Dante, Les Gardiens de l’Eternité #1, Alexandra Ivy.

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Ce fut une journée chargée pour Abby Barlow. En quelques heures, elle a survécu à une explosion, vu son employeur mourir,  a fait un rêve saisissant et maintenant elle se trouve dans un hôtel miteux avec le sexy et suréel Dante, un homme qu’elle désire et craint.
Depuis 341 ans, Dante est gardien auprès du Calice, une humaine choisie pour retenir la pénombre. Un terrible coup du sort a fait d’Abby cette femme. Trois heures plus tôt, Dante aurait usé de tous ses charmes pour la séduire. Maintenant, son rôle est de la protéger. Et il en sera ainsi jusqu’à sa propre mort. Un plan terrifiant est en marche, un plan qui va plonger Dante et Abby au cœur d’une bataille épique entre le bien et le mal… et d’une course désespérée pour sauver leur amour…

Ce premier opus de la saga allie romance ténébreuse et complot pour faire sombrer le monde. C’est une recette qui marche bien, en général. Mais là, autant dire que ça ne fonctionne pas. L’intrigue est d’une banalité affligeante ; le récit n’avance pas, l’enquête piétine et tourne en rond et, quand tout à coup elle se met à avancer, on repart en arrière. Nombreuses sont les fins de chapitres en « Il faut qu’on fasse ça ». Mais faites, ah là là, au lieu de faire tourner en bourrique les pauvres lecteurs ! De ce point de vue-là, l’intrigue devient rapidement très très agaçante.
Elle est, de plus, gâtée par la romance qui prend un place totalement disproportionnée. À tel point que les héros, tentant de s’échapper du sombre repaire de leurs redoutables adversaires, prennent la pause dans une clairière toute proche pour se faire des mamours (et s’en sortent comme des fleurs par-dessus le marché, le monde est quand même bien fait). Dépourvus de réflexion et primaires au possible, ils arrivent néanmoins à se tirer d’épineuses situations qui ont un tout petit peu trop tendance à se régler en deux coups de cuiller à pot à mon goût.

Les (trop) nombreuses occurrences de la réplique guimauve « mon amour » gâchent par ailleurs la lecture. Dante est d’un lourd ! Ce n’est pas un vampire, c’est un adolescent gouverné par ses hormones. Ses 400 ans d’existence ne lui ont manifestement pas fait découvrir la maturité, et c’est bien dommage. Abby ne relève pas vraiment le niveau non plus. À tel point qu’on finit par se demander lequel des deux est le plus niais, le plus mièvre ou le plus idiot (et je n’avancerai pas de réponse…!) et qu’on en vient à espérer que l’un des deux trépasse pour ajouter du piment à l’action.
Le seul vampire qui tienne la route, ici, c’est Viper: sombre, glauque, ne reculant pas devant un peu d’hémoglobine et à la moralité douteuse, le personnage est consistant (contrairement aux autres) et promet de belles perspectives. Mais il ne suffira certainement pas à me faire lire le second opus.

Malgré un style fluide, un récit bien écrit, et quelques répliques cocasses ou bien tournées, ce roman ne me laissera décidément pas un grand souvenir, tant l’intrigue est laborieuse. 

 

Dante, Les Gardiens de l’Eternité #1, Alexandra Ivy. Milady, 2011, 382 p.
3/10

 

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être…

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Merry Gentry, une série aussi peu consistante, mais riche en scènes olé-olé.

 

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