Myrihandes, le secret des âmes-sœurs, Guilhem Méric.

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Sur la montagne Pan-Kaïa, Sisam et Helya vivent dans les Trois Cités jumelles. Séparés par un destin malheureux, ils se retrouvent quinze ans plus tard pour apprendre qu’ils sont des Âmes-Soeurs capables de faire revivre les Myrihandes, des êtres aux pouvoirs de légende, traqués par le mystérieux seigneur Kryom. Pour libérer les autres Âmes-Soeurs prisonnières, ils vont devoir tout apprendre de ce lien qui les unit et qui pourrait faire d’eux le plus sage et plus puissant des Myrihandes…

Premier roman de Guilhem Méric, Myrihandes se distingue tout d’abord pas sa sublime couverture, réalisée par Didier Graffet ; autant dire qu’elle colle parfaitement à l’univers mis en place. En dépit d’un départ sous les meilleurs auspices, le roman déçoit un peu par un  cruel manque de tension : on a un départ en fanfare et puis une sorte de routine s’installe. Le récit traîne en longueur et rend la quête difficilement passionnante. Cousue de fil blanc, sa simplicité est soulignée par l’incroyable propension des personnages à foncer tête baissée dans les plus grossiers des traquenards, sans réfléchir une seule seconde – de ce point de vue-là, Sisam remporte haut la main la palme du personnage le plus agaçant.

Malgré cela, Myrihandes est un roman fantasy agréable à lire. Si on n’échappe pas à la conspiration machiavélique, l’auteur a su mettre en place un univers complexe, fourni et très intéressant sur le plan politique. Il réussit à ménager ses effets et à ne pas dévoiler tout de go la mystérieuse Règle des Flux qui régent la vie de ses personnages.

L’utilisation du mythe platonicien des âmes-sœurs (décrit dans Le Banquet) est intelligente et l’idée de le doter d’accent fantasy originale et appréciable. Alors, évidemment, avec un thème pareil, on n’échappe pas à l’inévitable romance entre les protagonistes, alimentée par un certain nombre d’envolées lyriques (qui ont le don de m’agacer, mais charmeront peut-être des lecteurs sachant les apprécier). L’histoire trouve heureusement une véritable fin qui, même si on la voyait venir d’assez loin, ne laisse pas le lecteur sur sa faim et prépare tout de même l’opus suivant.

En définitive, Myrihandes est donc un roman qui se lit agréablement, mais qui reste un peu poussif en raison d’une intrigue très classique et manquant un peu de suspens, malgré une intéressante utilisation du mythe platonicien.

 

Myrihandes, le secret des âmes-sœurs #1, Guilhem Méric. Au Diable Vauvert, 2010, 543 pages.
5/10

 

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