Le regard brûlant des étoiles, A comme Association #8, Erik L’Homme.

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Enfin, Jasper rencontre Fulgence, le grand manitou de l’Association… et Jasper le déteste instantanément – et pas seulement parce que Fulgence a lancé un contrat sur sa tête. Pour de mystérieuses raisons, que Jasper va évidemment s’attacher à découvrir, Fulgence a décidé d’écraser complètement le bureau parisien. Flirtant avec la magie noire, tâchant de protéger ses camarades tout en débusquant les traîtres, Jasper parviendra-t-il à tirer la situation au clair tout en finissant en beauté ?

Et voilà, c’est déjà le dernier tome de la série A comme Association. La fin du tome 7 nous laisse avec quantité de questions en suspens et, rassurez-vous, Erik L’Homme parvient à répondre à toutes, en ne laissant – presque – aucune zone d’ombres. Véritable concentré d’actions, revirements, ultimes rebondissements, ce tome est difficile à lâcher : on est scotché par le suspens permanent, les découvertes inattendues, ou les révélations qu’on attendait depuis longtemps. Il n’y a rien à redire au rythme trépidant de cette ultime aventure.
D’autant que l’ensemble de l’action (les 8 tomes) s’étale sur deux petites semaines : l’action est très ramassée, et c’est d’autant plus vrai pour ce dernier tome.

On retrouve donc nos protagonistes avec un petit pincement au cœur, puisque l’on sait que c’est la dernière fois : comme pour un dernier tour d’honneur, de nombreux personnages des tomes précédents refont surface, venant éclairer tel ou tel pan de l’intrigue. On continue d’en apprendre plus sur les autres personnages – même si on aurait aimé en savoir encore plus pour certains (Mademoiselle Rose, ou Walter, par exemple.). Les personnalités achèvent de se dévoiler, et on doit reconnaître que certains acteurs cachaient bien leur jeu, jusque-là !

Globalement, ce tome est plutôt sombre, poursuivant la lignée initiée au tome 5 : ce dernier tome, moment de toutes les rencontres, toutes les résolutions, condense toute la noirceur de l’univers et de l’histoire, juste esquissée jusque-là. Erik L’Homme parvient à équilibrer sa barque, et Le Regard brûlant des étoiles garde le ton si particulier de la saga, grâce aux jeux de mots et au sens de l’humour de Jasper – même si ses blagues et calembours se font plus sages, plus matures, et un peu moins potaches que jusque-là.  Aussi, même si l’histoire est trépidante, et un peu sombre, elle conserve un allant, une fraîcheur et un enthousiasme qui la rendent pleine de piquant, et extrêmement entraînante. À l’instar des autres tomes, ce dernier volume est une petite merveille.

Le Regard brûlant des étoiles clôt la saga en beauté : la fin est tout simplement parfaite, et la saga n’aurait pu en connaître d’autre. 
Avec cette saga, Pierre Bottero et Erik L’Homme ont fait une merveilleuse œuvre, étiquetée «jeunesse», mais clairement destinée à un public plus large. Les innombrables références à la littérature (imaginaire, classique), aux autres auteurs, l’humour omniprésent, les rebondissements, le suspens haletant, le rythme trépidant, l’ambiance fantastique, le côté sombre et surtout le développement minutieux et précis des personnages en font une saga remarquable. 
Même si la magie des premiers tomes s’est un peu effacée dans les derniers volumes, au profit d’une ambiance plus dure et plus sombre, A comme Association transporte le lecteur. La fin est à l’image d’une page de chapitre qui se tourne : il est terminé, mais l’histoire, quelque part, continue, comme peut le faire la vie. Et c’est bien de ça que parlent merveilleusement les deux auteurs : au fond, n’est-ce pas ce qu’on demande à la littérature ? Qu’elle nous parle de notre vie sans avoir l’air de le faire ?
Pari réussi avec A comme Association.  

 

◊ Dans la même série : La Pâle lumière des ténèbres, Erik L’Homme.
Les Limites obscures de la magie, Pierre Bottero.
L’Étoffe fragile du monde, Erik L’Homme.
Le Subtil parfum du soufre, Pierre Bottero.
Là où les mots n’existent pas, Erik L’Homme.
Ce qui dort dans la nuit, Erik L’Homme.
Car nos cœurs sont hantés, Erik L’Homme.

 

A comme Association #8, Le regard brûlant des étoiles, Erik L’Homme. Rageot/Gallimard, 2012, 384 p.
9/10.

4 commentaires sur “Le regard brûlant des étoiles, A comme Association #8, Erik L’Homme.

  1. Harmonie dit :

    Je suis à peine au premier tome lol mais j’ai le tome 2 & 3 dans ma PAL ^^ Va falloir que je finisse cette saga 🙂

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  2. Emily dit :

    Ah, je n’aurais peut-être pas dû m’arrêter au premier !

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    • Sia dit :

      En effet ^^ Sauf si tu n’as vraiment pas accroché (c’est vrai que Jasper est un personnage qui peut s’avérer insupportable, mais ça fait partie de son charme, je trouve)!

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