Artemis Fowl #7: Le Complexe d’Atlantis, Eoin Colfer.

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Et si le génie criminel n’était pas celui que vous croyiez?
Le jour de ses quinze ans, Artemis Fowl réunit les représentants du Peuple des Fées au pied d’un glacier en Islande. Il a un PLAN pour sauver la planète du réchauffement climatique. Un plan pour lequel il est prêt à investir sa fortune.
Trop beau pour être vrai, se disent ses amis. Ce qui les inquiète davantage, c’est Artemis. Serait-il atteint du complexe d’Atlantis?

Complexe d’Atlantis (At-lan-tiss): psychose commune chez les délinquants rongés par un sentiment de culpabilité, diagnostiquée pour la première fois par le Dr Dyp de l’Institut de neuropsychologie d’Atlantide. Le patient peut présenter les symptômes suivants: comportement obsessionnel, paranoïa, délires et, dans des cas extrêmes, troubles de la personnalité multiple.

Le septième opus des aventures du jeune surdoué cambrioleur voit les compagnons habituels se retrouver, mais cette fois pour un projet inédit. Artemis ne prévoit ni de piller, ni de dérober, mais de sauver le monde. Parfaitement, sauver le monde. Et peu importe cette petite manie qui l’oblige à compter ses mots, ses pas, les personnes dans la salle et cette obsession pour les multiples de cinq, qu’Holly ne tarde pas à remarquer.
Il aurait été idiot de croire que les choses pouvaient bien se passer alors qu’Artemis est dans les parages. En effet, une sonde martienne mystérieusement détournée ne tarde pas à détruire tout sur son passage, plongeant la bande de compagnons dans les affres de l’angoisse et du désespoir.
D’autant que, une fois n’est pas coutume, Artemis n’est d’aucun secours – ce serait même un fameux boulet. Gravement atteint par le complexe d’Atlantis, il est légèrement à côté de la plaque, luttant contre son esprit malade et enfiévré.

Il fut agréable de constater que la grande méchante habituelle, Opale Koboï, a été délaissée au profit d’un autre quidam tout aussi retors et aigri ; bien que la félutine soit présente dans tous les esprits, on change un peu d’horizon. Ce qui nous permet également de tourner le dos aux rues de Haven, pour une brève plongée vers l’Atlantide et la prison des profondeurs.

Les nouveaux personnages introduits sont aussi charismatiques que les précédents; Orion, notamment, est particulièrement bien tourné et offre pléthore de répliques toutes plus savoureuses les unes que les autres, donnant ainsi au roman un ton parfois comique, malgré une situation alarmante.

On sent cependant que le roman, quoique abouti, est essentiellement transitionnel, et que l’aventure engagée va se poursuivre dans un tome suivant, ce qui laisse le lecteur un peu sur sa fin, quant à la résolution du complexe. L’auteur réussit cependant à allier les caractéristiques de son monde, issues des différents tomes; on retouvre donc entremêlées magie des fées, technologie avancée et sorcellerie démoniaque, ce qui permet d’offrir un tout cohérent.
On saluera également l’effort de traduction de Jean-François Ménard, qui est allé jusqu’à traduire le petit texte en gnomique qui file au bas des pages, et qui offre une petite histoire parallèle et complémentaire bien sympathique… et que je vous laisse décrypter!

Et pour se convaincre, si c’était nécessaire, qu’Eoin Colfer a toujours le mot pour rire, voici un petit extrait:

«Elle respirait difficilement. Son casque l’informa d’un ton joyeux que son rythme cardiaque était monté à deux cent quarante, ce qui aurait été parfait pour un lutin volant mais pas pour un elfe. En temps normal, un bon sprint n’aurait pas gêné Holly le moins du monde, ni d’ailleurs aucune des fées qui avaient réussi les épreuves physiques des FAR mais, cette fois, il s’agissait de courir à toutes jambes juste après avoir subi une guérison majeure. Elle aurait dû être à l’hôpital, en train de siroter avec une paille un breuvage de régénération.
– Encore deux minutes avant l’arrêt cardiaque, annonça son casque d’une voix guillerette. Cesser immédiatement toute activité physique serait une excellente idée.»

 

Le Complexe d’Atlantis, Artemis Fowl #7, Eoin Colfer, trad. de Jean-François Ménard. Gallimard Jeunesse, 2010, 402 pages.
7/10
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2 commentaires sur “Artemis Fowl #7: Le Complexe d’Atlantis, Eoin Colfer.

  1. LetterBee dit :

     « une sonde martienne mystérieusement détournée ne tarde pas à détruire tout sur son passage » o_O sérieusement ?? houlàlàlà ça ne fait pas envie du tout là pour le coup. :/ Par contre, impatiente de lire ce nouveau personnage, Orion. 

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    • Sia dit :

      Je voulais éviter de spoiler, mais la sonde appartient à Foaly qui, comme d’habitude, pèche par excès de confiance. Et Orion est effectivement un personnage très savoureux!

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