Hunger Games, Suzanne Collins.

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Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé… Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l’antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim… 

Hunger Games. Tel est le nom du terrible instrument de contrôle mis en place par un gouvernement futuriste et profondément autoritaire. Panem, le pays sorti des ruines des Etats-Unis, dans un avenir indéterminé, a eu du mal à se remettre de la rébellion (même ratée) du District Treize. Alors tous les ans, pour rappeler aux habitants des Districts (sortes d’entités administratives et géopolitiques, à mi-chemin entre ville et comté) qui contrôle qui, vingt-quatre enfants de 12 à 18 ans (soit deux par district, un garçon et une fille) s’affrontent à mort dans une arène artificielle. Tirés au sort parmi les jeunes de leur districts, les malheureux candidats n’ont d’autre choix que tuer pour survivre, avec toutes les conséquences que cela implique.

Lorsque le nom de sa petite sœur est tiré au sœur, Katniss Everdeen se porte volontaire à sa place – fait rarissime – et promet à sa cadette de s’en sortir vivante, coûte que coûte – et on comprend rapidement ce que sous-entend cette expression, ce qui n’est pas pour plaire à l’héroïne.

La lecture est assez agréable ; souvent haletant -voire stressant – le roman alterne sans grande surprise scènes d’action trépidantes et temps plus calmes de réflexion stratégique. Si le style n’est pas transcendant, l’auteur parvient à insuffler un souffle de vitalité à ses personnages qui les rend charismatiques, et à dépeindre des scènes très visuelles – on sent qu’elle est familière des scénarios.
On pourrait se demander si un tel sujet est adapté à la jeunesse : l’auteur ne nous épargne certes ni l’hémoglobine, ni les stratagèmes guerriers. Mais le tout est contrebalancé par le personnage de Peeta, jeune homme sensé et gardant la tête froide, qui se charge d’insuffler une certaine morale au récit. Sans tomber dans le manichéisme primaire, ni la moralité paternaliste bien pensante, il évite au récit de virer à la simple boucherie sanguinaire irréfléchie, ce qui remonte un peu le niveau de l’ensemble.

Cette aventure, à la manière de Battle Royale, ne surprend pas vraiment dans son déroulement, dans l’ensemble assez classique (en effet, on ne doute pas une seule seconde de l’issue du combat).
Le final parvient cependant à donner un second souffle au roman qui menaçait de s’effondrer. Juste assez pour avoir envie de savoir comment le second tome évolue.

◊ Dans la même série : L’Embrasement (2) ; La Révolte (3).

Hunger Games, Suzanne Collins. Editions Pocket, 2009, 379 p.
6/10

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Edit décembre 2020 : et quel est mon avis après relecture, près de neuf ans plus tard ?

Eh bien j’ai de nouveau apprécié ma lecture, faite en version audio, parfaitement lue et interprétée par Kelly Marot. La série m’avait laissé une bonne impression (sauf le tome 2) et c’est de nouveau le cas ici. La narration faite par Katniss est hyper efficace, quoi qu’elle ait le principal défaut des narrations à la première personne : le manque de perspectives. A la réflexion, ce n’est pas plus mal, car Katniss n’est pas la plus brillante des jeunes rebelles et ne comprend pas toujours où sont les grands enjeux !
De plus, le fait d’être dans sa tête montre à quel point elle est froide, cynique – qui d’autre pourrait survivre aux Jeux de la Faim, de toute façon ? Cette prise de vue est vraiment intéressante, et permet de mieux comprendre ce que subissent les protagonistes.
Je vois que j’avais été assez sévère à ma première lecture, alors que j’ai tout aimé de cette seconde : le récit, les personnages, l’univers. Le style n’a rien de particulier, si ce n’est qu’il contribue à rendre le récit hyper efficace – et on sent que Suzanne Collins est aussi scénariste !

J’en ai profité pour me refaire les films et je trouve que le premier est assez fidèle au roman, c’est plutôt agréable ! Ce qui a été coupé/modifié l’a globalement été fait à bon escient. Évidemment, je trouve que le film  a moins de forces que le roman, car celui-ci est entièrement narré par Katniss… dont les récits de pensée disparaissent évidemment dans l’adaptation.

Hunger Games #1, Suzanne Collins. Traduit de l’anglais par Guillaume Fournier.
Audiolib (Suspense), juin 2014, 700 minutes. Lu par Kelly Marot.

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