L’Étoffe fragile du monde, A comme Association #3, Erik L’Homme.

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Après sa désastreuse mission, Jasper est suspendu. Persuadé, après un étonnant coup de fil, qu’Ombe est en danger, son sang ne fait qu’un tour : la situation d’Ombe prime sur sa mise-à-pied. N’écoutant que son courage, il fonce à la rescousse de la belle. Malheureusement, il tombe nez-à-nez avec un immense (et très poilu) problème qui va l’entraîner sur les traces d’un bien dangereux magicien…

Second tome consacré à Jasper. Cette fois-ci, en plus de se dépêtrer avec la magie, il doit composer avec un troll de deux mètres et 300 kilogrammes ce qui, on en conviendra, n’est pas rien.
Ombe fait figure d’arlésienne, dans ce tome : on en parle beaucoup, elle est même au centre de l’intrigue, mais on ne la voit pas … ce qui donne d’autant plus envie de lire le tome suivant, qui lui est consacré, afin d’en savoir plus!

Dans cet opus, on retrouve ce qui fait le charme de Jasper : de l’improvisation à gogo, des citations philosophiques (plus ou moins sérieuses), des bons mots et un certain esprit chevaleresque. S’y ajoutent un esprit d’analyse sur ses activités et la nature de l’Association, et une maturité plus importante que dans le tome 1. Les épreuves forgent le caractère, dit-on. Si Jasper produit moins de blagues à la page, elles sont toujours présentes ; ses boutades et autres calembours me font toujours rire.
À nouveau, on en apprend un peu plus sur le personnage : sur sa vie de famille – inexistante -, sur ses camarades et ses activités en dehors des cours. On connaît tout ou presque de ses préoccupations qui, étonnamment, ne tournent pas toutes autour des filles (même si elles tiennent une grande place dans l’affaire). Au fil de l’aventure, Jasper livre, en vrac, ses pensées, ses doutes, ses déceptions et ses petites victoires ; le récit est souvent très touchant, et c’est probablement pour ça qu’on apprécie de suivre Jasper. Une grande part du récit est consacrée à ses découvertes : sur les trolls, sur la magie, sur la vie en général – car ce tome est le lieu de bien des apprentissages. Le portrait de Jasper se nuance quelque peu : en plus du jeune magicien potache, on trouve un jeune homme très sensible, aux pensées souvent poétiques et très justes. Le personnage prend une sacrée profondeur en quelques chapitres, et donnent un nouveau tournant à l’histoire qui, de sympathique, devient carrément passionnante.

Un petit mot sur les trolls, au passage : j’ai, à nouveau été assez étonnée par cette aventure avec des trolls, tant ce thème était cher à Pierre Bottero. Difficile de ne pas voir en Erglug un lointain cousin de Doudou, le troll d’Eejil (dans les aventures d’Ellana) ; entre son humour et sa philosophie, c’est très perturbant. Mais, en même temps, c’est ce qui fait que la série est si réussie : les auteurs ont réussi à s’approprier les thèmes de l’un et de l’autre, et le tout paraît tout à fait naturel.

La fin de ce tome-ci laisse quelque peu sur les dents : la résolution semble assez rapide (mais c’est la loi du genre, avec les épisodes). Jasper se pose beaucoup de questions, nous aussi, et tout ça laisse présager de très bonnes choses pour la suite.
En somme, j’ai à nouveau beaucoup apprécié l’intrigue de A comme Association ; Jasper est un personnage très agréable à suivre, qui s’étoffe au fil des pages ; j’ai hâte de découvrir ce que nous réservent les tomes suivants. La série reste de qualité et, si la lecture est rapide, elle est assez dense. Il y peu de pages, certes, mais elles sont bien remplies. Mon coup de cœur pour cette saga se confirme!

 

◊ Dans la même série : La Pâle Lumière des ténèbres (1) ; Les limites obscures de la magie (2) ; Le Subtil parfum du soufre (4) ; Là où les mots n’existent pas (5) ; Ce qui dort dans la nuit (6) ; Car nos cœurs sont hantés (7) ; Le Regard brûlant des étoiles (8).

 

L’Étoffe fragile du monde, A comme Association #3, Erik L’Homme. Gallimard / Rageot, 2011, 198 p.
9/10.

 

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6 commentaires sur “L’Étoffe fragile du monde, A comme Association #3, Erik L’Homme.

  1. asuna dit :

    Shame on me, je n’avais pas vu la ressemblance entre Erglug et Doudou, alors que je suis en plein dans Ellana  Bon sinon, pour rester ds le sujat quand même, j’avais moi aussi bien aimé ce tome. Jasper m’avait qq peu exaspérée dans le 1er, mais là j’ai revu mon opinion ^^  Bonne continuation dans la série, j’ai hâte de lire tes utres billets ^_^

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  2. Avalon dit :

    J’ai eu un peu plus de mal à accrocher à ce troisième tome qu’aux deux premiers. C’est même une petite déception.

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    • Sia dit :

      J’ai vu que c’était le cas de pas mal de monde ; en fait, je crois que j’ai presque plus aimé celui-là, mais je vois ce qui a pu décevoir, parce que c’est vrai qu’il est un peu atypique par rapport au reste. Moins d’Association là-dedans, et la fin est un peu rapide.

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  3. A comme Association est une saga que j’aime beaucoup, marrante et plutôt originale !
    J’espère que tu apprécieras la suite 😉

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