L’Étudiant de magie, Caroline Stevermer

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Glasscastle. L’université des tours rêveuses et des cloches distantes, des professeurs pompeux et des étudiants agités… Sous les apparences tranquilles d’une université anglaise se cache une magie aussi ancienne que redoutable. Samuel Lambert, tireur d’élite et aventurier, a été invité à Glasscastle pour participer à un mystérieux projet. Les seuls dangers auxquels il s’attendait étaient le snobisme et le thé à toutes les heures de la journée. Mais les choses ne tardent pas à devenir bien plus excitantes que Lambert ne l’avait prévu…

 

Si vous avez aimé Le Collège de magie, foncez sur L’Étudiant de magie ! Si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez vous lancer quand même, car il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier tome pour lire celui-ci.

Dans ce tome-ci, on retrouve Jane Brailsford, enseignante de Verteloi, en visite à Glasscastle, autre prestigieuse université européenne. Elle vient y voir son frère, Robert, lui-même éminent membre du collège de Glasscastle. Chez lui, elle croise Lambert, sorte de cowboy policé, échappé de son Far West natal et de sa tournée mondiale, pour mettre ses talents de tireur d’élite au service de la recherche universitaire. Mais, comme toujours avec Jane, les apparences ne sont pas ce qu’elles sont et l’université ne tarde pas à dévoiler des recherches d’ordre plus mystique que philosophique.
Il faut longtemps avant que Faris ne soit évoquée et, si j’ai apprécié les aventures de Lambert, j’ai regretté de ne pas retrouver la turbulente héritière du Galazon. Les retrouvailles avec Jane, en revanche, ont été parfaitement réussies ! C’est avec un immense plaisir que l’on retrouve son humour pince-sans-rire, ses petits stratagèmes, et ses réparties aussi dignes qu’hilarantes.

L’intrigue, de son côté, est aussi alambiquée que dans le tome précédent et demandera au lecteur de faire preuve d’un peu de patience et d’indulgence, pour laisser l’ambiance s’installer. Et, tout à coup, les actions s’enchaînent (parfois sans logique apparente), pour nous mener vers un surprenant final. Les diverses pièces s’assemblent et on voit subitement où voulait en venir l’auteur. On retrouve là les thématiques et la mythologies mises en places dans le tome consacré à Faris. Ainsi, les deux intrigues se rejoignent, s’assemblent et se complètent.
La fin, néanmoins, reste ouverte, et permet au lecteur de continuer à imaginer la vie à Glasscastle.

Tout ce qui faisait le charme du Collège de magie se retrouve dans cet opus : ambiance victorienne, flegme britannique, situations désopilantes et humour pince-sans-rire sont à nouveau au rendez-vous. Au fil des pages, on se laisse bercer par l’ambiance feutrée mais un tantinet loufoque mise en place par l’auteur, qui fait de la lecture de ce roman une expérience rafraîchissante.

En somme, c’est drôle, enlevé, plein d’humour, et c’est un livre à savourer (évidemment), avec une tasse de thé !

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L’Étudiant de magie (initialement paru sous le titre L’Équilibre des Chants), Les Collèges de magie #2, Caroline Stevermer. Le Livre de Poche, 2010 (1ère édition 1994 VO), 501 p.
7/10
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