[2013] Petit bilan de mars.

 

Deuxième édition du petit bilan. Comme la forme n’est pas encore bien fixée, il est possible qu’elle évolue un peu à chaque fois. Mars est généralement, comme février, un mois assez froid et humide, donc très propice à la lecture. Cette année n’aura pas dérogé à la règle – du moins côté lectures. Ce mois-ci, j’ai lu 8 romans, 2 grosses bandes-dessinées, 3 B.D. de taille normale et une flopée de mangas (12, pour être précise, et c’était histoire de changer un peu). Vous pouvez retrouver la liste de toutes les lectures qui ont fait l’objet d’un article ici.

sélection-bd-mars-13

En plus de ces titres, j’ai fait ce mois-ci la découverte d’un manga qui me plaît beaucoup : Bakuman, par Takeshi Obata et Tsugumi Ohba (les auteurs de Death Note !).  On suit l’histoire de deux lycéens qui décident de devenir mangakas. Leur objectif ? Obtenir une série dans le Jump, un prestigieux magazine de mangas, et la faire adapter en dessin animé, le tout avant leurs 18 ans. Cet ambitieux projet est narré dans des épisodes dynamiques, prenants, souvent drôles et qui révèlent les dessous de l’édition japonaise. Tous les tomes ne sont pas au même niveau, certes, mais on passe tout de même un excellent moment. En revanche, l’image des filles n’est pas très reluisante. Si Miho (un des personnages féminins) s’en sort bien, Kaya (son homologue) est presque toujours représentée en train de cuisiner pour les deux protagonistes, ou en train de faire leur ménage. Cela reflète certainement une réalité bien ancrée, mais c’est bien triste.

J’ai également découvert la trilogie (toujours en B.D.) Elinor Jones, qui raconte l’histoire du personnage éponyme, une jeune couturière travaillant pour les ateliers de la prestigieuse maison de haute-couture Tiffany. Ambiance victorienne, dentelles et corsets, délais serrés, image de la femme dans la mode et anorexie sont judicieusement traités dans cette série, même si j’ai regretté que certains aspects restent très superficiels. Le dessin est splendide, et l’ambiance très travaillée, cela compense un peu.

Dans ce même thème de l’anorexie, j’ai découvert Zouck, de Pierre Bottero. Le thème, difficile, est intelligemment traité ; on retrouve le style poétique et aérien si particulier de Pierre Bottero (même s’il est, semble-t-il, moins travaillé que dans d’autres de ses œuvres Le choix des mots est judicieux, le récit émouvant, poignant. Une vraie réussite, à mettre entre toutes les mains !

Enfin, j’ai lu Bagages perdus, du catalan Jordi Puntí. Il y est question de Gabriel, un déménageur catalan, spécialisé dans les déménagements internationaux. Au fil des années passées sur la route, il tisse des liens, à droite, à gauche… surtout avec des femmes. Dont quatre, très particulières. Particulières car ces quatre femmes sont les mères de ces quatre enfants. Quatre famille, chacune dans un pays, vivant au gré de la présence et surtout de l’absence de Gabriel. Un jour, les quatre enfants se trouvent, se découvrent, et partent à la recherche de celui qui les a abandonnés.
Drôle d’histoire que ces bagages perdus. Le récit est choral, parfois un peu emberlificoté, mais on ne s’ennuie pas un seul instant. C’est émouvant, chaleureux,  et j’ai regretté d’arriver à la fin !

Ce mois-ci, j’ai fait quelques excellentes découvertes et voici les trois titres du haut du classement.
Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre : pas vraiment un coup de cœur, tant le sujet est dur mais assurément une excellente découverte. Second coup de poing de l’année. J’ai tellement aimé que je l’ai prêté à tout mon entourage, ce qui est rarissime. Si vous n’êtes convaincu ni par ces lignes, ni par ma chronique, je vous conseille d’écouter ce que l’auteur en dit !
Sailor Twain : premier coup de cœur de l’année, cette fois-ci, et dans un genre que je ne lis que fort peu, j’ai nommé : la B.D. (même s’il s’agit d’un comic, ou d’un roman graphique, au choix, je ne suis pas experte en étiquettes). Pour faire très simple, c’est une histoire originale, très bien construite, un peu mystérieuse aussi, servie par un dessin époustouflant. En trois mots, du grand art.
Druide : Malgré quelques petites récriminations (de syntaxe), il ne faut pas se voiler la face : une histoire aussi complexe et complète, en 600 pages, avec des personnages fouillés, c’est quand même du luxe, de nos jours. On comprend pourquoi il a été récompensé du Prix Révélation aux Futuriales 2011 !

Le flop de mars, quant à lui, est attribué à La Princesse maudite, de Julie Kagawa. Je pense que j’ai passé l’âge, ou alors la magie de ce genre d’histoire n’opère plus sur moi. C’est lourd, niais, et même pas hyper intéressant. Je pense que je parviendrai tout à fait à me passer de la suite (même si j’éprouve une certaine curiosité, j’aimerais vraiment savoir si ça s’améliore ensuite).

 

Pour finir, voici quelques citations, glanées au fil des pages lues en mars …

« Un jour, lors d’une de nos premières rencontres entres Christophes, nous avions passé le temps avec un jeu très ardu. Chacun devait décrire avec une métaphore le mélange de sentiments qu’il éprouvait pour Gabriel. L’un de nous, peu importe qui, avait accouché d’une image qui nous revient immédiatement en mémoire.
– Imaginez qu’un jour les circonstances de la vie vous poussent au désespoir et que vous jouiez à la roulette russe, avait dit un Christophe quelconque. Et maintenant, imaginez que c’est votre tour. Vous tenez le revolver dans vos mains, vous mettez l’unique balle (celle qui peut vous tuer) dans le barillet et vous le faites tourner. Vous posez le canon sur votre tempe et vous tirez. Essayez de vous concentrer sur ce très bref frisson entre le oui et le non. Pour moi l’absence de notre père, c’est comme la chambre vide de ce revolver. »
Jordi Puntí.

« Lamarre entra en coup de vent au Cornet à dés.
– Urgence, commissaire. Il y a Vienne qui vous veut.
Adamsberg regarda Lamarre sans comprendre. Empêtré par sa timidité, le brigadier n’avait pas d’aisance à l’oral et n’osait pas se lancer sans fiche dans un exposé, si court soit-il.
– Qui veut que je vienne, Lamarre ?
– Vienne. Thalberg, ça se finit comme vous, berg, comme le compositeur.
– Sigismund Thalberg, confirma Danglard, compositeur autrichien, 1812-1871.
– Il n’est pas compositeur, c’est ce qu’il
explique. Il est commissaire.
– Un commissaire de Vienne ? dit Adamsberg. Il fallait le dire, Lamarre.
Adamsberg se levait, traversait la rue derrière le brigadier.
– Que veut-il, l’homme de Vienne?
– Pas demandé, commissaire, c’est à vous qu’il veut parler. Dites, continua Lamarre en jetant un regard en arrière, pourquoi le café s’appelle-t-il le Cornet à dés alors qu’il n’y a pas de joueurs de dés ni de table de jeu?
– Et pourquoi la Brasserie des Philosophes s’appelle-t-elle ainsi alors qu’il n’y a pas un seul philosophe dedans?
– Mais ça ne nous donne pas la réponse, ça ne nous donne qu’une autre question.
– C’est souvent comme ça, brigadier. »
Fred Vargas.

 

Et vous, qu’avez-vous découvert, ce mois-ci ?

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2 commentaires sur “[2013] Petit bilan de mars.

  1. asuna dit :

    J’aime bcp Bakuman aussi ! Je n’ai pour l’instant lu que les 2 (3 ?) 1ers tomes, mais comme c’est mon boss qui me les prete je pense jamais à lui demander la suite (d’ailleurs, j’ai plein de mangas en attente chez lui -_-‘ ).  

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    • Sia dit :

      J’espère que tu apprécieras la suite aussi ! J’essaie de me servir dans les étagères de mes proches pour les mangas, et parfois je fais de chouettes découvertes.

      J'aime

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