Hunger Games #2, L’Embrasement, Suzanne Collins.

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Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Katniss et Peeta ont réussi à sortir vivants de l’arène, mais il serait idiot de croire qu’ils sont en sécurité. Le geste de Katniss avec les baies a eu des conséquences incroyables sur les districts les plus indisciplinés de Panem. Résultat, le pays est au bord de la révolte. Katniss est donc priée par le président Snow de bien vouloir calmer la situation, sous peine de voir disparaître brutalement Gale, Prim, sa mère, et la famille de Gale…
Malheureusement, faire amende honorable ne suffit pas au gouvernement, et les « amants maudits du district 12 » sont renvoyés combattre dans l’arène…

Le début du roman est terriblement long : certes, il se passe plein de petites choses, mais il faut attendre presque 200 pages avant d’entrer dans le vif du sujet! Ensuite, on trouve une vaste répétition du tome 1, avec quelques ajouts -mais rien de très différent dans la structure. Par ailleurs, j’ai trouvé Katniss moins bien campée que dans le premier tome. Elle est à la fois plus niaise et plus combative, un mélange assez inédit. Après un début assez laborieux, la situation s’accélère très soudainement, à tel point que les scènes d’action se succèdent sans qu’on ait vraiment le temps de tout suivre, ce qui est parfois un peu dommage. Mais comme au premier tome, l’auteur relance le récit avec les révélations finales, qui laissent présager du contenu du troisième tome.

La critique des médias et des dérives d’un pouvoir central et autoritaire que l’on peut lire en filigrane donne un nouvel intérêt au roman. La question des scènes qui seront ou ne seront pas montrées aux téléspectateurs prend de plus en plus de place, ainsi que le rôle de représentation qu’ont les protagonistes. Comme dans le tome 1, Katniss a conscience qu’il leur faut jouer à fond la carte des amoureux maudits s’ils veulent recevoir de l’aide, ce qui remet en perspective la question de l’être et du paraître. De même qu’ils doivent trouver un langage codé afin de se renseigner sur la situation politique sans prendre le risque de voir débarquer une escouade de Pacificateurs armés jusqu’aux dents. Les Pacificateurs, d’ailleurs, prennent enfin de l’ampleur dans cet opus : jusque-là, ils faisaient office de police débonnaire et sympathique (du moins au district 12), mais leur rôle bascule avec l’avènement du nouveau chef de district, Thread.

En définitive, c’est un tome agréable qui se lit également assez vite. Quelques faiblesses dans la construction du récit (problèmes de rythme, essentiellement, et de cohésion des personnages), mais une toile de fond politique intéressante, avec plusieurs niveaux de lecture possibles. 
Espérons que le tome 3 s’inscrive dans la même logique !

◊ Dans la même série : Hunger Games (1) ; La Révolte (3).

 Hunger Games #2 : L’Embrasement, Suzanne Collins. Editions Pocket Jeunesse, mai 2010, 378 p.
6,5 /10

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