Ce qui dort dans la nuit, A comme Association #6, Erik L’Homme.

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Lorsqu’il se décide à retourner à l’Association, Jasper trouve porte close. Mademoiselle Rose et Walter semblent l’ignorer. Mais les affaires continuent : entre de faux Agents au look d’agents secrets qui suivent un chaman percussionniste dans le métro et de vrais vampires qui organisent une petite sauterie dans un manoir de banlieue, Jasper a fort à faire. D’autant qu’un Agent stagiaire semble avoir disparu. Épaulé par Fafnir et Ombe, jamais avare de conseils pour le moins étranges, il se lance dans l’enquête, et sur la piste du mystérieux sorcier mongol qui semble terroriser tout le monde.
Difficile de savoir qui a la plus mauvaise posture…

Le tournant amorcé dans le tome 5 se confirme ici : le ton est, globalement, plus sombre et l’aventure a quelque peu changé d’axe. Les quatre premières aventures présentaient un problème, un développement et une fin nette, ainsi que la rencontre avec une espèce de créatures surnaturelles. Ici, on continue dans la lignée esquissée au tome précédent, et l’histoire est loin d’être bouclée à la fin du tome et s’achève sur une grande note de suspens. Des révélations sont faites, mais elles soulèvent encore plus de questions. On lit en cherchant le moindre indice, et la plus petite indication est impitoyablement traquée. L’aventure est dense, et le lien est fait avec ce qu’il s’est passé précédemment.

Le ton étant plus sombre, l’humour inhérent à Jasper a quelque peu changé : on retrouve toujours sa propension aux blagues potaches, ou aux jeux de mots, mais tout a quelque peu changé. Jasper mûrit à toute allure, et ses vannes semblent parfois moins naturelles, comme s’il tâchait de s’accrocher, encore et encore, à ce qu’il était avant le traumatisme qu’il a subi.
Les autres personnages se dévoilent également et il y a fort à parier que vous ne les regarderez plus jamais de la même façon ! L’aventure est globalement plus sombre, et cela se traduit par une perte de repères. Jasper est perturbé, mais l’Association est également déstabilisée. Le récit s’en ressent : au récit bien suivi des tomes précédents, on se trouve ici face à un récit entrecoupé de post-it (pensées, aphorismes, et autres idées by Jasper) et de rêves du jeune homme – rêves pour le moins nébuleux, d’ailleurs, et tout à fait énigmatiques.

Comme toujours, on retrouve donc un style extrêmement fluide, et très agréable à lire. Même si le récit est globalement plus sombre, le ton reste assez léger, et même parfois enjoué. Le récit est rythmé, plein de rebondissements, les révélations sont fracassantes, et les questions soulevées assez intéressantes. Le lecteur tire des déductions, alors que Jasper mouline encore ; on a parfois l’impression d’avoir une longueur d’avance sur lui. La fin laisse le lecteur sur une forte note de suspens, et l’irrépressible envie d’en savoir plus ! On sent que l’on commence à s’approcher de la fin. Ce tome 6 est donc encore un très bon tome !

◊ Dans la même série : La Pâle lumière des ténèbres, Erik L’Homme.
Les Limites obscures de la magie, Pierre Bottero.
L’Étoffe fragile du monde, Erik L’Homme.
Le Subtil parfum du soufre, Pierre Bottero.
Là où les mots n’existent pas, Erik L’Homme.
Car nos cœurs sont hantés, Erik L’Homme (7).
Le regard brûlant des étoiles, Erik L’Homme (8).

 

A comme Association #6, Ce qui dort dans la nuit, Erik L’Homme. Rageot / Gallimard, 2011, 203 p.
8/10.

 

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