Queen Betsy: vampire et célibataire, Mary-Janice Davidson.

queen-betsy-1-mary-janice-davidson

Elle voulait juste être la reine du bal…
Elle va devenir la reine des vampires !

À son réveil à la morgue, Betsy Taylor découvre qu’elle est un vampire. Même si sa nouvelle condition possède de nombreux avantages, elle a bien du mal à s’habituer à son régime à base de liquide. Et même si sa mère est ravie d’apprendre que la mort ne lui empêchera pas de lui rendre visite, ses nouveaux amis nocturnes, eux, ont la conviction ridicule qu’elle est la reine annoncée par la prophétie.

 

Alors que la journée a déjà extrêmement mal commencé, Elizabeth Taylor (et ce n’est pas une blague), se fait bêtement percuter par une voiture dans la neige, et meurt de ses blessures. Venant parachever une vie assez peu intéressante du point de vue de la principale intéressée, ce décès tout aussi pitoyable la consterne totalement – et le lecteur par la même occasion.

Seulement voilà: la mort n’est pas toujours définitive. Et Elizabeth – dite Betsy – en fait l’étrange expérience, en se réveillant à la morgue, affublée d’un horrible tailleur rose et de chaussures antédiluviennes. Voyant en cela une mesquine vengeance de son insupportable belle-mère visant à la priver dans l’au-delà des chaussures de créateur dont elle raffole et qu’elle amasse péniblement, Betsy fonce sans plus tarder régler cet improbable détail, non sans avoir fait l’expérience de sa nouvelle invincibilité.

Et conclut par la même occasion que si elle n’est pas tout à fait morte, c’est qu’elle est devenue un vampire.

Ni une ni deux, elle révèle donc à ses proches que non seulement, elle n’est pas morte, mais qu’ en plus elle appartient désormais au petit cercle fermé des créatures de la nuit.

Le décor ainsi planté, on a les bases du roman, qui mêle bit-lit et chick-lit avec plus ou moins de bonheur. L’héroïne, vampire, donc, au fort caractère, ne tarde pas à faire preuve de surprenantes facultés qu’elle démontre à tout va, au grand dam de la communauté vampire, de sorte que l’ouvrage se lit assez vite; quelques dialogues percutants, des situations cocasses -voire loufoques – narrés dans un style parfois un peu maladroit (mais cela vient peut-être simplement de la traduction).
La partie prophétique, avec le traitement que lui réserve l’héroïne, participe largement au comique de l’histoire, bien loin des ouvrages purement bit-lit. Aucun cliché ne nous est épargné: le beau gosse ténébreux arrogant, le méchant bête comme tout mais voulant dominer le monde, la meilleure amie déjantée et surtout, une héroïne qui prend le train en marche. Mais ça marche, et on continue la lecture, histoire de voir où tout cela va nous emmener.

Le livre est assez divertissant, et ne se prend manifestement pas très au sérieux ; drôle et léger, sans prétentions, il est idéal pour décompresser !

Queen Betsy #1, Vampire et Célibataire, Mary-Janice Davidson. Milady, 2011, 337 p.
5,5/10

Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut-être…

Publicités

2 commentaires sur “Queen Betsy: vampire et célibataire, Mary-Janice Davidson.

  1. Emily dit :

    ça se lit bien entre deux cours de sociologie, alors qu’on est sensé potasser Sarraute !

    J'aime

Mettre son grain de sel

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s