,5 / 10.

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Challenge New-York avec Café Powell

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Date de péremption : illimité.

Orchestré par l’équipe de Café Powell, ce challenge vise à regrouper des billets sur New-York : tous les supports, tous les genres et, mieux, toutes les formes artistiques (livres, films, musique, art, expos, etc.) sont acceptés !

Pour s’inscrire, en savoir plus, ou découvrir les billets des participants, ça se passe ici ou .

Mes contributions :

Game, Barry Lyga.
La Pire mission de ma vie, Robin Benway.
Tout ce qui brille, Anna Godbersen.
La Pire mission de ma vie n’est pas finie, Robin Benway.
The Young world, Chris Weitz.

WE à 1000 !

Organisé par Lilibouquine, le week-end à 1000 est un challenge trimestriel.

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La quatrième session se déroulera du 15 au 17 novembre 2013 (demain, donc), à partir de vendredi 19h, et jusqu’à dimanche minuit.
Objectif : lire 1000 pages dans ce laps de temps.

Ce week-end est ouvert à tous, le blog n’est pas obligatoire. La seule condition, c’est de partager ce challenge : sur les réseaux sociaux, dans vos cercles de connaissance, par mail, lettre, ou pigeon voyageur (soyez inventifs !).

Vous pouvez nous rejoindre dans le groupe (Facebook) : Challenge littéraire : week-end à 1000.
Pour partager le challenge sur Twitter, utilisez le hashtag #Weekendà1000 

Pour s’inscrire, c’est que ça se passe.

Ce week-end, j’ai un voyage à faire, alors il est possible (très) que ma liste de lectures change. Voici ma liste provisoire :

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Game, I Hunt killers 2, Barry Lyga : 485 p.
Prodigy, Legend 2, Marie Lu : 439 p.
Dangereux élevage, Sanglornis Prima 2, Didier Quesne : 288 p.

Ce qui nous fait donc un total de 1212 pages !

Comme la dernière fois, je participe à ce challenge en famille. Mo co-challenger installe ces titres dans sa PAL provisoire :
– La Coupe mortelle, La Cité des Ténèbres 1, Cassandra Clare : il reste 201 pages.
Par-delà la lune bleue, Darkwood 4, S. R. Green : 600 pages.
Game, I Hunt killers 2, Barry Lyga, 485 p.

Ce qui fait un total de 1286 pages.

Durant le challenge, on se retrouve sur la page Facebook du blog, et sur le compte Twitter pour suivre la progression. Comme la dernière fois, je ferai un billet récapitulatif à la fin des opérations.

Pluto, #1 et #2, Naoki Urasawa.

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Quelque part, en Suisse, le très puissant robot Mont-Blanc a été détruit sans que l’on sache par qui ou par quoi. Au même moment, un des cadres d’un groupe de défense des lois sur les robots est assassiné. Deux affaires sans relation ? Pourtant, sur les lieux des crimes, on retrouve le même ornement macabre en forme de cornes…
Qu’est le meurtrier ? Homme ou robot ? Selon les lois sur les robots, c’est impossible, ils ne peuvent pas s’attaquer aux hommes. L’affaires est bien étrange. On dépêche l’inspecteur-robot Gesicht ; il ne tarde pas à découvrir que les sept robots les plus performants du monde sont menacés… et il en fait partie.

Basé sur un chapitre du manga Astroboy, le robot le plus fort du monde d’Osamu Tezuka, Pluto met en scène un antagonisme classique en science-fiction, les humains contre les robots. Sauf qu’ici, les robots sont de plus en plus performants, et peuvent même avoir une apparence humaine – comme Gesicht, Brando, Hercule ou Astroboy.
Dès le premier chapitre, on est plongé dans l’intrigue : l’enquête démarre illico, et tout le monde ressent une profonde tristesse suite à la disparition de Mont-Blanc, un robot aussi performant qu’apprécié. Gesicht, le robot enquêteur, est assez ambigu : c’est un robot, mais il ressemble à s’y méprendre à un humain, et va même jusqu’à imiter leur comportement. C’est d’ailleurs assez curieux : on suit son enquête opiniâtre, durant laquelle Gesicht se demande sans arrêt s’il peut partir en vacances avec son épouse – ce qui, a priori, peut sembler étrange pour un robot. De même, il fait des cauchemars, s’inquiète à propos du surmenage, aime boire du thé… la frontière floue entre les comportements humains et robotiques est vraiment bien mise en valeur. D’autant que le visage de Gesicht, qui semble naturellement taciturne, est très expressif.

Dans ce premier tome, on découvre également un autre robot, North 2, dont l’histoire est très émouvante même si, à première vue, l’épisode peut sembler déconnecté du reste. Il faut attendre la fin de l’épisode consacré au robot majordome pour comprendre où souhaite en venir l’auteur : l’enquête s’annonce complexe et, les éléments étant distribués au compte-goutte, le suspens est très présent.
Les scènes de crime, avec ces cornes plantées de part et d’autre des cadavres génèrent un certain malaise ; on en vient même à se demander s’il n’y aurait pas un peu de fantastique là-dessous. Il y a également un rapport au passé très important, puisqu’il est sans arrêt question d’un conflit armé auquel ont participé tous nos protagonistes.

Dans le second tome, la question de l’identité du coupable est encore plus présente : humain ou robot ? Ces derniers, d’après les lois sur les robots (celles d’Asimov !) ne peuvent s’en prendre aux humains. Pourtant, on sent bien que les enquêteurs hésitent. L’arrivée du fameux Astroboy dans le récit met en valeur cette hésitation, en plus du rejet de certains humains envers les robots (notamment un des enquêteurs). Astroboy, dans Pluto, a une identité graphique légèrement différente que dans le manga initial : Pluto n’est pas un copier-coller, c’est une appropriation d’un univers.
On découvre dans ce volume Astroboy, Hercule, et on retrouve Brando qu’on avait croisé dans le premier tome. Ici, l’aspect SF est encore plus présent, les enquêteurs se déplaçant dans des véhicules volants. Et c’est d’autant plus curieux de voir, dans les passages au Japon, que l’architecture n’a presque pas changé : les maisons individuelles ressemblent à celles que l’on peut voir aujourd’hui, alors qu’autour, tout est très technologisé, high-tech, à base de verre et de métal.
Ici, l’intrigue se complexifie à nouveau : les enquêteurs ont peu ou pas d’éléments. Par ailleurs, la fin du volume commence à laisser entrapercevoir une autre intrigue, à peine dévoilée, et touchant aux étranges rêves de Gesicht : c’est très mystérieux, cela donne très envie d’en savoir plus, et de comprendre comment les deux intrigues vont se combiner !

Ces deux premiers volumes de Pluto proposent donc une intrigue complexe, jouant sur le côté science-fiction et les enquêtes policières. L’intrigue s’annonce d’ores et déjà dense et bien pensée et l’univers fouillé. Le dessin est extrêmement détaillé, les émotions très bien rendues et, pour une fois, les personnages sont dépourvus de ces expressions grossières et exagérées typiques des mangas. C’est un très bon début de série, rythmé, passionnant, avec suffisamment d’éléments pour donner envie de lire la suite, ce que je ferai sans aucun doute !

Pluto, #1 et #2, Naoki Urasawa & Osamu Tezuka. Kana (Big), 2010 (1ère parution 2004 et 2005), 186 p. et 202 p.
8,5 / 10

 

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Brèves de comptoir #17

Lundi : des nouveautés au Bélial’ !

Si vous ne connaissez pas le Bélial’, vous pouvez dans un premier temps consulterleur site internet, leur page Facebook, ou bien écouter le podcast récemment réalisé et mis en ligne par Elbakin.
Au sommaire des nouveautés, donc, une collection de novellas, et une collection dédiée aux bandes-dessinées, et romans graphiques.
La première série de cette nouvelle collection sera de Nicolas Fructus, comptera une dizaine de tomes, et s’intitulera Derio. J’en profite pour vous signaler que cette maison d’édition a un très alléchant catalogue numérique ; si vous êtes équipés, c’est le moment d’aller zieuter ce qu’ils proposent !

Mardi : Neil Gaiman et Doctor Who !

À l’occasion du cinquantenaire du Docteur, Neil Gaiman sortira un e-book autour d’une aventure du Docteur, intitulé Nothing O’Clock. Voici ce qu’en dit l’auteur :

«Nothing O’Clock met en scène le onzième docteur, celui incarné par Matt Smith, avec Amy Pond comme compagnon. Cette aventure se situe quelque part au cours de la première saison de Matt Smith, principalement sur Terre en 1984, mais aussi ailleurs, il y a très très longtemps. Je n’avais jamais créé un monstre original pour Doctor Who et j’ai vraiment apprécié cette occasion de donner vie à un monstre effrayant d’une nature que nous n’avons pas assez vue avant… J’espère que le Kin va sortir de là et va donner des cauchemars aux gens de temps en temps. Et que vous serez inquiet si un homme avec un masque de lapin vient à votre porte et essaie d’acheter votre maison.»

 

Mercredi : La Stratégie Ender est en salles !

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Sorti ce mercredi, c’est l’occasion ou jamais d’aller suivre les pérégrinations du jeune Ender Wiggins dans son rude apprentissage, adapté du premier tome de la série d’Orson Scott Card.  Vous pouvez tout à fait aller voir le film sans avoir lu le roman, il ne pose aucune difficulté de compréhension (mis à part le fait qu’on nous parle pas mal de l’ « ansible », un moyen de communication révolutionnaire, et qu’on ne nous explique jamais de quoi il s’agit au juste). L’adaptation est extrêmement rapide, manque un peu de rythme, et ils ont fait de très larges coupes dans l’histoire mais si vous cherchez un divertissement sans grande prétention, c’est parfait.

Une nouvelle récompense pour Ursula K. Le Guin !

L’auteur vient de se voir remettre le Arthur C. Clarke Award for Impact of Imagination on Society, par la Fondation Arthur C. Clarke, pour l’ensemble de son œuvre !
Shelley Streeby, directrice de la maison d’auteurs de Clarion à UC San Diego en parle ici.

Vendredi : Le Cercle des jeunes élues pourrait être adapté en film !

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Les droits avaient tout d’abord été achetés par la firme Filmlance, qui avait commencé la production sur le scénario de Sara B. Elfgren, mais tout s’était arrêté en 2012, suite à un désaccord avec les auteurs. Les droits ont été repris par Benny Andersson et son fils Ludvig, et le film sera produit par RMV Films. Le casting aurait même déjà commencé en Suède !
Le fim est prévu pour l’été ou l’automne 2015, ce qui vous laisse tout le temps de lire le premier tome, et peut-être celui de voir la traduction du second !

Myrihandes en financement participatif !

Le premier tome de la saga de Guilhem Méric avait été publié Au Diable Vauvert qui, l’an dernier, a annoncé qu’il ne publierait pas la suite. Aujourd’hui, Guilhem Méric a terminé d’écrire la suite de sa saga, et l’a proposée à d’autres éditeurs. Cependant, il faut tout d’abord qu’il récupère ses droits sur le premier tome de la saga, toujours aux mains des éditions du Diable Vauvert ; la somme demandée étant trop conséquente pour l’auteur, il lance un appel au financement participatif sur Ulule. Tout cela est fort bien expliqué par l’auteur lui-même, dans cette vidéo :

 

Il reste un mois avant la clôture du procédé, et presque un quart de la somme a déjà été réuni. Si vous avez aimé le premier tome, ou que cette saga vous intéresse et que vous vous sentez philanthrope, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Week-end : des nouvelles de la BlizzCon !

Durant la convention annuelle de Blizzard, une conférence a été organisée autour du film – toujours prévu pour décembre 2014 – et les premières illustrations ont été dévoilées, et un aperçu sera visible à la BlizzCon de l’an prochain. D’après cette conférence, le film serait dispo en 2D et en 3D, et les réalisateurs espèrent atteindre le niveau du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Le tournage devrait débuter en janvier, une partie du casting ayant déjà été réalisée et le film mettra en scène les deux partis (Alliance et Horde), de façon équivalente. Par ailleurs, Blizzard a conscience que la plupart de ses personnages principaux sont masculins, mais il y aura au moins un rôle féminin important tenu par une femme. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous ici.

La semaine dernière : des prix ! 

Une partie de ces prix ont été donnés ici, mais il en reste quelques-uns.

Les British Fantasy Awards 2013 :
Prix Robert Holdstock (meilleur roman de fantasy) : Some kind of fairy tale, Graham Joyce (Gollancz).
Prix August Derleth (meilleur roman d’horreur) : Last days, Adam Nevill (Macmillan)
Novella : The Nine Deaths of Dr Valentine, John Llewellyn Probert (Spectral Press)
Nouvelle : Shark ! Shark ! (Black Static 29), Ray Cluley (TTA Press).
Collection : Remember why you fear me, Robert Shearman (ChiZines Publications).
Anthologie : Magic : An Anthology of the Esoteric and Arcane, dir. Jonathan Oliver (Solaris).
Edition idépendante : ChiZine Productions (Brett Alexander Savory & Sandra Kasturi).
Essai : Pornokitsch, dir. Anne C. Perry & Jared Shurin.
Magazine / Périodique : Interzone, ed. Andy Cox (TTA Press).
Artiste : Sean Phillips.
Comics / roman graphique : Saga, Brian K. Vaughan & Fiona Staples (Image Comics).
Scénario : The Cabine in the Woods, Joss Whedon & Drew Goddard.
Prix Sidney J. Bounds (meilleur nouveau venu) : Helen Marshall, pour Hair Side, Flesh side (ChiZine).

Les World Fantasy Awards 2013 :
Susan Cooper et Tanith Lee, en hommage à l’ensemble de leur carrière.
Roman : Alif l’Invisible, G. Willow Wilson
Novella : Let Maps to others, K.J. Parker (Subeterranean Summer 12′).
Nouvelle : The Telling, Gregory Norman Bossert (Beneath Ciseless Skies 11/29/12).
Anthologie : Where Furnaces Burn, Joel Lane (PS Publishing).
Artiste : Vincent Chong.
Special Award Professional : Lucia Graves pour la traduction de Le Prisonnier du Ciel (Weidenfeld & Nicholson ; Harper), de Carlos Ruiz Zafón.
Special Award Non-professional : S.T. Joshi pour Unutterable Horror : A History of Supernatural Fiction, vol. 1 & 2 (PS Publishing).