STEVERMER, Caroline. Le Collège de Magie #1 – L’équilibre des ancres.

Faris Nallanine est l’héritière d’un petit duché d’Europe centrale. Trop jeune pour prétendre à son titre, elle est contrainte de laisser son despotique oncle Brinker régner à sa place.
Jusqu’à ce qu’il exige qu’elle se rende en Normandie, pour étudier au collège du Verteloi. Faris prend alors le fameux Orient-Express et entame sa scolarité dans l’austère collège français. Mais il ne s’agit pas d’une école ordinaire, et Faris va rapidement découvrir qu’elle est censée obtenir un diplôme de magie…

Ça commence comme Harry Potter –une orpheline sous la tutelle d’un méchant oncle, envoyée dans une école de magie –…mais c’est totalement différent!
Tout d’abord, Faris Nallanine ne pense qu’à une chose : rentrer chez elle, pour le bien de son duché, le Galazon. Et puis l’ampleur de l’intrigue se déploie, au fur et à mesure de ses rencontres. Chacune lui permettra de progresser sur la voie qu’on lui a choisie.
Les événements sont parfois déroutants : Faris est, par exemple, assez indisciplinée mais en même temps particulièrement soucieuse de l’étiquette; voilà qui donne lieu à de savoureux échanges (je pense notamment au thé avec son oncle au Clos Galazon, vous m’en direz des nouvelles).

L’auteure dépeint dans son roman une fresque de l’Europe au XIXe, à l’ambiance parfois anglo-saxonne tout en restant décalée à cause des interactions magiques. L’étendue de l’action est dévoilée petit à petit, ce qui laisse au lecteur le temps de se familiariser avec les données de l’équation. Restant dans une atmosphère fascinante, l’ouvrage n’en dissimule pas moins certains éléments essentiels. Assistant au processus de réflexion de l’héroïne, le lecteur se doit de parcourir le même raisonnement s’il veut comprendre certaines choses. Malgré cela, la fin n’est pas convenue (même si certains détails sont prévisibles) et l’écriture continue de surprendre.
L’originalité provient également du décalage entre titre et contenu: le Collège de Magie. En réalité, la partie purement scolaire est assez longue et, curieusement, il est précisé dès le départ que les étudiantes n’étudieront pas la magie. On a là un bon exemple de roman initiatique, dans une ambiance à la limite entre la fantasy et l’uchronie (voir certains événements historiques détournés).

En définitive, ce roman m’a beaucoup plu, malgré quelques lenteurs à démarrer et à se repérer dans le système narratif.

◊ Dans la même série : L’étudiant de magie (2).

Le Collège de magie #1 : L’équilibre des ancres, Caroline Stevermer.
Le Livre de Poche, 2009, 531 p.

Un commentaire sur “STEVERMER, Caroline. Le Collège de Magie #1 – L’équilibre des ancres.

  1. […] un mélange du Protectorat de l’ombrelle (normal), d’Harry Potter (école oblige) et du Collège de magie (pour la partie pensionnat de jeunes filles). Un mélange aussi délirant qu’enthousiasmant ! […]

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