Téméraire, Naomi Novik.

 

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Quand le HMS Reliant capture une frégate française avec sa cargaison, un œuf de dragon rare, le capitaine Will Laurence sait que sa vie entière va basculer. Nommé pilote du dragon Téméraire dans les Aerial Corps, il apprend peu à peu à connaître cette créature intelligente dont l’amitié indéfectible lui sera précieuse. Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres dragons pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Will et Téméraire doivent se préparer sans tarder à subir leur baptême du feu…

 Et si Napoléon avait disposé d’une armée … aérienne ? Et si les Anglais avaient été en mesure de lui résister ?
Point d’uchronie technologique ici : non, les armées utilisent des dragons.

Fait rare en fantasy, l’auteur a choisi d’ancrer son récit à l’époque des guerres napoléoniennes, en plein XIXème siècle, les innovations techniques remplaçant une part de magie sans rien ôter à celle de l’intrigue. Avec ce background original, l’auteur se taille un morceau de choix -puisqu’il est également assez peu exploité.
Passée la première surprise, on passe d’étonnement en étonnement : chaque dragon a ses particularités (comme n’accepter que les pilotes femmes, par exemple). Mais évidemment, celui du héros est le plus beau, le plus fort, le plus rare… On s’y attendait, certes, mais ça reste très convenu.

 Une fois les modalités spécifiques posées, la fiction reste très classique et sans grande innovation -mis à part cette idée de dragons comme support d’une armée aéroportée.
Si certains codes de l’époque sont bien retransmis (le snobisme de la Marine, l’esprit étriqué des hommes sur la condition des femmes, ou encore le côté collet-monté des officiers), on déplorera le côté un peu plat de l’écriture.
L’alternance récit-dialogue, quoiqu’assez rythmée, ne présente pas de grande innovation stylistique: les actions sont très souvent juxtaposées, laissant un arrière-goût de liste. Si les scènes de combat sont, le plus souvent, assez vives et bien conçues, il n’y a malheureusement pas grand suspens.
Il faut bien sûr tenir compte de sa nature de premier tome de saga, raison pour laquelle, peut-être, il présente un grand nombre de faits simplement à la suite les uns des autres.

En conclusion, un roman divertissant qui se laisse lire, mais manque peut-être un peu de profondeur et de maturité.
Téméraire #1, Les Dragons de sa Majesté, Naomi Novik. Pocket, 2009. 435 pages.
4,5/10.

 

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