Car nos cœurs sont hantés, A comme Association #7, Erik L’Homme.

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Réveillé en sursaut par Fafnir, Jasper se retrouve à nouveau sur le pied de guerre. Sauf que, cette fois, il n’est pas seul, et qu’il devra également tâcher de protéger ses encombrants amis, tout en évitant habilement les sbires de l’Association, qui semble marcher sur la tête.
Jasper commence à percer le voile nébuleux des questions qui le turlupinent, mais tout n’est pas encore gagné…

Voilà un tome à lire, de préférence, peu de temps après le tome 6, vu que les deux tomes sont extrêmement liés dans la saga, et font quasiment office de diptyque.
Jasper est, plus que jamais, dans la panade, et on ne sait plus bien de quel côté il se trouve : le personnage doute, le lecteur aussi, et tout cela donne un suspens extrêmement satisfaisant. Les inter-chapitres n’arrangent, pour ainsi dire, rien : si les post-its font d’agréables pauses (souvent drôles, au demeurant), les songes de Jasper et ses souvenirs ne font que noircir le tableau et provoquer de nouvelles questions chez un lecteur perplexe – mais ravi de l’être, notons-le bien.

Car ce qui est proprement génial, ici, c’est qu’Erik L’Homme parvient à maintenir un fort effet de suspens, tout en laissant son lecteur mariner dans un magma de questionnements sans fin. Parallèlement, l’évolution des personnages se poursuit ; sans vouloir spoiler, je peux vous dire que vous ne verrez plus Mademoiselle Rose du même œil, et les autres agents stagiaires non plus. Pour ce qui est de la première, l’auteur réserve une excellente surprise : c’est un personnage très fort, charismatique, et elle colle tout à fait à l’univers, et au passé de l’Association enfin révélé. Celle-ci perd peu à peu de son mystère, et la réalité pourrait en surprendre plus d’un – même si de nombreux indices sont disséminés de-ci de-là, y compris dans les tomes précédents.

La gouaille de Jasper ne lui fait pas défaut, même si le ton devient, au fil des tomes, de plus en plus sérieux. Rassurez-vous, les jeux de mots foireux sont toujours d’actualité ; cela fait partie du charme du personnage. Les autres sont toujours aussi touchants, drôles ou intrigants.
Ce tome est riche en rebondissements et en révélations alors que, paradoxalement, il ne s’y passe pas grand-chose, Jasper se posant plus souvent en spectateur qu’en acteur dans l’action. La plume d’Erik L’Homme est fidèle à elle-même : fluide, élégante, agréable à lire : elle fait que le roman se dévore comme un petit pain, et qu’on arrive bien (trop) vite à la fin. D’ailleurs, et c’est là le seul reproche que l’on pourrait faire à la série, les tomes sont vraiment bien trop courts !

Cet avant-dernier tome cristallise tous les bons points de la saga : vif, prenant, il est riche en rebondissements et révélations. Les personnages évoluent, sans toutefois trahir leur nature profonde, ce qui fait qu’on les retrouve toujours avec un immense plaisir. L’intrigue s’étoffe de plus en plus, et cela promet de très bonnes choses pour la suite – et fin. Encore une bonne pioche, donc, avec A comme Association, une série dont la qualité laisse rêveur !

 

◊ Dans la même série : La Pâle lumière des ténèbres, Erik L’Homme.
Les Limites obscures de la magie, Pierre Bottero.
L’Étoffe fragile du monde, Erik L’Homme.
Le Subtil parfum du soufre, Pierre Bottero.
Là où les mots n’existent pas, Erik L’Homme.
Ce qui dort dans la nuit, Erik L’Homme.
Le regard brûlant des étoiles, Erik L’Homme (8)

 

A comme Association #7, Car nos cœurs sont hantés, Erik L’Homme. Rageot / Gallimard, 2012, 203 pages.
9 /10.

 

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