Crescendo, Becca Fitzpatrick

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Parfaite ? Ce n’est pas un terme que Nora utiliserait pour parler de sa vie. Il faut voir le bon côté des choses, cependant… On a bel et bien essayé de la tuer plusieurs fois, mais elle y a gagné un ange gardien aussi mystérieux qu’attirant : Patch. 
Malgré la tâche qui lui a été assignée, ce dernier est loin de se montrer angélique. Encore plus étrange qu’à son habitude (si c’est possible), il a même décidé de passer le plus clair de son temps avec la pire ennemie de Nora. Sans cette détestable attitude, Nora n’aurait même pas remarqué Scott Parnell, un vieil ami perdu de vue. En dépit de son amour pour Patch, Nora se rapproche de Scott, tout en sachant qu’il lui cache quelque chose. Pourquoi est-il de retour après tout ce temps ? Quel est ce tatouage qu’il tente de dissimuler ? Comme si son esprit n’était pas suffisamment embrumé, Nora voit ses rêves hantés par les images du meurtre de son père. Décidée à éclaircir les circonstances du drame, la jeune fille se jette au beau milieu de situations de plus en plus dangereuses. 
À force de recherches, elle découvrira que certains secrets doivent rester enfouis, car la vérité pourrait détruire tout ce en quoi elle a toujours cru.

On retrouve donc Patch et Nora, mais cette fois ce sont les vacances d’été. Les amoureux filent des jours heureux, du moins jusqu’à ce que Patch annonce à Nora qu’il est sous la surveillance drastique des archanges qui n’attendent qu’un faux-pas de sa part – comme rendre une humaine amoureuse de lui, par exemple – pour l’envoyer croupir en enfer. Pour son bien, Nora le renvoie mais, évidemment, les ennuis ne tardent pas à lui tomber dessus -c’est manifestement sa spécialité. Sa mère, tout d’abord, qui joue les marieuses ; Marcie Millar qui accapare Patch; ou encore son père qui resurgit Patch l’évite de plus en plus et Nora ne sait plus où donner de la tête, oscillant entre chagrin, jalousie et tensions paranoïaques.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé cet opus bien meilleur que le précédent: plus fouillé, mieux écrit, et utilisant bien plus les divers personnages à disposition, tout en développant les aspects psychologiques. Les opposants sont soignés, et ne font pas juste office de méchants falots, pratiques pour le développement de l’histoire.

Le titre illustre fort bien le roman; si quelques scènes cassent un peu le rythme (les longueurs sont heureusement peu nombreuses), on assiste néanmoins à une tension sans cesse croissante que ce soit au niveau de l’intrigue, des relations entre personnages ou de la psyché même des personnages, ce qui donne une dimension très intéressante au roman. Les coups bas sont tous permis, les cachotteries sont légion, et le lecteur se retrouve aussi perdu que Nora. L’auteur joue d’ailleurs assez bien sur le registre de la tromperie, baladant aussi bien ses personnages que ses lecteurs.
J’ai redouté quelques instants la fin qui semblait se profiler mais l’auteur redresse la situation avec un cliff-hanger magistral (mais certes un peu artificiel) qui permet de relancer l’intérêt en fin d’ouvrage.

Un roman plus intéressant que son prédécesseur, moins « à l’eau de rose » et exploitant bien mieux les éléments d’enquête.La fin laisse présager du niveau du tome 3, dont j’attends maintenant beaucoup de choses!

  Merci à Enlivrons-nous, qui m’a prêté ce livre!

◊ Dans la même série : Hush, hush (1) ; Silence (3) ; Finale (4).

Crescendo, Les Anges déchus #2, Becca Fitzpatrick. Editions Le Masque, MsK, 2011, 377 p.
7/10.
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