Les Loups de Mercy Falls #1 : Frisson, Maggie Stiefvater.

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Grace vit dans une petite ville américaine, aux abords d’une forêt. Son enfance a été marquée par l’irruption d’une meute de loups qui l’a attaquée. L’un des animaux l’a sauvée et depuis, un lien étrange s’est établi entre la jeune fille et ce loup. Ombre à la fois protectrice et inquiétante, il rôde autour de la maison isolée.
La mort brutale d’un élève du lycée de Grace déclenche une réaction violente: toute la ville crie au loup, et lance des chasseurs à travers la forêt. Tous les animaux ne parviennent pas à échapper aux balles… le loup de Grace est touché.
Quelques heures plus tard, Grace retrouve sur le pas de sa porte un jeune homme, blessé, au regard étrangement familier…

Voilà une histoire de loups-garous qui change un peu de l’ordinaire; ceux-ci ne sont ni surpuissants, ni heureux de leur facette lupine, qui les dévore peu à peu.
L’idée de la métamorphose liée à la température et la météo est assez originale et change un peu des habituels cycles lunaires. Dans le même esprit, l’affichage des températures sous les têtes de chapitres permet de figurer les hauts et les bas de la situation.

Si vous souhaitez une aventure trépidante et pleine d’adrénaline, inutile de lire Frisson: tout réside plutôt dans la tension qui s’instaure au fil des pages, dans les non-dits et les actions potentiels. Grace et Sam ne sont pas forcément les personnages les mieux travaillés: j’ai trouvé Isabel, Rachel et Olivia bien plus vivantes, fantasques chacunes à leur façon. Sam rappellerait plus la figure du poète maudit, prisonnier des événements. Quant à Grace, elle est tellement pragmatique et peu charismatique que ça en devient assez remarquable. En revanche, le fait que les parents démissionnaires de Grace ne remarquent pas la présence de Sam sous leur toit durant plusieurs semaines m’a semblé assez peu crédible, et surtout très arrangeant pour les affaires de l’auteur. L’ambiance du récit relève heureusement un peu le niveau; l’hiver, le froid et la bise occupent toute la scène, un peu à la manière d’un personnage à part entière (c’est d’ailleurs le thème de la couverture qui est assez réussie, soit dit en passant) et distillent une ambiance bien travaillée. L’aspect un peu léthargique des personnages s’explique en partie par cette omniprésence de l’hiver qui paralyse et engourdit.
La fin m’a semblé assez artificielle; le dernier chapitre sert uniquement à relancer l’intérêt du lecteur pour le tome suivant et il est vrai que le tome 1 pourrait se suffir à lui-même.

En définitive, un roman assez agréable, mais très contemplatif et un peu faible sur certains aspects qui manquent encore de profondeur.

Frisson, Les Loups de Mercy Falls #1, Maggie Stiefvater. Hachette, Black Moon, 2010, 477 p.
6/10.

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Un commentaire sur “Les Loups de Mercy Falls #1 : Frisson, Maggie Stiefvater.

  1. totorotsukino dit :

    j’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui se dégage du récit 🙂

    J'aime

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